Zürcher Nachrichten - Un an après un méga feu, la résilience de la forêt méditerannéenne mise à l'épreuve

EUR -
AED 4.253793
AFN 73.538311
ALL 96.012872
AMD 436.811565
ANG 2.073056
AOA 1061.957069
ARS 1594.404251
AUD 1.662949
AWG 2.087146
AZN 1.967907
BAM 1.952753
BBD 2.333738
BDT 142.199929
BGN 1.979513
BHD 0.437188
BIF 3439.490881
BMD 1.158078
BND 1.481252
BOB 8.006885
BRL 6.049219
BSD 1.158682
BTN 108.992733
BWP 15.791107
BYN 3.434259
BYR 22698.323661
BZD 2.330614
CAD 1.598929
CDF 2640.417213
CHF 0.916078
CLF 0.026914
CLP 1062.697695
CNY 7.992473
CNH 7.991953
COP 4287.771244
CRC 538.780131
CUC 1.158078
CUP 30.68906
CVE 110.741159
CZK 24.465541
DJF 205.813906
DKK 7.473348
DOP 69.918955
DZD 153.548932
EGP 60.832783
ERN 17.371166
ETB 182.173115
FJD 2.601013
FKP 0.865346
GBP 0.865298
GEL 3.120975
GGP 0.865346
GHS 12.680718
GIP 0.865346
GMD 85.116128
GNF 10167.922589
GTQ 8.86839
GYD 242.440496
HKD 9.053331
HNL 30.712537
HRK 7.537113
HTG 151.948123
HUF 386.461924
IDR 19514.76796
ILS 3.608397
IMP 0.865346
INR 108.902099
IQD 1517.081837
IRR 1520729.78105
ISK 143.208453
JEP 0.865346
JMD 182.519893
JOD 0.821096
JPY 184.418109
KES 150.260853
KGS 101.272974
KHR 4647.365541
KMF 494.499603
KPW 1042.286578
KRW 1737.441285
KWD 0.354974
KYD 0.965639
KZT 559.089227
LAK 24997.108058
LBP 103705.861729
LKR 364.424437
LRD 212.681294
LSL 19.618142
LTL 3.419502
LVL 0.70051
LYD 7.382801
MAD 10.801971
MDL 20.261343
MGA 4829.183971
MKD 61.657391
MMK 2432.15733
MNT 4133.721531
MOP 9.331543
MRU 46.473894
MUR 53.816164
MVR 17.892624
MWK 2011.581663
MXN 20.530511
MYR 4.591194
MZN 74.003039
NAD 19.60631
NGN 1605.454434
NIO 42.524631
NOK 11.217755
NPR 174.391379
NZD 1.989022
OMR 0.445279
PAB 1.158747
PEN 4.007533
PGK 4.990736
PHP 69.517674
PKR 323.162008
PLN 4.275217
PYG 7539.299492
QAR 4.220007
RON 5.095663
RSD 117.432579
RUB 93.801927
RWF 1690.793497
SAR 4.344623
SBD 9.313304
SCR 17.058428
SDG 696.005112
SEK 10.807494
SGD 1.482044
SHP 0.868858
SLE 28.43085
SLL 24284.32366
SOS 661.262482
SRD 43.243198
STD 23969.871023
STN 24.782864
SVC 10.139308
SYP 128.486707
SZL 19.569633
THB 37.787798
TJS 11.095647
TMT 4.053272
TND 3.401852
TOP 2.788373
TRY 51.370242
TTD 7.87901
TWD 36.94728
TZS 2976.328133
UAH 50.873868
UGX 4287.420243
USD 1.158078
UYU 46.90781
UZS 14128.548223
VES 535.136558
VND 30515.348392
VUV 138.399637
WST 3.17105
XAF 654.963162
XAG 0.015959
XAU 0.000254
XCD 3.129763
XCG 2.088422
XDR 0.81354
XOF 652.57625
XPF 119.331742
YER 276.375769
ZAR 19.58907
ZMK 10424.085847
ZMW 21.698169
ZWL 372.900559
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

Un an après un méga feu, la résilience de la forêt méditerannéenne mise à l'épreuve
Un an après un méga feu, la résilience de la forêt méditerannéenne mise à l'épreuve / Photo: NICOLAS TUCAT - AFP/Archives

Un an après un méga feu, la résilience de la forêt méditerannéenne mise à l'épreuve

Dans le massif des Maures (sud-est de la France), les collines commencent à reverdir après un incendie qui avait brûlé l'été dernier quelque 7.000 hectares de végétation. Mais la régénération de la forêt méditerranéenne, adaptée aux feux, pourrait avoir des limites.

Taille du texte:

"C'était le quatrième depuis 1979", compte avec un certain fatalisme, Michel Mondani, maire des Mayons, en énumérant les incendies qui ont ravagé son village et dont le dernier, en août 2021, a fait deux morts sur la commune voisine de Grimaud, au-dessus du Golfe de Saint-Tropez.

Des milliers de vacanciers avaient dû être évacués face à l'avancée des flammes dans cette zone boisée.

Un an plus tard, les arbousiers, le thym et autres arbustes reprennent doucement vie au milieu des chênes-lièges et pins d'Alep encore noircis qui surplombent les crêtes, constate cet ancien pompier volontaire.

"La nature reprend ses droits, mais on voit que les incendies successifs l'épuisent", poursuit l'ex-chef du centre d'incendie et de secours de ce village de 630 habitants.

Une écorce très épaisse qui protège le chêne-liège de l'impact létal des températures lors du passage de flammes, des pins dont les cônes libèrent une banque de graines qui, au contact de la cendre, donnent naissance à de nouveaux arbres, des arbustes dont les nœuds de reprise sont situés sous terre...

En région méditerranéenne "la majorité des espèces sont adaptées au feu", explique à l'AFP Anne Ganteaume, spécialisée dans l'évaluation des risques incendie, au sein de l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae) d'Aix-en-Provence.

- Alouette -

"Si la fréquence des incendies est modérée ce n'est pas un problème majeur. Le feu permet de réguler certaines plantes invasives. Cela peut surprendre, mais sans incendie, un contingent d'oiseaux comme les alouettes, les bruants pourraient disparaître car leurs habitats s'embroussailleraient", rappelle également Roger Prodon, professeur émérite à l'Ecole pratique des hautes études et spécialisé dans "l'écologie des incendies".

Les scientifiques mettent toutefois en garde sur les limites de cette "résilience naturelle" de la flore méditerranéenne face au changement climatique et aux canicules à répétition, un de ses symptômes.

Si le nombre d'hectares brûlés avait baissé de manière générale en France avec 45.000 hectares en moyenne par an dans les années 1970-1980 contre 12.000 hectares depuis 2006, le feu qui a ravagé 21.000 hectares en Gironde et la fréquence des feux appellent à la vigilance.

"Si la fréquence des feux augmente, ce qui est attendu dans le futur, l’intervalle deviendra trop court pour que, par exemple, le pin d'Alep arrive à maturation et libère ses graines avant qu'un nouveau feu ne le brûle", prévient Mme Ganteaume.

En France, "l'activité (des feux) va s'intensifier dans les zones où elle est déjà forte, dans le Sud-Est et aussi s'étendre aux marges montagneuses de cette région du Sud", ainsi que "dans la moitié Nord où les températures et la sécheresse vont augmenter", pointe Jean-Luc Dupuy, spécialiste des incendies à l'Inrae d'Avignon. A l'image du feu en juillet sur les Monts d'Arrée, en Bretagne.

"Il ne faut pas s'attendre à ce que les espèces s'adaptent à l'arrivée d'un nouveau régime de feu (fréquence naturelle de feu que peut supporter un écosystème sans effets irréversibles à long terme, NDLR) en quelques décennies", prévient M. Dupuy.

"L'adaptation nécessite plusieurs milliers d'années", insiste le chercheur particulièrement inquiet pour "les nouveaux territoires" dont la végétation est moins adaptée aux feux qu’en région méditerranéenne.

En Provence-Alpes-Côte-d'Azur, pour la première fois, des fonds publics et privés ont été débloqués à l'initiative de la Région, via son programme Respir, afin de venir en aide aux massifs forestiers et prévenir de nouvelles catastrophes.

Les effets collatéraux des incendies à répétition sont en effet nombreux: faute de végétation pour retenir l'eau de pluie le risque d'inondations augmente, le ruissellement des cendres dans les fossés peut aussi déséquilibrer la qualité de l'eau, essentielle aux animaux.

Quelque 468.000 euros ont ainsi été engagés pour des travaux prioritaires comme du "fascinage" consistant à consolider les berges des cours d'eau avec des morceaux de bois et à ralentir le ravinement de l'eau dans les pentes les plus raides.

Auparavant, près de 200.000 euros de travaux d'urgence (abattage d'arbres calcinés menaçant de s'effondrer, élagages) avaient déjà été engagés.

"Il faut rendre la forêt la plus résistante possible face au prochain incendie", reconnait Julie Mariton, du Syndicat mixte du massif des Maures, "il faut être humble, on sait que ça se reproduira".

O.Meier--NZN