Zürcher Nachrichten - Face aux accusations de discrimination, ses proches défendent la mémoire de Samuel Paty

EUR -
AED 4.246429
AFN 76.887634
ALL 93.189144
AMD 423.342651
AOA 1060.176801
ARS 1724.882575
AUD 1.635501
AWG 2.082489
AZN 1.97002
BAM 1.961391
BBD 2.328337
BDT 143.102254
BHD 0.435984
BIF 3453.955207
BMD 1.156136
BND 1.481323
BOB 13.739522
BRL 5.876989
BSD 1.155995
BTN 110.001186
BWP 15.603479
BYN 3.442212
BYR 22660.258427
BZD 2.324897
CAD 1.613446
CDF 2615.761404
CHF 0.934181
CLF 0.026749
CLP 1056.199727
CNY 7.801146
CNH 7.796152
COP 3650.105178
CRC 525.509359
CUC 1.156136
CUP 30.637594
CVE 110.646682
CZK 24.258158
DJF 205.46888
DKK 7.477932
DOP 67.345355
DZD 153.688625
EGP 57.293288
ERN 17.342035
ETB 184.982115
FJD 2.553384
FKP 0.859288
GBP 0.856968
GEL 3.017966
GGP 0.859288
GHS 13.596606
GIP 0.859288
GMD 84.980421
GNF 10145.090599
GTQ 8.820142
GYD 241.849406
HKD 9.067746
HNL 31.077375
HRK 7.536622
HTG 151.150865
HUF 363.096405
IDR 20580.370421
ILS 3.468234
IMP 0.859288
INR 109.992259
IQD 1515.115748
IRR 1590322.371805
ISK 142.598215
JEP 0.859288
JMD 183.583315
JOD 0.819746
JPY 182.445186
KES 148.887592
KGS 101.104505
KHR 4685.244046
KMF 492.514185
KRW 1627.712241
KWD 0.356853
KYD 0.963346
KZT 541.784389
LAK 26108.437325
LBP 103531.946431
LKR 387.745291
LRD 209.896866
LSL 18.648909
LTL 3.413768
LVL 0.699335
LYD 7.358849
MAD 10.757887
MDL 20.102303
MGA 4982.944983
MKD 61.70777
MMK 2427.367709
MNT 4157.510076
MOP 9.34149
MRU 46.349915
MUR 54.396619
MVR 17.862733
MWK 2008.207995
MXN 19.811776
MYR 4.728715
MZN 73.882892
NAD 18.78764
NGN 1577.963717
NIO 42.540713
NOK 10.99759
NPR 176.001898
NZD 1.961547
OMR 0.442559
PAB 1.15598
PEN 3.913564
PGK 5.112721
PHP 70.183258
PKR 321.178758
PLN 4.299905
PYG 6873.802279
QAR 4.213541
RON 5.244583
RSD 117.953626
RUB 94.679224
RWF 1693.738704
SAR 4.370455
SBD 9.325039
SCR 16.735107
SDG 694.263698
SEK 10.961095
SGD 1.477777
SLE 28.445176
SOS 694.263682
SRD 43.778814
STD 23929.673396
STN 24.712399
SVC 10.11514
SZL 18.781467
THB 38.210709
TJS 10.664099
TMT 4.058036
TND 3.366711
TRY 55.144784
TTD 7.835505
TWD 37.286072
TZS 3060.872603
UAH 51.775757
UGX 4306.406038
USD 1.156136
UYU 46.534057
UZS 13815.821213
VES 873.763846
VND 30295.956222
VUV 137.592149
WST 3.154418
XAF 657.83219
XAG 0.018216
XAU 0.000266
XCD 3.124515
XCG 2.083439
XDR 0.818768
XOF 656.685424
XPF 119.331742
YER 275.626884
ZAR 18.667336
ZMK 10406.612213
ZMW 21.818913
ZWL 372.275202
  • AEX

    -1.0000

    1111.47

    -0.09%

  • BEL20

    17.2800

    5777.71

    +0.3%

  • PX1

    14.7900

    8714.93

    +0.17%

  • ISEQ

    279.4200

    14320.37

    +1.99%

  • OSEBX

    6.0600

    2025.99

    +0.3%

  • PSI20

    -42.4300

    9181.38

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    3.4600

    4329.06

    +0.08%

Face aux accusations de discrimination, ses proches défendent la mémoire de Samuel Paty
Face aux accusations de discrimination, ses proches défendent la mémoire de Samuel Paty / Photo: Bertrand GUAY - POOL/AFP/Archives

Face aux accusations de discrimination, ses proches défendent la mémoire de Samuel Paty

Un "humaniste", un "laïc éclairé" et "tolérant", respectueux des religions et des élèves: les proches de Samuel Paty ont défendu mardi la mémoire du professeur assassiné en 2020 par un islamiste et exprimé leur "dégoût" face aux accusations de discrimination des élèves musulmans.

Taille du texte:

"Nous n'accepterons jamais qu'on le traite d'islamophobe, de raciste. Cette rumeur nous anéantit." Frêle silhouette au côté de son époux à la barre de la cour d'assises d'appel spéciale de Paris, Bernadette Paty loue la "tolérance à toute épreuve" de leur fils.

Son témoignage livré, le couple d'instituteurs retraités rentrera dans l'Allier pour ne pas entendre "les dénis des accusés" jusqu'au verdict le 27 février, dit-elle.

Condamnés en première instance à des peines de treize à seize années de réclusion criminelle, quatre hommes sont rejugés pour leur rôle dans l'assassinat du professeur d'histoire-géographie, décapité le 16 octobre 2020 près de son collège du Bois-d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, islamiste tchétchène abattu par la police.

Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, sont accusés d'avoir aidé le jeune homme de 18 ans à se procurer ses armes.

Un parent d'élève, Brahim Chnina, 54 ans, et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, ont eux été au coeur de la campagne de haine qui a abouti à l'assassinat. M. Sefrioui avait élaboré et diffusé des vidéos virulentes, prenant pour argent comptant les accusations de discrimination formulées par la fille de M. Chnina, pourtant absente au cours de Samuel Paty sur la liberté d'expression.

L'avocat du prédicateur, Francis Vuillemin, lit des extraits de témoignages de deux élèves, racontant comment, au moment de montrer des caricatures de Mahomet, le professeur aurait demandé aux élèves musulmans de sortir. Des "morceaux choisis", "tronqués", s'indigne Me Francis Szpiner, conseil de l'ex-compagne et du fils de Samuel Paty.

La présidente lit effectivement d'autres passages: les deux adolescents disent ne pas s'être sentis discriminés par ce professeur "gentil" qui "faisait attention" à ses élèves. Une autre avait dit trouvé "ça bien" de prévenir.

- "Dignité" -

Me Vuillemin tente de tempérer son propos: "Samuel Paty n'était ni raciste, ni islamophobe." Mais son cours suscitait des "clivages entre professeurs", relève-t-il, s'employant à convaincre de la "bonne foi" de M. Sefrioui "quand il s'empare d'un vrai problème".

"Proposer à des enfants de sortir, même par bienveillance, c'est une erreur et c'est un manquement", persiste un autre professeur d'histoire du collège qui confirme avoir été alors en désaccord avec Samuel Paty, même s'il refuse aujourd'hui de l'accuser de "discrimination" et évoque une "erreur ponctuelle".

"Est-ce que vous saviez que plusieurs élèves, sur plusieurs années, avaient pu se dire choqués" par ses cours, demande l'avocat à une professeure de lettres qui, avant l'assassinat, avait également exprimé un différend "pédagogique" avec Samuel Paty. "Non", répond-elle.

"N'aurait-il pas pu supprimer la caricature obscène" parmi les quatre qu'il présentait aux élèves, faire en sorte "que tout le monde soit resté dans la classe? Et on ne serait pas ici aujourd'hui?", l'interroge l'avocat, déclenchant la stupéfaction indignée dans une salle sous tension.

Samuel Paty était "extrêmement tolérant, et notamment des religions", "particulièrement vigilant à ne pas heurter, à ne pas froisser les sensibilités de chacun", dit une de ses soeurs, Gaëlle. C'était justement pour cela qu'il laissait à ses élèves le choix de "fermer les yeux ou (de) sortir de la classe" au moment de présenter des caricatures. C'était "peut-être maladroit dans la méthode" mais "il a voulu les protéger".

Un professeur de mathématiques est venu rappeler que c'était la quatrième année que ce cours était dispensé, sans que cela ne suscite de remous jusqu'alors. Samuel Paty était-il raciste? "Non, non", se récrie l'enseignant. Islamophobe? "Encore moins."

"J'ai parfois l'impression qu'on oublie la gravité" de ce qui est jugé, regrette Gaëlle Paty, "attristée du déroulement des débats". Elle attend une chose: que ceux-ci "retrouvent la dignité qu'on doit à (s)on frère."

W.Vogt--NZN