Zürcher Nachrichten - Au procès Wendel, Ernest-Antoine Seillière se défend d'avoir voulu tromper le fisc

EUR -
AED 4.26807
AFN 76.126374
ALL 92.206872
AMD 421.806782
ANG 2.08003
AOA 1066.870586
ARS 1753.415385
AUD 1.609841
AWG 2.091904
AZN 1.970654
BAM 1.956404
BBD 2.341272
BDT 142.864093
BGN 1.971463
BHD 0.438233
BIF 3476.238288
BMD 1.162169
BND 1.472998
BOB 14.381231
BRL 5.955953
BSD 1.162454
BTN 109.745765
BWP 15.564536
BYN 3.58099
BYR 22778.506256
BZD 2.337971
CAD 1.606751
CDF 2649.744425
CHF 0.940398
CLF 0.027404
CLP 1082.049236
CNY 7.799665
CNH 7.7972
COP 3638.866374
CRC 527.260463
CUC 1.162169
CUP 30.79747
CVE 110.266773
CZK 24.202179
DJF 207.002998
DKK 7.474633
DOP 68.810941
DZD 154.819155
EGP 59.217024
ERN 17.43253
ETB 188.729389
FJD 2.575832
FKP 0.859697
GBP 0.858697
GEL 3.027427
GGP 0.859697
GHS 13.213212
GIP 0.859697
GMD 86.000106
GNF 10217.845869
GTQ 8.872143
GYD 243.133909
HKD 9.111926
HNL 31.20596
HRK 7.533761
HTG 152.021033
HUF 362.121881
IDR 20497.169125
ILS 3.495397
IMP 0.859697
INR 109.814191
IQD 1522.856904
IRR 1597517.076516
ISK 140.808644
JEP 0.859697
JMD 184.263699
JOD 0.823945
JPY 179.466158
KES 150.396107
KGS 101.630602
KHR 4704.269752
KMF 492.759271
KPW 1045.952159
KRW 1561.82646
KWD 0.358995
KYD 0.96882
KZT 529.454798
LAK 26067.1574
LBP 104099.580962
LKR 381.459373
LRD 203.37327
LSL 18.572512
LTL 3.431582
LVL 0.702985
LYD 7.376245
MAD 10.894875
MDL 20.024094
MGA 4987.453475
MKD 61.588789
MMK 2440.252121
MNT 4180.357205
MOP 9.387417
MRU 46.766233
MUR 54.494406
MVR 17.96749
MWK 2015.687424
MXN 19.655922
MYR 4.702153
MZN 74.301895
NAD 18.572832
NGN 1536.305885
NIO 42.781916
NOK 10.778644
NPR 175.643454
NZD 1.975414
OMR 0.446859
PAB 1.162119
PEN 3.898753
PGK 5.240505
PHP 72.752962
PKR 322.366446
PLN 4.308903
PYG 6955.116673
QAR 4.247668
RON 5.251023
RSD 117.3384
RUB 100.35455
RWF 1711.098659
SAR 4.364928
SBD 9.297945
SCR 15.933325
SDG 699.043175
SEK 11.159521
SGD 1.471009
SHP 0.861011
SLE 28.64689
SLL 24370.095374
SOS 664.393622
SRD 43.849205
STD 24054.545402
STN 24.507037
SVC 10.172358
SYP 15110.517153
SZL 18.575413
THB 38.192309
TJS 10.714872
TMT 4.06759
TND 3.391855
TOP 2.798223
TRY 56.287202
TTD 7.869463
TWD 36.646431
TZS 3073.974524
UAH 51.78069
UGX 4387.07054
USD 1.162169
UYU 46.780752
UZS 13711.054751
VES 937.146216
VND 30236.142718
VUV 137.097747
WST 3.158909
XAF 656.148219
XAG 0.017634
XAU 0.000263
XCD 3.14082
XCG 2.095092
XDR 0.821714
XOF 656.15669
XPF 119.331742
YER 275.433763
ZAR 18.564274
ZMK 10460.940695
ZMW 22.232383
ZWL 374.217843
  • AEX

    0.5600

    1114.04

    +0.05%

  • BEL20

    -47.9900

    5804.76

    -0.82%

  • PX1

    1.6600

    8280.11

    +0.02%

  • ISEQ

    -92.8900

    14420.98

    -0.64%

  • OSEBX

    2.7300

    2106.26

    +0.13%

  • PSI20

    41.3100

    9429.94

    +0.44%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -94.5600

    4830.64

    -1.92%

  • N150

    -10.3400

    4299.77

    -0.24%

Au procès Wendel, Ernest-Antoine Seillière se défend d'avoir voulu tromper le fisc
Au procès Wendel, Ernest-Antoine Seillière se défend d'avoir voulu tromper le fisc

Au procès Wendel, Ernest-Antoine Seillière se défend d'avoir voulu tromper le fisc

"Indigné" d'être face à un tribunal, l’ex-président du Medef Ernest-Antoine Seillière s'est défendu jeudi d'avoir voulu tromper le fisc à hauteur de 79 millions d'euros en 2007, affirmant qu'il était à l'époque persuadé de la légalité du schéma financier utilisé.

Taille du texte:

Passant du bon mot à l'emportement, l'ancien président du conseil de surveillance de Wendel, 84 ans, a été interrogé pendant près de quatre heures sur un programme d'intéressement baptisé Solfur, qui lui vaut d'être jugé pour fraude fiscale aux côtés de treize autres prévenus.

S'il a bien lancé Solfur en 2004, Ernest-Antoine Seillière affirme ne pas avoir participé à l'élaboration, fin 2006 et début 2007, du savant montage financier qui a alors permis à 14 cadres de récupérer 4,6% du capital, soit 315 millions d'euros de plus-values, sans être imposés.

Les dizaines de mails sur le sujet entre des cadres de la société d'investissement, leurs avocats et la banque JP Morgan, il dit les avoir découverts pendant l'instruction. "J'ai lu l'ensemble des documents et je dois dire que je n'en connaissais strictement rien", assure le prévenu, costume gris et voix grave.

En janvier 2007, une partie des responsables est "briefée" lors d'un séminaire dans la cossue station de ski de Meribel, dans les Alpes. Mais lui assure avoir été mis au courant après, "par oral et de manière informelle", puis par une note du 12 mars 2007, rédigée par des avocats du réputé cabinet Debevoise&Plimpton.

Transmise à l'ensemble des cadres, cette longue note détaille l'horlogerie financière du montage et soupèse longuement le "risque fiscal" associé.

D'un côté, le montage, qui a une "conséquence fiscale très intéressante", "me convient parfaitement", déclare Ernest-Antoine Seillière, lui-même membre de la famille Wendel qui contrôle le capital de l'entreprise.

Mais la note développe aussi un "risque d'+abus de droit+", c'est-à-dire la possibilité que le fisc voit dans le schéma un contournement de la loi.

C'est finalement le "dernier paragraphe" qui a "totalement emporté ma conviction", poursuit le prévenu avant de le lire, en appuyant chaque mot: "Le risque que le schéma décrit dans ce mémorandum puisse être considéré par l’administration fiscale comme une abus de droit est nul !"

La présidente du tribunal le reprend: le document précise que ce risque est "nul", mais sous certaines conditions...

"Ecoutez, si je vais en prison pour ça, alors d’accord !", s'énerve le baron Seillière, qui le répète: pour lui, la note était "parfaitement rassurante".

- "Madame la ministre" -

Au fil des questions, il assure qu'il n'avait pas de "doute". "Si cette note avait dit : +les gars, ne faites pas cette affaire parce que l’abus de droit est quand même trop risqué, on aurait arrêté tout de suite !" lance-t-il.

Pour le parquet national financier (PNF), les prévenus ont volontairement crée des sociétés uniquement pour bénéficier artificiellement d'un mécanisme légal, le "sursis à imposition", afin de différer, voire de ne pas payer d'impôt.

S'ils avaient reçu les titres directement et non via ces structures, ils auraient été imposés à environ 30%.

Selon la plainte du fisc, il est devenu propriétaire d'1% du capital de Wendel, d'une valeur de 79 millions d'euros, pour un investissement initial de 211.000 euros.

Le fisc a quant à lui jugé le montage frauduleux et notifié fin 2010 un lourd redressement fiscal à chacun des cadres. 56 millions pour M. Seillière qu'il a contesté devant la justice administrative, avant de conclure une transaction avec le fisc dont le montant n'a pas été dévoilé.

Dans le même élan, le prévenu accuse une membre de sa famille qui avait porté plainte au début de l'affaire, ainsi que Jérôme Cahuzac, président de la commission des finances de l'Assemblée puis ministre de l'Economie, d'avoir eu une "obsession" pour Wendel.

"Je voudrais dire avec quelle indignation nous ressentons notre présence devant vous", déclare finalement l'ancien patron des patrons, qui enchaîne sur un lapsus: "A l'évidence, madame la ministre...", avant de s'interrompre dans l'hilarité de la salle.

Il reprend: "Nous avons été pendant plus de 10 ans lourdement perturbés dans nos existences personnelles, sans avoir jamais eu le sentiment d’être coupables de rien et d'avoir rendu à notre pays, là où nous étions, comme nous le pouvions, service".

Le procès se poursuit lundi après l'interrogatoire des autres prévenus.

T.Furrer--NZN