Zürcher Nachrichten - Sur la côte kényane, la petite ONG qui sauve les tortues par milliers

EUR -
AED 4.172873
AFN 72.076362
ALL 94.0669
AMD 418.709391
ANG 2.03434
AOA 1041.938723
ARS 1671.414845
AUD 1.64621
AWG 2.046665
AZN 1.936079
BAM 1.953045
BBD 2.292956
BDT 139.862717
BGN 1.921258
BHD 0.428299
BIF 3391.698103
BMD 1.136247
BND 1.47482
BOB 7.883879
BRL 5.909052
BSD 1.138489
BTN 107.789957
BWP 15.481163
BYN 3.19749
BYR 22270.446507
BZD 2.28967
CAD 1.616118
CDF 2578.145366
CHF 0.921474
CLF 0.026386
CLP 1038.495434
CNY 7.715687
CNH 7.727248
COP 3898.248499
CRC 516.464685
CUC 1.136247
CUP 30.110553
CVE 110.642058
CZK 24.223628
DJF 201.933766
DKK 7.475195
DOP 66.527371
DZD 151.883334
EGP 56.498078
ERN 17.043709
ETB 183.544295
FJD 2.551727
FKP 0.857729
GBP 0.86152
GEL 3.005364
GGP 0.857729
GHS 12.754367
GIP 0.857729
GMD 82.378909
GNF 9970.569526
GTQ 8.685748
GYD 238.18403
HKD 8.909093
HNL 30.459901
HRK 7.528728
HTG 148.85004
HUF 355.749923
IDR 20409.273477
ILS 3.40456
IMP 0.857729
INR 107.837253
IQD 1491.396317
IRR 1562396.809631
ISK 144.008305
JEP 0.857729
JMD 179.206432
JOD 0.805633
JPY 183.581768
KES 147.030109
KGS 99.364989
KHR 4556.351893
KMF 489.722269
KPW 1022.622941
KRW 1746.843902
KWD 0.351078
KYD 0.948762
KZT 553.788855
LAK 25211.438102
LBP 101949.894966
LKR 380.902719
LRD 207.197738
LSL 18.773719
LTL 3.355043
LVL 0.687305
LYD 7.305663
MAD 10.65547
MDL 20.042729
MGA 4756.291032
MKD 61.572239
MMK 2385.423174
MNT 4066.628999
MOP 9.193932
MRU 45.218824
MUR 54.494347
MVR 17.566329
MWK 1974.106744
MXN 19.979602
MYR 4.709749
MZN 72.606431
NAD 18.773719
NGN 1557.230472
NIO 41.890911
NOK 11.16101
NPR 172.462974
NZD 2.010652
OMR 0.436919
PAB 1.138494
PEN 3.853764
PGK 4.992979
PHP 69.99053
PKR 316.636769
PLN 4.283027
PYG 6940.180016
QAR 4.150146
RON 5.244466
RSD 117.395933
RUB 84.647144
RWF 1669.537693
SAR 4.266939
SBD 9.16388
SCR 16.890326
SDG 682.311463
SEK 11.086995
SGD 1.474468
SHP 0.848323
SLE 28.122113
SLL 23826.541308
SOS 650.679323
SRD 42.589967
STD 23518.024431
STN 24.464308
SVC 9.961948
SYP 125.591794
SZL 18.767528
THB 37.944928
TJS 10.559306
TMT 3.988228
TND 3.369947
TOP 2.735811
TRY 52.822087
TTD 7.730096
TWD 36.03151
TZS 2982.652481
UAH 51.104714
UGX 4167.122082
USD 1.136247
UYU 45.665587
UZS 13678.705554
VES 700.911485
VND 29917.390639
VUV 134.939051
WST 3.131867
XAF 655.030167
XAG 0.0186
XAU 0.00028
XCD 3.070765
XCG 2.051806
XDR 0.814651
XOF 655.030167
XPF 119.331742
YER 271.165744
ZAR 18.856
ZMK 10227.580477
ZMW 20.423192
ZWL 365.871158
  • AEX

    -17.3300

    1065.63

    -1.6%

  • BEL20

    7.4200

    5713.05

    +0.13%

  • PX1

    -59.6400

    8340.71

    -0.71%

  • ISEQ

    -156.2900

    13798.29

    -1.12%

  • OSEBX

    -1.7500

    1944.97

    -0.09%

  • PSI20

    -31.1700

    9136.73

    -0.34%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.6600

    4417.44

    +1.86%

  • N150

    -34.2900

    4198.92

    -0.81%

Sur la côte kényane, la petite ONG qui sauve les tortues par milliers
Sur la côte kényane, la petite ONG qui sauve les tortues par milliers / Photo: Fredrik Lerneryd - AFP

Sur la côte kényane, la petite ONG qui sauve les tortues par milliers

Portée par quatre hommes, la grosse tortue, tout juste hameçonnée par des pêcheurs, ne sait pas encore qu'elle sera soignée, pesée, baguée, puis relâchée en mer, un peu plus gaillarde. Comme l'ont été avant elle des milliers de ses congénères, protégées par l'ONG kényane Local Ocean Conservation.

Taille du texte:

Avec plus de 24.000 sauvetages de tortues - certaines ayant été secourues à plusieurs reprises - recensés en 28 ans d'existence, la petite organisation et sa vingtaine d'employés basés à Watamu, sur la côte Est du Kenya, se bat à son échelle pour la préservation d'une espèce malmenée par l'être humain. Et obtient d'impressionnants résultats.

"On doit en sauver le plus possible car elles dépendent de nous pour leur survie", s'exclame Fikiri Kiponda, 47 ans, dont 16 passés à Local Ocean Conservation (LOC). "Chaque fois que je relâche une tortue, cela me procure une grande joie. Ma motivation ne fait que grandir."

L'ONG kényane vient de loin. A sa création en 1997, elle n'est qu'un agrégat de bénévoles souhaitant protéger la vie marine. Dans sa ligne de mire, les majestueuses tortues mourant dans les filets des pêcheurs, quand elles ne sont pas simplement capturées pour être mangées, se souvient M. Kiponda.

Près de trois décennies de sensibilisation, dans les écoles et villages environnants, ont toutefois largement porté leurs fruits. A Watamu comme à Diani, plus au sud, où LOC dispose d'une antenne, "la perception a vraiment beaucoup changé sur le fait de tuer une tortue", se réjouit-il.

- Amputée -

LOC, dont les finances reposent surtout sur des donations individuelles, indemnise les pêcheurs s'ils prennent une tortue, afin qu'ils la lui apportent.

Plus d'un millier d'entre eux participent au programme et le font avant tout au nom de la préservation de l'espèce, souligne l'organisation: la gratification qu'ils obtiennent ne compense pas les heures de travail perdues.

Une fois à terre, les reptiles à carapaces sont pesés, bagués, et éventuellement soignés en clinique s'ils ont bataillé pour se libérer d'un hameçon ou d'un filet, leur peau et leurs muscles pouvant être "gravement déchirés", observe Lameck Maitha, le coordinateur sanitaire de l'ONG.

En témoigne "Safari", la "reine du centre", selon M. Maitha. Trouvée 150 kilomètres plus au nord, près de Lamu, cette jeune femelle de 12 à 15 ans - les tortues sont facilement centenaires - a été transportée par avion puis en voiture jusqu'au LOC, où elle est arrivée moribonde.

Malingre, amorphe, avec une nageoire dont l'os se détachait, Safari a finalement dû être amputée. Mais elle s'est requinquée et pourrait être relâchée, espère le coordinateur sanitaire.

Des tumeurs sont aussi parfois retirées aux tortues, ainsi que des crustacés s'étant incrustés à la faveur de la pollution des eaux sur leurs carapaces ou leurs nageoires, les affaiblissant.

"Quand une tortue consomme quelque chose qu'elle ne digère pas, comme du plastique, cela peut provoquer un blocage de son système digestif, qui lui-même crée du gaz, ce qui la fait flotter", explique Lameck Maitha.

"On en retrouve de plus en plus qui flottent, car il y a de plus en plus de plastique dans l'océan", soupire-t-il. Au centre, les tortues ballonnées se voient prescrire du laxatif pour évacuer les corps étrangers.

- "Survivantes" -

Autre tâche de Local Ocean Conservation, protéger de la montée des eaux - en les déplaçant éventuellement - les œufs que les tortues viennent enterrer dans le sable de Watamu.

Car les femelles, très voyageuses, ne pondent que sur les plages où elles sont nées. Tous les trois ou quatre ans, elles produisent des centaines d’œufs, déposés en plusieurs pontes, sur une période de plusieurs mois.

Au bout d'à peu près 60 jours, une première tortue sort du sable. "Ce sera un petit gars, que j'appelle toujours Kevin", sourit Joey Ngunu. Et une fois que Kevin sort, le reste suit", dans une procession lente et malhabile jusqu'aux premières vagues, de préférence de nuit pour éviter au maximum les prédateurs.

Selon le directeur technique de l'ONG, seule une tortue sur 1.000 atteint l'âge adulte (20-25 ans). "Vivre dans la mer en tant que tortue doit être fou, parce que tu dois faire face à tellement de dangers", commente-t-il : "les poissons, les braconniers, la pression humaine avec le plastique, la pêche, la pêche industrielle... Les tortues sont sans aucun doute des survivantes."

Grâce au travail de LOC, cette survie est un peu plus aisée au large de Watamu, où l'"on observe plus de tortues qu'avant", se félicite Joey Ngunu, qui, comme ses deux collègues, se dit "fier" de son œuvre.

Ch.Siegenthaler--NZN