Zürcher Nachrichten - Lycéens, gilets jaunes, militants du climat: vers une convergence des colères samedi dans la rue

EUR -
AED 4.126854
AFN 73.041992
ALL 91.126588
AMD 407.167921
ANG 2.011211
AOA 1030.448522
ARS 1696.268254
AUD 1.615696
AWG 2.024095
AZN 1.914779
BAM 1.952103
BBD 2.263274
BDT 138.231868
BGN 1.964067
BHD 0.425006
BIF 3363.229759
BMD 1.123717
BND 1.437516
BOB 13.119035
BRL 5.689494
BSD 1.123702
BTN 106.65184
BWP 15.394704
BYN 3.383981
BYR 22024.845083
BZD 2.260019
CAD 1.590565
CDF 2599.722726
CHF 0.926088
CLF 0.028089
CLP 1105.490348
CNY 7.519017
CNH 7.513316
COP 3577.598969
CRC 510.646425
CUC 1.123717
CUP 26.968919
CVE 110.059476
CZK 24.323187
DJF 199.707354
DKK 7.474068
DOP 68.930054
DZD 151.206225
EGP 59.738959
ERN 16.855749
ETB 183.545915
FJD 2.548196
FKP 0.847769
GBP 0.843188
GEL 2.910865
GGP 0.847769
GHS 13.122029
GIP 0.847769
GMD 82.597496
GNF 9885.539868
GTQ 8.585967
GYD 235.095755
HKD 8.819546
HNL 30.165863
HRK 7.533176
HTG 147.15259
HUF 363.309245
IDR 20286.455525
ILS 3.47751
IMP 0.847769
INR 106.70706
IQD 1703.473477
IRR 2018057.337243
ISK 136.172409
JEP 0.847769
JMD 178.621675
JOD 0.79676
JPY 177.552884
KES 145.813896
KGS 98.269447
KHR 4567.308487
KMF 494.435691
KPW 1011.344884
KRW 1499.869907
KWD 0.349274
KYD 0.936418
KZT 508.510414
LAK 25283.660611
LBP 100626.110173
LKR 372.175005
LRD 191.587118
LSL 18.471706
LTL 3.318043
LVL 0.679725
LYD 7.216524
MAD 10.917213
MDL 20.158638
MGA 5057.330977
MKD 61.53509
MMK 2359.575341
MNT 4043.592639
MOP 9.084173
MRU 44.924109
MUR 53.07356
MVR 17.373083
MWK 1948.518012
MXN 20.780783
MYR 4.588364
MZN 71.80968
NAD 18.471214
NGN 1495.90318
NIO 41.352778
NOK 10.594067
NPR 170.63728
NZD 1.985716
OMR 0.429987
PAB 1.123662
PEN 3.865282
PGK 5.102472
PHP 70.778456
PKR 311.075601
PLN 4.369291
PYG 6417.844061
QAR 4.10742
RON 5.315858
RSD 118.032986
RUB 92.854186
RWF 1658.543818
SAR 4.216778
SBD 9.062378
SCR 15.761292
SDG 675.919657
SEK 11.138733
SGD 1.440834
SHP 0.84812
SLE 27.733742
SLL 23563.779889
SOS 642.177946
SRD 42.470311
STD 23258.664553
STN 24.454334
SVC 9.832639
SYP 14610.562695
SZL 18.463864
THB 37.536231
TJS 10.354933
TMT 3.944245
TND 3.352251
TOP 2.70564
TRY 55.639745
TTD 7.628585
TWD 36.468653
TZS 2966.609582
UAH 50.403677
UGX 4641.250382
USD 1.123717
UYU 45.235528
UZS 13546.703058
VES 987.646423
VND 29098.079133
VUV 134.213105
WST 3.124919
XAF 655.957
XAG 0.019723
XAU 0.00026976363
XCD 3.036901
XCG 2.025218
XDR 0.794526
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 265.36608
ZAR 18.534481
ZMK 10114.801761
ZMW 22.49619
ZWL 361.836282
SSP 6506.813511
MXV 2.346356
  • AEX

    10.3100

    1142.88

    +0.91%

  • BEL20

    -5.5900

    5586.04

    -0.1%

  • PX1

    23.0100

    7956.7

    +0.29%

  • ISEQ

    101.4200

    14187.83

    +0.72%

  • OSEBX

    20.1900

    2101.65

    +0.97%

  • PSI20

    94.6800

    9468.47

    +1.01%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -147.7800

    3923.28

    -3.63%

  • N150

    30.3200

    4241.87

    +0.72%

Lycéens, gilets jaunes, militants du climat: vers une convergence des colères samedi dans la rue
Lycéens, gilets jaunes, militants du climat: vers une convergence des colères samedi dans la rue / Photo: LOU BENOIST - AFP

Lycéens, gilets jaunes, militants du climat: vers une convergence des colères samedi dans la rue

Les lycéens, mais aussi des gilets jaunes ou des militants du climat se préparaient vendredi à faire converger leurs colères samedi dans la rue, une mobilisation nationale dont l'ampleur reste encore floue.

Taille du texte:

A l'issue d'une réunion avec les représentants des organisateurs de la mobilisation sociale de samedi (AG Interfac IDF, gilets jaunes etc.) le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a annoncé vendredi qu'il n'y avait pas d'accord entre ses services et les organisateurs sur le parcours du cortège parisien et que ses services "travaillaient" à un accord.

Pour y répondre, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit "d'urgence" annoncer la fin de Parcoursup et "changer en profondeur" le projet de budget "pour enfin faire le choix de l'avenir et financer notre éducation et notre enseignement supérieur", a-t-elle jugé.

Pour cette nouvelle journée de manifestations sous haute tension attendue samedi, les grenades assourdissantes, dont l'usage a été suspendu "pour le mouvement lycéen", pourront être utilisées en cas de "violences urbaines extrêmement graves", a précisé le ministre de l'Intérieur vendredi.

Laurent Nuñez a demandé au Premier ministre Sébastien Lecornu de convoquer une cellule interministérielle de crise (CIC) en vue des mobilisations attendues, a appris l'AFP auprès de l'entourage du ministre de l'Intérieur.

Selon les estimations des autorités, environ entre 70.000 et 140.000 personnes pourraient manifester samedi en France, sous des formes très différentes selon les endroits. Les gilets jaunes ont annoncé un millier d'actions pour défendre le pouvoir d'achat, espérant notamment peser en plein débat budgétaire.

- Blocages -

Depuis des semaines, des appels à ressortir le 17 octobre les gilets jaunes emblématiques des années 2018-2019 circulaient sur les réseaux sociaux mais ils ont enflé ces derniers jours, nourris par la colère des lycéens.

Après plusieurs semaines de blocages d'établissements scolaires, le mouvement semblait s'essouffler vendredi à la veille des vacances.

Vers 08H00, la préfecture du Rhône relevait neuf établissements (cinq lycées, quatre universités) concernés par des barricades ou des petits rassemblements, un début de matinée "plutôt calme".

Devant le lycée Ampère dans le centre Lyon, touché par le blocage depuis le 1er octobre, les cours sont en distanciel. Contrairement aux jours précédents, aucun lycéen n'était devant l'établissement, ni aucune barrière ou poubelle ne bloquait l'entrée.

À Paris, le calme semblait être revenu devant le lycée Hélène-Boucher, dans le 20e arrondissement.

À Saint-Denis, le lycée Paul-Éluard, l'un des établissements les plus médiatisés depuis le début du mouvement lycéen, est resté portes closes au lendemain d'une journée de mobilisation tendue, a constaté une journaliste de l'AFP. Devant le portail principal, partiellement noirci par les flammes, quelques pancartes en carton jonchaient encore le sol.

À Toulouse également, la matinée s'annonçait calme après la décision de fermer les lycées. Les grilles des établissements perturbés la veille, comme Déodat-de-Sévérac ou Joséphine-Baker, étaient closes.

- "Aboutissement" -

À Lille, comme depuis deux semaines environ, l'accès à Sciences Po était bloqué par une trentaine d'étudiants, qui avaient entassé des bacs de poubelles devant l'entrée.

"J'ai un peu l'impression que (la journée de samedi, ndlr) va être une sorte d'aboutissement", dit Marie-Lou, 18 ans. "On va être rejoint par les travailleurs, par les gilets jaunes qui vont se remobiliser aussi, on a aussi un peu l'espoir qu'il y a la convergence de toutes les luttes".

Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a de nouveau échangé avec les organisations lycéennes jeudi soir, pour la troisième fois depuis le début du mouvement. Selon lui, des avancées ont été faites: "Une bonne partie du chemin a été fait pour entendre les revendications", a-t-il déclaré à la sortie.

Les organisations lycéennes ne se sont pas montrées convaincues. L'Union syndicale lycéenne (USL), Les Lycéens! et Renouveau lycéen ont toutes appelé à poursuivre la mobilisation et confirmer leur appel à rejoindre les manifestations du 17 octobre, estimant que les annonces ne répondaient pas aux difficultés qu'elles dénoncent, notamment l'état du bâti scolaire, Parcoursup et les emplois du temps, au coeur de leur mobilisation.

Parti d'un établissement de banlieue parisienne le 17 septembre, le mouvement s'est propagé en France, soutenu par des organisations étudiantes et syndicales.

Seule réponse concrète apportée pour le moment par le gouvernement: un plan d'urgence de remplacement de professeurs absents, qui s'est traduit par l'affectation depuis vendredi de 2.000 remplaçants, sur les 3.000 promis, selon le ministère de l'Éducation nationale.

Il a par ailleurs relevé que depuis le début de la mobilisation, 165 personnels de l'Éducation nationale ont été blessés.

Le mouvement s'est transformé en "un mouvement de violences urbaines", qui fait "injure d'ailleurs aux lycéens", a dénoncé Sébastien Lecornu.

ber-mdv-bur/ito/alu/chl

W.F.Portman--NZN