Zürcher Nachrichten - COP16: le monde reprend à Rome l'âpre débat pour financer la sauvegarde de la nature

EUR -
AED 4.330578
AFN 75.468553
ALL 95.370831
AMD 434.26718
ANG 2.110613
AOA 1082.496254
ARS 1649.279971
AUD 1.625347
AWG 2.125489
AZN 2.009303
BAM 1.955202
BBD 2.368676
BDT 144.305864
BGN 1.967008
BHD 0.444064
BIF 3500.4294
BMD 1.179189
BND 1.491244
BOB 8.126515
BRL 5.795828
BSD 1.17604
BTN 111.057033
BWP 15.789171
BYN 3.323484
BYR 23112.111202
BZD 2.365277
CAD 1.612129
CDF 2670.864298
CHF 0.916177
CLF 0.026704
CLP 1050.508704
CNY 8.019372
CNH 8.014083
COP 4394.855841
CRC 540.634648
CUC 1.179189
CUP 31.248518
CVE 110.231286
CZK 24.334582
DJF 209.425947
DKK 7.476537
DOP 69.938609
DZD 156.038276
EGP 62.195977
ERN 17.68784
ETB 183.631137
FJD 2.574218
FKP 0.865474
GBP 0.864889
GEL 3.154379
GGP 0.865474
GHS 13.247948
GIP 0.865474
GMD 86.674958
GNF 10318.844
GTQ 8.979254
GYD 246.064742
HKD 9.234999
HNL 31.264438
HRK 7.538916
HTG 153.972908
HUF 353.981307
IDR 20491.303919
ILS 3.421187
IMP 0.865474
INR 111.345548
IQD 1540.628801
IRR 1546506.829043
ISK 143.873347
JEP 0.865474
JMD 185.35331
JOD 0.836092
JPY 184.753623
KES 151.883547
KGS 103.085327
KHR 4718.556838
KMF 492.90156
KPW 1061.251335
KRW 1723.880942
KWD 0.36279
KYD 0.9801
KZT 543.543758
LAK 25791.111834
LBP 105315.489444
LKR 378.634195
LRD 215.803997
LSL 19.293799
LTL 3.48184
LVL 0.71328
LYD 7.436725
MAD 10.75591
MDL 20.110849
MGA 4912.497521
MKD 61.621153
MMK 2476.100645
MNT 4223.124889
MOP 9.4824
MRU 47.006623
MUR 55.210091
MVR 18.163925
MWK 2038.876413
MXN 20.255648
MYR 4.623647
MZN 75.362436
NAD 19.293799
NGN 1609.593864
NIO 43.276764
NOK 10.859513
NPR 177.691653
NZD 1.976185
OMR 0.453611
PAB 1.17604
PEN 4.066156
PGK 5.193412
PHP 71.358689
PKR 327.765953
PLN 4.239717
PYG 7183.802847
QAR 4.298685
RON 5.21945
RSD 117.334114
RUB 87.543025
RWF 1724.072695
SAR 4.44258
SBD 9.456429
SCR 17.539736
SDG 708.107537
SEK 10.86706
SGD 1.494509
SHP 0.880384
SLE 29.067455
SLL 24727.006491
SOS 672.094441
SRD 44.100547
STD 24406.83871
STN 24.492509
SVC 10.290853
SYP 130.375396
SZL 19.281103
THB 37.973479
TJS 10.972544
TMT 4.127163
TND 3.415955
TOP 2.839205
TRY 53.473293
TTD 7.970562
TWD 36.927538
TZS 3063.662984
UAH 51.6595
UGX 4406.652233
USD 1.179189
UYU 46.905654
UZS 14265.63688
VES 588.693738
VND 31022.113342
VUV 139.685143
WST 3.192143
XAF 655.756438
XAG 0.014675
XAU 0.00025
XCD 3.186819
XCG 2.119552
XDR 0.815551
XOF 655.756438
XPF 119.331742
YER 281.384102
ZAR 19.315959
ZMK 10614.123377
ZMW 22.390152
ZWL 379.698489
  • AEX

    -1.9400

    1017.5

    -0.19%

  • BEL20

    -6.5600

    5463.32

    -0.12%

  • PX1

    -89.4000

    8112.57

    -1.09%

  • ISEQ

    -222.6400

    12721.67

    -1.72%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -66.6800

    9067.26

    -0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    -9.6600

    4189.18

    -0.23%

COP16: le monde reprend à Rome l'âpre débat pour financer la sauvegarde de la nature
COP16: le monde reprend à Rome l'âpre débat pour financer la sauvegarde de la nature / Photo: Alberto PIZZOLI - AFP

COP16: le monde reprend à Rome l'âpre débat pour financer la sauvegarde de la nature

La COP16, grande conférence environnementale des Nations Unies, a entamé mardi trois jours de prolongations à Rome pour dénouer le blocage Nord-Sud sur le financement de la sauvegarde de la nature, "la mission la plus importante de l'humanité au 21e siècle", a exhorté la présidente colombienne du sommet.

Taille du texte:

Les débats portent sur "l'une des politiques qui a le pouvoir d'unifier le monde", "ce qui n'est pas rien dans un paysage géopolitique très polarisé, fragmenté, divisé et conflictuel", a déclaré en ouverture la ministre colombienne Susana Muhamad, présidente de cette 16e conférence de la Convention sur la diversité biologique (CDB).

Ce qui est en jeu est "la mission la plus importante de l'humanité au 21e siècle, c'est-à-dire notre capacité à soutenir la vie sur cette planète", a-t-elle rappellé en ouverture de ces prolongations organisées au siège de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Face à elle, quelque 300 représentants de 154 pays avaient pris place vers 10H00 dans la grande salle dominant les ruines du Circus Maximus battues par la pluie

Mais dès les premières prises de paroles, le Brésil, au nom de plusieurs pays émergents riches en biodiversité, et le Zimbabwe, pour le groupe Afrique, ont rejeté le compromis proposé par la présidence pour éviter la répétition de l'échec des négociations en Colombie.

Début novembre, la COP16 s'était conclue à Cali sans régler une vive dispute entre pays riches et en développement sur leur collaboration pour débloquer l'argent nécessaire afin de stopper la destruction de la nature d'ici 2030.

Cet objectif, fixé en 2022 dans l'accord de Kunming-Montréal, s'accompagne d'une feuille de route de 23 objectifs à atteindre dans la décennie, destinés à protéger la planète et ses êtres vivants contre la déforestation, la surexploitation des ressources, le changement climatique, la pollution et les espèces invasives.

L'objectif phare prévoit de placer 30% des terres et des mers dans des aires protégées d'ici 2030, contre environ 17% et 8% actuellement selon l'ONU.

Un éventuel échec de ce programme fait peser un risque majeur sur les ressources alimentaires, la qualité de l'air, la régulation du climat et la santé des écosystèmes de la planète.

Les trois quarts des terres émergées ont déjà été altérées par l'humanité -- urbanisées ou transformées en cultures -- et un quart des espèces pour lesquelles les données scientifiques sont solides sont menacées d'extinction.

- Nouveau fonds ? -

L'accord de Kunming-Montréal a fixé l'objectif d'atteindre 200 milliards de dollars de dépenses annuelles pour la nature d'ici 2030 dont 30 milliards de transfert des pays développés vers les pays pauvres (contre environ 15 en 2022, selon l'OCDE).

Mais comment mobiliser et répartir l'argent ? A Cali, le dernier texte prévoyait la création d'un fonds pour distribuer l'argent public des grandes puissances.

Mais ces dernières -- menées par l'Union européenne, le Japon et le Canada en l'absence des Etats-Unis, non-signataires de la convention mais important bailleur -- y sont radicalement hostiles. Elles dénoncent une fragmentation de l'aide au développement, déjà fragilisée par les crises budgétaires et l'effacement en cours des Américains depuis l'élection de Donald Trump.

Vendredi, la présidence de la COP16 a publié une proposition de compromis qui propose une réforme d'ici 2030 des différents flux financiers destinés à la sauvegarde de la nature.

Le document prévoit d'"améliorer les performances" du Fonds mondial pour l'Environnement (GEF, en anglais) et du Fonds-cadre mondial pour la biodiversité (GBFF, en anglais), une solution temporaire modestement dotée (400 millions de dollars).

Mais il prévoit aussi de "désigner ou établir un instrument mondial, ou une série d'instruments" sur le financement de la protection de la nature.

Il fixe l'objectif qu'"au moins un instrument" soit placé sous l'autorité de la CDB, revendication majeure des pays en développement, qui réclament plus d'équité et de transparence dans l'accès aux financements.

C'est cette proposition que les premiers orateurs du monde en développement ont repoussé mardi, annonçant trois jours de difficile discussions, dans un contexte géopolitique difficile, déjà marqué par négociations financières décevantes à la COP29 sur le climat et l'enlisement de celles sur un traité contre la pollution plastique.

Loin des 23.000 participants de Cali, la session a repris sur un petit format, avec 1.400 personnes accréditées, en majorité observateurs de la société civile et experts, et seulement 25 pays représentés au niveau ministériel.

P.Gashi--NZN