Zürcher Nachrichten - Covid-19: au nom de l'urgence sanitaire, un recul des libertés à réinterroger

EUR -
AED 4.253793
AFN 73.538311
ALL 96.012872
AMD 436.811565
ANG 2.073056
AOA 1061.957069
ARS 1594.404251
AUD 1.662949
AWG 2.087146
AZN 1.967907
BAM 1.952753
BBD 2.333738
BDT 142.199929
BGN 1.979513
BHD 0.437188
BIF 3439.490881
BMD 1.158078
BND 1.481252
BOB 8.006885
BRL 6.049219
BSD 1.158682
BTN 108.992733
BWP 15.791107
BYN 3.434259
BYR 22698.323661
BZD 2.330614
CAD 1.598929
CDF 2640.417213
CHF 0.916078
CLF 0.026914
CLP 1062.697695
CNY 7.992473
CNH 7.991953
COP 4287.771244
CRC 538.780131
CUC 1.158078
CUP 30.68906
CVE 110.741159
CZK 24.465541
DJF 205.813906
DKK 7.473348
DOP 69.918955
DZD 153.548932
EGP 60.832783
ERN 17.371166
ETB 182.173115
FJD 2.601013
FKP 0.865346
GBP 0.865298
GEL 3.120975
GGP 0.865346
GHS 12.680718
GIP 0.865346
GMD 85.116128
GNF 10167.922589
GTQ 8.86839
GYD 242.440496
HKD 9.053331
HNL 30.712537
HRK 7.537113
HTG 151.948123
HUF 386.461924
IDR 19514.76796
ILS 3.608397
IMP 0.865346
INR 108.902099
IQD 1517.081837
IRR 1520729.78105
ISK 143.208453
JEP 0.865346
JMD 182.519893
JOD 0.821096
JPY 184.418109
KES 150.260853
KGS 101.272974
KHR 4647.365541
KMF 494.499603
KPW 1042.286578
KRW 1737.441285
KWD 0.354974
KYD 0.965639
KZT 559.089227
LAK 24997.108058
LBP 103705.861729
LKR 364.424437
LRD 212.681294
LSL 19.618142
LTL 3.419502
LVL 0.70051
LYD 7.382801
MAD 10.801971
MDL 20.261343
MGA 4829.183971
MKD 61.657391
MMK 2432.15733
MNT 4133.721531
MOP 9.331543
MRU 46.473894
MUR 53.816164
MVR 17.892624
MWK 2011.581663
MXN 20.530511
MYR 4.591194
MZN 74.003039
NAD 19.60631
NGN 1605.454434
NIO 42.524631
NOK 11.217755
NPR 174.391379
NZD 1.989022
OMR 0.445279
PAB 1.158747
PEN 4.007533
PGK 4.990736
PHP 69.517674
PKR 323.162008
PLN 4.275217
PYG 7539.299492
QAR 4.220007
RON 5.095663
RSD 117.432579
RUB 93.801927
RWF 1690.793497
SAR 4.344623
SBD 9.313304
SCR 17.058428
SDG 696.005112
SEK 10.807494
SGD 1.482044
SHP 0.868858
SLE 28.43085
SLL 24284.32366
SOS 661.262482
SRD 43.243198
STD 23969.871023
STN 24.782864
SVC 10.139308
SYP 128.486707
SZL 19.569633
THB 37.787798
TJS 11.095647
TMT 4.053272
TND 3.401852
TOP 2.788373
TRY 51.370242
TTD 7.87901
TWD 36.94728
TZS 2976.328133
UAH 50.873868
UGX 4287.420243
USD 1.158078
UYU 46.90781
UZS 14128.548223
VES 535.136558
VND 30515.348392
VUV 138.399637
WST 3.17105
XAF 654.963162
XAG 0.015959
XAU 0.000254
XCD 3.129763
XCG 2.088422
XDR 0.81354
XOF 652.57625
XPF 119.331742
YER 276.375769
ZAR 19.58907
ZMK 10424.085847
ZMW 21.698169
ZWL 372.900559
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

Covid-19: au nom de l'urgence sanitaire, un recul des libertés à réinterroger
Covid-19: au nom de l'urgence sanitaire, un recul des libertés à réinterroger / Photo: Loic VENANCE - AFP/Archives

Covid-19: au nom de l'urgence sanitaire, un recul des libertés à réinterroger

Au nom de l'impératif sanitaire, les Français ont accepté pendant deux ans et demi de pandémie un recul de leurs libertés, exagéré pour certains qui veulent pouvoir désormais mieux débattre du sujet.

Taille du texte:

A la suite du vote du Parlement, le 1er août prendront officiellement fin les cadres juridiques d'exception - état d'urgence, gestion de la crise sanitaire - qui avaient été décidés face à la catastrophe sanitaire.

Après un dernier feu vert donné samedi par le Conseil constitutionnel, le gouvernement pourra ne plus imposer qu'un test négatif de dépistage au Covid à l'embarquement en direction du territoire français et pour les voyages outre-mer, dans des cas bien précis.

Depuis mars 2020, 13 lois ont été votées par le Parlement, donnant au Premier ministre des pouvoirs qui se sont traduits par des confinements, couvre-feu, pass sanitaires et vaccinaux, etc.

"On s'était progressivement habitué à être une société d'individus libres, nous sommes une nation de citoyens solidaires", lançait fin 2020 le chef de l'Etat Emmanuel Macron pour justifier ces restrictions.

Le covid-19 a été un "stress test" pour l’Etat de droit partout dans l’UE, analysait un rapport de l'Assemblée nationale en octobre 2021.

"En Europe occidentale, la France a été le pays qui a pris les mesures les plus dures", analyse aujourd'hui Raul Magni-Berton, politologue à Sciences-Po Grenoble.

En disposant d'une large majorité, le gouvernement a pu facilement imposer des décisions de façon unilatérale et "il n'est pas étonnant qu'on abandonne l'état d'urgence au moment où (il) ne jouit plus que d'une majorité relative", estime-t-il.

Même s'il entérinait déjà la disparition du cadre permettant la mise en oeuvre de mesures d'exception, le texte finalement voté par le Parlement est bien différent de ce qu'avait prévu le gouvernement initialement.

Les oppositions de droite et de gauche ont rejeté un possible pass sanitaire aux frontières, de ou vers l'étranger, mais aussi entre l'Hexagone, la Corse et les outre-mer avant qu'un compromis entre députés, sénateurs et gouvernement ne soit finalement trouvé.

Selon Pacôme Rupin, ex-député LREM qui s'était opposé au pass vaccinal, les libertés ont été rognées trop longtemps: "au début de la crise sanitaire, il était normal de prendre des dispositions très fortes mais, à partir du moment où on connaissait mieux le virus, il fallait lever un certain nombre de contraintes".

- "Clauses de revoyure" -

"On a eu très peu de débats sur la question des libertés individuelles, clairement on a fait passer la santé avant tout", observe-t-il.

D'autres députés sont plus nuancés: "On a toujours essayé de corriger les mesures en fonction de l'évolution de la situation sanitaire", lance Sacha Houlié, président Renaissance (ex-LREM) de la commission des Lois, rappelant qu'un certain nombre d'amendements ont été déposés pour rouvrir les jauges ou revoir la durée de fermeture de certains lieux.

Mais que se passera-t-il à l'avenir? Avec le député LR Philippe Gosselin, il a rendu en décembre 2020 un rapport proposant des "contre-pouvoirs" renforcés en cas de crise majeure.

"La tentation pourrait être de vouloir mettre tout le monde sous cloche, c'est un risque sérieux dont il faut se prémunir", estime Philippe Gosselin.

La pression étant désormais "retombée", il souhaiterait le lancement d'une discussion collective sur "ce qui pourrait servir de cadre à un futur état d'urgence sanitaire ou énergétique".

"Décidons-en maintenant", en prévoyant par exemple des clauses de revoyure, plaide-t-il.

Si "l’état d’urgence est utile et efficace pour faire face à un désordre momentané", "sur le long terme, son usage est délétère", jugeait en septembre 2021 le Conseil d'Etat qui suggère une saisine automatique du Conseil constitutionnel sur ces lois.

Du côté des scientifiques, qui ont contribué à guider les décisions du gouvernement, l'heure est aussi aux préconisations.

Pour le Conseil scientifique, qui va être remplacé par une nouvelle structure, la décision du niveau de circulation du virus nécessitant un retour de mesures de contrôle "doit faire l’objet d'une concertation dans la société".

"Nous pensons que ces mesures sont nécessaires dans certains cas mais nous disons aussi qu'il est essentiel de connaître l'opinion des Français sur le sujet", a récemment déclaré l'un de ses membres, le Pr Arnaud Fontanet. "On ne s'en sortira pas sans un débat démocratique".

C'est l'un des regrets du Pr Jean-François Delfraissy, son président, au moment de tirer dans Le Parisien un bilan de ces longs mois de crise: "on aurait pu prendre des décisions avec les citoyens".

T.Gerber--NZN