Zürcher Nachrichten - Violences sexuelles à Bétharram: deux hommes restent en garde à vue

EUR -
AED 4.306958
AFN 75.646812
ALL 95.403289
AMD 432.28087
ANG 2.099103
AOA 1076.592737
ARS 1636.690307
AUD 1.626912
AWG 2.110966
AZN 1.988641
BAM 1.952552
BBD 2.366064
BDT 144.140212
BGN 1.956282
BHD 0.443685
BIF 3496.398396
BMD 1.172759
BND 1.487232
BOB 8.117496
BRL 5.796832
BSD 1.174746
BTN 110.726798
BWP 15.729637
BYN 3.319877
BYR 22986.077003
BZD 2.36267
CAD 1.6024
CDF 2716.109729
CHF 0.914872
CLF 0.02655
CLP 1044.939808
CNY 7.976931
CNH 7.983815
COP 4385.215751
CRC 538.931022
CUC 1.172759
CUP 31.078114
CVE 110.081871
CZK 24.309295
DJF 209.191994
DKK 7.472702
DOP 69.867345
DZD 154.900352
EGP 61.834187
ERN 17.591385
ETB 183.438322
FJD 2.567406
FKP 0.862531
GBP 0.865085
GEL 3.143132
GGP 0.862531
GHS 13.216014
GIP 0.862531
GMD 85.610725
GNF 10310.37544
GTQ 8.970078
GYD 245.781125
HKD 9.186046
HNL 31.207635
HRK 7.530523
HTG 153.864691
HUF 357.234311
IDR 20343.616355
ILS 3.40259
IMP 0.862531
INR 110.813888
IQD 1536.31433
IRR 1539715.33164
ISK 143.768195
JEP 0.862531
JMD 185.041637
JOD 0.831509
JPY 183.990661
KES 151.660983
KGS 102.523179
KHR 4712.181037
KMF 491.385736
KPW 1055.495919
KRW 1708.111579
KWD 0.361151
KYD 0.978971
KZT 544.034959
LAK 25780.112922
LBP 105199.592888
LKR 378.280703
LRD 215.571381
LSL 19.198146
LTL 3.462853
LVL 0.70939
LYD 7.430639
MAD 10.721954
MDL 20.211377
MGA 4878.134444
MKD 61.635489
MMK 2462.608019
MNT 4198.999511
MOP 9.475437
MRU 47.00421
MUR 54.791685
MVR 18.125013
MWK 2042.946093
MXN 20.300108
MYR 4.585732
MZN 74.937715
NAD 19.198337
NGN 1594.846267
NIO 43.046117
NOK 10.890596
NPR 177.172325
NZD 1.97319
OMR 0.450925
PAB 1.174746
PEN 4.054815
PGK 5.112756
PHP 71.362075
PKR 327.333704
PLN 4.233015
PYG 7190.038852
QAR 4.272376
RON 5.262758
RSD 117.373283
RUB 87.552578
RWF 1722.322908
SAR 4.427513
SBD 9.419903
SCR 16.322273
SDG 704.240694
SEK 10.856852
SGD 1.487762
SHP 0.875583
SLE 28.849265
SLL 24592.165999
SOS 670.234383
SRD 43.897533
STD 24273.744145
STN 24.46056
SVC 10.2789
SYP 129.646523
SZL 19.198277
THB 37.868544
TJS 10.978137
TMT 4.116384
TND 3.365231
TOP 2.823722
TRY 53.184585
TTD 7.94678
TWD 36.840461
TZS 3048.012313
UAH 51.443153
UGX 4393.690778
USD 1.172759
UYU 46.971859
UZS 14235.318521
VES 581.933656
VND 30855.290099
VUV 138.495454
WST 3.179951
XAF 654.901031
XAG 0.014959
XAU 0.00025
XCD 3.16944
XCG 2.117178
XDR 0.814487
XOF 654.867581
XPF 119.331742
YER 279.825462
ZAR 19.301245
ZMK 10556.231807
ZMW 22.378771
ZWL 377.627929
  • AEX

    -12.0700

    1019.42

    -1.17%

  • BEL20

    -85.5500

    5469.75

    -1.54%

  • PX1

    -97.1000

    8202.08

    -1.17%

  • ISEQ

    6.4700

    12943.75

    +0.05%

  • OSEBX

    -22.2200

    1979.14

    -1.11%

  • PSI20

    -132.5200

    9134.3

    -1.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -54.0100

    4199.02

    -1.27%

Violences sexuelles à Bétharram: deux hommes restent en garde à vue
Violences sexuelles à Bétharram: deux hommes restent en garde à vue / Photo: Philippe LOPEZ - AFP/Archives

Violences sexuelles à Bétharram: deux hommes restent en garde à vue

La garde à vue se poursuit jeudi à Pau pour deux des trois hommes interpellés dans l'enquête sur les violences physiques et sexuelles dénoncées par plus d'une centaine d'anciens élèves, sur un demi-siècle, au sein de l'établissement catholique Notre-Dame-de-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques).

Taille du texte:

Le parquet a mis un terme à celle du troisième, nonagénaire, sans en dire davantage à ce stade de la procédure.

 

Les trois hommes, nés en 1931, 1955 et 1965, avaient été interpellés mercredi pour des "viols aggravés, agressions sexuelles aggravées et/ou violences aggravées", sur une période comprise "entre 1957 et 2004" selon le parquet.

D'après une source proche du dossier, il s'agit respectivement d'un prêtre et de deux laïcs, dont l'un avait été démis de ses fonctions en février 2024, peu après l'ouverture de l'enquête, alors qu'il était visé par au moins huit plaintes. L'autre est un ancien surveillant général.

- "Personne ne disait rien" -

"J'ai subi des punitions, des violences, on nous caressait à la sortie des douches, personne ne disait rien, on avait 9 ans !", enrage Brice Ducos, 49 ans, interne à Bétharram entre 1984 et 1991, ciblant l'un des suspects, surnommé "Cheval" à l'époque.

Allusion à la chevalière qu'il portait à une main et qu'il retournait avant de gifler un élève, en lui disant: "Regarde ce que tu m'obliges à faire", témoigne auprès de l'AFP un autre ancien, scolarisé de 1973 à 1980, qui a requis l'anonymat.

Antoine (prénom modifié), 48 ans, incrimine, lui, le surveillant écarté l'an dernier. "J'ai été son protégé", dit-il, évoquant des agressions sexuelles sous la tente lors de sorties scouts, puis des masturbations hebdomadaires, quatre ans durant, quand il habitait chez lui.

"Pourquoi je n'ai rien dit? Il avait une sacrée emprise sur moi, j'étais un bébé et il avait le rôle du père que je n'avais pas eu. Il voulait m'avoir que pour lui", confie celui dont une première plainte, en 1999, fut classée sans suite. "J'étais dégoûté qu'on me croie pas."

Celle déposée en 2010 par Jean-Marie Delbos, 78 ans aujourd'hui, fut aussi vaine mais il a été indemnisé en 2022 par la Commission Reconnaissance et Réparation après une enquête canonique.

Lui met en cause le nonagénaire, "jeune ecclésiastique" quand il le vit arriver au dortoir en 1957. Il "venait la nuit, soutane ouverte, s'accroupir au pied du lit pour faire des attouchements et des fellations", alors qu'il était "terrorisé et incapable de la moindre réaction", raconte-t-il.

- Prescription en question -

Parmi les 132 plaintes recensées par le collectif des victimes, une poignée ne sont pas frappées par la prescription, estime son porte-parole Alain Esquerre, lui-même ancien pensionnaire.

Pour Me Jean-François Blanco, avocat en 1996 d'un élève victime d'une violente claque, la période évoquée par le procureur, longue de presque un demi-siècle, situe cependant "les crimes dans leur sérialité", "un critère fondamental pour l'appréciation sur la prescription".

La loi de 2021 sur la protection des mineurs contre les crimes et délits sexuels permet de prolonger le délai de prescription d'un premier viol si la même personne récidive sur un autre mineur.

Ces interpellations sont intervenues quatre jours après une réunion entre des victimes et François Bayrou, mis en cause depuis début février par plusieurs témoignages affirmant qu'il était au courant de premières accusations entourant l'établissement dans les années 1990, ce qu'il dément.

Le chef du gouvernement, ministre de l'Éducation de 1993 à 1997, répète n'avoir "jamais été informé" dans le passé des violences sexuelles dans cet établissement qu'ont fréquenté plusieurs de ses enfants et où son épouse a enseigné le catéchisme.

Alors que le scandale a poussé le gouvernement à annoncer un renforcement des contrôles sur les établissements privés sous contrat, le secrétaire général de l'enseignement catholique, Philippe Delorme, a appelé jeudi à ne pas faire de Bétharram "une affaire d'opposition" entre "public et privé".

La commission des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée nationale a voté mercredi, à l'unanimité, la création d'une commission d'enquête "sur les modalités du contrôle de l'État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires".

La Commission indépendante sur les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a, elle, demandé un audit global sur les dispositifs d'alerte existants dans les établissements accueillant des enfants, estimant que "Bétharram n'est pas un cas unique".

Ch.Siegenthaler--NZN