Zürcher Nachrichten - Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ?

EUR -
AED 4.208688
AFN 74.490213
ALL 91.373456
AMD 416.155015
ANG 2.051759
AOA 1052.028647
ARS 1731.345145
AUD 1.612404
AWG 2.065665
AZN 1.953295
BAM 1.954103
BBD 2.308895
BDT 140.77777
BGN 1.929223
BHD 0.432125
BIF 3446.667582
BMD 1.146
BND 1.464915
BOB 11.263515
BRL 5.917253
BSD 1.146425
BTN 109.846667
BWP 15.546976
BYN 3.467789
BYR 22461.599716
BZD 2.305658
CAD 1.605695
CDF 2648.406044
CHF 0.944608
CLF 0.027886
CLP 1101.075451
CNY 7.686852
CNH 7.679234
COP 3684.240973
CRC 512.863657
CUC 1.146
CUP 30.369
CVE 110.172707
CZK 24.374507
DJF 204.148983
DKK 7.475339
DOP 67.662433
DZD 153.408088
EGP 59.736278
ERN 17.19
ETB 187.257516
FJD 2.542749
FKP 0.858702
GBP 0.857838
GEL 2.977998
GGP 0.858702
GHS 13.206879
GIP 0.858702
GMD 84.230503
GNF 10078.557102
GTQ 8.748557
GYD 239.849076
HKD 8.991281
HNL 30.775085
HRK 7.532887
HTG 149.832523
HUF 364.710487
IDR 20434.325741
ILS 3.479978
IMP 0.858702
INR 110.014222
IQD 1501.822253
IRR 1575291.579957
ISK 139.193135
JEP 0.858702
JMD 181.022827
JOD 0.812542
JPY 180.103637
KES 148.40406
KGS 100.217387
KHR 4646.107914
KMF 490.488051
KPW 1031.400351
KRW 1592.011624
KWD 0.353346
KYD 0.9554
KZT 512.534991
LAK 25689.367703
LBP 102660.952087
LKR 379.460467
LRD 198.333854
LSL 18.638043
LTL 3.38384
LVL 0.693204
LYD 7.2819
MAD 10.862001
MDL 20.148122
MGA 4969.815058
MKD 61.478231
MMK 2406.24778
MNT 4124.868349
MOP 9.263359
MRU 46.119761
MUR 54.515383
MVR 17.705899
MWK 1987.934689
MXN 19.769904
MYR 4.679916
MZN 73.240783
NAD 18.638205
NGN 1526.036345
NIO 42.183374
NOK 10.816807
NPR 175.759464
NZD 2.007688
OMR 0.440657
PAB 1.146435
PEN 3.868541
PGK 5.102725
PHP 72.093677
PKR 317.756126
PLN 4.365756
PYG 6796.277045
QAR 4.190371
RON 5.264844
RSD 117.349258
RUB 96.494462
RWF 1684.089223
SAR 4.270699
SBD 9.168587
SCR 15.960379
SDG 689.314081
SEK 11.314544
SGD 1.464806
SHP 0.856662
SLE 28.248957
SLL 24031.037392
SOS 655.142606
SRD 43.257494
STD 23719.885935
STN 24.479173
SVC 10.031596
SYP 14900.292103
SZL 18.632148
THB 38.23514
TJS 10.575641
TMT 4.02246
TND 3.372272
TOP 2.759293
TRY 55.907377
TTD 7.782379
TWD 36.449217
TZS 3036.895373
UAH 51.220192
UGX 4522.073709
USD 1.146
UYU 46.10138
UZS 13573.451734
VES 971.217919
VND 29821.211623
VUV 135.562046
WST 3.157026
XAF 655.957
XAG 0.017273
XAU 0.000263
XCD 3.097122
XCG 2.066106
XDR 0.810281
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.086184
ZAR 18.693655
ZMK 10315.36499
ZMW 22.533026
ZWL 369.011528
SSP 6490.969804
MXV 2.241354
  • AEX

    -5.7200

    1095.09

    -0.52%

  • BEL20

    -64.1300

    5713.16

    -1.11%

  • PX1

    -121.9900

    8065.02

    -1.49%

  • ISEQ

    -114.6100

    14211.37

    -0.8%

  • OSEBX

    -19.2300

    2117.33

    -0.9%

  • PSI20

    -128.6200

    9542.21

    -1.33%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.7300

    4652.42

    -0.23%

  • N150

    -46.8600

    4252.11

    -1.09%

Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ?
Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ? / Photo: ARNAUD FINISTRE - AFP/Archives

Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ?

Les nappes phréatiques françaises, en souffrance depuis plusieurs mois, continuent de pâtir de l'inhabituelle chaleur automnale et de pluies insuffisantes: leur période de recharge, qui traditionnellement débute vers septembre, est retardée et reste encore "très incertaine" pour octobre, suscitant déjà des inquiétudes pour 2024.

Taille du texte:

Au 1er octobre, 66% des nappes métropolitaines étaient encore sous les normales, une situation légèrement plus dégradée qu'à la fin août (62% sous les normales), a annoncé jeudi le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM).

"Les orages de mi-septembre ont été peu efficaces pour la recharge des nappes" et par conséquent "la situation se dégrade entre août et septembre", indique l'organisme public, notant que 18% de ses points d'observation restent à des niveaux très bas.

Si la situation est "globalement plus favorable" qu'en septembre 2022, quand 74% des niveaux étaient sous les normales, elle est aussi plus contrastée.

- Période charnière -

Les pluies tombées par endroits au printemps et cet été ont permis de recharger en partie certaines nappes, comme sur certaines parties du littoral, de la Seine-Maritime au Pas-de-Calais ou de la façade Atlantique.

Mais la majeure partie du territoire reste confrontée à des niveaux préoccupants, voire "historiquement bas", notamment autour du pourtour méditerranéen, dans le couloir Rhône-Saône, le bassin parisien et le sud de l'Alsace.

Selon le ministère de la Transition écologique, 83 départements sont actuellement en situation de sécheresse et ont pris des mesures de restriction des usages de l’eau.

"Cette situation doit appeler chacun à la vigilance et la poursuite des efforts" notamment en matière de sobriété, souligne le ministre Christophe Béchu dans un communiqué.

Cette situation est d'autant plus inquiétante que l'automne est une "période charnière". Septembre marque habituellement le début de la recharge des nappes, avec la survenue des premières précipitations importantes et la chute des températures.

Mais cette année, "la part des pluies infiltrées en profondeur reste faible en raison de précipitations insuffisantes et d'épisodes orageux localisés et intenses favorisant le ruissellement. De plus, la végétation est encore active, du fait de températures élevées, et consomme une partie de l'eau infiltrée", souligne le BRGM.

Résultat: 70% des nappes continuent de se vider et seules 12% sont en hausse en septembre.

"Ce n'est pas normal. D'habitude, on a davantage de niveaux en hausse à cette période", a souligné Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM lors d'un point téléphonique. "Mais ces dernières années, il pleut de moins en moins en début d'automne".

- Déficits qui s'accumulent -

Selon Météo-France, le mois de septembre a été le plus chaud jamais mesuré en France. Il s'est terminé en métropole "entre 3,5 et 3,6°C" au-dessus de la période de référence 1991-2020, "avec une température moyenne de 21,5°C" environ, avait annoncé le prévisionniste national le 29 septembre.

Et cette chaleur inhabituelle et "exceptionnelle" se poursuit en octobre. La barre des 30 degrés a été régulièrement franchie et "depuis le début du mois, il n'a quasiment pas plu" après un déficit de précipitations de 20% en moyenne en septembre, favorisant une "tendance à l'assèchement" des sols, ajoute jeudi Météo-France.

"Les températures douces risquent de repousser la mise en dormance de la végétation" et par conséquent la recharge des nappes, estime le BRGM. "Le début de la période de recharge reste donc très incertain pour le mois d’octobre".

Or ce sont de ces niveaux de recharge automnaux et hivernaux que dépendra la situation de l'an prochain.

"Il existe de fortes incertitudes et nous ne sommes guère optimistes", a déclaré Mme Bault.

"Depuis près de cinq ans, on a perdu entre 15 jours et trois semaines de recharge, qui se voit par ailleurs raccourcie par des printemps de plus en plus précoces", ajoute l'hydrogéologue qui craint de voir la situation de déficit des nappes "passer de conjoncturelle à structurelle".

Pour des nappes comme celles de la Sundgau en Alsace ou du couloir Rhône-Saône, "il semble très peu probable de compenser les déficits accumulés depuis plusieurs années et de retrouver des niveaux au-dessus des normales en 2024", avertit le BRGM.

A.Weber--NZN