Zürcher Nachrichten - Au procès du rappeur MHD, les fragilités de l'enquête en pleine lumière

EUR -
AED 4.257664
AFN 73.026624
ALL 96.238144
AMD 437.582231
ANG 2.074968
AOA 1062.937298
ARS 1598.08421
AUD 1.645579
AWG 2.089361
AZN 1.97515
BAM 1.95864
BBD 2.333975
BDT 142.192527
BGN 1.981339
BHD 0.43431
BIF 3442.663586
BMD 1.159146
BND 1.482068
BOB 8.007716
BRL 6.159011
BSD 1.158876
BTN 108.338579
BWP 15.802121
BYN 3.515914
BYR 22719.261378
BZD 2.33067
CAD 1.591566
CDF 2637.057544
CHF 0.913917
CLF 0.027244
CLP 1075.745893
CNY 7.982348
CNH 8.005172
COP 4303.433806
CRC 541.282631
CUC 1.159146
CUP 30.717369
CVE 111.1046
CZK 24.515015
DJF 206.003881
DKK 7.48519
DOP 68.390029
DZD 152.108556
EGP 59.995792
ERN 17.38719
ETB 182.160246
FJD 2.566871
FKP 0.868268
GBP 0.86899
GEL 3.147128
GGP 0.868268
GHS 12.640533
GIP 0.868268
GMD 85.201694
GNF 10174.408376
GTQ 8.876835
GYD 242.454744
HKD 9.082315
HNL 30.787368
HRK 7.547552
HTG 152.028504
HUF 393.739159
IDR 19654.711213
ILS 3.60393
IMP 0.868268
INR 109.016
IQD 1518.481245
IRR 1525001.44174
ISK 144.047519
JEP 0.868268
JMD 182.063242
JOD 0.82188
JPY 184.581294
KES 150.229726
KGS 101.364887
KHR 4648.175821
KMF 494.955743
KPW 1043.174412
KRW 1744.874492
KWD 0.35536
KYD 0.965713
KZT 557.135552
LAK 24904.251971
LBP 103801.523689
LKR 361.50269
LRD 212.558441
LSL 19.717515
LTL 3.422657
LVL 0.701156
LYD 7.395793
MAD 10.850191
MDL 20.181528
MGA 4833.639175
MKD 61.634787
MMK 2433.943509
MNT 4137.774242
MOP 9.354025
MRU 46.516967
MUR 53.904625
MVR 17.920835
MWK 2013.436982
MXN 20.747095
MYR 4.565921
MZN 74.073751
NAD 19.508864
NGN 1572.092184
NIO 42.564277
NOK 11.093021
NPR 173.341379
NZD 1.985179
OMR 0.442313
PAB 1.158896
PEN 4.032714
PGK 4.997948
PHP 69.723065
PKR 323.63785
PLN 4.282755
PYG 7568.943802
QAR 4.224512
RON 5.101986
RSD 117.884032
RUB 96.003268
RWF 1691.193997
SAR 4.352659
SBD 9.33305
SCR 16.654324
SDG 696.647132
SEK 10.831104
SGD 1.486377
SHP 0.86966
SLE 28.486057
SLL 24306.724357
SOS 662.456177
SRD 43.45349
STD 23991.981659
STN 24.939026
SVC 10.139705
SYP 128.393177
SZL 19.508855
THB 38.008825
TJS 11.130786
TMT 4.068602
TND 3.372
TOP 2.790945
TRY 51.328032
TTD 7.862368
TWD 37.135217
TZS 2998.321243
UAH 50.766603
UGX 4380.333447
USD 1.159146
UYU 46.697721
UZS 14135.785719
VES 527.05282
VND 30499.449254
VUV 137.980492
WST 3.180888
XAF 656.918161
XAG 0.017031
XAU 0.000257
XCD 3.13265
XCG 2.08852
XDR 0.81819
XOF 661.296951
XPF 119.331742
YER 276.576393
ZAR 19.853279
ZMK 10433.709028
ZMW 22.627107
ZWL 373.244535
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Au procès du rappeur MHD, les fragilités de l'enquête en pleine lumière
Au procès du rappeur MHD, les fragilités de l'enquête en pleine lumière / Photo: ALAIN JOCARD - AFP/Archives

Au procès du rappeur MHD, les fragilités de l'enquête en pleine lumière

Vidéos de nuit et réalisées de loin, témoins sujets à caution, et un homme dont on ne sait ce qu'il fait sur le banc des accusés... Au procès du rappeur MHD, les premières audiences ont mis en lumière les fragilités de l'enquête, des failles dans lesquelles s'est engouffrée la défense.

Taille du texte:

Pas moins de quatre enquêteurs ont été convoqués à l'audience comme témoins pour rendre compte de leurs investigations sur le meurtre, dans la nuit du 5 au 6 juillet 2018, de Loïc K., lynché à mort par une dizaine de jeunes en plein Paris.

"Une scène d'une sauvagerie intense", commise dans un "contexte de règlements de compte entre bandes" de la cité des Chaufourniers et de celle, voisine, de la Grange aux Belles, a décrit la directrice d'enquête entendue pendant plus de dix heures vendredi.

Neuf hommes, dont l'un est en fuite, sont jugés depuis le 4 septembre par la cour d'assises de Paris et risquent jusqu'à trente ans de réclusion criminelle. Tous nient les faits.

Lundi, la cour a diffusé les différentes vidéos de la scène du crime sur lesquelles se sont appuyés les enquêteurs pour tenter d'identifier les agresseurs. Deux d'entre elles ont été filmées par des caméras de vidéosurveillance et la troisième par un homme, du balcon d'un appartement.

Problème: ces vidéos ont été filmées de nuit et de loin, et montrent des hommes portant des capuches, rendant très difficile leur identification.

A la barre, le policier chargé d'exploiter ces films a expliqué avoir recensé dix hommes, auxquels une lettre, de A à J, a été attribuée. Les enquêteurs ont ensuite essayé de faire des rapprochements avec des personnes en se basant notamment sur les déclarations de plusieurs témoins au cours de la procédure.

Sur les dix individus, les policiers ont ainsi fait le rapprochement avec six des hommes comparaissant devant les assises. Les trois derniers accusés n'ont en revanche pu être rattachés à aucun des individus filmés.

- "démêler le vrai du faux" -

"Honnêtement, comme moyens de preuve, ces vidéos-là, ça fait quand même froid dans le dos, non?", a demandé lundi Me Damien Brossier, avocat de Robby M., accusé d'avoir porté des coups de couteaux à la victime.

D'autant que certains des témoins entendus pendant l'enquête et qui ont identifié des agresseurs sur les vidéos ont déjà eu maille à partir, de près ou de loin, avec certains des accusés, posant la question de la fiabilité de leurs déclarations.

Pour l'heure, aucun de ces témoins, pourtant convoqués, ne s'est présenté à la barre. La cour a décerné mardi des mandats d'amener à leur encontre.

"Il y a toujours un risque de subjectivité pour quiconque", s'est défendue lundi une autre fonctionnaire de police, interrogée sur un témoin qui disait reconnaître Robby M., avec lequel il avait été au collège un an seulement.

"Après c'est à nous enquêteurs de démêler le vrai du faux", a-t-elle poursuivi, assurant que la procédure ne reposait pas que sur les déclarations de ces personnes et que l'enquête avait été menée "à charge et à décharge sur tous les éléments".

"En réalité, c'est toujours à charge", a tonné Me Jean-Christophe Tymoczko, avocat de l'homme accusé d'avoir conduit la voiture qui a percuté volontairement Loïc K. avant qu'il ne soit tabassé. Il reprochait à une des policières de ne pas avoir cherché à récupérer des images de vidéosurveillance qui auraient permis de conforter l'alibi de son client.

Signe des faiblesses du dossier, l'un des accusés a été disculpé devant la cour par les enquêteurs, fait rarissime. "On n'a pas assez d'éléments contre Wissem E. Pour nous, il n'est pas dans cette affaire", a déclaré à la barre lundi l'un des policiers.

"Pourquoi vous ne l'écrivez nulle part dans le dossier?", s'est étonné Me Jérémie Assous, l'avocat du jeune homme qui a effectué trois mois et demi de détention provisoire. "Pourquoi il n'a pas bénéficié d'un non-lieu?"

"On ne décide pas du renvoi" devant la cour d'assises, prérogative des juges d'instruction, a répondu, embarrassé, l'enquêteur.

R.Bernasconi--NZN