Zürcher Nachrichten - Plainte pour "traite d'êtres humains" contre Deliveroo et Uber Eats

EUR -
AED 4.274525
AFN 72.747251
ALL 95.444012
AMD 426.573239
ANG 2.083964
AOA 1068.48527
ARS 1630.661812
AUD 1.624031
AWG 2.095069
AZN 1.981826
BAM 1.955677
BBD 2.335853
BDT 142.541058
BGN 1.943665
BHD 0.437373
BIF 3453.466891
BMD 1.163927
BND 1.485445
BOB 8.013497
BRL 5.84664
BSD 1.159727
BTN 110.915042
BWP 15.685016
BYN 3.1842
BYR 22812.968849
BZD 2.332454
CAD 1.607721
CDF 2624.655534
CHF 0.910278
CLF 0.026541
CLP 1044.566471
CNY 7.908593
CNH 7.894556
COP 4285.125217
CRC 524.867073
CUC 1.163927
CUP 30.844065
CVE 110.258083
CZK 24.277131
DJF 206.517044
DKK 7.472603
DOP 68.355712
DZD 154.890326
EGP 60.898517
ERN 17.458905
ETB 186.964271
FJD 2.560405
FKP 0.86652
GBP 0.863412
GEL 3.096354
GGP 0.86652
GHS 13.465155
GIP 0.86652
GMD 84.394944
GNF 10168.730359
GTQ 8.843445
GYD 242.594781
HKD 9.119426
HNL 30.855064
HRK 7.534125
HTG 151.935737
HUF 357.199302
IDR 20644.572882
ILS 3.361131
IMP 0.86652
INR 110.808758
IQD 1519.204694
IRR 1540340.96826
ISK 143.748419
JEP 0.86652
JMD 183.078515
JOD 0.825216
JPY 184.97941
KES 150.9617
KGS 101.785253
KHR 4649.705727
KMF 494.669086
KPW 1047.534327
KRW 1759.002106
KWD 0.360131
KYD 0.966439
KZT 547.675642
LAK 25416.405525
LBP 103878.683266
LKR 387.915664
LRD 212.226686
LSL 19.1293
LTL 3.436773
LVL 0.704048
LYD 7.390536
MAD 10.698929
MDL 20.115738
MGA 4872.694316
MKD 61.622398
MMK 2443.776788
MNT 4165.738167
MOP 9.360513
MRU 46.343093
MUR 55.030144
MVR 17.928737
MWK 2010.973843
MXN 20.10422
MYR 4.603911
MZN 74.319022
NAD 19.1293
NGN 1591.239066
NIO 42.695663
NOK 10.764461
NPR 177.463867
NZD 1.981301
OMR 0.447528
PAB 1.159727
PEN 3.954052
PGK 5.057683
PHP 71.445302
PKR 322.883144
PLN 4.235472
PYG 7067.556623
QAR 4.240134
RON 5.246516
RSD 117.394165
RUB 82.635466
RWF 1695.493635
SAR 4.353127
SBD 9.364005
SCR 17.274467
SDG 699.003515
SEK 10.815197
SGD 1.486681
SHP 0.868989
SLE 28.630504
SLL 24406.969301
SOS 662.758422
SRD 43.244507
STD 24090.93857
STN 24.508991
SVC 10.147363
SYP 128.643021
SZL 19.1248
THB 37.769548
TJS 10.773924
TMT 4.073744
TND 3.394987
TOP 2.802457
TRY 53.211506
TTD 7.871506
TWD 36.558859
TZS 3049.878648
UAH 51.32788
UGX 4391.724489
USD 1.163927
UYU 46.427087
UZS 13914.12711
VES 612.470595
VND 30682.279175
VUV 138.331965
WST 3.171465
XAF 655.915852
XAG 0.015023
XAU 0.000256
XCD 3.145571
XCG 2.090169
XDR 0.815749
XOF 655.915852
XPF 119.331742
YER 277.771363
ZAR 19.032243
ZMK 10476.742633
ZMW 21.83163
ZWL 374.784013
  • AEX

    5.8500

    1050.82

    +0.56%

  • BEL20

    21.2400

    5611.42

    +0.38%

  • PX1

    77.9100

    8193.52

    +0.96%

  • ISEQ

    226.2300

    13228.06

    +1.74%

  • OSEBX

    -13.9900

    2043.5

    -0.68%

  • PSI20

    64.1700

    9230.87

    +0.7%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -9.0700

    4114.76

    -0.22%

  • N150

    28.1500

    4293.69

    +0.66%

Plainte pour "traite d'êtres humains" contre Deliveroo et Uber Eats
Plainte pour "traite d'êtres humains" contre Deliveroo et Uber Eats / Photo: Ed JONES - AFP/Archives

Plainte pour "traite d'êtres humains" contre Deliveroo et Uber Eats

Des associations d'aide aux livreurs de repas ont déposé une plainte pénale pour "traite d'êtres humains" visant les plateformes Deliveroo et Uber Eats, menaçant en outre cette dernière d'une action de groupe au civil pour "discriminations", a-t-on appris jeudi auprès de leur avocat.

Taille du texte:

"Le modèle économique repose sur l'exploitation d'une main d'oeuvre très précaire, en grande partie immigrée, dans des conditions de travail indignes, pour des revenus de survie", affirme à l'AFP Me Thibault Laforcade, évoquant une démarche "inédite" en France.

La plainte contre le britannique Deliveroo et le géant américain Uber, déposée mercredi auprès de la procureure de la République de Paris et révélée par Le Parisien, est portée par la Maison des livreurs à Bordeaux, la Maison des coursiers à Paris, et les associations d'aide aux livreurs AMAL et Ciel.

Des témoignages collectés partout en France "nous permettent d'affirmer que les plateformes font des bénéfices très importants en exploitant la vulnérabilité de ces travailleurs", accuse Jonathan L'Utile Chevallier, coordinateur de projet à la Maison des livreurs à Bordeaux.

Uber Eats assure dans un communiqué que cette "plainte, que nous apprenons par voie de presse, ne repose sur aucun fondement". Deliveroo dit contester "vigoureusement les intentions qui lui sont prêtées" et "rejette fermement toute assimilation de son modèle à une situation d'exploitation ou de traite des êtres humains".

- "Totalement dépendants" -

On dénombre entre 70.000 et plus de 100.000 livreurs en France, selon les sources. D'après une enquête menée en 2025 par Médecins du Monde (MdM) et plusieurs centres de recherche auprès d'un millier de livreurs, 98% sont nés à l'étranger et 64% sont sans titre de séjour.

M. L'Utile Chevallier évoque des livreurs "parcourant 15 ou 20 km à vélo pour trois euros net". Deliveroo répond appliquer un accord d'avril 2023 "garantissant aux livreurs un revenu horaire minimum de 11,75 euros".

Selon les plaignants, les livreurs, "totalement dépendants", sont "contraints d'accepter n'importe quelles conditions de travail". Avec MdM, ils ont également mis en demeure mercredi Uber Eats - l'entreprise sur laquelle ils ont réuni le plus d'éléments matériels - de faire cesser des "discriminations", sous peine d'engager une action de groupe.

Ils dénoncent une discrimination basée sur la vulnérabilité économique mais aussi une "discrimination algorithmique", autrement dit l'attribution de courses ou la fixation des tarifs par un système automatique opaque, explique Me Laforcade.

"En l'absence de réponse satisfaisante" sous 30 jours, l'action de groupe sera portée devant le tribunal judiciaire de Paris, et si la responsabilité de la plateforme est reconnue, les livreurs pourront rejoindre le groupe et bénéficier de la réparation décidée par le juge, détaille l'avocat, qui espère créer une jurisprudence.

Les nombreuses études et alertes sur le fonctionnement des plateformes "ne les ont absolument pas incitées à changer. Elles ont un sentiment de totale impunité car elles n'ont pas de cadre légal", déplore le coordinateur de la Maison des livreurs qui appelle à un "changement réglementaire".

W.Vogt--NZN