Zürcher Nachrichten - Trump implore ses alliés

EUR -
AED 4.310807
AFN 73.936322
ALL 95.356886
AMD 432.61215
ANG 2.100607
AOA 1077.364261
ARS 1630.325761
AUD 1.622832
AWG 2.115413
AZN 1.995533
BAM 1.954908
BBD 2.363631
BDT 144.254778
BGN 1.957683
BHD 0.4429
BIF 3493.320561
BMD 1.173599
BND 1.493925
BOB 8.109299
BRL 5.774696
BSD 1.173569
BTN 112.166286
BWP 15.840838
BYN 3.281117
BYR 23002.547833
BZD 2.360223
CAD 1.609098
CDF 2594.828274
CHF 0.916769
CLF 0.027245
CLP 1072.293931
CNY 7.974585
CNH 7.973822
COP 4428.811977
CRC 535.557858
CUC 1.173599
CUP 31.100384
CVE 110.214699
CZK 24.333468
DJF 208.973736
DKK 7.471233
DOP 69.258686
DZD 155.225565
EGP 62.082465
ERN 17.603991
ETB 183.238671
FJD 2.566486
FKP 0.859751
GBP 0.867818
GEL 3.139412
GGP 0.859751
GHS 13.248953
GIP 0.859751
GMD 85.672486
GNF 10297.344251
GTQ 8.953952
GYD 245.517948
HKD 9.187347
HNL 31.205758
HRK 7.53592
HTG 153.320679
HUF 357.723069
IDR 20566.331562
ILS 3.41981
IMP 0.859751
INR 112.397549
IQD 1537.29839
IRR 1539237.197465
ISK 143.613768
JEP 0.859751
JMD 185.435369
JOD 0.832042
JPY 184.985671
KES 151.570306
KGS 102.631773
KHR 4707.851377
KMF 491.738092
KPW 1056.260855
KRW 1749.742347
KWD 0.361633
KYD 0.977941
KZT 544.323894
LAK 25726.258755
LBP 105090.43762
LKR 379.058616
LRD 214.76107
LSL 19.398229
LTL 3.465334
LVL 0.709899
LYD 7.424611
MAD 10.710212
MDL 20.084577
MGA 4903.761965
MKD 61.653091
MMK 2463.330812
MNT 4202.483677
MOP 9.462941
MRU 46.812635
MUR 54.797298
MVR 18.085525
MWK 2035.062545
MXN 20.240951
MYR 4.616969
MZN 74.991889
NAD 19.398147
NGN 1608.875455
NIO 43.190472
NOK 10.774693
NPR 179.465858
NZD 1.97322
OMR 0.451269
PAB 1.173564
PEN 4.022081
PGK 5.111667
PHP 72.205713
PKR 326.920089
PLN 4.251722
PYG 7163.761041
QAR 4.277766
RON 5.204444
RSD 117.409273
RUB 86.465288
RWF 1716.394715
SAR 4.40309
SBD 9.426653
SCR 16.309883
SDG 704.749603
SEK 10.909064
SGD 1.493
SHP 0.87621
SLE 28.870029
SLL 24609.787683
SOS 670.696757
SRD 43.721854
STD 24291.137663
STN 24.488928
SVC 10.268314
SYP 129.717262
SZL 19.391233
THB 38.05862
TJS 10.972592
TMT 4.119334
TND 3.412942
TOP 2.825746
TRY 53.281242
TTD 7.964399
TWD 37.010594
TZS 3042.561155
UAH 51.579179
UGX 4410.986863
USD 1.173599
UYU 46.668701
UZS 14236.502582
VES 586.606069
VND 30911.43405
VUV 138.864327
WST 3.179627
XAF 655.657763
XAG 0.013893
XAU 0.000251
XCD 3.171711
XCG 2.115044
XDR 0.813726
XOF 655.660555
XPF 119.331742
YER 280.004402
ZAR 19.3961
ZMK 10563.802165
ZMW 22.091917
ZWL 377.898521
  • AEX

    -15.7400

    999.44

    -1.55%

  • BEL20

    -28.0400

    5469.73

    -0.51%

  • PX1

    -76.5400

    7979.92

    -0.95%

  • ISEQ

    -156.6600

    12476.99

    -1.24%

  • OSEBX

    7.1200

    1984.51

    +0.36%

  • PSI20

    -115.4900

    9050.18

    -1.26%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    23.7800

    4123.54

    +0.58%

  • N150

    -21.8200

    4174.74

    -0.52%


Trump implore ses alliés




Depuis le 28 février 2026, les États‑Unis et Israël mènent une offensive massive contre l’Iran. Les forces aériennes ont détruit des cibles militaires et nucléaires tandis que Téhéran a riposté en fermant le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % de la production mondiale de pétrole. La fermeture du détroit a provoqué une envolée des prix du brut et du gaz et une inquiétude croissante quant à l’approvisionnement énergétique mondial. Cette crise dure depuis trois semaines et l’Iran continue de menacer les infrastructures pétrolières, ce qui nourrit l’incertitude sur la durée du conflit.

Un président américain isolé
Face à l’enlisement de la guerre et à la paralysie d’Ormuz, Donald Trump a sollicité l’aide de plusieurs pays. Sur son réseau social, il a exhorté la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume‑Uni à envoyer des navires de guerre pour escorter les pétroliers et « veiller à la sécurité du passage ». Il affirme avoir « complètement décapité » le régime iranien mais admet ne pas pouvoir rouvrir Ormuz seul.

Le président présente cet appel comme un test de loyauté. Selon ses propos, il veut savoir qui soutient encore les États‑Unis : il a souligné que quarante années de protection américaine donnent droit à un retour d’ascenseur. Les États‑Unis, assure-t‑il, n’auraient plus besoin d’aide mais souhaitent mesurer la fidélité des alliés. Ce ton polémique traduit un certain isolement diplomatique : au début du conflit, Washington avait lancé l’offensive sans consulter ses partenaires et leur absence actuelle l’agace ouvertement.

Des alliés réticents à s’engager
Malgré la rhétorique martiale de Donald Trump, aucun pays n’a officiellement annoncé l’envoi de bâtiments de guerre. Les Européens rappellent qu’ils ne sont pas parties prenantes au conflit et privilégient la désescalade. Emmanuel Macron a exclu toute participation « dans le contexte actuel », précisant que la France n’interviendrait pas tant que les bombardements se poursuivent. Paris envisage une mission d’escorte uniquement défensive une fois l’intensité des combats réduite, mais pas une opération de combat.

Dans le reste de l’Europe, Berlin et Londres ont décliné la demande de Washington, réaffirmant que l’Organisation du traité de l’Atlantique nord n’a pas vocation à s’impliquer dans cette guerre. L’Italie et l’Allemagne prônent la désescalade, et l’Espagne refuse tout engagement militaire dans la zone. Seuls quelques pays asiatiques se disent prêts à examiner la requête, sans plus de précision. Le Grand Continent résume bien la situation : jusqu’au 16 mars 2026, « aucun pays n’a signalé son intention d’envoyer des bâtiments de guerre ». Trump, conscient du manque d’enthousiasme, a même menacé de reporter une rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping si Pékin n’envoyait pas de navires.

Une coalition défensive en gestation
La France travaille en parallèle à la constitution d’une coalition internationale visant à sécuriser Ormuz lorsque la situation se stabilisera. Des consultations sont en cours avec des pays européens, asiatiques et du Golfe afin de définir une mission d’escorte qui serait limitée à la protection des navires commerciaux. Les Européens envisagent aussi d’élargir la mission navale Aspides, actuellement concentrée sur la mer Rouge, au détroit d’Ormuz.

Pour l’heure, les alliés rappellent que la sécurisation durable du détroit ne peut être imposée par la force. Ils estiment qu’une solution diplomatique avec l’Iran est indispensable pour garantir la libre navigation et éviter une escalade régionale. Certains responsables soulignent également que les capacités navales américaines sont en grande partie mobilisées pour protéger les bases militaires et les infrastructures énergétiques, ce qui limite leur disponibilité pour escorter les navires marchands.

Une frustration grandissante à la Maison‑Blanche
L’isolement croissant de l’administration américaine se traduit par des déclarations virulentes. Donald Trump critique ouvertement ses alliés en les accusant d’ingratitude. Lors d’un échange avec des journalistes, il a raillé la France en affirmant que sa réponse était « pas parfaite, mais c’est la France ». Il déplore que les partenaires ne se pressent pas pour participer à une opération qu’il présente pourtant comme indispensable à la sécurité énergétique mondiale. Dans d’autres messages, il a menacé de s’en prendre aux infrastructures pétrolières iraniennes de l’île de Kharg si Téhéran continuait de bloquer Ormuz.

Cette nervosité reflète aussi des considérations intérieures. La prolongation du conflit, l’impact sur les marchés du pétrole et la réaction tiède des alliés pourraient affaiblir le président américain alors que l’économie montre des signes de fragilité. De plus, des décisions judiciaires défavorables et des critiques contre les médias accentuent sa colère.

Un débat public nourri et des critiques virulentes
Les réseaux sociaux et forums ont relayé des milliers de commentaires sur cette demande d’aide. Beaucoup d’internautes dénoncent l’ironie d’un leader qui a déclenché un conflit sans consultation et qui, face à l’impasse, implore l’assistance de ceux qu’il a souvent méprisés. Certains soulignent que demander de l’aide sans dire « s’il vous plaît » est révélateur d’un style autoritaire. D’autres rappellent les menaces passées de Washington à l’égard de ses alliés et jugent qu’un pays qui impose ses choix et gouverne par la menace n’est pas un allié, mais un tyran.

Une partie du public estime que l’Europe ne doit pas s’engager dans une guerre qu’elle n’a pas voulue et qu’il est préférable de privilégier la voie diplomatique. Des commentaires remarquent qu’une coalition maritime ne suffira pas à rouvrir Ormuz sans un accord avec l’Iran et que la seule solution durable passe par une désescalade et un cessez‑le‑feu. On note aussi la résurgence des critiques envers Donald Trump lui-même : certains y voient un signe d’impuissance, d’autres un simple calcul politique visant à rejeter la responsabilité d’un enlisement sur les alliés.

Enjeux et perspectives
Cette crise met en lumière les limites d’une stratégie unilatérale. Les États‑Unis et Israël ont infligé de lourdes pertes au régime iranien, mais la fermeture d’Ormuz montre que Téhéran conserve un levier de pression considérable. Les appels de Donald Trump à l’aide internationale révèlent son incapacité à garantir la libre circulation dans un passage vital sans soutien extérieur.

Pour l’Europe et ses partenaires asiatiques, la priorité reste d’éviter une extension du conflit. La France et l’Union européenne plaident pour une action collective, mais seulement dans un cadre multilatéral et défensif lorsque la situation sera apaisée. À plus long terme, la stabilité d’Ormuz dépendra autant de la puissance militaire que de négociations diplomatiques inclusives où l’Iran aura sa place. En attendant, l’opinion publique internationale reste sceptique face à un président américain qui, en difficulté, appelle à l’aide alors qu’il a engagé la guerre sans concertation.