Zürcher Nachrichten - Espagne: Sánchez maintient le cap face aux scandales

EUR -
AED 4.323283
AFN 75.340706
ALL 95.210272
AMD 433.536083
ANG 2.107059
AOA 1080.672994
ARS 1645.738459
AUD 1.625854
AWG 2.12191
AZN 2.011203
BAM 1.95191
BBD 2.364688
BDT 144.062923
BGN 1.963697
BHD 0.443317
BIF 3494.536357
BMD 1.177204
BND 1.488733
BOB 8.112833
BRL 5.762884
BSD 1.17406
BTN 110.870067
BWP 15.76259
BYN 3.317888
BYR 23073.201501
BZD 2.361295
CAD 1.609191
CDF 2666.367401
CHF 0.916324
CLF 0.026701
CLP 1050.866424
CNY 8.005871
CNH 7.996942
COP 4413.361933
CRC 539.724479
CUC 1.177204
CUP 31.19591
CVE 110.045709
CZK 24.318798
DJF 209.073375
DKK 7.47268
DOP 69.820866
DZD 155.622213
EGP 62.086276
ERN 17.658062
ETB 183.32199
FJD 2.572072
FKP 0.863412
GBP 0.864862
GEL 3.149056
GGP 0.863412
GHS 13.225645
GIP 0.863412
GMD 86.522849
GNF 10301.47202
GTQ 8.964137
GYD 245.650487
HKD 9.216314
HNL 31.211804
HRK 7.533516
HTG 153.713691
HUF 355.183096
IDR 20492.769987
ILS 3.429013
IMP 0.863412
INR 112.093893
IQD 1538.035122
IRR 1543903.253763
ISK 143.80705
JEP 0.863412
JMD 185.041264
JOD 0.834645
JPY 184.92171
KES 152.035965
KGS 102.911769
KHR 4710.613053
KMF 492.07086
KPW 1059.483692
KRW 1730.06636
KWD 0.362403
KYD 0.97845
KZT 542.628691
LAK 25747.691983
LBP 105138.188717
LKR 377.996757
LRD 215.440686
LSL 19.261318
LTL 3.475978
LVL 0.712079
LYD 7.424206
MAD 10.737803
MDL 20.076992
MGA 4904.227234
MKD 61.596498
MMK 2471.57125
MNT 4210.514695
MOP 9.466436
MRU 46.927487
MUR 55.010549
MVR 18.125121
MWK 2035.443924
MXN 20.245589
MYR 4.61818
MZN 75.234847
NAD 19.261318
NGN 1602.198881
NIO 43.203907
NOK 10.838633
NPR 177.392506
NZD 1.978515
OMR 0.45263
PAB 1.17406
PEN 4.059311
PGK 5.184668
PHP 71.827104
PKR 327.214153
PLN 4.239289
PYG 7171.708771
QAR 4.291448
RON 5.216661
RSD 117.371914
RUB 87.177505
RWF 1721.170185
SAR 4.435101
SBD 9.440509
SCR 16.210064
SDG 706.914075
SEK 10.874895
SGD 1.493759
SHP 0.878902
SLE 29.018162
SLL 24685.378083
SOS 670.962957
SRD 44.026214
STD 24365.74931
STN 24.451275
SVC 10.273528
SYP 130.137489
SZL 19.248643
THB 38.159664
TJS 10.954072
TMT 4.120215
TND 3.410204
TOP 2.834425
TRY 53.423995
TTD 7.957144
TWD 36.960095
TZS 3057.787367
UAH 51.57253
UGX 4399.233546
USD 1.177204
UYU 46.826687
UZS 14241.620396
VES 587.702659
VND 30985.779251
VUV 139.590265
WST 3.186805
XAF 654.652459
XAG 0.014671
XAU 0.000252
XCD 3.181453
XCG 2.115983
XDR 0.814178
XOF 654.652459
XPF 119.331742
YER 280.91035
ZAR 19.332512
ZMK 10596.253521
ZMW 22.352458
ZWL 379.059259
  • AEX

    -2.2400

    1015.24

    -0.22%

  • BEL20

    13.6600

    5476.87

    +0.25%

  • PX1

    -81.1200

    8031.13

    -1%

  • ISEQ

    -34.3500

    12686.84

    -0.27%

  • OSEBX

    2.9600

    1973.24

    +0.15%

  • PSI20

    65.2800

    9132.57

    +0.72%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    3.3500

    4192.13

    +0.08%

Espagne: Sánchez maintient le cap face aux scandales
Espagne: Sánchez maintient le cap face aux scandales / Photo: Thomas COEX - AFP

Espagne: Sánchez maintient le cap face aux scandales

Confronté à la double multiplication de scandales sexuels et d'affaires de corruption au sein du Parti socialiste au pouvoir, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a choisi de ne rien faire, rejetant lundi à la fois des élections anticipées et un remaniement gouvernemental d'ampleur.

Taille du texte:

Ces diverses affaires ont accaparé la totalité de la dernière conférence de presse de l'année de M. Sánchez, convoquée pour présenter le bilan de l'action gouvernementale en 2025.

Prenant les devants, le chef du gouvernement, qui est aussi leader du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), a choisi d'aborder lui-même la litanie d'affaires qui dominent l'actualité. Il a commencé par les scandales sexuels qui mettent à mal les professions de foi féministes de M. Sánchez et de son gouvernement.

- "Des erreurs" -

"L'engagement du gouvernement et du Parti socialiste envers le féminisme est absolu", a-t-il lancé, admettant certes que "comme tout le monde, nous avons commis des erreurs", mais refusant de recevoir "des leçons" de la droite dans ce domaine.

Car la droite est à l'offensive depuis la succession de scandales de harcèlement sexuel au sein du PSOE, qui ont entraîné la démission de plusieurs responsables locaux ou régionaux et révèlent, selon le Parti populaire (PP), l'hypocrisie des socialistes en matière de féminisme.

L'affaire sans doute la plus gênante pour M. Sánchez est celle concernant Francisco Salazar, un de ses anciens collaborateurs à La Moncloa, le siège de la présidence du gouvernement, qui a été discrètement écarté il y a plusieurs mois en raison de "comportements inappropriés" à caractère sexuel.

Le pire pour les socialistes est que des plaignantes ont assuré à la presse il y a quelques jours n'avoir jamais été contactées par le Parti pendant des mois, malgré le signalement qu'elles avaient effectué contre M. Salazar.

M. Sánchez a reconnu lundi "un échec" dans le traitement de cette plainte, mais a qualifié de "ferme" la riposte du Parti socialiste face à ces cas.

Les affaires de harcèlement sexuel sont d'autant plus embarrassantes pour les socialistes qu'elles portent atteinte à l'essence de leur identité, M. Sánchez ayant bâti toute sa carrière politique sur l'égalité entre femmes et hommes.

L'autre thème qui a propulsé M. Sánchez au pouvoir en 2018 est celui de la lutte contre la corruption. Mais l'image de "Monsieur Propre" que met en avant depuis lors le leader socialiste a souffert ces derniers mois d'une série de scandales divers, dont certains ont pour protagonistes ses proches, à savoir son épouse, Begoña Gómez, et son frère David. Tous deux devraient être jugés prochainement.

- Un dizaine d'enquêtes pour corruption -

Le quotidien El País a ainsi comptabilisé - schéma à l'appui - une dizaine d'enquêtes différentes pour corruption.

"L'affaire Koldo", la plus dommageable politiquement pour les socialistes, compte parmi ses protagonistes l'ancien ministre des Transports José Luis Ábalos, qui fut longtemps le bras droit de M. Sánchez et son homme de confiance au sein du PSOE. Actuellement en prison provisoire, il encourt 24 ans de prison.

Interrogé sur ces affaires, M. Sánchez a réaffirmé que "la corruption systémique, celle qui affectait tout le système démocratique de notre pays, s'est achevée lors du départ" du Parti populaire (droite) du pouvoir en 2018, dans la foulée d'un énorme scandale de corruption.

"La différence entre cette époque (celle de la droite, ndlr) et maintenant, c'est qu'aujourd'hui nous agissons fermement" contre la corruption, a-t-il lancé, ajoutant qu'il n'y avait "pas de cas de financement illégal" du Parti socialiste.

Face à ce que El País a décrit comme les "heures les plus critiques" que son gouvernement de gauche ait connues, M. Sánchez a rejeté l'appel du parti Sumar (gauche radicale), son allié au pouvoir, à une refonte de fond en comble de l'équipe gouvernementale.

M. Sánchez a aussi exclu des élections anticipées, comme la droite et l'extrême droite le demandent, affirmant que "nous nous sentons plein d'énergie et donnerons le meilleur de nous-même dans la seconde partie de la législature", qui doit s'achever en 2027.

Mais il n'a pas convaincu son partenaire, puisque le ministre de la Culture et porte-parole de Sumar, Ernest Urtasun, a averti M. Sánchez que "l'immobilisme (n'était) pas une option" et a de nouveau réclamé "un changement en profondeur" du gouvernement.

H.Roth--NZN