Zürcher Nachrichten - A Pessac, des scientifiques contrôlent chaque jour la conformité des vins et spiritueux

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A Pessac, des scientifiques contrôlent chaque jour la conformité des vins et spiritueux
A Pessac, des scientifiques contrôlent chaque jour la conformité des vins et spiritueux / Photo: Paul CASSEDANNE - AFP

A Pessac, des scientifiques contrôlent chaque jour la conformité des vins et spiritueux

Degré d'alcool, niveau de sulfites, étiquetage: au sein d'un des laboratoires de la Répression des fraudes à Pessac en Gironde, des batteries de tests sont menées chaque jour sur des vins et spiritueux pour en vérifier l'authenticité et la conformité aux réglementations.

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Dans une salle remplie de fioles, tubes et machines en tous genres, des ingénieurs de l'Etat reçoivent quotidiennement des dizaines d'échantillons de vins et spiritueux de la part des enquêteurs de la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes).

"Nous mettons en oeuvre toute une série d'analyses, des plus simples aux plus pointues, pour vérifier que le vin contenu dans la bouteille correspond bien à l'étiquetage et qu'il est conforme à la réglementation européenne et française", explique à la presse Sophie Rosset, responsable de l'unité boisson-isotopie du laboratoire.

A chaque espace sa fonction: deux distillateurs mesurent le degré d'alcool des vins, un appareil détermine la quantité de sulfites, d’autres évaluent la teneur en CO2, la présence d'additifs ou encore l’acidité.

-Peu de gros écarts observés-

"Ce truc bizarre, c'est un distillateur-extracteur qui nous permet de récupérer seulement l'alcool et l'eau", indique Rodolphe Robin, ingénieur au SCL de Bordeaux, désignant une boîtier rectangulaire noir posé à la verticale sur une paillasse.

En guise de démonstration, le scientifique fixe une fiole de vin rouge à la machine, qui commence à chauffer le liquide. Il en extrait une substance devenue verdâtre et se dirige vers un autre plan de travail, pour faire passer le liquide dans un "densimètre électronique", mesurant la teneur en alcool du vin.

Après quelques dizaines de secondes rythmées par le tapotement régulier de la machine, le petit écran affiche un titre alcoolémique de 10,56%.

Selon la réglementation de l'étiquetage des vins dans l'Union européenne, le titre affiché sur la bouteille ne doit pas être supérieur ou inférieur de plus de 0.5% au titre déterminé par analyse.

De gros écarts entre le taux indiqué sur la bouteille et le résultat obtenu en laboratoire arrivent "de temps en temps", explique M. Robin, loin cependant de représenter la majorité des cas.

Dans la même pièce, un mètre plus loin, une solution bouillonnante de couleur verte devient soudainement violette, indiquant la présence de sulfites.

De plus en plus de producteurs mettent en avant des vins sans sulfites, qui est un additif mais aussi un allergène.

-Remonter jusqu'à l'origine géographique-

Les tests effectués par les scientifiques peuvent aller beaucoup plus loin. C'est le cas des analyses isotopiques, "très puissantes" et nécessitant des "machines valant plusieurs centaines de milliers d'euros" selon Mme Rosset.

"Ici, on descend au coeur des atomes", ce qui permet de remonter "à l'origine du vin", explique-t-elle. Bouteille à la main, elle montre du doigt l'étiquette, qui constitue le point de départ du travail des scientifiques.

"Un vin de Bordeaux ou de Montpellier a des caractéristiques différentes en fonction des années", détaille l'ingénieure. "Les conditions climatiques, comme la pluviométrie, ont une influence sur les données isotopiques. C'est cela qui nous permet de remonter à l'origine géographique".

S'il arrive parfois de mettre en évidence que l'appellation ou le millésime ne correspondent pas, "la plupart du temps les vins correspondent et sont conformes à la réglementation", précise Sophie Rosset.

La DGCCRF a mené plusieurs mois d'enquêtes, en 2022 et 2023, à partir des résultats fournis par les laboratoires de Bordeaux et de Montpellier, pour protéger les consommateurs et producteurs français.

Les conclusions rendues publiques mercredi indiquent que la majorité des 7.800 établissements à la production et à la distribution contrôlés étaient en conformité.

Cependant, 38% des opérateurs à la production ayant été contrôlés présentaient des anomalies ou des manquements, parmi lesquelles des non-conformités aux mentions obligatoires en matière d'étiquetage ou l'affichage de vins de négoce comme des vins de domaine.

T.L.Marti--NZN