Zürcher Nachrichten - Argentine: huit ans après, le procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies

EUR -
AED 4.246429
AFN 76.887634
ALL 93.189144
AMD 423.342651
AOA 1060.176801
ARS 1724.882575
AUD 1.635501
AWG 2.082489
AZN 1.97002
BAM 1.961391
BBD 2.328337
BDT 143.102254
BHD 0.435984
BIF 3453.955207
BMD 1.156136
BND 1.481323
BOB 13.739522
BRL 5.893522
BSD 1.155995
BTN 110.001186
BWP 15.603479
BYN 3.442212
BYR 22660.258427
BZD 2.324897
CAD 1.613446
CDF 2615.761404
CHF 0.934267
CLF 0.026749
CLP 1056.199727
CNY 7.801146
CNH 7.796152
COP 3650.105178
CRC 525.509359
CUC 1.156136
CUP 30.637594
CVE 110.646682
CZK 24.258158
DJF 205.46888
DKK 7.477932
DOP 67.345355
DZD 153.694406
EGP 57.293288
ERN 17.342035
ETB 184.982115
FJD 2.55395
FKP 0.859288
GBP 0.856968
GEL 3.017966
GGP 0.859288
GHS 13.596606
GIP 0.859288
GMD 84.980421
GNF 10145.090599
GTQ 8.820142
GYD 241.849406
HKD 9.067746
HNL 31.077375
HRK 7.536506
HTG 151.150865
HUF 363.096405
IDR 20580.370421
ILS 3.468234
IMP 0.859288
INR 109.992259
IQD 1515.115748
IRR 1590322.371805
ISK 142.598215
JEP 0.859288
JMD 183.583315
JOD 0.819746
JPY 182.445186
KES 148.887592
KGS 101.104505
KHR 4685.244046
KMF 492.514185
KRW 1627.712241
KWD 0.356865
KYD 0.963346
KZT 541.784389
LAK 26108.437325
LBP 103531.946431
LKR 387.745291
LRD 209.896866
LSL 18.648909
LTL 3.413768
LVL 0.699335
LYD 7.358849
MAD 10.757887
MDL 20.102303
MGA 4982.944983
MKD 61.70777
MMK 2427.367709
MNT 4157.510076
MOP 9.34149
MRU 46.349915
MUR 54.396619
MVR 17.862733
MWK 2008.207995
MXN 19.811776
MYR 4.728715
MZN 73.882892
NAD 18.78764
NGN 1577.963717
NIO 42.540713
NOK 10.99759
NPR 176.001898
NZD 1.961547
OMR 0.442559
PAB 1.15598
PEN 3.913564
PGK 5.112721
PHP 70.183258
PKR 321.178758
PLN 4.299905
PYG 6873.802279
QAR 4.213541
RON 5.244583
RSD 117.953626
RUB 94.679224
RWF 1693.738704
SAR 4.370455
SBD 9.325039
SCR 16.735107
SDG 694.263698
SEK 10.961095
SGD 1.477777
SLE 28.445176
SOS 694.263682
SRD 43.778814
STD 23929.673396
STN 24.712399
SVC 10.11514
SZL 18.781467
THB 38.164464
TJS 10.664099
TMT 4.058036
TND 3.366711
TRY 55.146402
TTD 7.835505
TWD 37.286072
TZS 3060.872603
UAH 51.775757
UGX 4306.406038
USD 1.156136
UYU 46.534057
UZS 13815.821213
VES 873.763846
VND 30295.956222
VUV 137.592149
WST 3.154418
XAF 657.83219
XAG 0.018216
XAU 0.000266
XCD 3.124515
XCG 2.083439
XDR 0.818768
XOF 656.685424
XPF 119.331742
YER 275.626884
ZAR 18.667336
ZMK 10406.612213
ZMW 21.818913
ZWL 372.275202
  • AEX

    -1.0000

    1111.47

    -0.09%

  • BEL20

    17.2800

    5777.71

    +0.3%

  • PX1

    14.7900

    8714.93

    +0.17%

  • ISEQ

    279.4200

    14320.37

    +1.99%

  • OSEBX

    6.0600

    2025.99

    +0.3%

  • PSI20

    -42.4300

    9181.38

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    3.4600

    4329.06

    +0.08%

Argentine: huit ans après, le procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies
Argentine: huit ans après, le procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies / Photo: Alfonsina Tain - AFP/Archives

Argentine: huit ans après, le procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies

"On ne sait toujours pas pourquoi". Plus de huit ans après le drame, les familles de 44 marins argentins morts dans le naufrage de leur sous-marin espèrent un début de justice, ou d'explication, au procès qui s'ouvre mardi à Rio Gallegos.

Taille du texte:

Loin au large, à plus de 500 km de cette ville battue par les vents incessants de l'extrême sud de l'Argentine, repose par 900 m de fond dans l'Atlantique sud l'équipage du "San Juan", disparu en novembre 2017, et localisé un an plus tard. Sur le front de mer, un monument en forme de sous-marin porte leurs noms.

Le San Juan, sous-marin d'attaque de type TR-1700, avait appareillé sept jours plus tôt du port d'Ushuaia, pour regagner sa base de Mar del Plata (sud de Buenos Aires). Le 15 novembre, il signalait une panne électrique et un début d'incendie. Son dernier message.

Sa disparition, plus lourde perte de la marine argentine en temps de paix (hors Guerre des Malouines) avait bouleversé le pays, et mobilisé les navires d'une dizaine de pavillons en une vaste opération de recherche de plusieurs semaines.

Une interminable année plus tard, une firme américano-britannique d'exploration maritime, Ocean Infinity, l'avait finalement localisé, sur un fond accidenté de canyons, avec sa coque déformée, enfoncée.

- Renflouage exclu -

Si la genèse exacte de l'avarie n'a pas été élucidée, "quelle que soit la cause, le sous-marin a implosé", avait déclaré le ministre de la Défense de l'époque, Oscar Aguad. Le San Juan de fabrication allemande, construit en 1983, n'était pas conçu pour descendre au-delà de 300 mètres.

Une hypothèse est une défaillance de valve, qui aurait permis une entrée d'eau dans le compartiment des batteries, entraînant un incendie puis une explosion. Mais pour confirmer, il faudrait renflouer les débris, opération complexe qui n'a jamais été sérieusement envisagée, observent les familles.

"C'est très difficile de condamner quelqu'un pour un délit quand on ne sait pas vraiment ce qui s’est passé. Le procès pourrait finir en acquittement", avertit à l'AFP Luis Tagliapietra, avocat mais aussi père d'Alejandro, 27 ans, l'un des marins tués dans la catastrophe.

Quatre ex-haut gradés de Marine sont jugés: les anciens chefs de l'instruction, de la force sous-marine, le chef d'état-major du commando sous-marins, et l'ex-chef des opérations.

Poursuivis pour manquement au devoir de fonctionnaire et de leur charge, sinistre par négligence ayant causé la mort, ils comparaissent libres, mais encourent de 1 à 5 ans de prison. Certains ont déjà été sanctionnés en cour martiale, l'un destitué.

Mais les grands absents du procès, qui pourrait durer jusqu'en juillet (à raison d'une semaine sur deux), sont les familles, vivant pour la plupart loin en Argentine, et sans moyens de se rendre à Rio Gallegos, à plus de de 3 heures de vol de Buenos Aires.

"Ils ne peuvent même pas se payer des photocopies, alors imaginez un avion et l'hébergement ! Mais l'important, c'est d’être arrivés au procès", explique à l'AFP l'avocate Valeria Carreras, qui représenter 34 familles.

- Au moins, la visibilité -

"Ce sont des gens sans pouvoir, sans argent, sans nom, et ils se sont sentis comme des moins que rien pendant ces huit ans. C'est pour ça qu'il y a des attentes: cette visibilité est importante pour que l'oubli, le temps, ne soient pas complices de l'impunité", a-t-elle ajouté.

Dans les mois suivant le naufrage, les familles de l'équipage (43 hommes et une femme) avaient mené une intense campagne de pression sur les autorités pour connaître le sort du sous-marin.

Elles ont affirmé avoir fait l'objet de filatures, d'écoutes, d'intimidations. L'ex-président libéral Mauricio Macri (2015-2019) a même été inculpé pour espionnage illégal, avant un non-lieu prononcé en 2022.

Ni Macri, ni son ministre de la Défense d'alors ne figurent parmi quelque 90 témoins cités. Mais Me Carreras espère qu'une instruction distincte, en cours dans une autre juridiction, mais quasi-paralysée faute de moyens d'expertise, "remontera des lignes de commandement jusqu'à Macri".

"Il y a eu de nombreuses défaillances avant le naufrage, des commandements à terre n'ont pas pris de décisions adéquates, mais on ne sait toujours pas pourquoi il a coulé", souffle Luis Tagliapietra. "Il y a de la résignation chez des proches", concède-t-il. "Moi, je continue de me battre, c'est la promesse que j'ai faite à mon fils".

N.Fischer--NZN