Zürcher Nachrichten - La pénurie de personnel de maintenance va pénaliser durablement le secteur aérien

EUR -
AED 4.237807
AFN 72.697767
ALL 96.064347
AMD 435.561434
ANG 2.065628
AOA 1058.152067
ARS 1611.221976
AUD 1.624749
AWG 2.077071
AZN 1.949577
BAM 1.955569
BBD 2.317456
BDT 141.183313
BGN 1.972421
BHD 0.435579
BIF 3416.32219
BMD 1.153929
BND 1.470294
BOB 7.967076
BRL 5.991892
BSD 1.150629
BTN 106.255218
BWP 15.636678
BYN 3.451187
BYR 22617.000762
BZD 2.314056
CAD 1.580052
CDF 2613.648428
CHF 0.90572
CLF 0.026518
CLP 1047.086651
CNY 7.946933
CNH 7.943563
COP 4271.347526
CRC 539.319896
CUC 1.153929
CUP 30.579108
CVE 112.103849
CZK 24.436724
DJF 204.889568
DKK 7.47249
DOP 70.229569
DZD 152.429318
EGP 60.297397
ERN 17.308929
ETB 181.167229
FJD 2.548509
FKP 0.867557
GBP 0.864004
GEL 3.127009
GGP 0.867557
GHS 12.5605
GIP 0.867557
GMD 84.812672
GNF 10083.589698
GTQ 8.831444
GYD 241.21646
HKD 9.042876
HNL 30.659321
HRK 7.534351
HTG 150.928891
HUF 388.529805
IDR 19572.937088
ILS 3.576544
IMP 0.867557
INR 107.416676
IQD 1511.64648
IRR 1516262.193461
ISK 143.617514
JEP 0.867557
JMD 181.003116
JOD 0.818088
JPY 183.501164
KES 149.491232
KGS 100.91092
KHR 4617.334208
KMF 492.7277
KPW 1038.586413
KRW 1714.511206
KWD 0.353899
KYD 0.958853
KZT 554.405254
LAK 24691.332668
LBP 103211.950636
LKR 358.306782
LRD 210.558726
LSL 19.259252
LTL 3.407251
LVL 0.698
LYD 7.379338
MAD 10.805099
MDL 20.072019
MGA 4806.112939
MKD 61.644542
MMK 2423.426895
MNT 4124.715035
MOP 9.287321
MRU 46.27835
MUR 53.807791
MVR 17.828323
MWK 2004.374083
MXN 20.382539
MYR 4.529219
MZN 73.747646
NAD 19.259218
NGN 1561.127147
NIO 42.372517
NOK 11.055759
NPR 170.008749
NZD 1.970708
OMR 0.443645
PAB 1.152982
PEN 3.94355
PGK 4.962758
PHP 68.838751
PKR 322.234628
PLN 4.262439
PYG 7458.892152
QAR 4.204341
RON 5.092865
RSD 117.454953
RUB 95.049812
RWF 1683.581842
SAR 4.332489
SBD 9.283566
SCR 17.333951
SDG 693.510898
SEK 10.709503
SGD 1.473107
SHP 0.865745
SLE 28.364002
SLL 24197.318486
SOS 656.402506
SRD 43.416555
STD 23883.992461
STN 24.493178
SVC 10.067461
SYP 127.942867
SZL 19.259619
THB 37.3094
TJS 11.028605
TMT 4.050289
TND 3.383896
TOP 2.778383
TRY 50.995218
TTD 7.806807
TWD 36.797284
TZS 3010.288514
UAH 50.554091
UGX 4352.065813
USD 1.153929
UYU 46.867267
UZS 14005.806816
VES 516.738648
VND 30348.322451
VUV 137.995029
WST 3.178161
XAF 655.859587
XAG 0.014553
XAU 0.00023
XCD 3.11855
XCG 2.073683
XDR 0.815679
XOF 658.319048
XPF 119.331742
YER 275.269543
ZAR 19.26645
ZMK 10386.725812
ZMW 22.442667
ZWL 371.564542
  • AEX

    5.0400

    1012.81

    +0.5%

  • BEL20

    37.9500

    5167

    +0.74%

  • PX1

    38.8800

    7974.49

    +0.49%

  • ISEQ

    -80.1600

    12252.18

    -0.65%

  • OSEBX

    5.7000

    1972.42

    +0.29%

  • PSI20

    45.6500

    9175.24

    +0.5%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    7.5600

    3787.95

    +0.2%

  • N150

    30.4800

    3889.07

    +0.79%

La pénurie de personnel de maintenance va pénaliser durablement le secteur aérien
La pénurie de personnel de maintenance va pénaliser durablement le secteur aérien / Photo: Charly TRIBALLEAU - AFP/Archives

La pénurie de personnel de maintenance va pénaliser durablement le secteur aérien

"Je veux commencer dans la maintenance, puis gravir les échelons": Fariha Rahman, lycéenne new-yorkaise de 17 ans, prépare une carrière dans l'aéronautique et, plus particulièrement, dans la branche cruciale de l'entretien des avions, affectée par une pénurie "durable".

Taille du texte:

Une piste d'avenir, d'après l'étude 2024-2034 du cabinet Oliver Wyman: la flotte mondiale devrait grossir d'un tiers d'ici 2034, pour dépasser 36.400 avions commerciaux.

Dans son sillage, l'activité de maintenance, réparation et révision générale (MRO, en anglais) devrait s'étoffer de près de 20%, à 124 milliards de dollars.

Les quelque 4.000 entreprises de maintenance aux Etats-Unis emploient près de 185.000 techniciens de maintenance aérienne (AMT) et ingénieurs, soit environ 44% du total mondial, selon l'Association des stations de réparation aéronautique civile (ARSA).

Mais le secteur souffre d'une "pénurie" de main-d'oeuvre qualifiée, estimée à 24.000 techniciens en Amérique du Nord et qui devrait atteindre près de 40.000 d'ici 2028, relève Oliver Wyman.

La pandémie a poussé de nombreux baby-boomers à prendre leur retraite et, d'autres, à changer de travail.

Un manque de personnel que le réputé lycée de l'aviation, situé à Long Island près de New York, ne pourra combler malgré ses 2.000 élèves.

"Je ne pense pas que les Aviation High Schools auront la capacité de former assez de gens", souligne à l'AFP Steven Jackson, directeur du lycée spécialisé, le plus ancien des Etats-Unis. "Nous sommes l'un des plus gros lycées et il sera difficile pour nous d'aller au-delà".

- "Super industrie" -

L'école, l'une des 28 certifiées par l'Agence américaine de l'aviation civile (FAA), forme de futurs AMT pouvant travailler directement après le lycée, ou poursuivre vers l'université.

"Le marché du travail est bon actuellement et les salaires sont plutôt élevés donc, en ce moment, davantage partent travailler", selon M. Jackson.

"Travailler dans la mécanique offre tellement d'opportunités, de pouvoir rencontrer de nouvelles personnes", raconte à l'AFP Fariha Rahman, très enthousiaste, dans un hangar de maintenance de la compagnie JetBlue, pendant une Semaine de découverte en entreprises.

"C'est une super industrie. Il y a tellement d'emplois différents, tellement d'avantages sociaux, de possibilités de réductions sur les vols et autres produits", renchérit sa camarade Gaby Moreno, 15 ans.

Selon Pascal Fabre, spécialiste du secteur chez AlixPartners, l'un des "défis est la main-d'oeuvre et la formation de techniciens de maintenance, qui doit être accélérée".

Pour stimuler l'attractivité de la maintenance aéronautique, le Congrès a adopté une loi en 2018 permettant à la FAA de verser des subventions ad hoc.

Ainsi, 13,5 millions de dollars ont été attribués début mars à trente-deux écoles, dont vingt spécialisées dans la formation d'AMT.

Selon le régulateur, environ 20.000 personnes de moins travaillent dans la maintenance aérienne par rapport à la pré-pandémie.

"Parce que ces emplois sont fondamentaux" pour le fonctionnement du secteur aérien, une "pénurie durable pourrait limiter la croissance de l'industrie" tout entière, prévient Oliver Wyman.

- Formation "accélérée" -

Dans ses perspectives 2023-2042, Boeing prévoit que la demande en personnel qualifié restera "forte", avec un besoin de 690.000 nouveaux employés de maintenance dans l'aviation commerciale mondiale (avions de plus de trente sièges) sur cette période.

Le secteur MRO "est en sous-capacité, les créneaux de maintenance dans les hangars sont en forte demande, d'autant plus qu'avec les retards de livraisons des avionneurs, on fait voler plus longtemps des avions plus vieux, qui nécessitent plus de maintenance", pointe M. Fabre.

Les constructeurs Boeing et Airbus affichent complet jusqu'à, quasiment, la fin de la décennie et cumulent les retards.

Mais les compagnies aériennes multiplient les commandes, désireuses de répondre à la forte demande des voyageurs et de disposer d'une flotte moins gourmande en carburant.

"La pression pour produire et les départs à la retraite peuvent avoir contribué à certains problèmes de contrôle qualité qui gangrènent le secteur", note Oliver Wyman.

Selon plusieurs experts, ces départs ont entraîné une perte du transfert de savoir-faire entre anciens et nouveaux techniciens.

Depuis un an, Boeing a subi moult problèmes de production et incidents, ayant culminé début janvier avec un 737 MAX 9 d'Alaska Airlines, neuf, qui a perdu une porte-bouchon en vol.

Cette accumulation a provoqué le départ du patron de l'avionneur Dave Calhoun, prévu fin 2024, et le remaniement de la direction.

M. Calhoun avait été nommé pour redresser Boeing après le crash de deux 737 MAX 8, à cause de défauts de conception, en 2018 et en 2019 (346 morts).

La compagnie United Airlines se trouve également dans le viseur de la FAA, qui passe en revue ses procédures de sécurité après plusieurs incidents ces dernières semaines.

F.Schneider--NZN