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Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, qui n'a pas été vu en public depuis sa désignation, a rendu hommage par écrit mercredi au chef de la sécurité Ali Larijani, tué par Israël et qu'il a promis de venger.
Ce texte qui n'a été assorti d'aucune photo ni vidéo, a été publié quelques heures seulement après l'annonce de la mort d'une autre figure clé du pouvoir iranien, le ministre du Renseignement Esmaïl Khati.
Pour l'heure, "le régime iranien est intact", a assuré la cheffe des services de renseignement américains, Tulsi Gabbard. Mais il est "fortement affaibli en raison des attaques visant ses dirigeants et ses capacités militaires", a-t-elle estimé devant le Congrès américain.
La liste des responsables iraniens que les Etats-Unis et Israël ont tués s'allonge depuis la mort du premier d'entre eux, le guide suprême Ali Khamenei, au premier jour de la guerre le 28 février.
Cette "série d'éliminations" ne "cessera pas", a assuré Israël, qui a promis le même sort à son fils Mojtaba, qui lui a succédé début mars mais n'a pas été vu depuis.
Son nouveau message écrit ne dissipe pas les spéculations sur son état: des responsables américains et israéliens le disent "défiguré", d'autres blessé à la jambe. Le président américain Donald Trump met en doute le seul fait qu'il soit vivant.
- Le pétrole rebondit -
Selon la télévision d'Etat iranienne, Israël a aussi frappé mercredi avec les Etats-Unis la plus grande réserve de gaz connue au monde, partagée par l'Iran et le Qatar.
Conséquence immédiate: les prix du pétrole sont repartis à la hausse, le baril de Brent grimpant de près de 5%.
Afin de tenter de contenir cette flambée des cours, l'administration Trump a suspendu certaines restrictions sur le transport de carburant.
Le président américain a aussi dénoncé le refus des alliés de Washington d'aider les Etats-Unis à sécuriser le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième du commerce mondial de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié.
Ce choc énergétique majeur a des conséquences très concrètes à travers le monde: la compagnie aérienne SAS a dit annuler au moins un millier de vols en avril, quelques jours après avoir déjà augmenté ses tarifs. Le chimiste allemand BASF a augmenté de 30% le prix de certains de ses produits industriels en Europe.
Les frappes contre l'immense champ gazier de South Pars/North Dome ont été vivement critiquées par Abou Dabi et le Qatar, qui les a qualifiées de "dangereuses et irresponsables".
L'Iran a menacé de cibler en retour des installations énergétiques dans le Golfe.
Quelques heures plus tard, le Qatar annonçait qu'une frappe iranienne avait provoqué des dégâts considérables sur sa principale installation gazière, dénonçant "une menace directe à sa sécurité nationale".
L'Arabie saoudite a elle aussi dit avoir détruit un drone qui se dirigeait vers un site gazier.
- "Habitués aux bombardements" -
Des "débris" ont également touché l'aéroport international Ben-Gourion, à la suite de tirs de missiles iraniens sur Israël, a annoncé l'armée à l'AFP.
Israël poursuit quant à lui son offensive au Liban, contre le mouvement pro-iranien Hezbollah.
Plusieurs frappes ont visé à l'aube des quartiers du centre-ville, dont des zones densément peuplées.
Des images de l'AFP ont montré d'épais panaches de fumée après une attaque près du front de mer, où des déplacés dormaient dans leurs voitures.
Selon les autorités libanaises, ces frappes ont tué 968 personnes, dont 116 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars.
L'armée israélienne a aussi annoncé avoir frappé le Hezbollah dans la région de Tyr, cité classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
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O.Meier--NZN