Zürcher Nachrichten - Carlos Saura, du réalisme social au flamenco

EUR -
AED 4.306431
AFN 75.047853
ALL 95.509472
AMD 434.781696
ANG 2.098846
AOA 1076.460889
ARS 1633.493713
AUD 1.626689
AWG 2.110707
AZN 1.988156
BAM 1.957912
BBD 2.36228
BDT 143.909369
BGN 1.956042
BHD 0.442838
BIF 3489.702447
BMD 1.172615
BND 1.496135
BOB 8.104331
BRL 5.814063
BSD 1.17288
BTN 111.259841
BWP 15.939351
BYN 3.309739
BYR 22983.255361
BZD 2.358866
CAD 1.593784
CDF 2720.466564
CHF 0.915976
CLF 0.026807
CLP 1055.060534
CNY 8.006909
CNH 7.998882
COP 4288.546463
CRC 533.22984
CUC 1.172615
CUP 31.074299
CVE 110.753193
CZK 24.361957
DJF 208.396761
DKK 7.471833
DOP 69.741242
DZD 155.376121
EGP 62.903883
ERN 17.589226
ETB 184.100102
FJD 2.57049
FKP 0.86377
GBP 0.863156
GEL 3.142666
GGP 0.86377
GHS 13.137564
GIP 0.86377
GMD 85.601211
GNF 10289.697303
GTQ 8.960546
GYD 245.372505
HKD 9.185522
HNL 31.214689
HRK 7.533699
HTG 153.641478
HUF 362.158603
IDR 20356.18719
ILS 3.45198
IMP 0.86377
INR 111.249548
IQD 1536.125741
IRR 1540816.20108
ISK 143.785835
JEP 0.86377
JMD 183.778268
JOD 0.831419
JPY 184.308708
KES 151.443853
KGS 102.510594
KHR 4705.115487
KMF 492.498261
KPW 1055.353534
KRW 1726.651843
KWD 0.360333
KYD 0.977425
KZT 543.258636
LAK 25774.078905
LBP 105007.679148
LKR 374.851168
LRD 215.61456
LSL 19.535844
LTL 3.462427
LVL 0.709303
LYD 7.446376
MAD 10.848155
MDL 20.208266
MGA 4866.352468
MKD 61.637907
MMK 2461.893765
MNT 4195.441454
MOP 9.463996
MRU 46.869025
MUR 55.148176
MVR 18.122737
MWK 2042.108163
MXN 20.449463
MYR 4.638877
MZN 74.924153
NAD 19.535593
NGN 1613.107468
NIO 43.047128
NOK 10.873541
NPR 178.007186
NZD 1.982968
OMR 0.451158
PAB 1.17285
PEN 4.112948
PGK 5.087683
PHP 72.028464
PKR 326.895761
PLN 4.245512
PYG 7213.489671
QAR 4.272421
RON 5.186827
RSD 117.386493
RUB 87.920356
RWF 1713.776924
SAR 4.397283
SBD 9.430299
SCR 16.119145
SDG 704.156003
SEK 10.809054
SGD 1.493155
SHP 0.875476
SLE 28.843884
SLL 24589.147203
SOS 669.563404
SRD 43.923745
STD 24270.764437
STN 24.871166
SVC 10.263079
SYP 129.603259
SZL 19.535596
THB 38.097677
TJS 11.001266
TMT 4.110016
TND 3.379183
TOP 2.823376
TRY 52.990239
TTD 7.961336
TWD 37.054051
TZS 3054.662749
UAH 51.535653
UGX 4410.190424
USD 1.172615
UYU 46.77505
UZS 14012.74951
VES 573.341643
VND 30883.163084
VUV 137.959791
WST 3.183872
XAF 656.713095
XAG 0.015485
XAU 0.000255
XCD 3.169051
XCG 2.113815
XDR 0.815706
XOF 656.664578
XPF 119.331742
YER 279.78503
ZAR 19.464251
ZMK 10554.968416
ZMW 21.903218
ZWL 377.581574
  • AEX

    16.9500

    1014.09

    +1.7%

  • BEL20

    72.8600

    5352.67

    +1.38%

  • PX1

    42.7800

    8114.84

    +0.53%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    21.5700

    2018.63

    +1.08%

  • PSI20

    135.3800

    9344.96

    +1.47%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.6400

    3902.45

    +1.87%

  • N150

    52.5100

    4154.58

    +1.28%

Carlos Saura, du réalisme social au flamenco
Carlos Saura, du réalisme social au flamenco / Photo: Pierre-Philippe MARCOU - AFP/Archives

Carlos Saura, du réalisme social au flamenco

Figure du cinéma européen, le réalisateur espagnol Carlos Saura, qui est décédé vendredi à l'âge de 91 ans, a d'abord placé son œuvre sous le signe du réalisme social avant de privilégier des films musicaux, notamment sur le flamenco.

Taille du texte:

Prolifique, Carlos Saura était un cinéaste du jeu et de l'imaginaire, à l'esthétique sophistiquée, au style à la fois lyrique et documentaire, centré sur le sort des plus démunis. Il a souvent dépeint des personnages issus de la bourgeoisie, tourmentés par leur passé, flottant entre réalité et fantasmes.

Mais à partir de la mort de Franco (1975) et la transition démocratique qui a suivi, ce fou de musique et de danse est progressivement passé à autre chose : des hymnes d'amour au tango et au fado, au folklore argentin et à la jota, danse de son Aragon natal, à l'opéra et, surtout, à son cher flamenco, devenant, un peu malgré lui, un ambassadeur de la culture espagnole.

Il était né le 4 janvier 1932 à Huesca (nord) dans une famille d'artistes : sa mère était pianiste et son frère, Antonio, est devenu un peintre célèbre. Adolescent, il se passionne pour la photo, puis suit des études de cinéma.

En 1966, il obtient sa première reconnaissance internationale (Ours d'argent pour "La Chasse" au Festival de Berlin). Il réalise ensuite "Peppermint frappé" (1967, encore primé à Berlin l'année suivante), première collaboration (sur neuf au total) de Carlos Saura avec Geraldine Chaplin, qui deviendra sa muse et la mère d'un de ses enfants.

D'une difficulté - contourner la censure franquiste -, il fait un atout : avec force métaphores, ellipses et images symboliques, il s'attaque aux piliers du régime que sont l'église, l'armée et la famille, dans "Le Jardin des délices" (1970) ou "Anna et les loups" (1972). A cette époque, il tourne aussi des drames à succès comme "La Madriguera" (1969) ou "La cousine Angélique" (1974), prix du jury du Festival de Cannes.

- Trilogie flamenca -

En 1975, il réalise le funèbre et somptueux "Cria Cuervos", prix du jury à Cannes, nommé au César du meilleur film étranger. Une enfant vit dans une atmosphère irrespirable, à l'image de la dictature qui asphyxie son pays. Elle résiste, grâce au monde fantasmagorique qu'elle s'est inventé. Une des chansons du film, "Porque te vas", interprétée par Jeanette, devient un tube international, notamment en France.

Carlos Saura revisite ensuite ses thèmes favoris de la mémoire et de la mort avec "Elisa, mon amour" (1977) ou "Maman fête ses cent ans", conte cruel sur les névroses de la société post-franquiste, nommé à l'Oscar 79 du meilleur film étranger.

Dans les années 1980, il enchaîne une trilogie flamenca avec "Noces de sang", "Carmen" et "L'Amour sorcier", où le grand danseur Antonio Gades crève l'écran. Ensuite, lors de la décennie suivante, il réalise "Sevillanas", "Flamenco" et "Tango".

"Lors de la nomination de +Carmen+ aux Oscars, j'ai rencontré à Hollywood Robert Wise, le réalisateur de +West Side Story+, qui me disait que j'étais en train d'inventer un nouveau type de films musicaux, car ce ne sont ni des fictions, ni des documentaires", disait-il alors au site CineEspagne. "Oui, je suis un cinéaste heureux. J’ai fait toute ma vie les films que je voulais faire", assurait-il en 2017 à Télérama.

En 2002, il met en scène la danseuse Aida Gomez dans "Salomé" et, en 2010, livre une adaptation historique avec "Don Giovanni, naissance d'un opéra".

Il revient parfois au film dramatique avec "Ay, Carmela!" (Goya du meilleur réalisateur 91), puis "Goya à Bordeaux" (1999) ou "Le septième jour" (2004), tiré d'un fait divers sanglant dans l'Espagne rurale.

Photographe depuis toujours, Carlos Saura, plusieurs fois marié et père de plusieurs enfants, avait collaboré à de nombreux magazines spécialisés et participé à de nombreuses expositions.

Il avait mis en scène le film officiel des Jeux olympiques de Barcelone en 1992, "Marathon".

F.Carpenteri--NZN