Zürcher Nachrichten - L'UE soutient la Cour pénale internationale après les sanctions de Washington contre sa présidente

EUR -
AED 4.288121
AFN 76.478312
ALL 92.453474
AMD 425.256012
ANG 2.089806
AOA 1070.717796
ARS 1752.153897
AUD 1.630322
AWG 2.103195
AZN 1.985799
BAM 1.95376
BBD 2.354442
BDT 142.850857
BGN 1.980729
BHD 0.44074
BIF 3478.867889
BMD 1.167631
BND 1.483351
BOB 13.501903
BRL 6.001037
BSD 1.16898
BTN 111.871201
BWP 15.663646
BYN 3.497049
BYR 22885.56633
BZD 2.351045
CAD 1.6132
CDF 2656.360383
CHF 0.935742
CLF 0.027145
CLP 1079.343112
CNY 7.84794
CNH 7.846988
COP 3590.950869
CRC 531.944623
CUC 1.167631
CUP 30.94222
CVE 110.149998
CZK 24.110422
DJF 208.162668
DKK 7.475413
DOP 68.488495
DZD 155.087103
EGP 59.451266
ERN 17.514464
ETB 189.057115
FJD 2.558981
FKP 0.85592
GBP 0.856481
GEL 3.04166
GGP 0.85592
GHS 13.004423
GIP 0.85592
GMD 85.824034
GNF 10271.276277
GTQ 8.920686
GYD 244.564662
HKD 9.154921
HNL 31.348271
HRK 7.534254
HTG 152.930333
HUF 362.746156
IDR 20608.45248
ILS 3.487945
IMP 0.85592
INR 111.742868
IQD 1531.401141
IRR 1605025.483693
ISK 141.575316
JEP 0.85592
JMD 185.526301
JOD 0.827828
JPY 185.662079
KES 151.38195
KGS 102.10932
KHR 4719.073053
KMF 492.739771
KPW 1050.868185
KRW 1618.850335
KWD 0.360133
KYD 0.974183
KZT 538.208084
LAK 26331.508595
LBP 104686.302292
LKR 384.82822
LRD 212.168486
LSL 18.745029
LTL 3.447711
LVL 0.706288
LYD 7.429244
MAD 10.796628
MDL 20.12399
MGA 4998.781024
MKD 61.460832
MMK 2451.804134
MNT 4198.542214
MOP 9.439844
MRU 46.581367
MUR 54.417527
MVR 18.039484
MWK 2026.983728
MXN 19.73479
MYR 4.715474
MZN 74.588688
NAD 18.745029
NGN 1571.0493
NIO 43.01509
NOK 10.822094
NPR 178.994121
NZD 1.954684
OMR 0.448821
PAB 1.16898
PEN 3.919108
PGK 5.180591
PHP 72.001933
PKR 324.362549
PLN 4.313054
PYG 7041.648169
QAR 4.249563
RON 5.252879
RSD 117.237598
RUB 96.63665
RWF 1722.501623
SAR 4.391959
SBD 9.378713
SCR 16.037156
SDG 702.337197
SEK 11.05872
SGD 1.481788
SHP 0.865058
SLE 28.72405
SLL 24484.635993
SOS 668.102468
SRD 44.101721
STD 24167.602921
STN 24.474447
SVC 10.228321
SYP 15181.53731
SZL 18.732442
THB 38.584341
TJS 10.783841
TMT 4.086708
TND 3.39995
TOP 2.811375
TRY 56.112168
TTD 7.928722
TWD 37.183209
TZS 3097.96557
UAH 52.234465
UGX 4348.459991
USD 1.167631
UYU 47.020908
UZS 13858.531004
VES 909.563773
VND 30504.358182
VUV 137.488756
WST 3.171178
XAF 655.272863
XAG 0.016924
XAU 0.000253
XCD 3.155581
XCG 2.1068
XDR 0.825576
XOF 655.272863
XPF 119.331742
YER 276.816097
ZAR 18.705039
ZMK 10510.117889
ZMW 22.181841
ZWL 375.976685
  • AEX

    3.2000

    1105.97

    +0.29%

  • BEL20

    64.3200

    5807.17

    +1.12%

  • PX1

    31.2800

    8484.43

    +0.37%

  • ISEQ

    157.1300

    14186.95

    +1.12%

  • OSEBX

    17.6500

    2093.58

    +0.85%

  • PSI20

    72.4000

    9354.78

    +0.78%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    90.3900

    4923.96

    +1.87%

  • N150

    31.6700

    4311.41

    +0.74%

L'UE soutient la Cour pénale internationale après les sanctions de Washington contre sa présidente
L'UE soutient la Cour pénale internationale après les sanctions de Washington contre sa présidente / Photo: Kazuhiro NOGI - AFP/Archives

L'UE soutient la Cour pénale internationale après les sanctions de Washington contre sa présidente

L'UE a apporté mercredi "fermement" son soutien à la présidente de la Cour pénale internationale, la Japonaise Tomoko Akane, après les sanctions américaines prises contre elle dans le cadre d'une offensive de Washington qui considère l'institution "politisée".

Taille du texte:

Ces sanctions, annoncées la veille par les Etats-Unis, visent également l'actuel substitut du procureur de la CPI, le magistrat sénégalais Abdoulaye Seye, interdisant notamment aux juges d'entrer dans le pays et bloquant toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen Antonio Costa, ont affirmé soutenir "fermement" Tomoko Akane, "qui doit être capable d'agir en toute indépendance et sans pression extérieure".

Tokyo, principal contributeur au financement de la CPI et proche allié des Etats-Unis, a déploré mercredi des mesures "très regrettables" dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères."Le Japon a constamment soutenu la CPI (...) dans ses efforts visant à poursuivre et à punir les crimes les plus graves qui préoccupent la communauté internationale et à faire respecter l'État de droit", rappelle le document.

L'Allemagne a aussi affirmé qu'il était d'une "importance centrale de défendre et de protéger la CPI en tant qu'institution indépendante". "Nous soutenons la CPI ainsi que sa présidente", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Ces nouvelles sanctions américaines "sapent l'Etat de droit" et constituent une "attaque flagrante contre l'indépendance d'une institution judiciaire impartiale", a dénoncé de son côté la CPI dans un communiqué.

"Ces personnes ont participé directement aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, placer en détention ou poursuivre des responsables dont le gouvernement n'a pas accepté la compétence de la CPI", a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, dans un communiqué, sans citer d'exemples.

- "Juridiction corrompue" -

Les Etats-Unis, qui n'adhèrent pas au traité international ayant institué la CPI, basée à La Haye aux Pays-Bas, ont imposé des sanctions visant plusieurs magistrats de la Cour. Mais ils ne s'en étaient pas encore pris à sa présidente.

Ces sanctions constituent principalement une réponse aux enquêtes menées par la CPI à l'encontre d'Israël, allié des Etats-Unis. La Cour a émis en 2024 un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à cause de la guerre à Gaza.

Après l'annonce des sanctions américaines, ce dernier a félicité sur X "Marco Rubio pour avoir mené les efforts résolus de l'administration Trump contre les abus illégitimes de la CPI, et pour avoir clairement indiqué que les responsables corrompus qui dirigent la CPI devront en assumer les conséquences".

Washington a lancé le mois dernier une offensive diplomatique majeure contre la CPI, l'accusant de "menacer" les Américains et faisant pression sur ses partenaires pour qu'ils s'en retirent.

Le Tchad et le Venezuela, proche de Washington depuis la capture du dirigeant Nicolas Maduro, ont récemment emboîté le pas en annonçant leur intention de quitter la CPI. M. Rubio s'est dit confiant dernièrement que d'autres pays suivraient.

L'administration Trump "a été claire: la CPI est une juridiction supranationale corrompue et gravement politisée qui a abusé de son autorité de manière malveillante et outrepassé son mandat", a dénoncé Marco Rubio.

- Menace contre "l'ordre juridique international" -

"Nous ne tolérerons pas qu'elle porte atteinte à la souveraineté des Etats", a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

En réponse, la Cour a déclaré que "les mesures visant les juges, les procureurs et le personnel qui œuvrent à l'accomplissement du mandat confié à la CPI par les Etats portent atteinte à l'Etat de droit", menaçant "l'ordre juridique international lui-même".

Fondée en 1998 et entrée en fonctions en 2002, la CPI, juridiction pénale internationale permanente, est chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l'humanité, crime d'agression et crime de guerre.

Elle traverse une grave crise, prise à partie par les Etats-Unis qui sont signataires du Statut de Rome ayant fondé la CPI mais ne l'ont jamais ratifié.

Ni Israël ni la Russie n'en sont membres.

La CPI avait émis en 2023 un mandat d'arrêt contre le président russe Vladimir Poutine pour son rôle dans la guerre en Ukraine, ce qui a conduit Moscou à émettre à son tour des mandats d'arrêt contre de hauts responsables de la Cour.

Parmi eux figurait Tomoko Akane, 70 ans, juge depuis 2018 à la CPI dont elle a été élue présidente en mars 2024. "Même si un juge venait à mourir, nous sommes facilement remplaçables, il n'y a donc vraiment aucune valeur à nous prendre pour cible", avait-elle déclaré après l'annonce russe.

Aux Etats-Unis, des organisations de défense des droits humains ont récemment saisi la justice pour contester les sanctions imposées par le président américain Donald Trump à la Cour, affirmant qu'elles entravaient la capacité des victimes de crimes de guerre à obtenir justice.

P.Gashi--NZN