Zürcher Nachrichten - Aux procès des réseaux sociaux, une Américaine assure que YouTube et Instagram ont nourri sa dépression

EUR -
AED 4.306153
AFN 75.0429
ALL 95.503739
AMD 434.75432
ANG 2.098709
AOA 1076.390828
ARS 1633.24778
AUD 1.628526
AWG 2.110569
AZN 1.997971
BAM 1.957785
BBD 2.362126
BDT 143.899979
BGN 1.955914
BHD 0.44281
BIF 3489.474751
BMD 1.172539
BND 1.496038
BOB 8.103802
BRL 5.808644
BSD 1.172804
BTN 111.252582
BWP 15.938311
BYN 3.309523
BYR 22981.755751
BZD 2.358712
CAD 1.59436
CDF 2720.28988
CHF 0.91605
CLF 0.026783
CLP 1054.112588
CNY 8.006387
CNH 8.009617
COP 4288.442525
CRC 533.195048
CUC 1.172539
CUP 31.072272
CVE 110.746729
CZK 24.373212
DJF 208.384014
DKK 7.475055
DOP 69.770598
DZD 155.365983
EGP 62.894658
ERN 17.588078
ETB 184.088973
FJD 2.570327
FKP 0.860939
GBP 0.862002
GEL 3.142861
GGP 0.860939
GHS 13.136953
GIP 0.860939
GMD 85.595732
GNF 10289.026269
GTQ 8.959961
GYD 245.356495
HKD 9.186899
HNL 31.213432
HRK 7.537125
HTG 153.631453
HUF 363.42071
IDR 20325.193765
ILS 3.451755
IMP 0.860939
INR 111.286226
IQD 1536.025512
IRR 1540715.666567
ISK 143.847483
JEP 0.860939
JMD 183.766277
JOD 0.831376
JPY 184.174195
KES 151.433806
KGS 102.503912
KHR 4704.815418
KMF 492.466605
KPW 1055.342165
KRW 1728.0057
KWD 0.36031
KYD 0.977362
KZT 543.223189
LAK 25772.39793
LBP 105000.828342
LKR 374.82671
LRD 215.600573
LSL 19.53494
LTL 3.462202
LVL 0.709257
LYD 7.446066
MAD 10.847448
MDL 20.206948
MGA 4866.035425
MKD 61.633886
MMK 2461.86164
MNT 4196.707877
MOP 9.463379
MRU 46.86681
MUR 55.144932
MVR 18.121629
MWK 2041.980281
MXN 20.469245
MYR 4.655421
MZN 74.929587
NAD 19.534934
NGN 1613.390048
NIO 43.044332
NOK 10.900392
NPR 177.995572
NZD 1.986849
OMR 0.451129
PAB 1.172774
PEN 4.112684
PGK 5.087352
PHP 71.847345
PKR 326.874482
PLN 4.245704
PYG 7213.019006
QAR 4.272149
RON 5.203848
RSD 117.378833
RUB 87.908248
RWF 1713.665104
SAR 4.396996
SBD 9.429684
SCR 16.118093
SDG 704.113715
SEK 10.803423
SGD 1.492177
SHP 0.875418
SLE 28.848748
SLL 24587.542811
SOS 669.519913
SRD 43.920994
STD 24269.180819
STN 24.869543
SVC 10.262409
SYP 129.594933
SZL 19.534925
THB 38.122791
TJS 11.000548
TMT 4.109748
TND 3.378963
TOP 2.823192
TRY 52.931326
TTD 7.960816
TWD 37.086813
TZS 3054.463338
UAH 51.532291
UGX 4409.902668
USD 1.172539
UYU 46.771998
UZS 14011.836168
VES 573.304233
VND 30903.426254
VUV 139.40416
WST 3.183663
XAF 656.670246
XAG 0.01556
XAU 0.000254
XCD 3.168845
XCG 2.113677
XDR 0.815653
XOF 656.621982
XPF 119.331742
YER 279.771908
ZAR 19.540971
ZMK 10554.258277
ZMW 21.901789
ZWL 377.556938
  • AEX

    16.9500

    1014.09

    +1.7%

  • BEL20

    72.8600

    5352.67

    +1.38%

  • PX1

    42.7800

    8114.84

    +0.53%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    21.5700

    2018.63

    +1.08%

  • PSI20

    135.3800

    9344.96

    +1.47%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.6400

    3902.45

    +1.87%

  • N150

    52.5100

    4154.58

    +1.28%

Aux procès des réseaux sociaux, une Américaine assure que YouTube et Instagram ont nourri sa dépression
Aux procès des réseaux sociaux, une Américaine assure que YouTube et Instagram ont nourri sa dépression / Photo: Frederic J. Brown - AFP

Aux procès des réseaux sociaux, une Américaine assure que YouTube et Instagram ont nourri sa dépression

L'Américaine de 20 ans au centre d'un procès phare contre les réseaux sociaux a assuré jeudi que YouTube et Instagram avaient alimenté sa dépression et ses idées suicidaires, une dégradation de sa santé mentale que la défense a attribuée à son enfance difficile dans une famille dysfonctionnelle.

Taille du texte:

"Nerveuse" dans sa robe rose fleurie, Kaley G.M., a passé la matinée à expliquer comment elle est devenue dépendante aux réseaux sociaux, en commençant à regarder des vidéos sur YouTube dès 6 ans.

"J'étais jeune et je passais tout mon temps" sur YouTube, a raconté cette employée de supermarché devant un tribunal civil de Los Angeles. "J'ai essayé de m'arrêter, mais ça ne marchait pas."

Son cas est scruté de près, car l'issue de son procès donnera le ton pour des milliers de familles américaines, qui accusent les réseaux sociaux d'avoir sciemment conçu leurs plateformes pour rendre les enfants accros, grâce à leurs fonctionnalités - "likes", notifications, défilement infini et lecture automatique de vidéos.

A 8 ans, elle ouvre un compte sur YouTube, sans que son âge soit vérifié. Et à 9 ans, elle déjoue le contrôle parental du téléphone donné par sa mère pour débuter en cachette sur Instagram.

L'enfant passe alors jusqu'à 16 heures par jour sur ce réseau social, a rappelé son avocat. Elle y découvre l'usage des filtres, capables d'agrandir les yeux, mais aussi d'amincir.

C'est selon elle à ce moment-là qu'elle commence à douter d'elle-même. Des années plus tard, elle sera diagnostiquée comme souffrant de phobie sociale et de dysmorphie corporelle, une obsession pour des défauts physiques légers ou imaginaires.

- "Trop dur de s'en passer" -

L'audience a été marquée par une vidéo Instagram, où on la voit, pré-adolescente, s'excuser auprès de ses followers.

"Je suis désolée d'être aussi moche, j'ai l'air tellement grosse dans ce haut", lâche la petite blonde toute fine d'alors.

Son avocat a déployé une bannière de ses dizaines de selfies pris au fil des ans.

"Presque toutes ont été prises avec un filtre", a soupiré la plaignante.

Vers 10 ans, elle tombe en dépression, commence à avoir des idées suicidaires et à s'automutiler.

Sa mère, qui la pousse à faire une thérapie dès ses 12 ans, lui confisque régulièrement son téléphone, ce qui provoque des crises.

"J'étais vraiment très contrarié(e), je hurlais et je pleurais", a-t-elle raconté.

Sa consommation intensive de réseaux sociaux a-t-elle dégradé son sommeil, ses notes, sa capacité à se faire des amis ? "Oui", a-t-elle répondu à son avocat, Mark Lanier.

Alors pourquoi ne pas arrêter de les utiliser, surtout maintenant qu'elle va mieux ?

"Parce que je ne peux pas, c'est trop dur de s'en passer", a répondu la jeune femme, qui envisage de reprendre ses études pour devenir responsable des réseaux sociaux en entreprise.

Tiktok et Snapchat ont passé un accord financier avec Kaley G.M. pour s'éviter un procès - mais restent concernés par une vague de procédures à venir, qui rappellent celles intentées contre l'industrie du tabac dans les années 90.

Google, propriétaire de YouTube, et Meta, qui abrite Facebook et Instagram, ont en revanche choisi l'affrontement judiciaire.

- Enfance chaotique -

Pendant l'après-midi, la défense de YouTube a fait admettre à Kaley que ses parents étaient au courant des vidéos qu'elle publiait sur la plateforme malgré son jeune âge.

Celle de Meta a été plus incisive, en détaillant l'enfance chaotique de Kaley, pour souligner en creux que sa famille, présentée comme toxique, a pu l'affecter davantage que sa consommation compulsive d'écrans.

Avec des questions sobres, mais impitoyables, Phyllis Jones a brossé le portrait d'une fillette dont les parents ont divorcé à trois ans, et progressivement abandonnée par son père, qui se moquait fréquemment du poids des femmes.

L'avocate du groupe de Marc Zuckerberg a rappelé que la sœur de Kaley avait tenté de se suicider peu avant sa dépression. Elle a aussi diffusé des enregistrements où l'on entend sa mère lui hurler dessus dans un langage grossier.

Lèvres pincées, Kaley qui a lutté toute sa vie avec un trouble du déficit de l'attention diagnostiqué tardivement, a reconnu que sa mère l'avait parfois frappée lorsqu'elle ne comprenait pas ses devoirs de maths à l'école primaire.

"Elle ne s'était pas encore rendu compte que j'avais un trouble de l’apprentissage et pensait que je ne faisais pas d'efforts", l'a-t-elle excusée.

Le procès doit se poursuivre jusqu’à mi-mars.

W.O.Ludwig--NZN