Zürcher Nachrichten - A la COP28, les pays appelés à adopter un compromis inédit sur les fossiles

EUR -
AED 4.218248
AFN 74.648679
ALL 91.567582
AMD 417.387572
ANG 2.056118
AOA 1054.263482
ARS 1739.307238
AUD 1.611669
AWG 2.067182
AZN 1.956898
BAM 1.958255
BBD 2.313801
BDT 141.076857
BGN 1.933322
BHD 0.433043
BIF 3453.990157
BMD 1.148435
BND 1.468028
BOB 11.287445
BRL 5.910769
BSD 1.14886
BTN 110.08004
BWP 15.580006
BYN 3.475157
BYR 22509.320229
BZD 2.310557
CAD 1.607292
CDF 2654.03302
CHF 0.943956
CLF 0.027908
CLP 1101.946523
CNY 7.703184
CNH 7.689494
COP 3660.761952
CRC 513.953255
CUC 1.148435
CUP 30.43352
CVE 110.406773
CZK 24.363932
DJF 204.100268
DKK 7.476598
DOP 67.806184
DZD 153.638046
EGP 59.865839
ERN 17.226521
ETB 187.655351
FJD 2.544821
FKP 0.860527
GBP 0.857599
GEL 2.990364
GGP 0.860527
GHS 13.234937
GIP 0.860527
GMD 84.414373
GNF 10099.969376
GTQ 8.767143
GYD 240.358645
HKD 9.010447
HNL 30.840468
HRK 7.536378
HTG 150.150848
HUF 364.292722
IDR 20468.551757
ILS 3.487372
IMP 0.860527
INR 110.164691
IQD 1505.01293
IRR 1578638.346686
ISK 139.225182
JEP 0.860527
JMD 181.407417
JOD 0.814286
JPY 179.927608
KES 148.72666
KGS 100.431056
KHR 4655.978745
KMF 491.530456
KPW 1033.5916
KRW 1592.08082
KWD 0.353879
KYD 0.957429
KZT 513.623891
LAK 25753.648673
LBP 102842.328285
LKR 380.266645
LRD 198.755222
LSL 18.67764
LTL 3.39103
LVL 0.694677
LYD 7.297371
MAD 10.885078
MDL 20.190927
MGA 4980.373617
MKD 61.608844
MMK 2411.359944
MNT 4133.631787
MOP 9.28304
MRU 46.217745
MUR 54.631474
MVR 17.743751
MWK 1992.158131
MXN 19.797154
MYR 4.689867
MZN 73.396895
NAD 18.677803
NGN 1529.405383
NIO 42.272994
NOK 10.806788
NPR 176.132872
NZD 2.00655
OMR 0.441574
PAB 1.14887
PEN 3.87676
PGK 5.113566
PHP 72.227934
PKR 318.431211
PLN 4.362295
PYG 6810.715992
QAR 4.199274
RON 5.264199
RSD 117.409118
RUB 96.696957
RWF 1687.667134
SAR 4.279772
SBD 9.188066
SCR 16.13779
SDG 690.787697
SEK 11.293621
SGD 1.465225
SHP 0.858482
SLE 28.309341
SLL 24082.092234
SOS 656.534481
SRD 43.577934
STD 23770.279725
STN 24.53118
SVC 10.052909
SYP 14931.948334
SZL 18.671733
THB 38.247063
TJS 10.598109
TMT 4.031006
TND 3.379437
TOP 2.765155
TRY 56.02421
TTD 7.798913
TWD 36.504189
TZS 3043.347419
UAH 51.329012
UGX 4531.681025
USD 1.148435
UYU 46.199325
UZS 13602.289043
VES 973.281306
VND 29884.567908
VUV 135.850052
WST 3.163733
XAF 655.957
XAG 0.017214
XAU 0.000262
XCD 3.103703
XCG 2.070496
XDR 0.812003
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.662647
ZAR 18.671447
ZMK 10337.294588
ZMW 22.580898
ZWL 369.795507
SSP 6504.760113
MXV 2.244444
  • AEX

    -5.7200

    1095.09

    -0.52%

  • BEL20

    -64.1300

    5713.16

    -1.11%

  • PX1

    -121.9900

    8065.02

    -1.49%

  • ISEQ

    -114.6100

    14211.37

    -0.8%

  • OSEBX

    -19.2300

    2117.33

    -0.9%

  • PSI20

    -128.6200

    9542.21

    -1.33%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.7300

    4652.42

    -0.23%

  • N150

    -46.8600

    4252.11

    -1.09%

A la COP28, les pays appelés à adopter un compromis inédit sur les fossiles
A la COP28, les pays appelés à adopter un compromis inédit sur les fossiles / Photo: KARIM SAHIB - AFP

A la COP28, les pays appelés à adopter un compromis inédit sur les fossiles

Les pays du monde entier se réunissent mercredi à Dubaï à la COP28 pour débattre et éventuellement approuver un compromis qualifié d'historique par des Européens pour son appel inédit à abandonner progressivement les énergies fossiles.

Taille du texte:

Le document préparé par le président émirati de la conférence, dont la publication a été attendue toute la nuit par des négociateurs privés de sommeil, propose pour la première fois dans l'histoire des conférences sur le climat des Nations unies de mentionner toutes les énergies fossiles, largement responsables du changement climatique, dans une décision à adopter par tous les pays.

Le ministre danois du Climat, Dan Jørgensen, a qualifié mercredi le texte d'"historique" juste avant de se rendre en séance plénière de la COP.

"Cela peut être un moment historique qui pour la première fois en 30 ans identifie, pointe la source du problème et appelle au changement et à s'y attaquer", a réagi le ministre irlandais de l'Environnement, Eamon Ryan.

Le texte, dont chaque mot a été négocié par les Emiratis, appelle à "transitionner hors des énergies fossiles dans les systèmes énergétiques, d'une manière juste, ordonnée et équitable, en accélérant l'action dans cette décennie cruciale, afin d'atteindre la neutralité carbone en 2050 conformément aux préconisations scientifiques". L'appel à accélérer l'action dès la décennie en cours était une exigence de l'Union européenne et de nombreux autres pays.

En choisissant le terme de "transitioning away" ("transitionner hors de", "s'éloigner", "abandonner" selon les traductions possibles en français), le texte ne parle plus de "phase-out" ("sortie") du pétrole, du gaz et du charbon, un terme devenu depuis des mois la bannière derrière laquelle se rangeaient plus d'une centaine de pays et des milliers d'ONG.

Reste à voir à quel point la nuance fera débat à la COP. Une source proche de la présidence émiratie estime que le texte a été finement "calibré" pour tenter de réconcilier des points de vues opposés, et notamment éviter un blocage de l'Arabie saoudite. Tout en laissant volontairement un peu d'ambiguïté dans les formulations pour que chacun y trouve son compte...

"Je pense que personne n'est super heureux ou super triste", résume cette source.

L'alliance des petits Etats insulaires (Aosis), en pointe pour réclamer des mesures fortes contre les énergies fossiles, a ainsi à la fois salué une "amélioration" et signalé des "inquiétudes".

Mais l'émissaire chinois pour le climat, Xie Zhenhua, est arrivé tout sourire et les deux pouces levés.

Pour entrer dans l'histoire, ce texte de compromis, fruit de pénibles négociations entre notamment l'Union européenne, les petits pays insulaires, les Etats-Unis, la Chine et l'Arabie saoudite, devra en effet être approuvé par le consensus de près de 200 pays.

L'Emirati Sultan Al Jaber, patron de la compagnie pétrolière émiratie Adnoc, préside la conférence.

Un seul pays peut objecter à l'adoption d'une décision à la COP, selon les règles de l'ONU Climat.

- Amélioration, selon les ONG -

"Si Glasgow (2021) était la première fissure dans le barrage avec l'appel à réduire le charbon, maintenant c'est une grosse rupture avec l'extension au pétrole et au gaz", s'est féclicité auprès de l'AFP Alden Meyer, du groupe de réflexion E3G. "Les Saoudiens essaient de colmater furieusement le barrage mais le sens de l'histoire est clair", juge-t-il.

"Le génie ne retournera jamais dans la bouteille", ajoute Mohamed Adow, directeur de Power Shift Africa, autre groupe de réflexion.

"Ce n'est pas la promesse historique" du "phase-out" mais "transition hors, cela envoie quand même un signal important. Et si c'est adopté, ce serait quand même la première fois qu'on a de tels mots, qui couvrent non seulement le charbon, mais aussi le pétrole et le gaz", a réagi Caroline Brouillette, directrice du réseau d'ONG Réseau Action Climat Canada.

Elle a regretté cependant l'inclusion de "distractions dangereuses comme la capture et le stockage du carbone, le nucléaire."

L'ONG WWF a qualifié le nouveau projet d'accord d'"amélioration" concernant les énergies fossiles, par rapport à la version précédente, tout en notant l'absence d'appel à une "sortie complète" des fossiles. Mais "si ce texte est adopté, il représenterait un moment significatif", a estimé Stephen Cornelius, de WWF.

Sultan Al Jaber s'évertuait depuis plus de 24 heures à sauver une COP qu'il avait annoncée comme "un tournant", à même de préserver l'objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris, adopté il y a huit ans: limiter l'élévation de la température mondiale à 1,5°C.

Le premier projet de texte émirati, lundi, avait suscité un tollé car il listait trop d'options au choix et n'appelait pas à la "sortie" des énergies fossiles, dont la combustion depuis le XIXe siècle est largement responsable de l'élévation actuelle des températures mondiales de 1,2°C, par rapport à l'ère pré-industrielle.

A ce jour, seule la "réduction" du charbon avait été actée à la COP26 à Glasgow. Jamais le pétrole ni le gaz n'avaient été désignés.

Dans le projet d'accord des Emirats figure une reconnaissance du rôle joué par des "énergies de transition", allusion au gaz, pour assurer la "sécurité énergétique" des pays en développement, où près de 800 millions de personnes manquent d'accès à l'électricité.

Le texte contient de multiples appels liés à l'énergie: tripler les capacités d'énergies renouvelables et doubler le rythme d'amélioration de l'efficacité énergétique d'ici 2030; accélérer les technologies "zéro carbone" et "bas carbone", dont le nucléaire, l'hydrogène bas carbone, et le balbutiant captage et stockage du carbone, défendu par les pays producteurs de pétrole pour pouvoir continuer à pomper des hydrocarbures.

L'Arabie saoudite, le Koweït ou l'Irak étaient sur une ligne dure, refusant tout accord s'attaquant aux énergies fossiles qui font leur richesse.

A.Senn--NZN