Zürcher Nachrichten - COP16: le monde reprend à Rome l'âpre débat pour financer la sauvegarde de la nature

EUR -
AED 4.183702
AFN 72.898305
ALL 91.759381
AMD 414.060448
ANG 2.039279
AOA 1045.629463
ARS 1736.757043
AUD 1.621037
AWG 2.051107
AZN 1.940872
BAM 1.952824
BBD 2.292198
BDT 140.04215
BGN 1.917489
BHD 0.429014
BIF 3427.812462
BMD 1.139029
BND 1.454042
BOB 13.9473
BRL 5.920908
BSD 1.138011
BTN 108.981251
BWP 15.496252
BYN 3.438497
BYR 22324.977409
BZD 2.288903
CAD 1.612114
CDF 2631.158464
CHF 0.944374
CLF 0.027756
CLP 1095.978602
CNY 7.644426
CNH 7.659074
COP 3778.707452
CRC 517.432031
CUC 1.139029
CUP 27.312384
CVE 110.101588
CZK 24.362759
DJF 202.428764
DKK 7.475821
DOP 67.67955
DZD 152.381212
EGP 58.972913
ERN 17.085442
ETB 184.621985
FJD 2.559684
FKP 0.861964
GBP 0.860121
GEL 2.978608
GGP 0.861964
GHS 13.218381
GIP 0.861964
GMD 83.723052
GNF 10009.144491
GTQ 8.691101
GYD 238.116589
HKD 8.934826
HNL 30.545664
HRK 7.53252
HTG 148.938946
HUF 365.054431
IDR 20459.247154
ILS 3.471831
IMP 0.861964
INR 109.128875
IQD 1490.887235
IRR 1565681.419908
ISK 137.002903
JEP 0.861964
JMD 180.045664
JOD 0.807617
JPY 179.169908
KES 147.538924
KGS 99.606081
KHR 4628.130957
KMF 493.200155
KPW 1025.126876
KRW 1545.325584
KWD 0.351562
KYD 0.948347
KZT 504.104277
LAK 25527.11282
LBP 101913.340862
LKR 375.750767
LRD 195.74947
LSL 18.567842
LTL 3.363258
LVL 0.688988
LYD 7.275914
MAD 10.921091
MDL 20.200044
MGA 5024.542606
MKD 61.481732
MMK 2391.390859
MNT 4099.17619
MOP 9.19431
MRU 45.782643
MUR 54.138501
MVR 17.598436
MWK 1973.371135
MXN 20.182304
MYR 4.640638
MZN 72.795802
NAD 18.567842
NGN 1510.159858
NIO 41.877845
NOK 10.828212
NPR 174.370201
NZD 2.011372
OMR 0.437947
PAB 1.138011
PEN 3.863466
PGK 5.070474
PHP 71.013366
PKR 315.346974
PLN 4.372511
PYG 6708.043963
QAR 4.148343
RON 5.273141
RSD 117.531937
RUB 95.850179
RWF 1681.922487
SAR 4.271141
SBD 9.112819
SCR 15.891458
SDG 685.130407
SEK 11.295727
SGD 1.455241
SHP 0.859969
SLE 28.077499
SLL 23884.869006
SOS 650.434629
SRD 42.904397
STD 23575.610124
STN 24.463691
SVC 9.95822
SYP 14809.661324
SZL 18.563448
THB 38.023125
TJS 10.498618
TMT 3.997993
TND 3.368967
TOP 2.742509
TRY 55.770873
TTD 7.740512
TWD 36.150749
TZS 3012.730686
UAH 50.961264
UGX 4457.384378
USD 1.139029
UYU 45.590933
UZS 13468.596133
VES 970.944534
VND 29587.429244
VUV 134.982293
WST 3.149966
XAF 655.957
XAG 0.017719
XAU 0.000265905031
XCD 3.078285
XCG 2.050822
XDR 0.805353
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 269.551735
ZAR 18.590875
ZMK 10252.636055
ZMW 22.200051
ZWL 366.767021
SSP 6506.810465
MXV 2.287096
  • AEX

    5.2000

    1112.09

    +0.47%

  • BEL20

    32.8900

    5704.3

    +0.58%

  • PX1

    -3.2300

    8077.8

    -0.04%

  • ISEQ

    177.5800

    14384.24

    +1.25%

  • OSEBX

    -13.8400

    2082.8

    -0.66%

  • PSI20

    20.3400

    9704.6

    +0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.8100

    4469.44

    +0.99%

  • N150

    5.0800

    4234.25

    +0.12%

COP16: le monde reprend à Rome l'âpre débat pour financer la sauvegarde de la nature
COP16: le monde reprend à Rome l'âpre débat pour financer la sauvegarde de la nature / Photo: Alberto PIZZOLI - AFP

COP16: le monde reprend à Rome l'âpre débat pour financer la sauvegarde de la nature

La COP16, grande conférence environnementale des Nations Unies, a entamé mardi trois jours de prolongations à Rome pour dénouer le blocage Nord-Sud sur le financement de la sauvegarde de la nature, "la mission la plus importante de l'humanité au 21e siècle", a exhorté la présidente colombienne du sommet.

Taille du texte:

Les débats portent sur "l'une des politiques qui a le pouvoir d'unifier le monde", "ce qui n'est pas rien dans un paysage géopolitique très polarisé, fragmenté, divisé et conflictuel", a déclaré en ouverture la ministre colombienne Susana Muhamad, présidente de cette 16e conférence de la Convention sur la diversité biologique (CDB).

Ce qui est en jeu est "la mission la plus importante de l'humanité au 21e siècle, c'est-à-dire notre capacité à soutenir la vie sur cette planète", a-t-elle rappellé en ouverture de ces prolongations organisées au siège de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Face à elle, quelque 300 représentants de 154 pays avaient pris place vers 10H00 dans la grande salle dominant les ruines du Circus Maximus battues par la pluie

Mais dès les premières prises de paroles, le Brésil, au nom de plusieurs pays émergents riches en biodiversité, et le Zimbabwe, pour le groupe Afrique, ont rejeté le compromis proposé par la présidence pour éviter la répétition de l'échec des négociations en Colombie.

Début novembre, la COP16 s'était conclue à Cali sans régler une vive dispute entre pays riches et en développement sur leur collaboration pour débloquer l'argent nécessaire afin de stopper la destruction de la nature d'ici 2030.

Cet objectif, fixé en 2022 dans l'accord de Kunming-Montréal, s'accompagne d'une feuille de route de 23 objectifs à atteindre dans la décennie, destinés à protéger la planète et ses êtres vivants contre la déforestation, la surexploitation des ressources, le changement climatique, la pollution et les espèces invasives.

L'objectif phare prévoit de placer 30% des terres et des mers dans des aires protégées d'ici 2030, contre environ 17% et 8% actuellement selon l'ONU.

Un éventuel échec de ce programme fait peser un risque majeur sur les ressources alimentaires, la qualité de l'air, la régulation du climat et la santé des écosystèmes de la planète.

Les trois quarts des terres émergées ont déjà été altérées par l'humanité -- urbanisées ou transformées en cultures -- et un quart des espèces pour lesquelles les données scientifiques sont solides sont menacées d'extinction.

- Nouveau fonds ? -

L'accord de Kunming-Montréal a fixé l'objectif d'atteindre 200 milliards de dollars de dépenses annuelles pour la nature d'ici 2030 dont 30 milliards de transfert des pays développés vers les pays pauvres (contre environ 15 en 2022, selon l'OCDE).

Mais comment mobiliser et répartir l'argent ? A Cali, le dernier texte prévoyait la création d'un fonds pour distribuer l'argent public des grandes puissances.

Mais ces dernières -- menées par l'Union européenne, le Japon et le Canada en l'absence des Etats-Unis, non-signataires de la convention mais important bailleur -- y sont radicalement hostiles. Elles dénoncent une fragmentation de l'aide au développement, déjà fragilisée par les crises budgétaires et l'effacement en cours des Américains depuis l'élection de Donald Trump.

Vendredi, la présidence de la COP16 a publié une proposition de compromis qui propose une réforme d'ici 2030 des différents flux financiers destinés à la sauvegarde de la nature.

Le document prévoit d'"améliorer les performances" du Fonds mondial pour l'Environnement (GEF, en anglais) et du Fonds-cadre mondial pour la biodiversité (GBFF, en anglais), une solution temporaire modestement dotée (400 millions de dollars).

Mais il prévoit aussi de "désigner ou établir un instrument mondial, ou une série d'instruments" sur le financement de la protection de la nature.

Il fixe l'objectif qu'"au moins un instrument" soit placé sous l'autorité de la CDB, revendication majeure des pays en développement, qui réclament plus d'équité et de transparence dans l'accès aux financements.

C'est cette proposition que les premiers orateurs du monde en développement ont repoussé mardi, annonçant trois jours de difficile discussions, dans un contexte géopolitique difficile, déjà marqué par négociations financières décevantes à la COP29 sur le climat et l'enlisement de celles sur un traité contre la pollution plastique.

Loin des 23.000 participants de Cali, la session a repris sur un petit format, avec 1.400 personnes accréditées, en majorité observateurs de la société civile et experts, et seulement 25 pays représentés au niveau ministériel.

P.Gashi--NZN