Zürcher Nachrichten - Afghanistan: les filles "heureuses" de leur retour au collège et au lycée

EUR -
AED 4.210756
AFN 72.800658
ALL 94.467521
AMD 422.045782
ANG 2.052509
AOA 1052.391031
ARS 1679.98434
AUD 1.636445
AWG 2.066377
AZN 1.953423
BAM 1.955416
BBD 2.308247
BDT 140.672391
BGN 1.938417
BHD 0.432214
BIF 3421.989075
BMD 1.146395
BND 1.47961
BOB 7.91948
BRL 5.906576
BSD 1.146075
BTN 108.035969
BWP 15.574536
BYN 3.184375
BYR 22469.342
BZD 2.304858
CAD 1.62568
CDF 2613.781015
CHF 0.926052
CLF 0.026287
CLP 1034.576085
CNY 7.76064
CNH 7.765553
COP 3958.135089
CRC 519.897961
CUC 1.146395
CUP 30.379468
CVE 110.516942
CZK 24.178736
DJF 203.73777
DKK 7.470488
DOP 66.95392
DZD 152.866088
EGP 57.304262
ERN 17.195925
ETB 181.560354
FJD 2.562771
FKP 0.866343
GBP 0.867056
GEL 3.038394
GGP 0.866343
GHS 12.86833
GIP 0.866343
GMD 84.264447
GNF 10059.616532
GTQ 8.742284
GYD 239.733994
HKD 8.985937
HNL 30.591596
HRK 7.531472
HTG 149.700619
HUF 351.737358
IDR 20435.981189
ILS 3.39126
IMP 0.866343
INR 108.140018
IQD 1501.77745
IRR 1576293.125404
ISK 143.907407
JEP 0.866343
JMD 181.084459
JOD 0.812839
JPY 184.919291
KES 148.347871
KGS 100.252683
KHR 4597.044352
KMF 492.381002
KPW 1031.755901
KRW 1751.290761
KWD 0.35301
KYD 0.954988
KZT 559.275597
LAK 25283.742125
LBP 102659.67265
LKR 382.484931
LRD 208.816287
LSL 18.806655
LTL 3.385007
LVL 0.693443
LYD 7.308313
MAD 10.575539
MDL 20.238498
MGA 4814.859397
MKD 61.599058
MMK 2406.833222
MNT 4104.578262
MOP 9.252484
MRU 45.925018
MUR 54.855435
MVR 17.712236
MWK 1991.28851
MXN 19.875348
MYR 4.743672
MZN 73.266537
NAD 18.80515
NGN 1559.602046
NIO 41.969953
NOK 11.119286
NPR 172.862073
NZD 2.00055
OMR 0.441342
PAB 1.14608
PEN 3.879445
PGK 5.030095
PHP 69.605097
PKR 319.070432
PLN 4.257425
PYG 7037.680122
QAR 4.173455
RON 5.236851
RSD 117.127605
RUB 83.805197
RWF 1678.32228
SAR 4.296964
SBD 9.241576
SCR 15.686423
SDG 688.414411
SEK 10.994736
SGD 1.481605
SHP 0.8559
SLE 28.373701
SLL 24039.334153
SOS 655.168941
SRD 42.878043
STD 23728.061938
STN 24.532853
SVC 10.028032
SYP 126.713444
SZL 18.805061
THB 37.705354
TJS 10.62946
TMT 4.012383
TND 3.338016
TOP 2.760244
TRY 53.260073
TTD 7.771509
TWD 36.357961
TZS 3016.148092
UAH 51.484295
UGX 4171.181333
USD 1.146395
UYU 45.821007
UZS 13762.472358
VES 695.440649
VND 30161.65245
VUV 135.427002
WST 3.154644
XAF 655.828282
XAG 0.017379
XAU 0.000274
XCD 3.09819
XCG 2.065395
XDR 0.806715
XOF 647.713555
XPF 119.331742
YER 273.533961
ZAR 18.834198
ZMK 10318.934862
ZMW 20.543058
ZWL 369.138722
  • AEX

    -3.2400

    1078.16

    -0.3%

  • BEL20

    -1.1300

    5647.65

    -0.02%

  • PX1

    -46.5700

    8421.14

    -0.55%

  • ISEQ

    0.0000

    13785.73

    0%

  • OSEBX

    23.1300

    1950.43

    +1.2%

  • PSI20

    62.3800

    9102.6

    +0.69%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.0100

    4242.69

    +1%

  • N150

    3.3900

    4235.78

    +0.08%

Afghanistan: les filles "heureuses" de leur retour au collège et au lycée
Afghanistan: les filles "heureuses" de leur retour au collège et au lycée

Afghanistan: les filles "heureuses" de leur retour au collège et au lycée

Des filles "heureuses" ont repris le chemin du lycée mercredi matin à Kaboul, la capitale de l'Afghanistan, après la décision des talibans de rouvrir l'école secondaire aux filles dans le pays, plus de sept mois après l'arrivée au pouvoir des islamistes qui ont fortement restreint les droits des femmes à l'éducation et au travail.

Taille du texte:

Vers 07H00 (02H30 GMT), plusieurs centaines d'élèves se pressaient à l'entrée du lycée Zarghona pour filles, l'un des plus grands établissements de ce type de la capitale, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Vêtues d'abayas noires ou colorées -- un large vêtement couvrant tout le corps -- ou de longs manteaux, avec un foulard souvent blanc couvrant leur tête, le bas du visage caché par un masque sanitaire, les adolescentes franchissaient la grande porte bleue du lycée.

"Quand je suis arrivée, j'ai vu que les portes de l'école étaient ouvertes et que toutes les élèves venaient, cela m'a rendue très heureuse, et puis je suis venue saluer mes professeurs", se réjouit auprès de l'AFP Sadaf, élève de 16 ans dans ce lycée.

"Nous pensions que nous n'aurions peut-être aucun progrès pour notre avenir. Pendant ces huit derniers mois, nous étions à la maison et nous avons essayé d'étudier nos livres. J'espère qu'avec l'Emirat islamique (nom du régime taliban), il y aura peut-être plus de développement", ajoute l'adolescente qui veut devenir médecin.

Nazanim, 16 ans, élève de seconde du même lycée, dit avoir été "triste" de ne pas pouvoir aller en cours ces derniers mois. "Nous avons espéré, nous avons toujours eu de l'espoir (...), et nous remercions l'Emirat islamique de nous avoir permis de revenir à l'école", ajoute-t-elle.

Vers 09H00 (4H30 GMT), dans une classe d'une quinzaine d'élèves de première, attentives, la professeure débute devant un tableau blanc un cours sur les lois de Mendel et les principes de l'hérédité biologique, à travers la transmission de sept caractéristiques différentes du petit pois, a constaté une journalistes de l'AFP.

Des écoles dans d'autres provinces ont aussi ouvert dans la matinée, comme dans le Panchir (Nord-est), à Kunduz (Nord) ou Hérat (Sud-Ouest).

"Aujourd'hui c'est une très belle journée", dit Marjan, élève de première au lycée Gawharshad d'Hérat.

- "Affectées psychologiquement" -

"L'année dernière toutes les élèves ont été affectées psychologiquement, nous ne voulons vraiment pas que cela se répète. Maintenant il n'y a plus de restriction (à aller en classe), j'espère que cela va continuer cette année", ajoute la jeune fille.

La même joie était partagée par Latifa Hamdard, principale du lycée.

"Nous sommes très heureux d'avoir commencé la nouvelle année scolaire (...) Toutes les élèves sont très excitées et toutes viennent avec joie à l'école", se réjouit-elle.

Cette rentrée des filles dans le secondaire suit celle des garçons, et des filles mais uniquement dans le primaire, qui avaient eux été autorisés à reprendre les cours deux mois après la prise de Kaboul par les talibans, en août dernier.

La communauté internationale a fait du droit à l'éducation pour tous une pierre d'achoppement dans les négociations sur l'aide et la reconnaissance du régime des islamistes fondamentalistes. Plusieurs pays et des organisations ont proposé de rémunérer les enseignants.

Le ministère de l'Éducation a annoncé la reprise des cours mercredi pour les filles dans plusieurs provinces, mais celles de la région de Kandahar (Sud), berceau des talibans, ne rouvriront que le mois prochain. Aucune raison n'a été donnée à ce délai.

"Nous ne rouvrons pas les écoles pour faire plaisir à la communauté internationale, ni pour gagner la reconnaissance du monde", a assuré à l'AFP Aziz Ahmad Rayan, porte-parole du ministère.

"Nous le faisons dans le cadre de notre responsabilité de fournir une éducation et des structures éducatives à nos élèves", a-t-il ajouté.

Les talibans avaient insisté sur le fait qu'ils voulaient prendre le temps afin de s'assurer que les filles âgées de 12 à 19 ans seraient bien séparées des garçons, et que les établissements fonctionneraient selon les principes islamiques.

En sept mois de gouvernance, les talibans ont imposé une multitude de restrictions aux femmes. Elles sont exclues de nombreux emplois publics, contrôlées sur la façon de s'habiller et interdites de voyager seules en dehors de leur ville.

Les islamistes ont aussi arrêté et détenu plusieurs militantes qui avaient manifesté pour les droits des femmes.

Malgré la réouverture des écoles, de nombreuses familles se méfient toujours des talibans et hésitent à laisser leurs filles sortir.

D'autres voient peu d'intérêt à ce qu'elles fassent des études.

"Des filles qui ont terminé leurs études se sont retrouvées à la maison, et leur avenir est incertain", regrette Heela Haya, 20 ans, qui a décidé d'arrêter l'école.

"Quel sera notre avenir ?", s'interroge la jeune femme.

En raison de la pauvreté ou des conflits qui ont miné le pays, les élèves afghans ont souvent manqué des pans entiers de l'année scolaire. Certains poursuivent leur scolarité jusqu'à l'adolescence ou leurs vingt ans.

L'organisation Human Rights Watch s'interroge aussi sur la motivation des filles à étudier.

"Pourquoi vous et votre famille feriez-vous d'énormes sacrifices pour étudier si vous ne pouvez jamais avoir la carrière dont vous rêviez?", questionne Sahar Fetrat, chercheuse assistante à HRW.

M.Hug--NZN