Zürcher Nachrichten - Eau potable: pas de remède miracle, mais des leviers existent pour atténuer les effets des sécheresses

EUR -
AED 4.270202
AFN 76.161222
ALL 92.090132
AMD 423.052849
ANG 2.081071
AOA 1067.404821
ARS 1758.008267
AUD 1.610748
AWG 2.092951
AZN 1.989525
BAM 1.955574
BBD 2.341029
BDT 142.763474
BGN 1.97245
BHD 0.438253
BIF 3477.627356
BMD 1.16275
BND 1.471642
BOB 14.500384
BRL 5.961306
BSD 1.162375
BTN 109.761767
BWP 15.562332
BYN 3.574786
BYR 22789.907958
BZD 2.337629
CAD 1.605712
CDF 2651.071027
CHF 0.940857
CLF 0.027465
CLP 1084.501762
CNY 7.803565
CNH 7.801305
COP 3622.618655
CRC 527.543471
CUC 1.16275
CUP 30.812886
CVE 110.252712
CZK 24.195499
DJF 206.976042
DKK 7.474497
DOP 68.802627
DZD 154.830072
EGP 59.092723
ERN 17.441256
ETB 188.481903
FJD 2.577114
FKP 0.860127
GBP 0.858633
GEL 3.02893
GGP 0.860127
GHS 13.221526
GIP 0.860127
GMD 86.043393
GNF 10217.080933
GTQ 8.873011
GYD 243.172897
HKD 9.115783
HNL 31.185658
HRK 7.532758
HTG 152.003712
HUF 363.694373
IDR 20520.219166
ILS 3.500402
IMP 0.860127
INR 109.98189
IQD 1522.623749
IRR 1598316.707685
ISK 140.447072
JEP 0.860127
JMD 184.59022
JOD 0.824366
JPY 179.504179
KES 150.506823
KGS 101.682852
KHR 4706.495678
KMF 493.006396
KPW 1046.475707
KRW 1565.096988
KWD 0.35915
KYD 0.968588
KZT 527.958886
LAK 26047.76891
LBP 104085.351618
LKR 381.337337
LRD 203.407329
LSL 18.583508
LTL 3.433299
LVL 0.703336
LYD 7.388208
MAD 10.908584
MDL 20.078676
MGA 4977.466642
MKD 61.517879
MMK 2441.47358
MNT 4182.449668
MOP 9.386513
MRU 46.692997
MUR 54.521447
MVR 17.975716
MWK 2015.484032
MXN 19.668043
MYR 4.704497
MZN 74.301783
NAD 18.582949
NGN 1536.737427
NIO 42.776152
NOK 10.773789
NPR 175.619182
NZD 1.977716
OMR 0.447082
PAB 1.162265
PEN 3.899549
PGK 5.164402
PHP 72.870154
PKR 322.80681
PLN 4.310932
PYG 6924.198491
QAR 4.225029
RON 5.248887
RSD 117.344991
RUB 100.170551
RWF 1714.416293
SAR 4.367113
SBD 9.302599
SCR 16.043557
SDG 699.400034
SEK 11.156015
SGD 1.472036
SHP 0.861442
SLE 28.661952
SLL 24382.29374
SOS 664.228825
SRD 43.88743
STD 24066.585821
STN 24.497375
SVC 10.169823
SYP 15118.08067
SZL 18.580009
THB 38.229052
TJS 10.734004
TMT 4.069626
TND 3.392422
TOP 2.799624
TRY 56.315258
TTD 7.890087
TWD 36.669638
TZS 3074.92803
UAH 51.662664
UGX 4393.510323
USD 1.16275
UYU 46.784786
UZS 13703.413764
VES 937.615303
VND 30254.765565
VUV 137.16637
WST 3.16049
XAF 655.886719
XAG 0.017539
XAU 0.000264
XCD 3.142391
XCG 2.094758
XDR 0.822125
XOF 655.886719
XPF 119.331742
YER 275.572238
ZAR 18.60447
ZMK 10466.154658
ZMW 22.28742
ZWL 374.405156
  • AEX

    1.8900

    1115.42

    +0.17%

  • BEL20

    -51.5000

    5800.92

    -0.88%

  • PX1

    27.3200

    8306.15

    +0.33%

  • ISEQ

    -136.4400

    14377.95

    -0.94%

  • OSEBX

    -5.4700

    2098.07

    -0.26%

  • PSI20

    30.0500

    9419.13

    +0.32%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -96.6100

    4733.8

    -2%

  • N150

    -16.8100

    4293.41

    -0.39%

Eau potable: pas de remède miracle, mais des leviers existent pour atténuer les effets des sécheresses
Eau potable: pas de remède miracle, mais des leviers existent pour atténuer les effets des sécheresses / Photo: Lionel BONAVENTURE - AFP/Archives

Eau potable: pas de remède miracle, mais des leviers existent pour atténuer les effets des sécheresses

Camions-citernes et distributions de bouteilles d'eau minérale : le manque de pluie à partir du printemps et les canicules successives ont entraîné des situations de sécheresse extrême en France cet été. Pour limiter les effets sur l'eau potable de ces crises vouées à se répéter, pas de solution miracle, mais des leviers existent.

Taille du texte:

Passage au crible de ces réponses, avec la fédération des entreprises de l'eau (FP2E) et l'hydrologue indépendante Charlène Descollonges, alors que l'ensemble du territoire métropolitain était encore touché mercredi par des restrictions d'eau potable, dont 60 départements au niveau "crise", le plus grave, selon le site gouvernemental Vigieau.

Mieux contrôler les consommations

La sobriété des usages, "passe par la responsabilité de chacun", souligne Stanislas Pouradier-Duteil, président de la commission scientifique et technique de la FP2E. Parmi les leviers, le déploiement de compteurs d'eau individuels "télérelevés" permet de responsabiliser les usagers. En cas de consommation anormale et/ou de conditions extrêmes : "on met sous observation les consommations, et on peut envoyer des SMS ciblés", explique M. Pouradier-Duteil, selon qui "environ un tiers" des compteurs sont aujourd'hui télérelevés, une proportion en augmentation.

Lutter contre les fuites

Environ 20% de l'eau potable produite en France est perdue avant d'arriver au robinet, provoquant la perte chaque année de près d'un milliard de mètres cube d'eau.

Pour détecter les fuites, les entreprises de l'eau possèdent de nombreux outils, parmi lesquels des capteurs acoustiques pour repérer les vibrations ou l'intelligence artificielle.

Réduire ces chiffres, "ça coûte cher, mais c'est essentiel", commente Charlène Descollonges, qui appelle à ne pas se cantonner à réduire les fuites dans les réseaux d'eau potable, mais également dans les réseaux d'assainissement et d'irrigation agricoles.

Recharger les nappes phréatiques

L'opération consiste à pomper de l'eau dans un cours d'eau, lorsqu'elle est abondante ou à recourir à des eaux usées traitées, pour alimenter une nappe en prévision de l'été, notamment dans des régions où l'afflux de touristes fait grimper la consommation.

Réutiliser les eaux usées

La réutilisation d'eaux usées traitées, notamment pour l'irrigation agricole, est encore très peu développée en France : environ 1% des eaux usées sont ainsi réutilisées contre 15% en Espagne.

Cette technique, qui consiste à réutiliser des eaux traitées en station d'épuration, est privilégiée dans les zones proches du littoral où la diminution des rejets a moins d'incidences que sur des cours d'eau affectés par la sécheresse. Le potentiel est considérable, à en croire M. Pouradier-Duteil, qui évoque des centaines de millions de mètres cubes.

Le procédé peut "constituer une sorte d'assurance eau pour l'agriculture, l'industrie, le tourisme, etc.", estime Mme Descollonges, qui souligne cependant le coût de cette technique.

Développer les interconnexions

Cette démarche, courante, consiste à relier de manière réciproque des unités de distribution distinctes dans le but d'assurer la continuité de l'approvisionnement en eau potable. Elle permet, dans des zones plus rurales, aux collectivités qui ont une forte ressource "de pouvoir sécuriser quelqu'un qui aura moins de ressources", explique M. Pouradier-Duteil.

Le développement de nouvelles interconnexions "permet une certaine solidarité entre les territoires", pour Mme Descollonges, qui met en garde cependant contre le risque d'une "illusion" que l'eau "est abondante partout" et de "maladaptation".

Dessaler l'eau de mer

La potabilisation de l'eau de mer, par distillation ou par filtration sous haute pression à travers une membrane aux pores microscopiques, est courante dans des zones désertiques, notamment les pays du Golfe, mais également pratiquée en Espagne et au Royaume-Uni. Elle "peut répondre, demain, aux besoins de certains territoires confrontés au manque d’eau" en France, estime la FP2E.

Malgré les progrès techniques ses contempteurs soulignent son caractère énergivore et les problèmes posés par les rejets de saumure pour la biodiversité.

Restaurer les cours d'eau et ralentir le cycle de l'eau

En 2025, se sont achevés des travaux d'ampleur conduits par Voies navigables de France sur l'estuaire de la Loire, qui "ont permis de ralentir le cycle" du fleuve qui "coulait trop vite" et "s'enfonçait", faisant baisser le niveau des nappes voisines, rappelle M. Pouradier-Duteil.

A plus petite échelle, l'association Pour une hydrologie régénérative (PUHR), cofondée par Mme Descollonges, tente de s'attaquer à la dénaturation des cours d'eau par l'activité humaine.

En cause, les travaux d'assainissement et de drainage des marais, pour l'agriculture mais aussi l'aménagement des cours d'eau pour le transport fluvial ou l'extraction des graviers dans le lit des rivières pour les travaux publics.

Le but de cette régénération : "avoir des rivières capables d'absorber les excédents de pluie et de garder l'eau en temps de sécheresse".

L'association forme des agriculteurs pour aménager les parcelles, notamment en plantant des arbres et en créant des mares et des fossés d'infiltration.

Cette pratique, qui peut permettre d'éviter le recours à des solutions plus coûteuses, n'aura toutefois "pas beaucoup d'effets" sur les cours d'eau si elle est pratiquée de manière isolée, prévient Mme Descollonges, qui appelle à la "massifier".

E.Leuenberger--NZN