Zürcher Nachrichten - COP16: les chiffres clés sur l'état alarmant de la nature dans le monde

EUR -
AED 4.33804
AFN 76.779267
ALL 96.374356
AMD 447.71893
ANG 2.114485
AOA 1083.182631
ARS 1712.435599
AUD 1.697929
AWG 2.129156
AZN 2.011163
BAM 1.949197
BBD 2.381632
BDT 144.620112
BGN 1.983712
BHD 0.445341
BIF 3515.012221
BMD 1.181224
BND 1.502025
BOB 8.200568
BRL 6.212068
BSD 1.182494
BTN 108.134162
BWP 15.563937
BYN 3.38593
BYR 23151.984599
BZD 2.378154
CAD 1.613144
CDF 2675.471776
CHF 0.921278
CLF 0.025959
CLP 1025.018142
CNY 8.211572
CNH 8.199329
COP 4283.495142
CRC 586.717511
CUC 1.181224
CUP 31.302428
CVE 109.892748
CZK 24.309266
DJF 210.575606
DKK 7.470035
DOP 74.68921
DZD 153.350921
EGP 55.624997
ERN 17.718356
ETB 184.332392
FJD 2.632594
FKP 0.862003
GBP 0.865223
GEL 3.183433
GGP 0.862003
GHS 12.966078
GIP 0.862003
GMD 86.229201
GNF 10375.983988
GTQ 9.073265
GYD 247.402417
HKD 9.225398
HNL 31.214264
HRK 7.534907
HTG 154.976996
HUF 381.085803
IDR 19826.839872
ILS 3.660205
IMP 0.862003
INR 108.080773
IQD 1549.052714
IRR 49759.048718
ISK 144.994919
JEP 0.862003
JMD 185.663438
JOD 0.837461
JPY 183.725144
KES 152.531745
KGS 103.297792
KHR 4761.073794
KMF 490.207333
KPW 1063.101334
KRW 1718.00772
KWD 0.362955
KYD 0.985404
KZT 597.142286
LAK 25429.965772
LBP 105893.477113
LKR 366.184232
LRD 219.356234
LSL 18.93177
LTL 3.487847
LVL 0.714511
LYD 7.470788
MAD 10.783173
MDL 20.020031
MGA 5273.159935
MKD 61.663383
MMK 2480.553789
MNT 4210.619832
MOP 9.512677
MRU 46.954944
MUR 53.92267
MVR 18.261671
MWK 2050.363246
MXN 20.509776
MYR 4.656351
MZN 75.314989
NAD 18.93177
NGN 1646.685402
NIO 43.512605
NOK 11.46028
NPR 173.01539
NZD 1.96659
OMR 0.454064
PAB 1.182499
PEN 3.982709
PGK 5.066837
PHP 69.546314
PKR 331.003457
PLN 4.221091
PYG 7862.366893
QAR 4.322657
RON 5.095918
RSD 117.433734
RUB 90.421532
RWF 1728.744025
SAR 4.429696
SBD 9.510756
SCR 17.716387
SDG 710.496468
SEK 10.592606
SGD 1.50306
SHP 0.886224
SLE 28.733281
SLL 24769.669596
SOS 675.81645
SRD 44.91603
STD 24448.945792
STN 24.417288
SVC 10.347082
SYP 13063.832022
SZL 18.9229
THB 37.308921
TJS 11.044235
TMT 4.134283
TND 3.411544
TOP 2.844103
TRY 51.370125
TTD 8.005948
TWD 37.334917
TZS 3057.585555
UAH 50.925541
UGX 4223.692596
USD 1.181224
UYU 45.874604
UZS 14456.031409
VES 408.634194
VND 30735.440779
VUV 140.750731
WST 3.202039
XAF 653.770082
XAG 0.015034
XAU 0.000251
XCD 3.192316
XCG 2.131081
XDR 0.811755
XOF 653.742502
XPF 119.331742
YER 281.51517
ZAR 18.981261
ZMK 10632.429606
ZMW 23.206373
ZWL 380.353551
  • AEX

    7.0100

    1008.64

    +0.7%

  • BEL20

    74.3200

    5459.46

    +1.38%

  • PX1

    67.4500

    8194.23

    +0.83%

  • ISEQ

    184.0700

    13332

    +1.4%

  • OSEBX

    -3.1700

    1757.17

    -0.18%

  • PSI20

    45.9100

    8708.04

    +0.53%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -39.8700

    4028.03

    -0.98%

  • N150

    18.0800

    3948.66

    +0.46%

COP16: les chiffres clés sur l'état alarmant de la nature dans le monde
COP16: les chiffres clés sur l'état alarmant de la nature dans le monde / Photo: JEAN-PIERRE MULLER - AFP/Archives

COP16: les chiffres clés sur l'état alarmant de la nature dans le monde

Le constat des experts est sans appel: les terres, les mers et les être vivants qu'elles abritent sont menacés par les destructions de l'humanité, qui doit faire la "paix avec la nature" pour éviter une facture désastreuse.

Taille du texte:

Mais sur quelles données s'appuie ce diagnostic qui a conduit le monde à adopter l'accord de Kunming-Montréal et sa liste de 23 objectifs pour stopper l'hémorragie d'ici 2030 ? Revue de quelques chiffres clés au cœur des négociations de la COP16 biodiversité à Cali en Colombie.

- Trois quarts des terres altérées par l'humanité -

Environ 75% de la surface terrestre a été dégradée de manière significative par l'humanité - un chiffre qui inclut les forêts défrichées et les écosystèmes convertis en terres cultivées ou en espaces urbains. Les zones humides, les plus touchées, ont disparu à 87% depuis trois siècles.

C'est le constat dressé par la principale autorité scientifique invoquée dans les COP de la Convention sur la diversité biologique, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes), l'équivalent des experts du climat mandatés par l'ONU (Giec).

Les conséquences sont multiples: perte d'habitat pour les animaux sauvages, infertilité de terres épuisées, réduction de l'absorption de CO2, baisse de la qualité de l'air, risque de zoonoses, menaces sur l'eau potable,...

"La dégradation des sols due aux activités humaines compromet le bien-être d'au moins 3,2 milliards de personnes", estimait l'Ipbes en 2018. Et "la population des zones arides passera de 2,7 milliards d'habitants en 2010 à 4 milliards d'ici 2050".

Mais tout n'est pas perdu, et "les bienfaits de la restauration sont dix fois plus élevés que son coût", selon cette autorité. L'un des 23 objectifs du "Cadre mondial pour la nature" prévoit que les pays restaurent 30% des terres dégradées d'ici 2030.

-Un million d'espèces menacées -

Sur les quelque 8 millions d'espèces animales et végétales estimées sur la planète, un million sont menacées d'extinction, selon l'Ipbes. Pour parvenir à ce chiffre, la plateforme scientifique a retenu une estimation "prudente" de 10% des espèces d'insectes menacées de disparition, soit quelque 600.000.

Le total est vingt fois supérieur à celui de la liste rouge de l'UICN, référence mondiale qui recense 46.000 espèces menacées. Mais l'inventaire de l'UICN se limite lui aux quelque 166.000 espèces pour lesquelles de solides données scientifiques existent, la majeure partie restant méconnues.

Les pollinisateurs, indispensables à la reproduction des plantes et de trois-quarts des cultures qui nourrissent l'humanité, sont en première ligne.

Les coraux, dont dépendent l'alimentation et le travail d'environ 850 millions de personnes, sont un autre exemple flagrant: ces animaux, dont les récifs abritent une faune immense et protègent les littoraux en servant de brise-lames, subissent des épisodes record de blanchiment à cause de l'acidification et du réchauffement des océans. Dans un monde 1,5°C plus chaud qu'à l'ère préindustrielle, 70 à 90% disparaîtraient (99% à +2°C).

-Les "cinq cavaliers de l'Apocalypse"

Pour l'ONU, la crise de la biodiversité a cinq facteurs, tous d'origine humaine, surnommés les "cinq cavaliers de l'Apocalypse". Par ordre décroissant: la destruction des habitats, la surexploitation des ressources, les changements climatiques, la pollution et les espèces envahissantes.

A elle seule, la destruction des habitats a provoqué une perte de 2 à 11% de la biodiversité mondiale au cours du XXe siècle, selon une vaste étude publiée dans Science en avril. Mais c'est le réchauffement climatique qui pourrait devenir la première cause de destruction de la nature d'ici 2050, selon les auteurs.

-La moitié du PIB mondial dépend de la nature

Plus de la moitié (55%) du produit intérieur brut mondial, soit 58.000 milliards de dollars, dépend "fortement ou modérément" de la nature et de ses services, a calculé le géant de l'audit PwC.

L'agriculture, la sylviculture, la pêche et l'aquaculture, ainsi que l'industrie de l'agroalimentaire et des boissons ou encore le secteur de la construction, sont les plus exposés. Que serait l'économie mondiale sans les céréales, le bois, les poissons, le café, le cuir ou le caoutchouc?

La pollinisation, la qualité de l'eau et le contrôle des maladies sont aussi décomptés dans la valeur de ces "services rendus par la nature", concept omniprésent dans les textes des COP biodiversité mais accusé par des écologistes de "financiariser" et "asservir" la nature.

-Des milliards de dollars de "subventions néfastes"

Non seulement la nature rend des services inestimables à l'humanité, mais l'argent public encourage des activités qui l'abîment: extraction d'énergies fossiles, surpêche, agriculture intensive, etc.

Pour quels montants ? C'est un des objectifs de l'accord de Kunming-Montréal que de chiffrer les subventions ou avantages fiscaux "néfastes" d'ici 2025 et de les réduire "d'au moins 500 milliards de dollars par an" d'ici 2030.

Très débattu, le montant des "subventions néfastes pour l'environnement" a été estimé jusqu'à 2.600 milliards de dollars par an, soit 2,5% du PIB mondial, par l'organisation Earth Track.

W.F.Portman--NZN