Zürcher Nachrichten - Turquie, 4h17: un an après le séisme, le chagrin intact, la colère aussi

EUR -
AED 4.350475
AFN 77.000016
ALL 96.454975
AMD 452.047591
ANG 2.120545
AOA 1086.286213
ARS 1725.238026
AUD 1.710479
AWG 2.135258
AZN 2.007664
BAM 1.951672
BBD 2.40163
BDT 145.711773
BGN 1.989397
BHD 0.449557
BIF 3532.68688
BMD 1.184609
BND 1.510131
BOB 8.239571
BRL 6.269424
BSD 1.192242
BTN 109.499298
BWP 15.600223
BYN 3.39623
BYR 23218.339784
BZD 2.398137
CAD 1.618478
CDF 2683.139764
CHF 0.916298
CLF 0.026022
CLP 1027.494776
CNY 8.235107
CNH 8.235012
COP 4347.219511
CRC 590.460955
CUC 1.184609
CUP 31.392143
CVE 110.03271
CZK 24.351003
DJF 212.331747
DKK 7.467676
DOP 75.072465
DZD 154.147531
EGP 55.878723
ERN 17.769138
ETB 185.235695
FJD 2.611648
FKP 0.865278
GBP 0.866695
GEL 3.192536
GGP 0.865278
GHS 13.062424
GIP 0.865278
GMD 86.476639
GNF 10463.043965
GTQ 9.145731
GYD 249.464409
HKD 9.250553
HNL 31.472956
HRK 7.534477
HTG 156.052534
HUF 381.797757
IDR 19913.694806
ILS 3.686918
IMP 0.865278
INR 108.607225
IQD 1562.095668
IRR 49901.661585
ISK 145.008115
JEP 0.865278
JMD 186.857891
JOD 0.839889
JPY 183.519063
KES 153.939966
KGS 103.594234
KHR 4794.938126
KMF 491.612449
KPW 1066.148258
KRW 1730.03927
KWD 0.36358
KYD 0.99369
KZT 599.696388
LAK 25660.935532
LBP 106778.978995
LKR 368.751529
LRD 214.927175
LSL 18.932911
LTL 3.497842
LVL 0.716558
LYD 7.482204
MAD 10.81612
MDL 20.055745
MGA 5328.75048
MKD 61.509887
MMK 2488.068394
MNT 4224.768089
MOP 9.588717
MRU 47.577162
MUR 54.077512
MVR 18.314459
MWK 2067.635018
MXN 20.751444
MYR 4.669768
MZN 75.530403
NAD 18.932592
NGN 1654.756728
NIO 43.877925
NOK 11.494689
NPR 175.200353
NZD 1.973375
OMR 0.457075
PAB 1.192378
PEN 3.986667
PGK 5.10431
PHP 69.772884
PKR 333.562994
PLN 4.217072
PYG 7987.138359
QAR 4.347422
RON 5.089195
RSD 117.152186
RUB 90.544141
RWF 1739.763902
SAR 4.443236
SBD 9.538015
SCR 17.104588
SDG 712.542061
SEK 10.581202
SGD 1.50757
SHP 0.888764
SLE 28.815636
SLL 24840.661178
SOS 681.469978
SRD 45.074975
STD 24519.018157
STN 24.448799
SVC 10.432843
SYP 13101.273866
SZL 18.924811
THB 37.603637
TJS 11.131048
TMT 4.146132
TND 3.425967
TOP 2.852254
TRY 51.525118
TTD 8.095909
TWD 37.508269
TZS 3057.464743
UAH 51.10611
UGX 4263.000384
USD 1.184609
UYU 46.272704
UZS 14577.164634
VES 409.805368
VND 30762.5233
VUV 140.721447
WST 3.211216
XAF 654.588912
XAG 0.015713
XAU 0.000262
XCD 3.201465
XCG 2.148954
XDR 0.814081
XOF 654.575127
XPF 119.331742
YER 282.321978
ZAR 19.247058
ZMK 10662.910096
ZMW 23.400599
ZWL 381.44367
  • AEX

    -6.9100

    994.7

    -0.69%

  • BEL20

    3.2300

    5388.6

    +0.06%

  • PX1

    -4.8800

    8122

    -0.06%

  • ISEQ

    46.0200

    13193.5

    +0.35%

  • OSEBX

    -20.2400

    1739.94

    -1.15%

  • PSI20

    -19.0600

    8643.52

    -0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -39.8700

    4028.03

    -0.98%

  • N150

    -24.3700

    3906.13

    -0.62%

Turquie, 4h17: un an après le séisme, le chagrin intact, la colère aussi
Turquie, 4h17: un an après le séisme, le chagrin intact, la colère aussi / Photo: Ozan KOSE - AFP

Turquie, 4h17: un an après le séisme, le chagrin intact, la colère aussi

Le visage tendu, un portrait de leur enfant ou de leur parent disparu serré dans les bras, les proches des victimes se sont recueillis par milliers mardi matin dans les ruines du pire séisme de la Turquie contemporaine.

Taille du texte:

A 4H17 (01H47 GMT), l'heure de la première secousse du séisme qui a fait plus de 53.500 morts dans le Sud et le Sud-Est de la Turquie le 6 février 2023, les familles et les amis des disparus se sont rassemblés dans le centre-ville d'Antakya, l'ancienne Antioche millénaire dévastée à 90%.

Effondrés, noyés de larmes ou figés dans la douleur de ces 65 secondes qu'ils revivent depuis un an jusqu'à la nausée, ils sont serrés les uns contre les autres en silence autour de braseros improvisés, avec en main une branche de laurier symbolisant Antakya.

- Photos et bougies -

Au sol, les proches ont disposé entre les bougies les photos des dizaines d'habitants de la résidence Rana, effondrée comme des milliers d'autres en quelques secondes sous la violence du choc.

"Je n'ai pas l'impression que c'était il y a un an, pour moi c'était hier", confie Eda Boz, 44 ans, contrainte de se réfugier dans la capitale Ankara et revenue spécialement pour les commémorations. "Dans cet immeuble vivaient mes amis d'enfance, des camarades d'école. On se connaissait tous", regrette-t-elle les larmes aux yeux en se jurant "de revenir à Hatay", la province dont Antakya est la capitale.

Un bref moment de tension a d'ailleurs opposé les familles désireuses de se recueillir devant la résidence aux forces de police qui voulaient les empêcher d'accéder au site, avant de se résoudre à les laisser passer, a constaté l'AFP.

Un peu plus tard, le ministre de la Santé Farhettin Koca qui voulait prendre la parole a été renvoyé par la foule sous les huées: la population d'Hatay, favorable à l'opposition, n'a pas pardonné l'abandon dans lequel elle a été laissée dans les premiers jours de la catastrophe et depuis.

Mais l'opposition n'a pas été mieux traitée: le maire CHP (social-démocrate) d'Antakya, Lutfu Savas, a été accueilli par des hurlements et aux cris de "Démission!".

- Tentes vendues-

Au même moment, un rassemblement identique se déroulait un peu plus au nord dans le centre de Kahramanmaras, ville située à une cinquantaine de km de l'épicentre du séisme: "65 secondes qui ont valu une éternité", a résumé dans un message sur le réseau social X l'Afad, l'agence de secours turque accusée d'avoir tardé à venir en aide aux sinistrés - et même d'avoir vendu des tentes qui leur étaient destinées.

Le président Recep Tayyip Erdogan, attendu mardi à Kahramanmaras, un fief de son parti, l'AKP, a également posté mardi matin un message sur X à l'heure de la secousse: "De tels désastres et de telles souffrances sont des tournants où la force de l'unité, de la solidarité et de la fraternité des nations est mise à l'épreuve".

"Nous poursuivrons notre travail jusqu'à ce que nos villes soient reconstruites et que le dernier citoyen dont la maison a été détruite ou rendue inutilisable soit amené dans un foyer sûr" a-t-il promis malgré la défiance qui accompagne l'action du gouvernement depuis le drame.

A Antakya, Esat Gül, un étudiant de 19 ans, n'y croit guère.

"Un an a passé, la ville est toujours en ruine", lâche-t-il. "Je n’ai plus beaucoup d'espoir dans l'avenir. Beaucoup de jeunes de mon âge cherchent à quitter le pays", ajoute-t-il en jetant une rose dans le fleuve Oronte qui traverse la ville.

M.Hug--NZN