Zürcher Nachrichten - Coup de frein pour la zone euro en avril, sous l'effet de la crise au Moyen-Orient

EUR -
AED 4.117566
AFN 72.32106
ALL 91.19586
AMD 404.857843
ANG 2.006688
AOA 1028.131109
ARS 1696.571733
AUD 1.622115
AWG 2.018141
AZN 1.882506
BAM 1.95464
BBD 2.25716
BDT 137.846321
BGN 1.95965
BHD 0.423345
BIF 3354.193758
BMD 1.121189
BND 1.437234
BOB 13.140082
BRL 5.670532
BSD 1.120735
BTN 106.470317
BWP 15.407853
BYN 3.382692
BYR 21975.311919
BZD 2.253942
CAD 1.592391
CDF 2592.746362
CHF 0.930818
CLF 0.028064
CLP 1104.539819
CNY 7.503841
CNH 7.502529
COP 3581.134951
CRC 510.097171
CUC 1.121189
CUP 26.897032
CVE 110.199087
CZK 24.351617
DJF 199.570631
DKK 7.475004
DOP 68.709209
DZD 150.923188
EGP 59.94249
ERN 16.817841
ETB 183.055893
FJD 2.537206
FKP 0.852586
GBP 0.846156
GEL 2.904056
GGP 0.852586
GHS 13.039143
GIP 0.852586
GMD 82.968279
GNF 9859.10298
GTQ 8.561879
GYD 234.399799
HKD 8.798315
HNL 30.090136
HRK 7.535966
HTG 146.751569
HUF 363.57873
IDR 20123.83583
ILS 3.47877
IMP 0.852586
INR 106.404292
IQD 1697.892013
IRR 2007489.591035
ISK 136.426185
JEP 0.852586
JMD 178.203411
JOD 0.794888
JPY 177.108121
KES 145.586032
KGS 98.047801
KHR 4551.257462
KMF 495.565623
KPW 1009.070402
KRW 1508.874298
KWD 0.348668
KYD 0.933946
KZT 507.903943
LAK 25207.810051
LBP 100357.525658
LKR 370.97976
LRD 191.076564
LSL 18.519623
LTL 3.310581
LVL 0.678196
LYD 7.199694
MAD 10.982831
MDL 20.139044
MGA 5047.958156
MKD 61.609798
MMK 2353.874729
MNT 4032.604692
MOP 9.058682
MRU 44.90614
MUR 53.06867
MVR 17.322808
MWK 1942.937872
MXN 20.76029
MYR 4.577371
MZN 71.655293
NAD 18.519705
NGN 1491.125695
NIO 41.24533
NOK 10.65186
NPR 170.352107
NZD 2.001458
OMR 0.431095
PAB 1.120725
PEN 3.85516
PGK 5.086957
PHP 70.741454
PKR 310.237022
PLN 4.37011
PYG 6382.211073
QAR 4.085175
RON 5.335179
RSD 117.443553
RUB 93.895017
RWF 1653.618297
SAR 4.241677
SBD 9.041997
SCR 15.541744
SDG 674.392127
SEK 11.176049
SGD 1.438301
SHP 0.846213
SLE 27.671263
SLL 23510.78571
SOS 640.516888
SRD 42.282323
STD 23206.356568
STN 24.485464
SVC 9.806135
SYP 14577.704012
SZL 18.512927
THB 37.602492
TJS 10.327177
TMT 3.935375
TND 3.365302
TOP 2.699555
TRY 55.406421
TTD 7.606416
TWD 36.373063
TZS 2960.005026
UAH 50.271731
UGX 4510.322357
USD 1.121189
UYU 45.072639
UZS 13403.863204
VES 984.430741
VND 29008.532922
VUV 134.194721
WST 3.118726
XAF 655.957
XAG 0.019771
XAU 0.000270190531
XCD 3.030071
XCG 2.019783
XDR 0.792739
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.768421
ZAR 18.554574
ZMK 10092.048332
ZMW 22.329544
ZWL 361.022524
SSP 6473.550994
MXV 2.344181
  • AEX

    -4.5500

    1132.58

    -0.4%

  • BEL20

    44.9300

    5591.77

    +0.81%

  • PX1

    61.4100

    7934.7

    +0.78%

  • ISEQ

    1.4100

    14086.39

    +0.01%

  • OSEBX

    -12.5600

    2081.53

    -0.6%

  • PSI20

    -41.4300

    9373.82

    -0.44%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    122.5200

    3999.73

    +3.16%

  • N150

    -14.7900

    4211.42

    -0.35%

Coup de frein pour la zone euro en avril, sous l'effet de la crise au Moyen-Orient
Coup de frein pour la zone euro en avril, sous l'effet de la crise au Moyen-Orient / Photo: Kirill KUDRYAVTSEV - AFP/Archives

Coup de frein pour la zone euro en avril, sous l'effet de la crise au Moyen-Orient

Les indicateurs passent au rouge dans la zone euro sous l'effet du conflit au Moyen-Orient, qui a donné en avril un net coup de frein à l'activité du secteur privé, plombée par l'envolée des prix de l'énergie et les perturbations dans les chaînes d'approvisionnement.

Taille du texte:

L'indice PMI Flash, un des meilleurs baromètres avancés de la santé de l'économie du Vieux continent, est tombé ce mois-ci en territoire négatif, reflétant la première baisse de l'activité au sein du secteur privé depuis 16 mois.

Cet indicateur calculé par S&P Global à partir de sondages auprès d'entreprises est tombé à 48,6 points ce mois-ci, contre 50,7 points en mars. Un chiffre inférieur à 50 est synonyme d'une contraction de l'activité.

Si l'industrie est restée en territoire positif, reflétant sans doute des achats de précaution liés à la hausse des prix, le secteur des services a tiré le baromètre à la baisse, enregistrant sa plus forte chute depuis février 2021.

Même chose dans les deux plus grandes économies de la zone eur: en France, l'indice PMI est tombé à son plus bas niveau depuis 14 mois, tandis qu'en Allemagne, il atteint un plancher depuis 16 mois. A chaque fois, l'explication est la même: le conflit au Moyen-Orient déclenché fin février par les frappes israélo-américaines contre l'Iran.

"La zone euro est confrontée à une aggravation de ses difficultés économiques liées à la guerre au Moyen-Orient, ce qui constitue un sérieux casse-tête pour les responsables politiques", a résumé Chris Williamson, chef économiste chez S&P Global.

- Choc stagflationniste -

"Le conflit a entraîné un recul de l'économie en avril, tout en provoquant une forte poussée de l'inflation. Des pénuries d'approvisionnement de plus en plus répandues menacent par ailleurs de freiner davantage la croissance tout en accentuant les pressions haussières sur les prix dans les semaines à venir", a-t-il prévenu.

Selon les derniers chiffres d'Eurostat, l'inflation a déjà bondi à 2,6% sur un an en mars, contre 1,9% en février, alors même que les effets de la guerre au Moyen-Orient ne se faisaient pas encore pleinement ressentir.

Autant de signaux d'une arrivée du "choc staglationniste" redouté par la Commission européenne depuis plusieurs semaines, et qui pourrait être obligée de sabrer fin mai ses prévisions économiques pour 2026.

La stagflation est un phénomène pernicieux mêlant croissance faible et inflation élevée, difficile à résoudre lorsqu'il s'installe dans la durée, car la solution la plus évidente pour calmer les prix (la hausse des taux d'intérêts de la Banque centrale européenne) risque de freiner encore plus l'activité économique.

Dans ce contexte très dégradé, les regards se tournent de plus en plus vers la BCE, qui tient sa prochaine réunion de politique monétaire dans une semaine, le 30 avril.

"La BCE se retrouve une fois de plus face à la lourde tâche de décider s'il convient de relever les taux d'intérêt au vu de la situation inquiétante sur le front de l'inflation, ou de considérer que ce pic des prix sera temporaire et qu'elle doit plutôt concentrer son attention sur la nécessité d'éviter que l'économie ne s'enfonce dans un ralentissement plus prononcé", avance M. WIlliamson.

Pour le moment, la plupart des économistes pensent qu'elle ne relèvera pas tout de suite son principal taux directeur, resté fixé à 2% depuis juin 2025, car il serait prématuré d'agir, même si elle risque d'y être obligée tôt ou tard.

"Nous nous attendons à ce que la BCE maintienne ses taux d'intérêts la semaine prochaine, mais à ce qu'elle procède à une hausse à titre de mesure de précaution lors de sa réunion de juin", prédit ainsi Carsten Brzeski d'ING Research, dans une note publiée mardi.

R.Bernasconi--NZN