Zürcher Nachrichten - Violences sexuelles à Bétharram: trois hommes toujours en garde à vue

EUR -
AED 4.250279
AFN 74.068802
ALL 96.34764
AMD 436.497404
ANG 2.071711
AOA 1061.268908
ARS 1600.004406
AUD 1.671695
AWG 2.084635
AZN 1.972438
BAM 1.97433
BBD 2.329877
BDT 141.932067
BGN 1.978229
BHD 0.436895
BIF 3430.31661
BMD 1.157327
BND 1.493416
BOB 7.993016
BRL 6.011846
BSD 1.156761
BTN 110.075081
BWP 15.957768
BYN 3.439985
BYR 22683.605111
BZD 2.326434
CAD 1.608817
CDF 2644.491429
CHF 0.923229
CLF 0.027159
CLP 1072.390146
CNY 7.979419
CNH 7.966957
COP 4263.105822
CRC 537.850177
CUC 1.157327
CUP 30.66916
CVE 110.958736
CZK 24.552921
DJF 205.680104
DKK 7.472466
DOP 69.558064
DZD 153.841103
EGP 63.118638
ERN 17.359902
ETB 181.75834
FJD 2.612554
FKP 0.877298
GBP 0.873822
GEL 3.113057
GGP 0.877298
GHS 12.730622
GIP 0.877298
GMD 85.641899
GNF 10155.542917
GTQ 8.851108
GYD 242.083054
HKD 9.071826
HNL 30.788906
HRK 7.535815
HTG 151.824913
HUF 384.272974
IDR 19615.878985
ILS 3.65316
IMP 0.877298
INR 108.192174
IQD 1516.098097
IRR 1522897.391286
ISK 143.415556
JEP 0.877298
JMD 183.00757
JOD 0.820575
JPY 183.524251
KES 150.453052
KGS 101.208562
KHR 4640.880131
KMF 495.891431
KPW 1041.564799
KRW 1747.019515
KWD 0.358238
KYD 0.963947
KZT 551.132512
LAK 25403.323343
LBP 103591.285265
LKR 364.9265
LRD 212.57197
LSL 19.754877
LTL 3.417285
LVL 0.700056
LYD 7.412687
MAD 10.812329
MDL 20.486269
MGA 4835.31138
MKD 61.658148
MMK 2429.805381
MNT 4132.824234
MOP 9.340602
MRU 46.419748
MUR 54.513869
MVR 17.903632
MWK 2010.276675
MXN 20.708223
MYR 4.658262
MZN 74.010695
NAD 19.755375
NGN 1603.20969
NIO 42.50825
NOK 11.21143
NPR 176.119928
NZD 2.010769
OMR 0.444985
PAB 1.156756
PEN 4.046039
PGK 5.080212
PHP 70.11548
PKR 323.122061
PLN 4.288226
PYG 7493.32668
QAR 4.21734
RON 5.098716
RSD 117.464074
RUB 94.08702
RWF 1689.697115
SAR 4.343413
SBD 9.307265
SCR 16.268511
SDG 695.553432
SEK 10.941565
SGD 1.486679
SHP 0.868295
SLE 28.411882
SLL 24268.57668
SOS 661.409847
SRD 43.253978
STD 23954.327948
STN 25.142925
SVC 10.122042
SYP 127.948327
SZL 19.755814
THB 37.659685
TJS 11.087559
TMT 4.062217
TND 3.391403
TOP 2.786565
TRY 51.455326
TTD 7.858791
TWD 36.979944
TZS 2995.521698
UAH 50.820078
UGX 4354.890513
USD 1.157327
UYU 46.930454
UZS 14114.182851
VES 547.737136
VND 30483.987684
VUV 139.276576
WST 3.204954
XAF 662.171641
XAG 0.015452
XAU 0.000246
XCD 3.127733
XCG 2.084766
XDR 0.822804
XOF 660.25318
XPF 119.331742
YER 276.195876
ZAR 19.537285
ZMK 10417.327975
ZMW 22.111522
ZWL 372.658755
  • AEX

    -4.7300

    959.8

    -0.49%

  • BEL20

    43.2600

    5073.12

    +0.86%

  • PX1

    44.3000

    7816.94

    +0.57%

  • ISEQ

    125.2700

    12056.03

    +1.05%

  • OSEBX

    30.1600

    2067.97

    +1.48%

  • PSI20

    61.6800

    9131.56

    +0.68%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    62.7400

    3689.24

    +1.73%

  • N150

    42.0100

    3861.27

    +1.1%

Violences sexuelles à Bétharram: trois hommes toujours en garde à vue
Violences sexuelles à Bétharram: trois hommes toujours en garde à vue / Photo: Philippe LOPEZ - AFP/Archives

Violences sexuelles à Bétharram: trois hommes toujours en garde à vue

La garde à vue se poursuit jeudi matin à Pau pour les trois premiers hommes interpellés dans le cadre de l'enquête sur plus d'une centaine de plaintes pour violences physiques et sexuelles au sein de l'établissement catholique Notre-Dame-de-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques).

Taille du texte:

Alors que le scandale a poussé le gouvernement à annoncer un renforcement des contrôles sur les établissements privés sous contrat, le secrétaire général de l'enseignement catholique, Philippe Delorme, a appelé jeudi à ne pas faire de Bétharram "une affaire politique, une affaire d'opposition entre" l'enseignement "public et le privé".

"C'est toute la société qui doit au quotidien veiller sur nos enfants pour qu'ils soient protégés (...) Il n'y a pas que l'école, il n'y a pas que l'école catholique", a-t-il insisté sur RMC.

"En classe, dans les cours de récréation, par les encadrants, par les surveillants, en dortoir, on vivait dans un système de peur permanent", a témoigné jeudi sur BFMTV Cyril Ganne, élève de l'établissement de 1987 à 1991, qui évoque un "immense soulagement" après ces premières gardes à vue.

- Prescription en question -

Les trois hommes suspectés de "viols aggravés, agressions sexuelles aggravées et/ou violences aggravées" pour des faits présumés s'étalant "entre 1957 et 2004", sont nés en 1931, en 1955 et en 1965, a précisé le parquet.

Il s'agit de deux laïcs et d'un prêtre, selon une source proche du dossier. L'un des deux laïcs avait été démis de ses fonctions en février 2024, peu après l'ouverture de l'enquête, alors qu'il était visé par au moins huit plaintes, pour des violences, mais aussi des agressions sexuelles et des viols. L'autre est un ancien surveillant général.

Parmi les 132 plaintes recensées par le collectif des victimes, une poignée ne sont pas frappées par la prescription, estime son porte-parole Alain Esquerre, lui-même ancien pensionnaire, qui dénonce le "règne du silence" en vigueur à Bétharram, où "même les chuchotements" déclenchaient "des avalanches de coups".

Me Jean-François Blanco, avocat en 1996 d'un élève ayant déposé une première plainte pour violences physiques contre l'établissement, a souligné néanmoins auprès de l'AFP que la période évoquée par le procureur, de 1957 à 2004, "permet de situer les crimes dans leur sérialité", "un critère fondamental pour l'appréciation sur la prescription".

Selon la loi de 2021 sur la protection des mineurs contre les crimes et délits sexuels, le délai de prescription d'un premier viol peut en effet être prolongé si la même personne récidive sur un autre mineur.

- "Pas un cas unique" -

Ces interpellations sont intervenues quatre jours après une réunion entre des victimes et François Bayrou, mis en cause depuis début février par plusieurs témoignages affirmant qu'il était au courant de premières accusations entourant l'établissement dans les années 1990, ce qu'il dément.

Le Premier ministre, qui a été ministre de l'Éducation de 1993 à 1997, répète n'avoir "jamais été informé" dans le passé des violences sexuelles dans cet établissement qu'ont fréquenté plusieurs de ses enfants et où son épouse a enseigné le catéchisme.

Il a rappelé samedi avoir demandé en 1996 un rapport d'inspection académique, qui avait conclu que les élèves n'étaient pas "brutalisés" à Bétharram. Son auteur a toutefois déclaré à Radio France mercredi qu'il "ne tient pas la route" au vu des dernières révélations.

M. Bayrou a également visé, mardi, le gouvernement de Lionel Jospin, au pouvoir en 1998 au moment d'une première plainte pour viol, abandonnée après le suicide du prêtre mis en cause début 2000.

La commission des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée nationale a de son côté voté mercredi, à l'unanimité, la création d'une commission d'enquête "sur les modalités du contrôle de l'État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires".

La Commission indépendante sur les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a, elle, demandé un audit global sur les dispositifs d'alerte existants dans les établissements accueillant des enfants, estimant que "Bétharram n'est pas un cas unique".

bur-cas-gwb-gf/ppy/sla

A.Ferraro--NZN