Zürcher Nachrichten - Le Kenya suspendu au verdict de la Cour suprême sur l'élection présidentielle

EUR -
AED 4.246168
AFN 73.421127
ALL 96.080579
AMD 437.405912
ANG 2.069706
AOA 1060.240841
ARS 1591.813902
AUD 1.665343
AWG 2.083773
AZN 1.966007
BAM 1.955388
BBD 2.336928
BDT 142.389987
BGN 1.976314
BHD 0.436478
BIF 3446.288495
BMD 1.156206
BND 1.483194
BOB 8.017275
BRL 6.044181
BSD 1.160265
BTN 109.136524
BWP 15.811804
BYN 3.438805
BYR 22661.643378
BZD 2.333628
CAD 1.599178
CDF 2636.150356
CHF 0.915293
CLF 0.026874
CLP 1061.119847
CNY 7.979553
CNH 7.98805
COP 4279.524169
CRC 539.48862
CUC 1.156206
CUP 30.639467
CVE 110.241287
CZK 24.455613
DJF 206.619129
DKK 7.471735
DOP 69.955557
DZD 153.424549
EGP 61.001685
ERN 17.343094
ETB 181.171096
FJD 2.599441
FKP 0.864652
GBP 0.8656
GEL 3.115955
GGP 0.864652
GHS 12.685271
GIP 0.864652
GMD 85.038269
GNF 10169.900368
GTQ 8.88009
GYD 242.747784
HKD 9.046222
HNL 30.724657
HRK 7.536496
HTG 152.148588
HUF 387.349347
IDR 19537.573969
ILS 3.613318
IMP 0.864652
INR 108.675064
IQD 1520.08617
IRR 1518272.295998
ISK 143.196406
JEP 0.864652
JMD 182.762268
JOD 0.819755
JPY 184.379062
KES 149.962063
KGS 101.109316
KHR 4653.039354
KMF 493.700316
KPW 1040.652492
KRW 1739.801927
KWD 0.355406
KYD 0.9669
KZT 559.824421
LAK 25015.9435
LBP 103748.72112
LKR 364.916239
LRD 212.914201
LSL 19.544649
LTL 3.413977
LVL 0.699378
LYD 7.398537
MAD 10.813374
MDL 20.287899
MGA 4836.02249
MKD 61.669071
MMK 2428.014465
MNT 4143.644146
MOP 9.343371
MRU 46.230455
MUR 53.913328
MVR 17.863527
MWK 2011.993314
MXN 20.578332
MYR 4.617858
MZN 73.877671
NAD 19.544565
NGN 1602.628577
NIO 42.701184
NOK 11.179241
NPR 174.619949
NZD 1.997341
OMR 0.444557
PAB 1.160255
PEN 4.012272
PGK 5.012965
PHP 69.58686
PKR 323.840542
PLN 4.27183
PYG 7549.474017
QAR 4.23139
RON 5.095979
RSD 117.426623
RUB 95.184232
RWF 1694.250213
SAR 4.337549
SBD 9.298254
SCR 16.100424
SDG 694.880448
SEK 10.83654
SGD 1.483586
SHP 0.867454
SLE 28.384666
SLL 24245.080415
SOS 663.063107
SRD 43.173321
STD 23931.135931
STN 24.494943
SVC 10.152904
SYP 128.850948
SZL 19.555047
THB 37.947817
TJS 11.10971
TMT 4.046722
TND 3.404768
TOP 2.783867
TRY 51.298213
TTD 7.889371
TWD 36.885273
TZS 2977.299425
UAH 50.943403
UGX 4293.07654
USD 1.156206
UYU 46.969897
UZS 14151.078431
VES 534.271782
VND 30464.301558
VUV 137.615528
WST 3.179024
XAF 655.821602
XAG 0.016987
XAU 0.000261
XCD 3.124706
XCG 2.091168
XDR 0.815635
XOF 655.827273
XPF 119.331742
YER 275.928661
ZAR 19.665105
ZMK 10407.23896
ZMW 21.726608
ZWL 372.297955
  • AEX

    -12.0900

    971.08

    -1.23%

  • BEL20

    -49.5200

    5003.46

    -0.98%

  • PX1

    -73.7600

    7773.15

    -0.94%

  • ISEQ

    -268.2700

    12094.61

    -2.17%

  • OSEBX

    -2.5700

    1977.41

    -0.13%

  • PSI20

    -29.7500

    8985.11

    -0.33%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    -30.7000

    3807.35

    -0.8%

Le Kenya suspendu au verdict de la Cour suprême sur l'élection présidentielle
Le Kenya suspendu au verdict de la Cour suprême sur l'élection présidentielle / Photo: Tony KARUMBA - AFP

Le Kenya suspendu au verdict de la Cour suprême sur l'élection présidentielle

Les Kényans retenaient leur souffle lundi dans l'attente d'une décision de la Cour suprême sur les résultats contestés de l'élection présidentielle, beaucoup redoutant que s'ouvre une période d'incertitude en cas d'annulation du scrutin.

Taille du texte:

Le 16 août, le vice-président sortant William Ruto a été déclaré vainqueur d'une des élections les plus serrées de l'histoire du Kenya, avec environ 233.000 voix d'avance (50,49% contre 48,85%) sur Raila Odinga, figure historique de l'opposition soutenue cette année par le président sortant Uhuru Kenyatta et son puissant parti.

M. Odinga a crié à la fraude et saisi la Cour suprême, affirmant avoir "suffisamment de preuves" de sa victoire.

Ce vétéran de la politique (77 ans) - qui a contesté les résultats des trois dernières présidentielles - avait obtenu en 2017 l'annulation de l'élection par la Cour suprême, une première en Afrique.

Il a fait de cette nouvelle bataille judiciaire "un combat pour la démocratie et la bonne gouvernance" face aux "cartels de la corruption".

William Ruto a, lui, accusé son adversaire de tenter d'obtenir "une deuxième chance avec une nouvelle élection contrainte par la justice".

La décision de la Cour suprême, réputée pour son indépendance, est très attendue.

Si le Kenya fait figure de locomotive économique et de havre de stabilité dans une Afrique de l'Est tourmentée, le pays a par le passé connu des troubles en périodes électorales - les plus meurtriers, en 2007, ayant fait plus de 1.100 morts.

- "Temps et argent perdus" -

Le vote s'est déroulé dans le calme le 9 août, mais la proclamation des résultats la semaine suivante a été chaotique.

Peu avant l'annonce, quatre des sept membres de la commission électorale (IEBC) se sont désolidarisés des résultats, accusant leur chef Wafula Chebukati de mener un processus "opaque". La proclamation de l'élection de M. Ruto a ensuite déclenché des échauffourées dans des bastions pro-Odinga.

Beaucoup de Kényans redoutent qu'une invalidation des résultats - synonyme d'une nouvelle période électorale - ne plonge le pays dans plusieurs mois d'incertitude qui viendraient aggraver leurs difficultés quotidiennes, causées notamment par une inflation persistante.

"Nous avons déjà perdu beaucoup de temps et d'argent. Si nous retournons aux urnes, nous perdrons (encore plus) de temps et de ressources", estime Anne Karanja, une vendeuse de fruits de la capitale Nairobi.

Sous pression après l'annulation de 2017, l'IEBC est à nouveau dans l'oeil du cyclone.

Raila Odinga affirme que les serveurs de la commission électorale ont été piratés pour y introduire des formulaires de résultats falsifiés, et qu'environ 140.000 votes n'ont pas été comptabilisés.

Le patron de l'IEBC a nié ces allégations, assurant avoir rempli ses fonctions conformément à la loi malgré "l'intimidation et le harcèlement".

La Cour suprême a annoncé qu'elle examinerait si la technologie utilisée répondait aux "normes d'intégrité, de vérifiabilité, de sécurité et de transparence".

Elle devra aussi déterminer si M. Ruto a bien obtenu plus de 50% des voix pour être élu au premier tour. Si tel n'était pas le cas, alors le pays se dirigerait vers un deuxième tour inédit dans son histoire.

- Horizon incertain -

Si la majorité des sept juges invalide les résultats, un nouveau scrutin doit se tenir dans les 60 jours.

Mais l'organisation d'une nouvelle élection s'annonce compliquée. Raila Odinga a d'ores et déjà exigé qu'un éventuel nouveau scrutin ne soit pas supervisé par Wafula Chebukati.

En 2017, après avoir obtenu l'annulation de l'élection d'août, il avait boycotté celle d'octobre, accusant l'IEBC - déjà dirigée par M. Chebukati - de ne plus être crédible.

Si la Cour suprême confirme les résultats, William Ruto deviendra à 55 ans le cinquième président depuis l'indépendance en 1963. Mais personne ne peut prédire la réaction des partisans de M. Odinga si la victoire du rival était entérinée.

Les deux camps ont promis de respecter la décision de la plus haute juridiction du pays.

Mais pour Moses Mungai, l'incertitude demeure. Déjà durement frappé avec la pandémie, son commerce de fleurs a encore souffert le 9 août et les jours suivants dans les rues désertées de Nairobi.

"Les gens ne sont pas sortis de chez eux", explique le commerçant de 55 ans, qui s'attend à vivre la même situation à partir de lundi: "Les gens craignent qu'il y ait des affrontements. Ils fermeront (les magasins) et attendront de voir si tout va bien."

J.Hasler--NZN