Zürcher Nachrichten - La maladie de Charcot, un emblème de la bataille pour l'aide active à mourir

EUR -
AED 4.231725
AFN 75.467573
ALL 95.722724
AMD 434.383833
ANG 2.062664
AOA 1056.634145
ARS 1597.533891
AUD 1.672991
AWG 2.074379
AZN 1.954186
BAM 1.953186
BBD 2.315621
BDT 141.071203
BGN 1.96959
BHD 0.435746
BIF 3422.250517
BMD 1.152273
BND 1.480786
BOB 7.944368
BRL 5.946421
BSD 1.149671
BTN 107.091678
BWP 15.772959
BYN 3.4067
BYR 22584.548869
BZD 2.312226
CAD 1.606263
CDF 2655.989045
CHF 0.922147
CLF 0.026826
CLP 1059.22672
CNY 7.930691
CNH 7.93481
COP 4227.020957
CRC 534.977071
CUC 1.152273
CUP 30.535232
CVE 110.618233
CZK 24.52002
DJF 204.782179
DKK 7.471775
DOP 70.115401
DZD 153.548377
EGP 62.589664
ERN 17.284094
ETB 179.525066
FJD 2.596995
FKP 0.87286
GBP 0.873596
GEL 3.093859
GGP 0.87286
GHS 12.680738
GIP 0.87286
GMD 85.268191
GNF 10116.95645
GTQ 8.795229
GYD 240.627965
HKD 9.030536
HNL 30.540332
HRK 7.534827
HTG 150.893474
HUF 384.486387
IDR 19582.417052
ILS 3.607046
IMP 0.87286
INR 106.861732
IQD 1506.184258
IRR 1520049.605329
ISK 144.472225
JEP 0.87286
JMD 181.256636
JOD 0.816932
JPY 183.957489
KES 149.561692
KGS 100.766232
KHR 4597.727111
KMF 492.020794
KPW 1037.040704
KRW 1741.383649
KWD 0.356444
KYD 0.958118
KZT 544.800887
LAK 25315.888454
LBP 103130.774468
LKR 362.740836
LRD 210.96766
LSL 19.536877
LTL 3.402363
LVL 0.696998
LYD 7.352224
MAD 10.801444
MDL 20.229453
MGA 4806.525665
MKD 61.641575
MMK 2419.575731
MNT 4116.80119
MOP 9.281678
MRU 45.672885
MUR 54.099426
MVR 17.814183
MWK 1993.514758
MXN 20.582481
MYR 4.64481
MZN 73.687893
NAD 19.536454
NGN 1587.981156
NIO 42.302468
NOK 11.255057
NPR 171.344457
NZD 2.024088
OMR 0.443737
PAB 1.149661
PEN 3.977577
PGK 4.973258
PHP 69.608234
PKR 320.792672
PLN 4.281719
PYG 7437.111381
QAR 4.19199
RON 5.089128
RSD 117.418524
RUB 92.547131
RWF 1679.13822
SAR 4.326275
SBD 9.262859
SCR 16.646776
SDG 692.515834
SEK 10.90592
SGD 1.482647
SHP 0.864503
SLE 28.403231
SLL 24162.599082
SOS 657.017855
SRD 43.038607
STD 23849.722631
STN 24.466831
SVC 10.059537
SYP 127.485123
SZL 19.528949
THB 37.604447
TJS 11.019752
TMT 4.044478
TND 3.389364
TOP 2.774396
TRY 51.378403
TTD 7.799663
TWD 36.866971
TZS 2995.909178
UAH 50.352176
UGX 4313.227564
USD 1.152273
UYU 46.557691
UZS 13968.306074
VES 545.475042
VND 30350.868226
VUV 137.124058
WST 3.187501
XAF 655.074622
XAG 0.015778
XAU 0.000247
XCD 3.114075
XCG 2.072027
XDR 0.815887
XOF 655.085977
XPF 119.331742
YER 274.990108
ZAR 19.544449
ZMK 10371.835754
ZMW 22.217459
ZWL 371.031404
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

La maladie de Charcot, un emblème de la bataille pour l'aide active à mourir
La maladie de Charcot, un emblème de la bataille pour l'aide active à mourir / Photo: Ludovic MARIN - AFP/Archives

La maladie de Charcot, un emblème de la bataille pour l'aide active à mourir

Elle rend "prisonnier de son corps, mais la tête libre": avec un pronostic fatal à moyen terme, la maladie de Charcot est devenue emblématique dans la bataille pour un changement de loi autorisant une aide active à mourir.

Taille du texte:

"On se voit dégringoler et on n'a pas la date finale de cette chute: un an, deux ans, parfois dix. On est de plus en plus prisonnier de son corps, mais la tête libre. C'est abominable", raconte à l'AFP Antoine Mesnier, "marié à +mademoiselle Charcot+" et "allongé, le chat à côté", lui qui pratiquait plusieurs sports.

Cet ancien généraliste bordelais, diagnostiqué le jour de ses 65 ans, se souvient que, pendant ses études de médecine, "un neurologue nous avait dit: +avec Charcot, le malade ne peut même pas se suicider+".

Encore incurable, la sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot, est une pathologie neurodégénérative paralysant progressivement les muscles, empêchant peu à peu de marcher, se nourrir, parler ou respirer sans aide, alors que le cerveau reste intact.

"Je n'ai jamais eu autant envie de vivre que depuis que je me sais condamné, mais je veux la liberté de choisir ma fin, lorsque je serai devenu complètement dépendant et que la mort s'approchera", explique Antoine Mesnier, 67 ans désormais, défenseur d'une aide active à mourir "bien encadrée" pour "protéger les soignants".

- "Un vécu très personnel" -

La loi Claeys-Leonetti, dont la dernière version date de 2016, permet une "sédation profonde et continue" pour des malades au pronostic vital engagé à court terme et aux souffrances inapaisables, mais n'autorise ni le suicide assisté ni l'euthanasie.

Une forme d'"hypocrisie", selon Antoine Mesnier, qui a accompagné autrefois la fin de vie d'un proche, ancien footballeur souffrant de Charcot, et a "respecté cette loi un mois --un supplice pour le malade et sa famille--, jusqu'à un geste d'amour".

Avec plusieurs garde-fous, la future loi sur la fin de vie "traitera nos compatriotes en âge adulte qui ont leur discernement et des maladies incurables avec des souffrances (...) réfractaires aux traitements", a promis en décembre Emmanuel Macron, prenant l'exemple de "quelqu'un qui a une maladie dégénérative sans espoir, la maladie de Charcot".

C'est "l'exemple de maladie le plus fréquent autour du débat sur la fin de vie depuis environ deux ans", vu "sa cruauté, sa rapidité d'évolution, son pronostic fatal dans les trois à cinq ans en moyenne, et l'absence, jusqu'alors, de thérapeutique donnant espoir", déclare à l'AFP Valérie Goutines Caramel, présidente de l'association pour la recherche sur la SLA (ARSLA).

La France compte actuellement 5.000 à 7.000 personnes atteintes de SLA.

Devant l'issue "inéluctable", "le vécu est très personnel", relève cette médecin: "Certaines personnes souhaiteraient choisir le moment où ils diront +stop+ lorsque la situation leur sera devenue insupportable. D'autres en ont ras-le-bol que leur maladie soit prise en exemple du débat sur la fin de vie, ils sont dans le combat et gardent espoir dans la recherche".

- Ailleurs qu'en France -

En fauteuil roulant sous l'effet de Charcot, Loïc Résibois, 46 ans, milite, lui, pour l'aide active à mourir. Face aux multiples reports de la présentation d'un projet de loi et à "l'urgence" pour certains malades, il a interpellé Emmanuel Macron via des vidéos sur les réseaux sociaux.

Sans attendre, d'autres malades de Charcot cherchent une issue à l'étranger. C'est le cas du journaliste Charles Biétry, figure du sport et des médias: il a annoncé en 2023 souffrir de cette pathologie et avoir pris des dispositions pour son suicide assisté en Suisse.

Dans le monde, la maladie de Charcot a récemment influé sur le droit de la fin de vie en Equateur, qui est devenu début février le deuxième pays d'Amérique latine après la Colombie à dépénaliser l'euthanasie.

Saisie par Paola Roldan, une femme de 43 ans atteinte de SLA, vivant sous oxygène et alitée, la Cour constitutionnelle a statué qu'un médecin abrégeant les souffrances d'un patient atteint d'une maladie incurable ne peut être poursuivi pour homicide.

En Europe, un Hongrois de 46 ans souffrant de Charcot a dénoncé l'interdiction du suicide assisté dans son pays fin novembre devant la Cour européenne des droits de l'Homme, plaidant "pour tous ceux confrontés à une situation difficile semblable".

I.Widmer--NZN