Zürcher Nachrichten - Colombie : "Assez de violence, assez de morts", exhortent les proches des 21 civils tués dans un attentat

EUR -
AED 4.180374
AFN 71.711977
ALL 91.57518
AMD 413.700667
ANG 2.037958
AOA 1044.951773
ARS 1725.654833
AUD 1.618087
AWG 2.048925
AZN 1.928584
BAM 1.94985
BBD 2.292315
BDT 139.933005
BGN 1.916247
BHD 0.429079
BIF 3414.874778
BMD 1.138292
BND 1.454275
BOB 12.369992
BRL 5.880984
BSD 1.138132
BTN 108.909628
BWP 15.475622
BYN 3.4461
BYR 22310.515215
BZD 2.289025
CAD 1.605077
CDF 2629.453661
CHF 0.93917
CLF 0.027771
CLP 1096.550404
CNY 7.639473
CNH 7.638552
COP 3743.61339
CRC 516.426434
CUC 1.138292
CUP 30.164727
CVE 110.699024
CZK 24.415614
DJF 202.297171
DKK 7.475787
DOP 67.67152
DZD 152.462168
EGP 58.533688
ERN 17.074374
ETB 183.264993
FJD 2.560871
FKP 0.85432
GBP 0.859848
GEL 2.976572
GGP 0.85432
GHS 13.187134
GIP 0.85432
GMD 84.233352
GNF 9960.0518
GTQ 8.687567
GYD 238.115501
HKD 8.927308
HNL 30.637087
HRK 7.5347
HTG 148.756082
HUF 365.313629
IDR 20334.213352
ILS 3.453497
IMP 0.85432
INR 108.981687
IQD 1491.731132
IRR 1564667.165979
ISK 138.006677
JEP 0.85432
JMD 179.324381
JOD 0.807035
JPY 180.205239
KES 147.416035
KGS 99.543373
KHR 4618.620154
KMF 492.880372
KPW 1024.462795
KRW 1555.566774
KWD 0.352005
KYD 0.948435
KZT 506.107875
LAK 25526.189196
LBP 101934.011775
LKR 374.447403
LRD 196.725276
LSL 18.622279
LTL 3.361079
LVL 0.688541
LYD 7.256576
MAD 10.928453
MDL 20.143031
MGA 5008.483502
MKD 61.522113
MMK 2389.931262
MNT 4095.486141
MOP 9.194059
MRU 45.600024
MUR 54.501362
MVR 17.586169
MWK 1977.212186
MXN 19.971377
MYR 4.655786
MZN 72.747809
NAD 18.622333
NGN 1508.771536
NIO 41.72995
NOK 10.797856
NPR 174.25504
NZD 2.005926
OMR 0.437675
PAB 1.138132
PEN 3.844582
PGK 5.063691
PHP 71.442032
PKR 315.932462
PLN 4.377556
PYG 6745.41689
QAR 4.146814
RON 5.274728
RSD 117.470529
RUB 96.499059
RWF 1676.703516
SAR 4.274362
SBD 9.106916
SCR 15.803981
SDG 684.685345
SEK 11.289752
SGD 1.457263
SHP 0.859412
SLE 28.058718
SLL 23869.39631
SOS 650.531335
SRD 43.053035
STD 23560.337766
STN 24.67247
SVC 9.958656
SYP 14800.067577
SZL 18.622518
THB 38.064316
TJS 10.533451
TMT 3.995403
TND 3.356258
TOP 2.740733
TRY 55.618295
TTD 7.73543
TWD 36.201999
TZS 3016.470402
UAH 51.084668
UGX 4427.509251
USD 1.138292
UYU 45.621191
UZS 13474.52968
VES 970.315553
VND 29607.53347
VUV 134.714963
WST 3.133178
XAF 655.957
XAG 0.017709
XAU 0.000265
XCD 3.07629
XCG 2.05115
XDR 0.804831
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 269.376427
ZAR 18.628734
ZMK 10245.994134
ZMW 22.165558
ZWL 366.529428
SSP 6502.593741
MXV 2.26348
  • AEX

    -3.0000

    1107.93

    -0.27%

  • BEL20

    -71.4100

    5687.13

    -1.24%

  • PX1

    -31.8100

    8123.41

    -0.39%

  • ISEQ

    -108.3000

    14332.16

    -0.75%

  • OSEBX

    -2.3100

    2096.59

    -0.11%

  • PSI20

    -24.1400

    9632.44

    -0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -90.3100

    4470.74

    -1.98%

  • N150

    -17.5700

    4267.43

    -0.41%

Colombie : "Assez de violence, assez de morts", exhortent les proches des 21 civils tués dans un attentat
Colombie : "Assez de violence, assez de morts", exhortent les proches des 21 civils tués dans un attentat / Photo: JOAQUIN SARMIENTO - AFP

Colombie : "Assez de violence, assez de morts", exhortent les proches des 21 civils tués dans un attentat

"Assez de violence, assez de morts", se lamente Joao Valencia, 42 ans, proche d'un des 21 civils tués samedi dans un attentat à la bombe attribué à une guérilla dans le sud-ouest de la Colombie, au cours de funérailles célébrées lundi à Cajibio, proche du lieu de l'explosion.

Taille du texte:

Des centaines de personnes vêtues de blanc, agitant des drapeaux ou des carrés de papiers immaculés, se sont réunies pour porter en terre six cercueils bénis par un prêtre, a constaté l'AFP.

L'une des banderoles brandies appelle au "respect de la vie, du territoire et (au) droit à vivre en paix". "Assez d'innocents tombés dans cette guerre si absurde", clame une autre, tandis que des photos des défunts, majoritairement des mères de famille, étaient exhibées par leurs proches éplorés.

Ces victimes civiles ont été frappées par une bombe de forte intensité pendant qu'elles circulaient sur la route Panaméricaine reliant les villes de Cali et de Popayan, dans le département de Cauca.

Les autorités l'attribuent à l'EMC (Etat-major central), la principale dissidence des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui n'a pas adhéré à l'accord de paix de 2016 et sème la terreur en Colombie sous la direction d'Ivan Mordisco, le criminel le plus recherché de ce pays.

C'est l'attentat le plus mortel contre des civils depuis l'explosion de la voiture piégée ayant fait 36 morts qui avait ciblé en 2003 le club El Nogal, un lieu de rassemblement de la haute société de Bogota, attribuée aux Farc, aujourd'hui dissoutes.

- 31 attaques -

Quelque 56 personnes ont été blessées dans l'attentat de samedi et, depuis vendredi, 31 actions attribuées à la guérilla ont au total été enregistrées dans trois départements limitrophes, a dit à l'AFP une porte-parole des forces armées.

Cette "vague terroriste", à l'approche de l'élection présidentielle du 31 mai, est une réponse aux opérations militaires dans la zone, a assuré le ministre de la Défense Pedro Sanchez, accusant de "crimes de guerre" cette guérilla qui se finance principalement par le trafic de cocaïne.

"Le terrorisme, lorsqu'il est employé de cette manière, (...) c'est parce que la pression est si forte (...) que la seule option est d'attaquer ceux qui sont sans défense", a-t-il dit sur les radios locales.

L'offensive s'est poursuivie lundi. A Jamundi, dans le département de Valle del Cauca, des militaires ont retrouvé un camion chargé de poulets entièrement calciné, a constaté un journaliste de l'AFP. Et à l'aube, dans une zone de culture de coca du Cauca voisin, une camionnette chargée d'explosifs a sauté sans faire de victimes, selon des médias locaux.

Le Cauca est l'un des départements les plus visés par les attaques de la guérilla à l'approche du scrutin.

Elizabeth Dickinson, la directrice pour l'Amérique latine d'International Crisis Group, a estimé auprès de l'AFP qu'il s'agissaitt d'"un message adressé à l'Etat : +Nous sommes ici et c'est nous qui commandons+".

Pour Laura Bonilla, la directrice adjointe de la Fondation Paix et Réconciliation, ces attaques s'inscrivent dans une stratégie "d'insécurité et de déstabilisation" destinée à maintenir le "contrôle sur la population civile".

- "Climat de peur" -

Le président Gustavo Petro a qualifié les rebelles de "terroristes" et ordonné une intensification des opérations pour les neutraliser.

Depuis son investiture en 2022, le premier président de gauche de l'histoire de la Colombie a tenté, sans succès, de négocier la paix avec les principales organisations armées, qui se sont au contraire renforcées.

L'expansion des groupes armés "a échappé au contrôle du gouvernement", leurs effectifs ayant doublé en dix ans pour atteindre 27.000 combattants, a souligné Gerson Arias, chercheur à la Fondation Idées pour la Paix.

Depuis l'accord de paix de 2016, divers groupes criminels se disputent les revenus du trafic de drogue, de l'extraction minière illégale et de l'extorsion, un phénomène que "la paix totale (voulue par M. Petro) n'a pas réussi à endiguer", selon Mme Dickinson.

Les candidats à la présidentielle ont condamné l'attentat.

L'héritier politique de Gustavo Petro et favori des sondages, Ivan Cepeda, a mis en garde contre l'impact électoral dans une région où la gauche bénéficie d'"un large soutien", évoquant des évènements ayant pour but de "générer un climat de peur favorisant les intérêts de secteurs d'extrême droite".

Pour les deux candidats qui le talonnent dans les intentions de vote, la responsabilité incombe au camp au pouvoir.

"Il ne s'agit pas d'actes isolés mais d'une stratégie visant à déstabiliser le gouvernement de Petro", a ainsi déclaré l'avocat d'extrême droite Abelardo de la Espriella.

La sénatrice Paloma Valencia, candidate du parti de l'ex-président de droite Alvaro Uribe (2002-2010), juge quant à elle que le gouvernement a "laissé la violence prospérer".

T.Gerber--NZN