Zürcher Nachrichten - Réseaux sociaux: l'interdiction aux moins de 15 ans fait débat au Sénat

EUR -
AED 4.240317
AFN 75.613798
ALL 93.083621
AMD 422.304338
AOA 1058.65099
ARS 1729.863941
AUD 1.63662
AWG 2.078049
AZN 1.966429
BAM 1.954423
BBD 2.325762
BDT 142.67949
BHD 0.435489
BIF 3446.098132
BMD 1.154472
BND 1.477659
BOB 13.741379
BRL 5.906976
BSD 1.154687
BTN 109.989518
BWP 15.555907
BYN 3.432982
BYR 22627.646025
BZD 2.322364
CAD 1.609934
CDF 2611.992228
CHF 0.935157
CLF 0.026841
CLP 1056.411264
CNY 7.789916
CNH 7.788897
COP 3623.690519
CRC 524.22617
CUC 1.154472
CUP 30.593501
CVE 110.187856
CZK 24.259377
DJF 205.172641
DKK 7.476145
DOP 67.321992
DZD 153.279508
EGP 57.585512
ERN 17.317076
ETB 186.715352
FJD 2.553114
FKP 0.856331
GBP 0.854713
GEL 3.013068
GGP 0.856331
GHS 13.556568
GIP 0.856331
GMD 84.856485
GNF 10140.856305
GTQ 8.81087
GYD 241.831737
HKD 9.057432
HNL 30.951928
HRK 7.535817
HTG 150.98364
HUF 364.606998
IDR 20526.507465
ILS 3.461279
IMP 0.856331
INR 110.133259
IQD 1512.727812
IRR 1587081.157342
ISK 142.20827
JEP 0.856331
JMD 183.379231
JOD 0.818459
JPY 183.716281
KES 149.365809
KGS 100.958668
KHR 4681.70199
KMF 491.805569
KRW 1637.335322
KWD 0.356743
KYD 0.962318
KZT 538.348431
LAK 26078.516124
LBP 103405.556276
LKR 387.005699
LRD 208.423177
LSL 18.684038
LTL 3.408855
LVL 0.698328
LYD 7.358816
MAD 10.768161
MDL 20.068863
MGA 4945.473339
MKD 61.481956
MMK 2423.870661
MNT 4149.464085
MOP 9.331386
MRU 46.314972
MUR 54.25975
MVR 17.836226
MWK 2002.272162
MXN 19.799721
MYR 4.722482
MZN 73.776479
NAD 18.683957
NGN 1572.009557
NIO 42.490068
NOK 10.961657
NPR 175.981506
NZD 1.962504
OMR 0.443899
PAB 1.154692
PEN 3.900486
PGK 5.105359
PHP 70.2929
PKR 320.577493
PLN 4.303005
PYG 6873.158225
QAR 4.209453
RON 5.242474
RSD 117.329831
RUB 95.245181
RWF 1696.29036
SAR 4.323331
SBD 9.311619
SCR 16.647423
SDG 693.263532
SEK 10.968947
SGD 1.478549
SLE 28.396685
SOS 659.929398
SRD 43.581889
STD 23895.234065
STN 24.482541
SVC 10.103839
SZL 18.680679
THB 38.101605
TJS 10.663842
TMT 4.052196
TND 3.38493
TRY 55.083338
TTD 7.832449
TWD 37.252468
TZS 3059.347785
UAH 51.797563
UGX 4301.007424
USD 1.154472
UYU 46.517634
UZS 13778.234292
VES 872.506333
VND 30195.208254
VUV 137.805149
WST 3.155998
XAF 655.489565
XAG 0.017742
XAU 0.000265
XCD 3.120017
XCG 2.081125
XDR 0.815219
XOF 655.495238
XPF 119.331742
YER 275.226374
ZAR 18.707811
ZMK 10391.663406
ZMW 21.598785
ZWL 371.739428
  • AEX

    1.8900

    1113.35

    +0.17%

  • BEL20

    -9.8200

    5767.78

    -0.17%

  • PX1

    11.3300

    8726.03

    +0.13%

  • ISEQ

    -40.0900

    14278.65

    -0.28%

  • OSEBX

    14.5900

    2040.52

    +0.72%

  • PSI20

    -25.7100

    9155

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8300

    4388.06

    -0.11%

  • N150

    -13.4200

    4315.65

    -0.31%

Réseaux sociaux: l'interdiction aux moins de 15 ans fait débat au Sénat
Réseaux sociaux: l'interdiction aux moins de 15 ans fait débat au Sénat / Photo: Denis Charlet - AFP/Archives

Réseaux sociaux: l'interdiction aux moins de 15 ans fait débat au Sénat

Contretemps en vue pour une promesse présidentielle ? L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, chère à Emmanuel Macron, est débattue mardi au Sénat, où certaines divergences pourraient retarder quelque peu l'entrée en vigueur de la réforme, espérée pour septembre.

Taille du texte:

Instagram, TikTok et Snapchat seront-ils encore accessibles aux enfants au mois de septembre ? Leur interdiction stricte dès la rentrée a été érigée comme l'une des priorités de la fin du quinquennat du président de la République, qui s'est impliqué personnellement dans le dossier.

Mais depuis le Japon où il est en déplacement, Emmanuel Macron va peut-être se heurter à quelques réticences au Palais du Luxembourg mardi après-midi.

Le Sénat, passage obligé dans le cheminement parlementaire de la réforme, a en effet émis certaines réserves sur la proposition de loi de la députée macroniste Laure Miller, adoptée fin janvier à l'Assemblée nationale.

La chambre haute, qui penche à droite, ne remet pas en cause l'objectif général du texte, à savoir l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, une décision qui ferait de la France l'un des premiers pays à légiférer aussi strictement en la matière, après l'Australie en décembre et l'Indonésie ces derniers jours.

- Système à deux vitesses -

Mais le gouvernement et le Sénat ont, à ce stade, un désaccord rédactionnel assez important.

Là où l'exécutif privilégie une interdiction large - votée à l'Assemblée -, le Sénat a opté en commission de la culture pour un système à deux vitesses, distinguant deux types de plateformes.

Celles qui nuisent à "l'épanouissement physique, mental ou moral" de l'enfant, qui devront figurer sur une liste définie par arrêté ministériel, seraient interdites aux moins de 15 ans, avec une vérification de l'âge.

Pour les autres plateformes en revanche, l'accord préalable d'au moins un parent sera nécessaire pour que l'enfant y ait accès.

"Notre boussole, c'est de voter un texte qui protège nos enfants, mais qui soit applicable et opérationnel. Notre position est équilibrée", explique à l'AFP la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, rapporteure sur ce texte.

La sénatrice estime que sa rédaction répond aux écueils soulevés par le Conseil d'Etat sur ce texte, lequel avait estimé qu'une interdiction "absolue" ne permettrait pas de "concilier" l'intérêt supérieur de l'enfant et ses droits fondamentaux.

Ce qui ferait peser le risque d'une censure du Conseil constitutionnel, estiment de nombreux sénateurs.

Mais pour Laure Miller, la nouvelle rédaction adoptée par le Sénat "fragilise considérablement le texte et potentiellement le met en péril, parce que c'est inconventionnel", c'est-à-dire contraire au droit européen.

Elle estime notamment que lister les plateformes interdites à l'échelon national serait très fragile juridiquement, car cela reviendrait à hiérarchiser les réseaux sociaux entre eux. Ce qui "n'existe pas" dans le droit européen, a expliqué Mme Miller à l'AFP.

Le gouvernement, qui partage le même avis, multiplie ces derniers jours les prises de contact avec les sénateurs pour tenter de les faire changer d'avis... Sans succès à ce stade.

- "Ils s'arc-boutent" -

Ce désaccord juridique risque de chambouler l'agenda de l'exécutif, compromettant l'entrée en vigueur de la réforme en septembre.

La Commission européenne doit en effet être notifiée avant son adoption définitive, une démarche qui peut parfois prendre plusieurs semaines. "Il nous faut soumettre un texte cohérent à la Commission", s'agace une source gouvernementale, pour qui la version du Sénat risque d'être retoquée par Bruxelles.

"Soit les sénateurs se rendent à l'évidence et le compromis sera facile à trouver, soit ils s'arc-boutent et cela compromet l'avenir du texte, alors même que la France a ouvert la voie à de nombreux pays qui veulent agir sur la question", appuie une autre source au sein de l'exécutif.

Dans une tribune à Libération publiée lundi, la neurologue Servane Mouton et l'addictologue Amine Benyamina, membres de la commission écrans et enfants, ont eux aussi appelé le Sénat à ne pas "vider la proposition de loi de sa substance".

S'il persiste, le désaccord pourra néanmoins être résorbé lors d'une commission mixte paritaire (CMP), réunion de parlementaires des deux chambres chargés de trouver un terrain d'entente.

En dernier recours, le gouvernement peut donner le dernier mot à l'Assemblée nationale, au risque de retarder encore le processus.

Ch.Siegenthaler--NZN