Zürcher Nachrichten - Grèce: entre colère et larmes, 30.000 manifestants commémorent la catastrophe ferroviaire de 2023

EUR -
AED 4.172533
AFN 72.147498
ALL 94.446414
AMD 416.184199
ANG 2.034179
AOA 1042.422579
ARS 1680.653568
AUD 1.647772
AWG 2.046503
AZN 1.94392
BAM 1.955726
BBD 2.283813
BDT 139.474705
BGN 1.921105
BHD 0.427682
BIF 3384.726811
BMD 1.136157
BND 1.473025
BOB 7.835703
BRL 5.898359
BSD 1.133957
BTN 107.303926
BWP 15.513343
BYN 3.195765
BYR 22268.674564
BZD 2.280513
CAD 1.618018
CDF 2577.93958
CHF 0.92244
CLF 0.026512
CLP 1043.424184
CNY 7.715077
CNH 7.737728
COP 3912.924245
CRC 516.17586
CUC 1.136157
CUP 30.108157
CVE 110.260814
CZK 24.23576
DJF 201.922334
DKK 7.475582
DOP 66.466892
DZD 151.638316
EGP 56.387922
ERN 17.042353
ETB 182.81205
FJD 2.549762
FKP 0.863423
GBP 0.862287
GEL 2.999539
GGP 0.863423
GHS 12.700518
GIP 0.863423
GMD 82.315257
GNF 9935.491624
GTQ 8.649672
GYD 237.190995
HKD 8.907186
HNL 30.341581
HRK 7.53283
HTG 148.262414
HUF 355.156486
IDR 20372.428755
ILS 3.386037
IMP 0.863423
INR 107.388181
IQD 1485.443605
IRR 1562272.497635
ISK 144.201475
JEP 0.863423
JMD 178.592434
JOD 0.805539
JPY 183.862032
KES 147.133961
KGS 99.356303
KHR 4555.766892
KMF 493.092633
KPW 1022.541577
KRW 1752.283149
KWD 0.351572
KYD 0.944964
KZT 551.82905
LAK 24890.055042
LBP 101555.797479
LKR 382.555476
LRD 206.542159
LSL 18.852084
LTL 3.354776
LVL 0.68725
LYD 7.292723
MAD 10.661295
MDL 20.082149
MGA 4736.79932
MKD 61.61368
MMK 2385.400948
MNT 4071.785272
MOP 9.158352
MRU 45.340079
MUR 54.75128
MVR 17.553658
MWK 1966.216699
MXN 20.011357
MYR 4.672335
MZN 72.612193
NAD 18.852084
NGN 1557.212948
NIO 41.727865
NOK 11.203075
NPR 171.684971
NZD 2.012912
OMR 0.43686
PAB 1.133957
PEN 3.845754
PGK 4.974745
PHP 69.666849
PKR 315.373439
PLN 4.286618
PYG 6916.737404
QAR 4.122343
RON 5.235068
RSD 117.349115
RUB 85.096665
RWF 1665.72943
SAR 4.25752
SBD 9.148281
SCR 16.823661
SDG 681.693902
SEK 11.076051
SGD 1.473794
SHP 0.848256
SLE 28.173786
SLL 23824.645554
SOS 648.072544
SRD 42.560928
STD 23516.153224
STN 24.498746
SVC 9.921623
SYP 125.581802
SZL 18.849201
THB 37.950477
TJS 10.5286
TMT 3.976549
TND 3.370872
TOP 2.735594
TRY 52.848676
TTD 7.688708
TWD 36.145468
TZS 2977.510374
UAH 50.898944
UGX 4183.841159
USD 1.136157
UYU 45.268281
UZS 13635.482325
VES 705.272766
VND 29915.578347
VUV 136.135153
WST 3.155989
XAF 655.929211
XAG 0.019883
XAU 0.000285
XCD 3.070521
XCG 2.043622
XDR 0.815765
XOF 655.932097
XPF 119.331742
YER 271.115476
ZAR 18.81311
ZMK 10226.774941
ZMW 20.439224
ZWL 365.842047
  • AEX

    7.6700

    1073.06

    +0.72%

  • BEL20

    2.2700

    5673.96

    +0.04%

  • PX1

    13.4200

    8398.93

    +0.16%

  • ISEQ

    -6.9700

    13928.84

    -0.05%

  • OSEBX

    -11.5600

    1915.2

    -0.6%

  • PSI20

    73.3500

    9129.48

    +0.81%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -300.8100

    4116.43

    -6.81%

  • N150

    0.4200

    4183.63

    +0.01%

Grèce: entre colère et larmes, 30.000 manifestants commémorent la catastrophe ferroviaire de 2023
Grèce: entre colère et larmes, 30.000 manifestants commémorent la catastrophe ferroviaire de 2023 / Photo: Sakis MITROLIDIS - AFP

Grèce: entre colère et larmes, 30.000 manifestants commémorent la catastrophe ferroviaire de 2023

Plus de 30.000 personnes, selon la police, ont manifesté mercredi en Grèce pour commémorer la catastrophe ferroviaire meurtrière survenue il y a un an, "un traumatisme national", selon le Premier ministre qui a admis "un échec collectif" face à de graves négligences.

Taille du texte:

A Athènes, parmi plus de 20.000 manifestants, certains ont lancé des cocktails Molotov devant le Parlement, et la police a riposté en jetant des gaz lacrymogènes avant que la foule se disperse, selon l'AFP.

Egalement devant le Parlement, d'autres ont inscrit en rouge les noms des 57 personnes tuées le 28 février 2023 dans la collision la plus meurtrière de l'histoire grecque.

Des incidents similaires ont également éclaté à Thessalonique, deuxième ville du pays où 10.000 personnes étaient rassemblées, selon la police.

La Grèce est en partie en grève, à l'appel notamment du principal syndicat du secteur public, ADEDY. Quasiment tous les transports, des trains aux métros, sont à l'arrêt durant 24 heures.

Sur les lieux de la catastrophe ferroviaire, dans la vallée de Tempé (centre), plus d'un millier de personnes - surtout des membres des familles des victimes, des survivants et une vingtaine de secouristes - se sont recueillies dans une atmosphère lourde et empreinte de chagrin, a constaté l'AFP.

Des couronnes de fleurs et des photos des victimes ont été déposées, non loin des rails de chemin de fer, par des parents en pleurs.

Le 28 février 2023, avant minuit, un train de passagers reliant Athènes à Thessalonique avait heurté frontalement un convoi de marchandises à plus de 300 km au nord de la capitale grecque.

- "Actes criminels" -

Pendant les 19 minutes précédant l'accident, les deux trains dont l'un transportait plus de 350 passagers, avaient circulé sur la même voie sans qu'aucun système d'alarme ne soit déclenché.

"Un an plus tard, les responsables de cette tragédie ne sont toujours pas tenus de répondre de leurs actes criminels", a dénoncé l'ADEDY, déterminée à poursuivre la lutte "pour empêcher toute tentative de dissimulation des responsabilités".

"Aujourd'hui est un jour de douleur. Pour nous tous, le temps s'est arrêté le 28 février 2023, un jour maudit, un trou noir dans le temps", a lancé Antonis Psaropoulos, père de Marthi, 19 ans, tuée dans cet accident. "Nous entendons leurs voix réclamer justice et la punition exemplaire des responsables", a-t-il ajouté, tandis que certains criaient "assassins en prison!" et "immortels".

Dans la matinée, les cloches de toutes les églises du pays ont retenti 57 fois à la mémoire des victimes de ce que le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a qualifié de "traumatisme national".

Etrillé il y a un an pour sa gestion jugée calamiteuse de l'accident, le chef du gouvernement conservateur a insisté sur "l'échec collectif" face aux négligences graves et multiples dans le réseau ferré grec.

"Les erreurs humaines ont fatalement rencontré les défaillances persistantes de l'État", a-t-il souligné dans un communiqué, alors que pleuvent les accusations de dissimulation des responsabilités.

Il a promis que les coupables seraient punis dans un pays où la justice, lente et en manque de moyens, est accusée de partialité.

- Aucune confiance -

L'émoi suscité par la catastrophe a été immense, à l'instar de la colère des Grecs qui, un an plus tard, dénoncent toujours le délabrement des services publics.

"Nous n’oublions pas les sous-investissements dans les transports, cette politique qui (...) laisse les services publics en déliquescence", a affirmé dans le cortège athénien Anna Larda, professeure de 27 ans. Elle énumère les incendies, les inondations qui ont ravagé le pays. "Malgré ces drames, rien ne change, aucune mesure n’est prise", assure-t-elle.

Arrêté après l'accident, le chef de gare avait admis des erreurs. Mais très vite, ont été pointés du doigt les retards pris dans la modernisation des systèmes automatisés de sécurité et de gestion du trafic malgré les millions alloués pour leur réparation ou leur installation.

Trente-quatre employés des chemins de fer font l'objet de poursuites. Deux d'entre eux sont en détention provisoire pour "homicide par négligence".

Dans un entretien accordé à l'AFP, Maria Karystianou, dont la fille de 19 ans a été tuée dans la collision, affirme n'avoir "aucune confiance" en la justice grecque et assure vouloir porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

L'enquête judiciaire n'a progressé qu'avec lenteur. Des proches de victimes ont mandaté leurs propres experts, assurant que les enquêteurs avaient négligé des preuves importantes.

La sécurité du réseau ferroviaire a depuis commencé à s'améliorer, mais avec lenteur.

T.Gerber--NZN