Zürcher Nachrichten - En appel, l'Etat français revoit sa demande à la baisse contre Shein

EUR -
AED 4.180655
AFN 71.717881
ALL 91.589819
AMD 414.665361
ANG 2.038095
AOA 1045.02191
ARS 1725.834019
AUD 1.618368
AWG 2.049063
AZN 1.924187
BAM 1.957164
BBD 2.300782
BDT 140.457905
BGN 1.916376
BHD 0.43067
BIF 3432.757073
BMD 1.138368
BND 1.45966
BOB 13.623137
BRL 5.882179
BSD 1.142346
BTN 109.310953
BWP 15.534146
BYN 3.458935
BYR 22312.022383
BZD 2.29748
CAD 1.60523
CDF 2629.63073
CHF 0.938242
CLF 0.027773
CLP 1096.624192
CNY 7.639989
CNH 7.644423
COP 3743.866286
CRC 518.324868
CUC 1.138368
CUP 30.166765
CVE 110.335608
CZK 24.422487
DJF 203.422859
DKK 7.475865
DOP 67.954382
DZD 152.467342
EGP 58.539687
ERN 17.075527
ETB 186.592948
FJD 2.5508
FKP 0.854378
GBP 0.859639
GEL 2.976821
GGP 0.854378
GHS 13.233643
GIP 0.854378
GMD 84.239631
GNF 10046.56159
GTQ 8.71958
GYD 239.000294
HKD 8.927837
HNL 30.661891
HRK 7.534066
HTG 149.317359
HUF 365.41913
IDR 20377.93432
ILS 3.45373
IMP 0.854378
INR 109.105221
IQD 1496.543151
IRR 1564772.865519
ISK 138.00435
JEP 0.854378
JMD 179.986762
JOD 0.807067
JPY 179.769995
KES 147.430575
KGS 99.550101
KHR 4633.046275
KMF 492.913204
KPW 1024.532002
KRW 1561.568694
KWD 0.351972
KYD 0.952005
KZT 507.972842
LAK 25597.280192
LBP 101925.976202
LKR 375.830509
LRD 197.056104
LSL 18.63508
LTL 3.361306
LVL 0.688588
LYD 7.292763
MAD 10.935334
MDL 20.21965
MGA 5019.278181
MKD 61.567915
MMK 2390.092712
MNT 4095.762808
MOP 9.229233
MRU 45.738667
MUR 54.504917
MVR 17.587282
MWK 1980.793692
MXN 19.959129
MYR 4.646026
MZN 72.753363
NAD 18.634671
NGN 1508.861927
NIO 42.03764
NOK 10.806703
NPR 174.899462
NZD 2.005845
OMR 0.437698
PAB 1.142396
PEN 3.856688
PGK 5.089279
PHP 71.410212
PKR 316.572659
PLN 4.377527
PYG 6770.421884
QAR 4.164565
RON 5.274517
RSD 117.464813
RUB 96.53154
RWF 1686.093812
SAR 4.280343
SBD 9.107531
SCR 15.748274
SDG 684.725529
SEK 11.288288
SGD 1.456845
SHP 0.85947
SLE 28.060707
SLL 23871.008786
SOS 652.823503
SRD 43.055943
STD 23561.929364
STN 24.515796
SVC 9.995353
SYP 14801.067382
SZL 18.630168
THB 38.009826
TJS 10.572266
TMT 3.995673
TND 3.374259
TOP 2.740918
TRY 55.614418
TTD 7.764071
TWD 36.237665
TZS 3016.674244
UAH 51.273588
UGX 4443.98052
USD 1.138368
UYU 45.789705
UZS 13480.396382
VES 970.381102
VND 29584.489474
VUV 134.724064
WST 3.13339
XAF 655.957
XAG 0.017762
XAU 0.000266
XCD 3.076498
XCG 2.058835
XDR 0.804886
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 269.395117
ZAR 18.63125
ZMK 10246.679142
ZMW 22.247335
ZWL 366.554189
SSP 6503.033018
MXV 2.262092
  • AEX

    -3.0000

    1107.93

    -0.27%

  • BEL20

    -71.4100

    5687.13

    -1.24%

  • PX1

    -31.8100

    8123.41

    -0.39%

  • ISEQ

    -108.3000

    14332.16

    -0.75%

  • OSEBX

    -2.3100

    2096.59

    -0.11%

  • PSI20

    -24.1400

    9632.44

    -0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -90.3100

    4470.74

    -1.98%

  • N150

    -17.5700

    4267.43

    -0.41%

En appel, l'Etat français revoit sa demande à la baisse contre Shein
En appel, l'Etat français revoit sa demande à la baisse contre Shein / Photo: Kirill KUDRYAVTSEV - AFP/Archives

En appel, l'Etat français revoit sa demande à la baisse contre Shein

Lucide sur les faibles chances d'obtenir une suspension totale de Shein en France pour la vente passée de produits illicites, l'Etat français a réclamé en appel jeudi le blocage de la seule marketplace réservée aux vendeurs tiers de la plateforme asiatique.

Taille du texte:

La cour d'appel de Paris rendra sa décision le 19 mars.

Le 19 décembre, le tribunal judiciaire de Paris avait rejeté la demande de suspension totale du site Shein en France, jugée "disproportionnée", tout en reconnaissant l'existence d'un "dommage grave à l'ordre public". L'affaire portait sur la vente, découverte à l'automne dernier, de poupées sexuelles à l'apparence de fillettes, d'armes de catégorie A et de médicaments interdits.

En première instance, l'État avait déjà assoupli sa position en formulant, à titre subsidiaire, une demande visant uniquement la suspension de la marketplace, réservée aux produits des vendeurs tiers. C'est cette demande que l'État maintient désormais devant la cour d'appel.

Par la voix de son avocat Renaud Le Gunehec, l'État a demandé aux juges d'ordonner à Shein de revenir à la situation qui prévalait entre début novembre et fin décembre 2025, à savoir une activité limitée à la vente de vêtements de la marque Shein, à l'exclusion de tout produit proposé par des vendeurs tiers.

Début novembre, confronté à une vive polémique en France, Shein y avait suspendu de sa propre initiative les produits issus de vendeurs tiers afin de mener un audit interne.

Depuis début janvier, l'entreprise a rouvert progressivement sa place de marché à des produits hors habillement.

La mesure réclamée par l'Etat serait imposée pour une durée de trois mois sous le contrôle de l'Arcom, régulateur du numérique.

- "Pas de preuve", selon Shein -

L'État demande aussi à la cour d'appel d'imposer à la plateforme l'application de mesures de contrôle efficaces pour éviter la résurgence de ventes illicites de produits similaires.

À titre subsidiaire, si la demande de suspension de la marketplace est rejetée, l'État a demandé le "gel" de la marketplace telle qu'elle existe actuellement en France, afin d'empêcher l'arrivée de nouveaux vendeurs.

En première instance, le tribunal judiciaire avait contraint l'entreprise à ne pas relancer la vente de produits pornographiques pour adultes sans la mise en place d'un filtre d'âge efficace.

Devant la cour d'appel, l'avocat de l'Etat français a regretté de ne pas avoir reçu les résultats de l'audit de Shein. Mais le groupe fondé en Chine et basé à Singapour a toutefois présenté les travaux d'un expert "agréé par la cour", précise l'entreprise, pour observer les mesures de contrôle existantes.

Shein, représenté par ses avocats Julia Bombardier et Kami Haeri, soutient que la demande de l'État est "obsolète", comme en première instance, les produits litigieux ayant été retirés rapidement et le dommage ayant ainsi disparu.

Depuis le "rétablissement" de la marketplace, "le gouvernement n'a pas été en mesure d'y trouver le moindre produit illicite", a fait valoir Kami Haeri, selon lequel il n'y a "pas de preuve d'une activité illicite".

Il a soulevé les contradictions entre les demandes de l'Etat devant la cour et le discours public du ministre du Commerce Serge Papin qui, "encore ce matin" sur la chaîne télévisée TF1, "laissait flotter l'idée qu'il continuait à demander le blocage du site" dans son ensemble.

Les deux avocats se sont par ailleurs émus d'une phrase "choquante" du ministre - "il faut casser la gueule aux Chinois" - prononcée le 21 janvier devant un parterre de patrons d'entreprises.

Déterminé à voir jusqu'où le droit permet d'aller, le gouvernement français veut aussi le faire évoluer. Il soutient une proposition de loi pour renforcer le contrôle des importations.

Une autre proposition de loi, visant à freiner l'essor de l'ultra fast-fashion sous l'angle environnemental, a été votée mais n'a pas été jugée conforme au droit européen. Le gouvernement a préparé une nouvelle mouture.

Et pour lutter contre l'afflux massif de petits colis, il va instaurer une taxe de deux euros par colis dès le 1er mars. Au niveau européen, un droit de douane forfaitaire de trois euros s'y ajoutera en juillet.

J.Hasler--NZN