Zürcher Nachrichten - A Islamabad, l'opposition dispersée après sa démonstration de force

EUR -
AED 4.243081
AFN 73.348846
ALL 95.527229
AMD 435.449418
ANG 2.067835
AOA 1059.282964
ARS 1601.546014
AUD 1.67141
AWG 2.079291
AZN 1.958192
BAM 1.962786
BBD 2.326982
BDT 141.764571
BGN 1.974528
BHD 0.436187
BIF 3425.053765
BMD 1.155161
BND 1.488084
BOB 7.98338
BRL 5.959706
BSD 1.155312
BTN 107.608687
BWP 15.850346
BYN 3.423355
BYR 22641.164858
BZD 2.32356
CAD 1.608083
CDF 2651.095757
CHF 0.922062
CLF 0.026802
CLP 1058.278359
CNY 7.938289
CNH 7.960547
COP 4238.41451
CRC 537.608813
CUC 1.155161
CUP 30.611779
CVE 110.284704
CZK 24.517782
DJF 205.714374
DKK 7.472751
DOP 69.888694
DZD 153.584116
EGP 62.759834
ERN 17.327422
ETB 181.360281
FJD 2.607779
FKP 0.866554
GBP 0.872153
GEL 3.107999
GGP 0.866554
GHS 12.706736
GIP 0.866554
GMD 85.482074
GNF 10142.317774
GTQ 8.83842
GYD 241.789651
HKD 9.052845
HNL 30.750319
HRK 7.536385
HTG 151.639719
HUF 384.087749
IDR 19612.331477
ILS 3.610417
IMP 0.866554
INR 107.334081
IQD 1513.261529
IRR 1523513.587138
ISK 144.371668
JEP 0.866554
JMD 182.148306
JOD 0.818978
JPY 183.99757
KES 150.275087
KGS 101.017485
KHR 4632.752028
KMF 490.367778
KPW 1039.638906
KRW 1744.548235
KWD 0.357245
KYD 0.962823
KZT 547.476218
LAK 25361.570141
LBP 103444.710175
LKR 364.485732
LRD 212.376475
LSL 19.429868
LTL 3.410891
LVL 0.698746
LYD 7.364202
MAD 10.771886
MDL 20.328265
MGA 4822.799178
MKD 61.657355
MMK 2425.401356
MNT 4126.600184
MOP 9.327257
MRU 46.356141
MUR 54.072884
MVR 17.847425
MWK 2006.516031
MXN 20.630098
MYR 4.665649
MZN 73.884387
NAD 19.429916
NGN 1595.116097
NIO 42.406125
NOK 11.234032
NPR 172.1739
NZD 2.016785
OMR 0.444222
PAB 1.155307
PEN 3.996283
PGK 4.980479
PHP 69.693209
PKR 322.529485
PLN 4.277245
PYG 7473.43786
QAR 4.209986
RON 5.098861
RSD 117.35234
RUB 92.651963
RWF 1687.690911
SAR 4.336424
SBD 9.297413
SCR 15.836661
SDG 694.251824
SEK 10.889875
SGD 1.484048
SHP 0.86667
SLE 28.413169
SLL 24223.170999
SOS 660.176188
SRD 43.146425
STD 23909.510216
STN 24.835972
SVC 10.10898
SYP 127.701854
SZL 19.409904
THB 37.68195
TJS 11.072952
TMT 4.043065
TND 3.36643
TOP 2.781351
TRY 51.389896
TTD 7.837863
TWD 36.871574
TZS 3003.41972
UAH 50.600097
UGX 4334.427174
USD 1.155161
UYU 46.785507
UZS 14092.970042
VES 546.767039
VND 30422.332535
VUV 138.772451
WST 3.200808
XAF 658.297174
XAG 0.015976
XAU 0.000247
XCD 3.121882
XCG 2.082202
XDR 0.812632
XOF 652.09143
XPF 119.331742
YER 275.650373
ZAR 19.518244
ZMK 10397.83727
ZMW 22.326368
ZWL 371.961523
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

A Islamabad, l'opposition dispersée après sa démonstration de force
A Islamabad, l'opposition dispersée après sa démonstration de force / Photo: Aamir QURESHI - AFP

A Islamabad, l'opposition dispersée après sa démonstration de force

Le cœur d'Islamabad était vide mercredi: les milliers de partisans de l'ex-Premier ministre Imran Khan qui y manifestaient la veille ont été dispersés mais les habitants, confinés depuis plusieurs jours par l'important déploiement policier, ne sont pas encore ressortis.

Taille du texte:

Mardi soir, l'ancienne star du cricket appelait depuis sa prison ses soutiens à converger plus nombreux encore vers le quartier gouvernemental de la capitale pakistanaise, D-Chowk, à l'issue d'une journée marquée par la mort de quatre paramilitaires, renversés selon les autorités par des manifestants à bord d'un véhicule.

Son parti, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), qui ne cesse de dénoncer la collusion entre le gouvernement de coalition formé sans lui et la toute puissante armée, disait vouloir aller au bout de "son dernier acte".

Les autorités, en retour, promettaient d'arrêter "quiconque arrivera à D-Chowk".

Mais, après 24 heures de bras de fer dans la rue, pour Michael Kugelman, chercheur au Wilson Center, "il n'y a pas de vainqueur".

En mettant à l'arrêt la capitale, ses écoles et internet, "l'armée et le gouvernement ont attisé la colère des gens contre eux", affirme-t-il.

"Le PTI, lui, a subi les foudres de l'Etat et a battu en retraite (...) sans rien changer", poursuit-il.

Et leur "affrontement grandissant ne fait que détourner l'attention des crises économiques et sécuritaires" dans un pays qui a connu ces dernières semaines des attaques jihadistes et séparatistes ayant tué des dizaines de soldats et policiers, des violences entre sunnites et chiites qui ont fait plus de 80 morts, et ne survit financièrement que sous perfusions internationales.

Pour la Commission pakistanaise des droits humains (HRCP), il est temps que "le gouvernement et l'opposition entament immédiatement un dialogue politique constructif".

- "Ils ont fui" -

Ils doivent "se mettre d'accord pour avancer pacifiquement plutôt que de jouer sur les sentiments de leurs militants pour mettre le pays à l'arrêt et, ce faisant, entamer la liberté de mouvement et surtout le gagne-pain des autres", poursuit la principale ONG de défense des libertés du pays.

Mercredi, des employés municipaux s'activaient à dégager cendres et débris des rues alors que des policiers anti-émeutes quittaient les environs de D-Chowk dans des bus.

La télévision d'Etat PTV, elle, rapporte que "la zone a été dégagée du mal et des anarchistes".

Pourtant mardi soir, Imran Khan, incarcéré depuis août 2023 et qui transmet ses instructions à ses lieutenants au parloir, appelait sur le réseau social X "ceux qui n'ont pas encore rejoint la manifestation" à "se rendre à D-Chowk".

Aux portes de D-Chowk, son épouse, tout juste sortie de prison Bushra Bibi, galvanisait la foule - environ 10.000 personnes, la plus importante dans la capitale depuis l'incarcération de M. Khan - avant de disparaître dans la nuit.

"Il n'y a qu'une seule femme derrière ce chaos", lançait depuis le quartier ultra-sécurisé où siègent le gouvernement, le Parlement et les plus hauts tribunaux du pays, le ministre de l'Intérieur Mohsin Naqvi, excédé.

Quelques heures plus tard, une rumeur se répandait sur les réseaux sociaux: Bushra Bibi et un autre proche de M. Khan, Ali Amin Gandapur, le chef du gouvernement de la province du Khyber-Pakhtunkhwa, d'où étaient partis les manifestants, auraient été arrêtés.

Aussitôt, M. Naqvi répondait: "ils ont fui".

- Force "excessive" -

Au matin, effectivement, Bushra Bibi et Ali Amin Gandapur avaient cessé leurs appels à la mobilisation tandis que des véhicules aux pare-brises détruits témoignaient en bordure des rues du centre d'Islamabad de la dispersion.

Toute la nuit, des tirs et des explosions de grenades lacrymogènes ont retenti dans toute la capitale, venant de zones privées d'éclairage public.

Au même moment, M. Naqvi annonçait que les écoles, fermées depuis lundi, rouvriraient "jeudi" et qu'internet serait rétabli le même jour.

Quelques heures plus tard, il félicitait ses troupes pour avoir "courageusement repoussé les manifestants" et ordonnait de "lever les barrages" et de "nettoyer" après avoir "inspecté les dégâts causés par les hors-la-loi".

Depuis dimanche - jour du départ des convois de manifestants depuis les provinces voisines d'Islamabad - les autorités ont déployé plus de 20.000 membres des forces de sécurité dans et autour de la capitale.

Les réseaux téléphonique et internet mobile ont été régulièrement coupés comme, fait inédit, la connexion wifi des maisons de certains quartiers.

Des centaines de containers barraient les rues silencieuses et désertées par des habitants résignés face aux rodomontades de Bushra Bibi, Ali Amin Gandapur et les militants du PTI qui juraient qu'ils ne "partiraient pas" avant la libération d'Imran Khan, emprisonné pour une centaine d'affaires.

Amnesty International a condamné un "usage illégal et excessif de la force" alors que, toute la journée de mardi, les forces de sécurité ont tiré des salves de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc sur les manifestants qui répliquaient en renvoyant les grenades et en jetant pierres et bâtons.

F.Carpenteri--NZN