Zürcher Nachrichten - L'accusation demande des peines plus lourdes contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty

EUR -
AED 4.180733
AFN 71.709282
ALL 91.571409
AMD 413.681787
ANG 2.037864
AOA 1044.903172
ARS 1725.281725
AUD 1.616358
AWG 2.048831
AZN 1.932494
BAM 1.949761
BBD 2.29221
BDT 139.926572
BGN 1.916159
BHD 0.429059
BIF 3414.717787
BMD 1.138239
BND 1.454208
BOB 12.369424
BRL 5.883102
BSD 1.13808
BTN 108.904621
BWP 15.47491
BYN 3.445941
BYR 22309.489539
BZD 2.28892
CAD 1.604746
CDF 2629.332313
CHF 0.939028
CLF 0.02777
CLP 1096.500629
CNY 7.639122
CNH 7.639327
COP 3746.275501
CRC 516.402692
CUC 1.138239
CUP 30.16334
CVE 110.693938
CZK 24.405213
DJF 202.287485
DKK 7.477049
DOP 67.668425
DZD 152.473973
EGP 58.515293
ERN 17.073589
ETB 183.256357
FJD 2.560753
FKP 0.854281
GBP 0.8592
GEL 2.976487
GGP 0.854281
GHS 13.186553
GIP 0.854281
GMD 84.229622
GNF 9959.593343
GTQ 8.687168
GYD 238.104554
HKD 8.928125
HNL 30.635684
HRK 7.534691
HTG 148.749244
HUF 365.375102
IDR 20326.27836
ILS 3.453339
IMP 0.854281
INR 109.122144
IQD 1491.662553
IRR 1564595.233755
ISK 138.011239
JEP 0.854281
JMD 179.316137
JOD 0.806978
JPY 180.192354
KES 147.36771
KGS 99.538792
KHR 4618.409033
KMF 492.857273
KPW 1024.415698
KRW 1555.028027
KWD 0.352012
KYD 0.948391
KZT 506.084607
LAK 25525.015756
LBP 101929.326015
LKR 374.430189
LRD 196.716167
LSL 18.621342
LTL 3.360925
LVL 0.688509
LYD 7.256264
MAD 10.92795
MDL 20.142105
MGA 5008.252716
MKD 61.330028
MMK 2389.82139
MNT 4095.29786
MOP 9.193636
MRU 45.598
MUR 54.498985
MVR 17.585767
MWK 1977.121465
MXN 19.944911
MYR 4.643707
MZN 72.744643
NAD 18.621139
NGN 1508.690482
NIO 41.728113
NOK 10.796939
NPR 174.247029
NZD 2.005282
OMR 0.437632
PAB 1.13808
PEN 3.844401
PGK 5.063456
PHP 71.493183
PKR 315.917893
PLN 4.37097
PYG 6745.106785
QAR 4.146592
RON 5.275854
RSD 117.560753
RUB 96.502703
RWF 1676.626433
SAR 4.274166
SBD 9.106497
SCR 15.740256
SDG 684.651911
SEK 11.300496
SGD 1.457173
SHP 0.859373
SLE 28.057104
SLL 23868.298967
SOS 650.5037
SRD 43.051054
STD 23559.254631
STN 24.671336
SVC 9.958198
SYP 14799.387176
SZL 18.620964
THB 38.039803
TJS 10.532966
TMT 3.99522
TND 3.356097
TOP 2.740607
TRY 55.576353
TTD 7.735074
TWD 36.236077
TZS 3016.331787
UAH 51.082319
UGX 4427.305706
USD 1.138239
UYU 45.619094
UZS 13473.900913
VES 970.270945
VND 29606.172329
VUV 134.70877
WST 3.133034
XAF 655.957
XAG 0.017662
XAU 0.000265
XCD 3.076149
XCG 2.051056
XDR 0.804794
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 269.364113
ZAR 18.627405
ZMK 10245.519969
ZMW 22.164539
ZWL 366.512578
SSP 6502.294799
MXV 2.260481
  • AEX

    -3.0000

    1107.93

    -0.27%

  • BEL20

    -71.4100

    5687.13

    -1.24%

  • PX1

    -31.8100

    8123.41

    -0.39%

  • ISEQ

    -108.3000

    14332.16

    -0.75%

  • OSEBX

    -2.3100

    2096.59

    -0.11%

  • PSI20

    -24.1400

    9632.44

    -0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -90.3100

    4470.74

    -1.98%

  • N150

    -17.5700

    4267.43

    -0.41%

L'accusation demande des peines plus lourdes contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty
L'accusation demande des peines plus lourdes contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty / Photo: Bertrand GUAY - POOL/AFP/Archives

L'accusation demande des peines plus lourdes contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty

L'accusation a demandé vendredi d'alourdir à vingt ans de réclusion criminelle les peines en appel des deux initiateurs d'une campagne de haine lancée contre Samuel Paty avant sa décapitation par un jihadiste tchétchène pour avoir montré des caricatures du Prophète lors d'un cours sur la liberté d'expression.

Taille du texte:

Contre deux amis du tueur, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, le parquet général a réclamé seize ans d'emprisonnement pour complicité d'assassinat.

L'accusation est convaincue qu'ils ont véhiculé et aidé Abdoullakh Anzorov à se procurer des armes en ayant "conscience (de son) projet terroriste" même s'ils "n'avaient pas connaissance" de ses modalités. Ce dont ils se défendent depuis fin janvier devant la cour d'assises spéciales de Paris.

Le père d'élève Brahim Chnina, 54 ans, et le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, s'emploient aussi à convaincre de l'absence de toute intention qu'advienne un attentat, et de conscience du risque auquel leur cabale en ligne exposait le professeur du collège du Bois d'Aulne à Conflans Sainte-Honorine (Yvelines).

Ils avaient fait appel de leur condamnation à 13 et 15 années de réclusion pour prix de cette campagne qui ne s'était arrêtée qu'avec la décapitation du professeur d'histoire-géographie le 16 octobre 2020 près de son établissement.

A l'inverse de leurs co-accusés, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ne connaissaient pas Anzorov. Mais en réclamant contre eux les peines les plus lourdes, l'accusation a dressé une hiérarchie des responsabilités qui a surpris, notamment la défense.

"On ne reproche pas à Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui des actes préparatoires à l'attentat commis par Anzorov. Ce qu'on leur reproche, c'est des actes préparatoires à tous les Anzorov potentiels", déclare une des deux avocates générales.

Et leur cabale ne relève pas de l'impulsion vite réprimée: elle "dure dix jours, du 7 octobre au 16 octobre", relève la magistrate, dans un réquisitoire s'employant, point par point, à priver d'oxygène la défense. Pendant cette période, "la terreur" s'installe au collège, "avant même l'entrée en scène du terroriste Anzorov": le père d'une collégienne et le militant islamiste ont "créé les conditions d'un passage à l'acte terroriste."

"Jamais un dossier de terrorisme n'aura revêtu autant d'enjeux sociétaux", poursuit la magistrate, demandant à la cour de protéger l'école, "fondement de la République".

- "C'est ça, l'arbitraire" -

"L'accusation cherche à faire un exemple" et souhaite que la cour réponde "à des enjeux sociétaux, là où elle ne devrait être tenue que par le droit", a répliqué un des avocats d'Abdelhakim Sefrioui, Me Vincent Brengarth.

"Il y a un an, ça valait dix" ans, les réquisitions en première instance, "et maintenant ça vaut 20! C'est ça l'arbitraire!", s'indigne pour Brahim Chnina, sa consoeur Me Louise Tort: quand personne n'avait su prévenir la dérive jihadiste d'Anzorov, "lui, il aurait dû savoir, il aurait dû se douter, il aurait dû prévoir!".

Le crime a traumatisé la communauté enseignante et jeté l'effroi dans un pays qui venait d'être menacé par Al-Qaïda après la republication de ses caricatures par Charlie Hebdo à l'occasion du procès des attentats de janvier 2015.

Mais les deux hommes affirment n'avoir pas été mus par la question du blasphème, invoquée par Anzorov dans la revendication de son crime.

Brahim Chnina a parlé du sentiment d'injustice d'un père à qui sa fille avait dit avoir dû quitter la classe parce que Samuel Paty aurait fait sortir les musulmans au moment de montrer les caricatures. Elle avait menti: exclue pour indiscipline, elle n'assistait pas à ce cours.

Quant à Abdelhakim Sefrioui, qui avait contacté Brahim Chnina en qualité revendiquée de représentant du Conseil des imams de France, il n'aurait été animé que par sa conviction que le professeur avait stigmatisé les élèves musulmans.

Une ligne de défense balayée par l'accusation: "On est bien sur la question du blasphème", tranche l'avocate générale, rappelant témoignages et propos passés des deux accusés.

Si Brahim Chnina a exprimé "honte" et regrets, Abdelhakim Sefrioui s'est posé en héraut des droits des musulmans, qui aurait été livré à la "vindicte" publique par les autorités françaises.

Secouant parfois la tête en écoutant l'avocate générale, l'ancien dirigeant du Collectif Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas palestinien, a écouté sa description en "manipulateur", désireux "de relancer sa carrière d'islamiste politique qui était en déshérence".

Le verdict est attendu lundi.

F.Carpenteri--NZN