Zürcher Nachrichten - Vingt ans de réclusion requis contre les deux auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty

EUR -
AED 4.28945
AFN 73.571842
ALL 95.234633
AMD 433.475814
ANG 2.09023
AOA 1072.041347
ARS 1624.391249
AUD 1.63948
AWG 2.104962
AZN 1.985679
BAM 1.951191
BBD 2.352842
BDT 143.331446
BGN 1.948012
BHD 0.440853
BIF 3475.37759
BMD 1.167802
BND 1.49167
BOB 8.071934
BRL 5.862249
BSD 1.168141
BTN 110.739429
BWP 15.789637
BYN 3.28933
BYR 22888.911546
BZD 2.349451
CAD 1.598171
CDF 2709.29965
CHF 0.923947
CLF 0.026847
CLP 1056.61498
CNY 7.984784
CNH 7.995079
COP 4246.173364
CRC 531.245179
CUC 1.167802
CUP 30.946743
CVE 110.238003
CZK 24.385326
DJF 207.542203
DKK 7.473761
DOP 69.192348
DZD 154.731664
EGP 61.902945
ERN 17.517024
ETB 183.782725
FJD 2.577453
FKP 0.864315
GBP 0.866456
GEL 3.147281
GGP 0.864315
GHS 13.009401
GIP 0.864315
GMD 85.836974
GNF 10250.380504
GTQ 8.924881
GYD 244.401668
HKD 9.151303
HNL 31.08704
HRK 7.532207
HTG 152.998612
HUF 365.531834
IDR 20288.217362
ILS 3.471232
IMP 0.864315
INR 110.84078
IQD 1529.820108
IRR 1536243.017503
ISK 143.803427
JEP 0.864315
JMD 183.177328
JOD 0.827996
JPY 187.244728
KES 150.771721
KGS 102.100071
KHR 4682.884489
KMF 491.64417
KPW 1050.982522
KRW 1739.416936
KWD 0.359648
KYD 0.973496
KZT 541.071968
LAK 25627.405944
LBP 104635.024073
LKR 373.228421
LRD 214.583882
LSL 19.309587
LTL 3.448215
LVL 0.706391
LYD 7.409667
MAD 10.809464
MDL 20.110412
MGA 4845.208656
MKD 61.610792
MMK 2452.359542
MNT 4179.42903
MOP 9.430026
MRU 46.711865
MUR 54.630429
MVR 18.042542
MWK 2033.142946
MXN 20.457169
MYR 4.615735
MZN 74.634209
NAD 19.32738
NGN 1603.543663
NIO 42.875791
NOK 10.88359
NPR 177.182729
NZD 2.003478
OMR 0.449007
PAB 1.168141
PEN 4.105967
PGK 5.073806
PHP 72.145608
PKR 325.495479
PLN 4.260432
PYG 7267.83311
QAR 4.254594
RON 5.101777
RSD 117.409615
RUB 87.268186
RWF 1705.574251
SAR 4.379685
SBD 9.3727
SCR 16.566391
SDG 701.272768
SEK 10.875182
SGD 1.495884
SHP 0.871882
SLE 28.757092
SLL 24488.211373
SOS 667.396854
SRD 43.746999
STD 24171.135535
STN 24.815784
SVC 10.221856
SYP 129.316627
SZL 19.32667
THB 38.282925
TJS 10.951585
TMT 4.093145
TND 3.367648
TOP 2.811786
TRY 52.631242
TTD 7.943238
TWD 36.957187
TZS 3030.445445
UAH 51.488383
UGX 4351.721074
USD 1.167802
UYU 46.490188
UZS 14095.365366
VES 565.93834
VND 30778.57922
VUV 138.235209
WST 3.171604
XAF 654.408461
XAG 0.016386
XAU 0.000257
XCD 3.156043
XCG 2.105327
XDR 0.814796
XOF 653.381544
XPF 119.331742
YER 278.695642
ZAR 19.627206
ZMK 10511.623057
ZMW 22.04892
ZWL 376.031642
  • AEX

    -3.8000

    997.18

    -0.38%

  • BEL20

    -54.9500

    5279.69

    -1.03%

  • PX1

    -31.6000

    8072.13

    -0.39%

  • ISEQ

    138.8500

    12426.03

    +1.13%

  • OSEBX

    3.7900

    1997.11

    +0.19%

  • PSI20

    -55.5900

    9209.54

    -0.6%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -52.8200

    3830.83

    -1.36%

  • N150

    -3.7000

    4102.22

    -0.09%

Vingt ans de réclusion requis contre les deux auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty
Vingt ans de réclusion requis contre les deux auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty / Photo: Bertrand GUAY - POOL/AFP/Archives

Vingt ans de réclusion requis contre les deux auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty

Le parquet général a requis vendredi en appel 20 ans de réclusion criminelle contre les deux auteurs d'une campagne de haine contre Samuel Paty, lancée avant sa décapitation par un jihadiste tchétchène pour avoir montré des caricatures du Prophète lors d'un cours sur la liberté d'expression.

Taille du texte:

Brahim Chnina, 54 ans, et le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, sont rejugés depuis fin janvier par la cour d'assises spéciale de Paris pour cette cabale en ligne ciblant le professeur d'histoire-géographie qui ne s'était arrêtée qu'avec son assassinat par Abdoullakh Anzorov le 16 octobre 2020 près du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

L'accusation a demandé d'assortir la peine d'une période de sûreté des deux tiers, durant laquelle aucun aménagement de peine ne sera possible. Les deux hommes, qui encourent 30 ans d'emprisonnement, avaient interjeté appel de leur condamnation en première instance à 13 et 15 années de réclusion criminelle.

Le parquet général doit désormais prendre ses réquisitions contre deux proches d'Anzorov, un jihadiste de 18 ans qui, après le crime, avait été abattu par la police qu'il menaçait.

Condamnés en première instance à 16 ans de réclusion criminelle, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, encourent la perpétuité.

"On ne reproche pas à Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui des actes préparatoires à l'attentat commis par Anzorov. Ce qu'on leur reproche, c'est des actes préparatoires à tous les Anzorov potentiels", déclare une des deux avocates générales.

Leur action et la désignation d'une cible ne peut être mise sous le coup de l'impulsion vite réprimée: elle "dure dix jours, du 7 octobre au 16 octobre", relève la magistrate, dans un réquisitoire minutieux, s'employant, point par point, à priver d'oxygène la défense qui doit plaider vendredi et samedi.

La cabale en ligne a semé au collège une "terreur" qui "était là avant même l'entrée en scène du terroriste Anzorov": "C'est cette phase-là que vous avez à juger en ce qui concerne les deux accusés Abdelhakim Sefrioui et Brahim Chnina", poursuit la magistrate.

Selon elle, ils étaient passibles de poursuites avant même que l'attentat ne soit commis: "On leur reproche eux d'avoir créé les conditions d'un passage à l'acte terroriste."

- Enseignants traumatisés -

"Jamais un dossier de terrorisme n'aura revêtu autant d'enjeux sociétaux", poursuit-elle, insistant sur l'importance de protéger l'école, "fondement de la République".

Le crime a traumatisé la communauté enseignante et avait jeté l'effroi dans un pays alors sous tension: au moment des faits, Al-Qaïda venait de menacer de nouveau la France après la republication de ses caricatures par Charlie Hebdo à l'occasion du procès des attentats de janvier 2015. Et le 25 septembre, deux personnes avaient été blessées lors d'une attaque jihadiste devant les anciens locaux parisiens de l'hebdomadaire.

Les deux hommes, qui ne connaissaient pas Anzorov, affirment n'avoir ni conscience de l'assassinat à venir ni intention qu'il advienne. Ils disent également n'avoir pas été mus par la question du blasphème et des caricatures, qu'avait invoquée Anzorov dans la revendication de son crime.

Brahim Chnina a invoqué le sentiment d'injustice d'un père à qui sa fille avait dit avoir dû quitter la classe parce que Samuel Paty aurait fait sortir les musulmans au moment de montrer les caricatures. C'était un mensonge: exclue pour indiscipline, elle n'assistait pas à ce cours.

Quant à Abdelhakim Sefrioui, qui avait contacté Brahim Chnina au début de la campagne en qualité revendiquée de représentant du Conseil des imams de France, il n'aurait été animé que par son combat contre la discrimination et sa conviction que le professeur avait stigmatisé les élèves musulmans.

Une ligne de défense, balayée par l'accusation: "On est bien sur la question du blasphème", tranche l'avocate générale, rappelant témoignages et propos passés des deux accusés.

Si Brahim Chnina a exprimé sa "honte" et ses regrets, cela n'a pas été le cas d'Abdelhakim Sefrioui: entre deux digressions théologico-politiques, il s'est posé en héraut des droits des musulmans, livrés à la "vindicte" publique par les autorités françaises avec la complicité de "médias aux ordres".

Vendredi, secouant parfois la tête ou esquissant un sourire ironique, l'ancien dirigeant du Collectif Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas palestinien, militant depuis plus de trois décennies, a écouté l'avocate générale le décrire en "manipulateur", qui serait intervenu en croyant déceler une occasion "de relancer sa carrière d'islamiste politique qui était en déshérence".

Le verdict est attendu lundi.

F.Schneider--NZN