Zürcher Nachrichten - Crash du Rio-Paris: Airbus et Air France condamnés en appel pour une "catastrophe annoncée"

EUR -
AED 4.239148
AFN 76.183133
ALL 93.242695
AMD 422.066935
AOA 1059.642688
ARS 1727.110367
AUD 1.638971
AWG 2.080616
AZN 1.960251
BAM 1.955655
BBD 2.324318
BDT 142.849428
BHD 0.435164
BIF 3449.11485
BMD 1.154295
BND 1.479784
BOB 13.958027
BRL 5.910221
BSD 1.15401
BTN 109.825872
BWP 15.607777
BYN 3.416732
BYR 22624.173581
BZD 2.320918
CAD 1.615637
CDF 2609.859744
CHF 0.93435
CLF 0.02672
CLP 1055.048443
CNY 7.791054
CNH 7.789111
COP 3672.942237
CRC 524.929317
CUC 1.154295
CUP 30.588806
CVE 110.25684
CZK 24.205269
DJF 205.50301
DKK 7.475304
DOP 67.244732
DZD 153.502688
EGP 57.471515
ERN 17.314419
ETB 186.262401
FJD 2.553819
FKP 0.857432
GBP 0.857122
GEL 3.018477
GGP 0.857432
GHS 13.565055
GIP 0.857432
GMD 84.842311
GNF 10135.249888
GTQ 8.805348
GYD 241.43004
HKD 9.054939
HNL 30.930577
HRK 7.534661
HTG 150.888179
HUF 363.741084
IDR 20659.564222
ILS 3.476689
IMP 0.857432
INR 109.925261
IQD 1511.781564
IRR 1586924.175584
ISK 141.990031
JEP 0.857432
JMD 182.926462
JOD 0.818416
JPY 182.177709
KES 149.308045
KGS 100.942743
KHR 4682.633154
KMF 492.883829
KRW 1642.584342
KWD 0.356596
KYD 0.961725
KZT 540.782319
LAK 26074.844302
LBP 103342.499248
LKR 387.641311
LRD 208.303681
LSL 18.823107
LTL 3.408332
LVL 0.698221
LYD 7.356456
MAD 10.767203
MDL 20.079427
MGA 4961.611298
MKD 61.52518
MMK 2423.376627
MNT 4150.658845
MOP 9.324769
MRU 46.264576
MUR 54.182173
MVR 17.833786
MWK 2001.034568
MXN 19.905129
MYR 4.720486
MZN 73.770814
NAD 18.823025
NGN 1573.04937
NIO 42.466857
NOK 11.000254
NPR 175.719473
NZD 1.961533
OMR 0.443831
PAB 1.154005
PEN 3.900811
PGK 5.098623
PHP 70.147602
PKR 320.383288
PLN 4.298905
PYG 6864.462226
QAR 4.218488
RON 5.254356
RSD 117.323662
RUB 93.874598
RWF 1695.26719
SAR 4.334528
SBD 9.313251
SCR 16.730066
SDG 693.14483
SEK 10.923534
SGD 1.479794
SLE 28.393616
SOS 659.54833
SRD 43.479949
STD 23891.567097
STN 24.498081
SVC 10.097253
SZL 18.807445
THB 38.149235
TJS 10.64572
TMT 4.040031
TND 3.384764
TRY 54.934005
TTD 7.813388
TWD 37.188029
TZS 3058.878269
UAH 51.673876
UGX 4298.663235
USD 1.154295
UYU 46.47656
UZS 13752.982139
VES 870.581951
VND 30282.918056
VUV 137.758452
WST 3.15032
XAF 655.905615
XAG 0.018708
XAU 0.000271
XCD 3.119538
XCG 2.079855
XDR 0.814801
XOF 655.908456
XPF 119.331742
YER 273.423548
ZAR 18.82236
ZMK 10389.969123
ZMW 21.955185
ZWL 371.682381
  • AEX

    -0.7800

    1110.55

    -0.07%

  • BEL20

    24.8400

    5800.87

    +0.43%

  • PX1

    65.0200

    8734.36

    +0.75%

  • ISEQ

    1.4000

    14017.07

    +0.01%

  • OSEBX

    3.6200

    2017.03

    +0.18%

  • PSI20

    91.7600

    9268.25

    +1%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    87.6700

    4302.47

    +2.08%

  • N150

    13.3700

    4325.22

    +0.31%

Crash du Rio-Paris: Airbus et Air France condamnés en appel pour une "catastrophe annoncée"
Crash du Rio-Paris: Airbus et Air France condamnés en appel pour une "catastrophe annoncée" / Photo: STEPHANE DE SAKUTIN - AFP

Crash du Rio-Paris: Airbus et Air France condamnés en appel pour une "catastrophe annoncée"

"L'histoire d'une catastrophe annoncée": dans un revirement judiciaire, la cour d'appel de Paris a déclaré jeudi Air France et Airbus coupables d'homicides involontaires pour la "chaîne causale" qui a abouti au crash du vol Rio-Paris en 2009, accident le plus meurtrier de l'aviation française.

Taille du texte:

Au terme de dix-sept ans d'un tortueux parcours judiciaire, la compagnie aérienne et le constructeur, qui avaient été relaxés en première instance, ont été condamnés à la peine maximale de 225.000 euros d'amende pour ce crash ayant coûté la vie à 228 personnes. Une condamnation essentiellement symbolique mais désastreuse pour leur image.

"L'analyse du tribunal (de première instance) ne prend pas en compte l'existence de la chaîne causale dans laquelle s'inscrit l'action des pilotes et qui a entraîné le décès de l'intégralité des passagers de l'AF447", a résumé la présidente Sylvie Madec en conclusion de deux heures d'explication d'un arrêt infirmant le précédent jugement.

À l'issue du procès en première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé en 2023 sur le plan pénal Airbus et Air France tout en reconnaissant leur responsabilité civile. Il avait considéré que si des "imprudences" et "négligences" avaient été commises, "aucun lien de causalité certain" n'avait "pu être démontré" avec ce crash.

Or pour les trois magistrats de la cour d'appel de Paris, ce crash dans l'Atlantique de l'A330 d'Air France "ne peut s'envisager autrement que dans un processus dynamique" résultant d'une "accumulation" de fautes au long cours des deux sociétés, engageant donc leur responsabilité pénale. "L'accident du vol AF447 est l'histoire d'une catastrophe annoncée qui aurait pu être évitée", ont-il tancé.

Cette condamnation est un revers sévère pour les deux entreprises de l'aérien, qui avaient jusqu'ici bénéficié d'une succession de décisions favorables au cours de l'information judiciaire puis du premier procès.

Fustigeant à la sortie de l'audience, par la voix de son avocat Simone Ndiaye, une décision "qui répond à des considérations qui n'ont rien à voir avec la justice, avec le droit, avec la sécurité", Airbus a aussitôt annoncé se pourvoir en cassation. Air France n'avait pas réagi dans l'immédiat.

- "Orgueil technologique" -

Dans ce dossier sujet à de vives tensions entre les entreprises mises en cause et les proches des disparus dans l'Atlantique, "une page s'est tournée" avec cette condamnation, a salué Danièle Lamy, présidente de l'association Entraide et Solidarité AF447.

La justice "pour la première fois, condamne des multinationales aéronautiques et place la sécurité au-dessus de toute autre considération économique. Ces prestigieuses sociétés ne pourront plus se dérober derrière leur suffisance et orgueil technologique", a-t-elle déclaré à la presse.

Le 1er juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s'abîme en pleine nuit dans l'Atlantique, quelques heures après son décollage, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d'équipage. A bord de l'A330 immatriculé F-GZCP se trouvent des personnes de 33 nationalités, dont 72 Français et 58 Brésiliens.

Les boîtes noires ont confirmé le point de départ de l'accident: le givrage des sondes de vitesse Pitot alors que l'avion volait à haute altitude dans la zone météo difficile du "Pot au noir", près de l'équateur.

La cour d'appel a retenu contre Airbus plusieurs fautes liées à la sous-estimation de la gravité des défaillances des sondes anémométriques et au défaut d'information de compagnies aériennes dont les avions en étaient équipés.

Quant au transporteur Air France, la justice a retenu à charge des formations des pilotes inadaptées à ce danger et une prise en compte insuffisante d'incidents récurrents liés au phénomène de givrage des sondes.

En première instance comme en appel, Airbus et Air France se sont farouchement défendus de toute faute pénale. Le constructeur a notamment pointé les actions erratiques et mauvais choix de l'équipage dans l'urgence de l'avion en décrochage, perdant jusqu'à 3.000 mètres d'altitude par minute.

Sans exclure que des "erreurs de pilotage" ont pu être commises au cours des 4 minutes 30 secondes entre le givrage des sondes et l'impact contre l'océan, la cour d'appel a toutefois estimé que l'équipage n'était pas suffisamment armé face à cette "panne extrêmement complexe".

"Les pilotes de l'AF447 ont vraiment tout tenté pour sortir de cette situation absolument épouvantable. Ils étaient allés jusqu'au bout de leurs possibilités et rien ne peut leur être reproché", a indiqué la présidente.

La condamnation d'Airbus et Air France "ne remet pas fondamentalement en cause la qualité de (leur) expertise", a précisé la magistrate, déclarant qu'elles "restent globalement et légitimitement reconnues".

A.P.Huber--NZN