Zürcher Nachrichten - Face au Congrès, Biden retrouve ses accents de rassembleur

EUR -
AED 4.117795
AFN 72.327478
ALL 91.717858
AMD 405.859758
ANG 2.00745
AOA 1028.187868
ARS 1700.374379
AUD 1.610969
AWG 2.021056
AZN 1.905369
BAM 1.961638
BBD 2.259344
BDT 138.312215
BGN 1.887561
BHD 0.42274
BIF 3364.876336
BMD 1.121252
BND 1.438193
BOB 13.398873
BRL 5.627451
BSD 1.121748
BTN 108.507873
BWP 15.496114
BYN 3.433649
BYR 21976.53322
BZD 2.256014
CAD 1.594874
CDF 2595.697872
CHF 0.932543
CLF 0.02779
CLP 1097.301832
CNY 7.514964
CNH 7.516585
COP 3617.03463
CRC 511.1256
CUC 1.121252
CUP 26.922237
CVE 110.6956
CZK 24.37492
DJF 199.268791
DKK 7.473816
DOP 68.676735
DZD 150.738688
EGP 58.760358
ERN 16.818775
ETB 180.689866
FJD 2.523156
FKP 0.848573
GBP 0.847526
GEL 2.915065
GGP 0.848573
GHS 13.18029
GIP 0.848573
GMD 82.972661
GNF 9810.952306
GTQ 8.575558
GYD 234.690501
HKD 8.799342
HNL 30.195235
HRK 7.534589
HTG 146.88843
HUF 365.477034
IDR 20070.125025
ILS 3.434619
IMP 0.848573
INR 108.563569
IQD 1469.400346
IRR 1942176.123097
ISK 136.804208
JEP 0.848573
JMD 178.2003
JOD 0.794912
JPY 177.260364
KES 145.605819
KGS 98.053653
KHR 4553.40287
KMF 493.35061
KPW 1009.126882
KRW 1506.378828
KWD 0.348541
KYD 0.934782
KZT 505.669314
LAK 25190.040593
LBP 100408.089254
LKR 371.266495
LRD 191.734114
LSL 18.624435
LTL 3.310764
LVL 0.678233
LYD 7.209645
MAD 11.125054
MDL 20.062704
MGA 5051.238896
MKD 61.578388
MMK 2354.366026
MNT 4031.739638
MOP 9.067082
MRU 45.102387
MUR 53.281774
MVR 17.278146
MWK 1953.220673
MXN 20.402965
MYR 4.586704
MZN 71.643479
NAD 18.623895
NGN 1491.708595
NIO 41.317997
NOK 10.723477
NPR 173.612195
NZD 2.00042
OMR 0.431115
PAB 1.121738
PEN 3.85936
PGK 4.991255
PHP 70.547474
PKR 310.614724
PLN 4.378262
PYG 6456.241701
QAR 4.083587
RON 5.344787
RSD 117.383801
RUB 95.331494
RWF 1652.724998
SAR 4.208998
SBD 9.060953
SCR 15.552648
SDG 674.436024
SEK 11.180399
SGD 1.436021
SHP 0.847539
SLE 27.610785
SLL 23512.078312
SOS 640.795271
SRD 42.215688
STD 23207.646286
STN 24.611475
SVC 9.815209
SYP 14578.514822
SZL 18.623899
THB 37.731254
TJS 10.336861
TMT 3.924381
TND 3.361734
TOP 2.699705
TRY 55.304283
TTD 7.619743
TWD 35.812557
TZS 2960.104491
UAH 50.385641
UGX 4593.690693
USD 1.121252
UYU 44.983866
UZS 13247.589377
VES 979.568877
VND 29039.858272
VUV 134.663022
WST 3.106752
XAF 655.957
XAG 0.018809
XAU 0.000270251787
XCD 3.030239
XCG 2.021625
XDR 0.792783
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.783424
ZAR 18.595903
ZMK 10092.612722
ZMW 22.334464
ZWL 361.042588
SSP 6449.027914
MXV 2.305527
  • AEX

    3.4600

    1121.2

    +0.31%

  • BEL20

    -127.6800

    5399.4

    -2.31%

  • PX1

    -39.6200

    7729.69

    -0.51%

  • ISEQ

    -289.7400

    14053.78

    -2.02%

  • OSEBX

    1.6400

    2045.41

    +0.08%

  • PSI20

    14.0000

    9347.56

    +0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -573.3700

    3827

    -13.03%

  • N150

    -22.8900

    4138.03

    -0.55%

Face au Congrès, Biden retrouve ses accents de rassembleur
Face au Congrès, Biden retrouve ses accents de rassembleur

Face au Congrès, Biden retrouve ses accents de rassembleur

Face à l'effroi causé par la guerre en Ukraine, et alors que l'étau du Covid-19 se desserre, l'Amérique va-t-elle pouvoir surmonter ses divisions? Pour son premier discours sur l'état de l'Union, Joe Biden a en tout cas repris mardi ses accents de président rassembleur.

Taille du texte:

Ce rituel annuel, par lequel le chef de l'exécutif détaille ses grands axes politiques devant le Congrès, a offert des scènes devenues rares aux Etats-Unis: des parlementaires républicains et démocrates debout ensemble, pour manifester leur soutien à l'ambassadrice d'Ukraine, invitée d'honneur.

Et même, à quelques exceptions près, pour saluer l'entrée de Joe Biden.

Le démocrate de 79 ans a entamé son discours long de près d'une heure par une longue diatribe contre le "dictateur" Vladimir Poutine, un vibrant éloge à la résistance du peuple ukrainien, et une affirmation de la cohésion des démocraties face à "l'autocratie".

Il a assuré que le président russe n'avait pas atteint son autre objectif, celui de "diviser chez nous".

"Le Covid-19 ne doit plus régir nos vies", a-t-il clamé, face à des parlementaires, ministres, et juges de la Cour suprême, qui avaient quasiment tous abandonné le masque, à la suite de nouvelles recommandations des autorités sanitaires.

- Equilibriste -

Rappelant les débats parfois violents sur les mesures sanitaires, il a ajouté : "Nous ne pouvons pas changer nos divisions passées. Mais nous pouvons changer la manière dont nous allons avancer, sur le Covid-19 et d'autres sujets que nous devons affronter ensemble."

Le président, dont la cote de confiance est anémique, sait bien que dans quelques mois, aux législatives de mi-mandat, il risque de perdre sa très mince majorité parlementaire.

Alors l'ancien sénateur, modéré dans l'âme, s'est livré, devant le Congrès, à un exercice d'équilibriste politique.

Pas de violentes critiques de l'opposition républicaine, pas d'attaques, comme il a pu en livrer, contre son prédécesseur Donald Trump. Joe Biden a essayé de ne froisser personne.

A destination d'électeurs conservateurs qui le taxent de laxisme, il a promis qu'il allait investir dans les forces de police face à la flambée de criminalité aux Etats-Unis, et assuré qu'il voulait "sécuriser" la frontière sud, où se succèdent les vagues migratoires.

A ses partisans progressistes, il a assuré qu'il se battrait pour défendre le droit à l'avortement "menacé comme jamais" et pour l'accès au vote des Afro-Américains.

Il a aussi promis son "soutien" aux jeunes Américains transgenres, face à des mesures prises dans certains Etats conservateurs contre les procédures chirurgicales ou hormonales suivies par certains mineurs.

Et Joe Biden, indécrottable optimiste mais aussi centriste roublé, a matraqué des thèmes qu'il espère consensuels, en tâchant d'être le plus concret possible, lui qui a vu ses grands projets de réformes sociales sombrer pour cause de trop faible majorité parlementaire.

Il a assuré que lutter contre la flambée d'inflation, que la Maison Blanche a mis longtemps à reconnaître, et qui est certainement son principal handicap politique, était "sa première priorité".

Et, avec des accents qui rappelleraient presque Donald Trump, il a plaidé pour une renaissance industrielle des Etats-Unis et pour une réduction de la dépendance aux importations: "produisons en Amérique!"

Le démocrate a fait acclamer un garçon diabétique de 13 ans, Joshua Davis, au moment de réclamer une baisse du coût des médicaments et en particulier de l'insuline. Il a aussi salué Stephen Breyer, 83 ans, magistrat sur le départ de la Cour suprême, certes progressiste, mais respecté au-delà des clivages partisans.

Et le président n'a pas manqué de rappeler la mémoire de son fils Beau, mort d'une tumeur au cerveau, et ancien combattant en Irak, pour évoquer la lutte contre le cancer et la santé des vétérans.

Mais Joe Biden, qui après son discours s'est attardé, sans masque, dans l'enceinte si familière pour lui du Capitole, ne se fait certainement pas d'illusions sur la réalité des divisions de l'Amérique, ou sur le sort de l'ordre international.

Pour accéder au Capitole, son convoi a dû passer les barrières mises en place autour du grand édifice blanc. Les mêmes qui ont longtemps protégé ce symbole de la démocratie après son assaut par des partisans de Donald Trump le 6 janvier 2021.

Et pendant que le président américain parlait, des troupes aéroportées russes ont débarqué à Kharkiv, a indiqué l'armée ukrainienne, en faisant état de combats en cours dans cette grande ville de l'est de l'Ukraine.

W.Odermatt--NZN