Zürcher Nachrichten - Sécheresse: le grenier à blé de la Tunisie à court de céréales

EUR -
AED 4.256694
AFN 73.006558
ALL 96.183185
AMD 437.462357
ANG 2.074413
AOA 1062.652651
ARS 1616.583177
AUD 1.634887
AWG 2.088802
AZN 1.968976
BAM 1.975086
BBD 2.334991
BDT 142.252756
BGN 1.980809
BHD 0.437517
BIF 3441.742426
BMD 1.158836
BND 1.487395
BOB 8.011612
BRL 6.048742
BSD 1.159341
BTN 108.010902
BWP 15.820233
BYN 3.584907
BYR 22713.182337
BZD 2.331679
CAD 1.591719
CDF 2636.351736
CHF 0.91339
CLF 0.026784
CLP 1057.587983
CNY 7.996489
CNH 7.972918
COP 4277.55277
CRC 542.427133
CUC 1.158836
CUP 30.70915
CVE 112.464864
CZK 24.472182
DJF 205.948898
DKK 7.471133
DOP 68.168493
DZD 153.256108
EGP 60.532024
ERN 17.382538
ETB 182.173906
FJD 2.558248
FKP 0.869907
GBP 0.862579
GEL 3.146225
GGP 0.869907
GHS 12.629381
GIP 0.869907
GMD 85.754443
GNF 10171.680078
GTQ 8.868484
GYD 242.551028
HKD 9.078147
HNL 30.790613
HRK 7.5344
HTG 152.071514
HUF 390.82922
IDR 19560.279743
ILS 3.624074
IMP 0.869907
INR 108.151817
IQD 1518.074942
IRR 1524013.975298
ISK 143.799646
JEP 0.869907
JMD 182.132997
JOD 0.821554
JPY 182.779731
KES 150.179997
KGS 101.337763
KHR 4646.931796
KMF 495.9811
KPW 1042.938319
KRW 1723.368534
KWD 0.354812
KYD 0.96618
KZT 557.540752
LAK 24885.999794
LBP 103773.749324
LKR 361.379075
LRD 212.536652
LSL 19.502855
LTL 3.421741
LVL 0.700968
LYD 7.393341
MAD 10.845255
MDL 20.31736
MGA 4826.550671
MKD 61.840893
MMK 2433.253315
MNT 4155.40254
MOP 9.354227
MRU 46.481248
MUR 53.891672
MVR 17.903794
MWK 2012.897608
MXN 20.545118
MYR 4.564685
MZN 74.050655
NAD 19.503121
NGN 1573.11839
NIO 42.552008
NOK 10.987384
NPR 172.811971
NZD 1.971968
OMR 0.445583
PAB 1.159381
PEN 4.0032
PGK 4.985268
PHP 68.413043
PKR 323.488759
PLN 4.267587
PYG 7533.334191
QAR 4.223496
RON 5.094213
RSD 117.478165
RUB 99.83641
RWF 1690.741481
SAR 4.350755
SBD 9.326986
SCR 17.598041
SDG 696.460551
SEK 10.757867
SGD 1.480649
SHP 0.869427
SLE 28.565483
SLL 24300.220556
SOS 662.27146
SRD 43.458668
STD 23985.562074
STN 24.91497
SVC 10.144364
SYP 128.084693
SZL 19.503003
THB 37.627637
TJS 11.10097
TMT 4.055925
TND 3.373661
TOP 2.790198
TRY 51.308384
TTD 7.858106
TWD 36.841128
TZS 3010.068531
UAH 50.982556
UGX 4381.978336
USD 1.158836
UYU 46.959974
UZS 14132.002921
VES 526.906001
VND 30465.794063
VUV 138.374754
WST 3.166195
XAF 662.460109
XAG 0.015907
XAU 0.000249
XCD 3.131812
XCG 2.08942
XDR 0.823884
XOF 662.273593
XPF 119.331742
YER 276.440433
ZAR 19.405896
ZMK 10430.917809
ZMW 22.694786
ZWL 373.144666
  • AEX

    -22.4000

    977.63

    -2.24%

  • BEL20

    -124.1200

    5004.77

    -2.42%

  • PX1

    -160.9700

    7807.87

    -2.02%

  • ISEQ

    -285.7400

    12084.12

    -2.31%

  • OSEBX

    12.3100

    1998.47

    +0.62%

  • PSI20

    -188.1800

    8946.83

    -2.06%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -36.6200

    3662.63

    -0.99%

  • N150

    -84.9900

    3813.8

    -2.18%

Sécheresse: le grenier à blé de la Tunisie à court de céréales
Sécheresse: le grenier à blé de la Tunisie à court de céréales / Photo: FETHI BELAID - AFP

Sécheresse: le grenier à blé de la Tunisie à court de céréales

Tahar observe avec dépit les moutons broutant ses précieux semis d'orge et de blé désormais perdus: cette année, la récolte de céréales sera "catastrophique" en Tunisie à cause d'une sécheresse inédite pour le nord-ouest, son grenier à blé.

Taille du texte:

La Tunisie connaît sa quatrième année de sécheresse mais contrairement aux années précédentes, le manque de pluie touche aussi le nord-ouest fertile, qui fournit le pays en céréales. La dépendance du pays nord-africain aux importations va donc s'accroître dans un contexte de prix très élevés depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, deux producteurs majeurs.

Ce matin de début avril, trois tracteurs labourent les champs ondulés de Tahar Chaouachi, à Medjez El Bab, à 55 km à l'ouest de Tunis. Désormais inutiles, la plupart des parcelles seront laissées en jachère.

Sur les 600 hectares que ce cultivateur de 65 ans avait plantés en blé, orge et légumineuses, seuls 70 hectares donneront cet été un peu de céréales, bonnes surtout pour la nourriture animale.

"Nous avons semé du blé ici mais les pousses sont mortes parce que c'est trop sec", explique-t-il à l'AFP en montrant le sol poussiéreux. Tout près, il extirpe quelques tiges de blé malingres.

"On dit ici que +la pluie de mars c'est de l'or pur+. Il n'y a pas eu de pluie ni en mars ni en avril. On a manqué de pluie toute l'année", déplore-t-il.

La Tunisie dépend principalement de la collecte de l'eau pluviale pour ses approvisionnements en eau potable, et les barrages de ce pays de 12 millions d'habitants sont actuellement à un tiers de leur capacité seulement.

Le réservoir de Sidi Salem, dans la pluvieuse région de Béja, proche de l'exploitation de Tahar Chaouachi, plafonne à seulement 16% du niveau maximum.

- "Une menace" -

La sécheresse a conduit le ministère de l'Agriculture à restreindre la consommation d'eau, interdisant jusqu'à fin septembre l'irrigation des cultures, des espaces verts et le nettoyage des rues avec l'eau potable.

Des quotas par quartiers et des coupures nocturnes ont en outre été imposés aux particuliers.

"La sécheresse est une menace pour notre pays. L'économie de l'eau est une garantie pour la continuité de la vie de nos enfants", clament de grands panneaux à l'entrée de Tunis.

L'an passé, M. Chaouachi était parvenu à produire 1.000 tonnes de céréales: "cette année ce sera zéro. On ne va rien produire, ni foin, ni blé ni légumineuses. Il n'y aura rien".

Cela représentera des pertes d'environ 180.000 euros pour le cultivateur: "on perd tout ce qu'on avait investi en semences, fertilisants, pesticides et salaires", dit-il.

Pour nourrir sa population, la Tunisie a besoin de trois millions de tonnes de blé dur (pour les pâtes et la semoule) et tendre (pour le pain) et d'orge par an, dont environ les deux tiers proviennent habituellement de l'étranger.

L'Etat qui subventionne la farine avait fixé des objectifs de forte progression de la production de céréales, afin de réduire sa dépendance aux importations et leur impact sur le budget.

- "Catastrophique" -

Mais "cette année, la récolte va être catastrophique", explique Anis Kharbèche, porte-parole du principal syndicat agricole Utap, qui prévoit de "collecter entre 1 et 1,5 million de quintaux de céréales" (100.000 à 150.000 tonnes) contre 7 millions l'an dernier.

Le pays "va devoir importer tous ses besoins en blé dur, tendre et d'orge", assène-t-il, en réclamant une "stratégie claire" pour accroître les réserves en eau et accorder des quotas pour un minimum d'irrigation agricole.

L'agriculture représente 10 à 12% du PIB mais "deux à trois pour cent des agriculteurs quittent le secteur chaque année", selon M. Kharbèche.

Raoudha Gafrej, experte en gestion de l'eau, appelle à "repenser le modèle agricole face aux changements climatiques". "Ce n'est plus logique d'utiliser 80% des ressources en eau (potable) pour 8% de terres agricoles utiles et laisser l'agriculture pluviale sans eau: avec la sécheresse, il n'y aura plus d'eau pour l'agriculture liée à la pluie".

Outre une "agriculture de précision", utilisant les données satellitaires et l'intelligence artificielle, elle préconise des techniques agricoles moins gourmandes en eau. Et réclame même un "arrêt de l'exportation de dattes" car les immenses plantations du sud de la Tunisie sont souvent irriguées par des eaux fossiles non renouvelables.

J.Hasler--NZN