Zürcher Nachrichten - L'énergie nucléaire dans l'UE et les coûts

EUR -
AED 4.17258
AFN 73.27737
ALL 91.859328
AMD 413.248933
ANG 2.034159
AOA 1041.867426
ARS 1732.627266
AUD 1.62491
AWG 2.046526
AZN 1.931008
BAM 1.955085
BBD 2.289773
BDT 139.978829
BGN 1.912675
BHD 0.42854
BIF 3406.48471
BMD 1.13617
BND 1.453182
BOB 13.920911
BRL 5.934891
BSD 1.136889
BTN 109.061652
BWP 15.544386
BYN 3.441342
BYR 22268.925387
BZD 2.286474
CAD 1.611531
CDF 2641.593994
CHF 0.946196
CLF 0.027846
CLP 1099.527859
CNY 7.624209
CNH 7.620926
COP 3829.368954
CRC 516.313529
CUC 1.13617
CUP 27.285146
CVE 110.224706
CZK 24.400777
DJF 202.446885
DKK 7.474667
DOP 67.685555
DZD 152.060918
EGP 59.158759
ERN 17.042545
ETB 185.266589
FJD 2.547009
FKP 0.857057
GBP 0.85803
GEL 2.948374
GGP 0.857057
GHS 13.227165
GIP 0.857057
GMD 84.076294
GNF 9998.169078
GTQ 8.682788
GYD 237.88304
HKD 8.912961
HNL 30.573572
HRK 7.532923
HTG 148.781028
HUF 368.000798
IDR 20478.321999
ILS 3.49204
IMP 0.857057
INR 109.111429
IQD 1488.950343
IRR 1562062.860277
ISK 136.988007
JEP 0.857057
JMD 179.967875
JOD 0.805566
JPY 178.684831
KES 147.473631
KGS 99.356336
KHR 4614.353793
KMF 491.961762
KPW 1022.553058
KRW 1540.71482
KWD 0.350847
KYD 0.947458
KZT 499.959435
LAK 25508.675066
LBP 101806.883545
LKR 376.302439
LRD 195.537659
LSL 18.682271
LTL 3.354814
LVL 0.687257
LYD 7.272374
MAD 10.948098
MDL 20.099652
MGA 4987.19883
MKD 61.552499
MMK 2385.242324
MNT 4087.054422
MOP 9.186242
MRU 45.543752
MUR 54.092851
MVR 17.56497
MWK 1971.388016
MXN 20.445712
MYR 4.637394
MZN 72.597398
NAD 18.682353
NGN 1501.982302
NIO 41.640411
NOK 10.849744
NPR 174.499978
NZD 2.007561
OMR 0.436864
PAB 1.136884
PEN 3.862952
PGK 5.049422
PHP 71.016322
PKR 314.775873
PLN 4.37277
PYG 6677.588332
QAR 4.141388
RON 5.278764
RSD 117.561742
RUB 96.011039
RWF 1678.527304
SAR 4.267355
SBD 9.119124
SCR 15.789353
SDG 683.412714
SEK 11.337593
SGD 1.452667
SHP 0.857131
SLE 27.914413
SLL 23824.900515
SOS 649.322841
SRD 42.817674
STD 23516.418098
STN 24.654882
SVC 9.947364
SYP 14772.478242
SZL 18.677255
THB 38.188943
TJS 10.48762
TMT 3.976594
TND 3.366669
TOP 2.735624
TRY 55.671694
TTD 7.716213
TWD 36.178478
TZS 2993.810404
UAH 51.016675
UGX 4450.373125
USD 1.13617
UYU 45.57314
UZS 13432.389666
VES 973.373876
VND 29502.917628
VUV 135.109369
WST 3.146406
XAF 655.957
XAG 0.018665
XAU 0.000274329108
XCD 3.070556
XCG 2.048951
XDR 0.803331
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 268.846098
ZAR 18.675618
ZMK 10226.898054
ZMW 22.141004
ZWL 365.846168
SSP 6490.473616
MXV 2.314917
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%


L'énergie nucléaire dans l'UE et les coûts




Alors que l’Union européenne (UE) s’est engagée à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, l’énergie nucléaire revient sur le devant de la scène comme une solution incontournable pour décarboner le mix énergétique. Mais à quel prix? Les experts s’accordent à dire que des investissements massifs seront nécessaires pour moderniser les infrastructures existantes et développer de nouvelles capacités. La question centrale demeure : combien l’UE doit-elle encore mobiliser d’ici à 2050 pour garantir ses ambitions énergétiques?

Selon l’Association nucléaire mondiale (WNA), l’UE devrait investir au minimum 350 milliards d’euros dans la construction de nouveaux réacteurs d’ici à 2050 pour maintenir sa production d’électricité bas carbone. Ce chiffre pourrait grimper jusqu’à 755 milliards d’euros si l’on inclut les coûts de démantèlement des anciennes centrales et de gestion des déchets nucléaires. À titre de comparaison, le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, avait estimé en 2022 que 500 milliards d’euros seraient nécessaires pour financer des centrales de nouvelle génération, un montant qui reflète l’ampleur de la tâche.

Actuellement, le nucléaire représente environ 22,8 % de l’électricité produite dans l’UE, avec des disparités marquées entre les États membres. La France, par exemple, tire 65 % de son électricité de cette source, tandis que l’Allemagne n’en dépend plus qu’à hauteur de 1,4 % après la fermeture progressive de ses centrales. Pourtant, la WNA met en garde : sans investissements significatifs, le parc nucléaire européen risque de ne pas suffire à compenser la fermeture des réacteurs vieillissants, menaçant ainsi la sécurité énergétique du continent.

À ce jour, seuls deux réacteurs sont en construction dans l’UE – un en France et un en Slovaquie – et une douzaine d’autres sont prévus. Pendant ce temps, la Russie, à titre de comparaison, planifie la mise en service de 14 nouveaux réacteurs, dont six sont déjà en chantier. Pour combler cet écart, les investissements devront cibler non seulement la modernisation des infrastructures existantes, mais aussi le développement de technologies innovantes, comme les petits réacteurs modulaires (SMR), qui promettent une production plus flexible et moins coûteuse.

Les perspectives d’avenir se concentrent notamment sur l’Europe centrale et orientale, où des projets émergent : deux réacteurs en Bulgarie, trois en Pologne, deux en Roumanie, entre autres. La Pologne, particulièrement ambitieuse, envisage jusqu’à 26 nouveaux réacteurs d’ici 2050 pour réduire sa dépendance au charbon. Cependant, ces initiatives nécessitent un financement colossal et une coordination européenne renforcée.

Face à ces chiffres, les débats restent vifs au sein de l’UE. Si la France et d’autres pays pro-nucléaires poussent pour une reconnaissance accrue de cette énergie dans la taxonomie verte, des nations comme l’Allemagne et l’Autriche continuent de s’y opposer, privilégiant les renouvelables. Pourtant, les experts soulignent qu’un mix énergétique équilibré, combinant nucléaire et énergies renouvelables, est indispensable pour atteindre les objectifs climatiques.

En conclusion, l’effort financier de l’UE dans le nucléaire d’ici à 2050 oscillera entre des centaines de milliards et près d’un trillion d’euros, selon l’ampleur des ambitions et les choix technologiques. Une chose est sûre : sans une stratégie claire et des fonds conséquents, l’Europe risque de compromettre sa transition énergétique. Le temps presse, et les décisions prises aujourd’hui façonneront le paysage énergétique de demain.