Zürcher Nachrichten - Brésil: vivre à Recife dans la peur d'être enseveli sous la boue

EUR -
AED 4.215497
AFN 73.462725
ALL 95.928008
AMD 435.38919
ANG 2.054756
AOA 1052.582784
ARS 1600.600423
AUD 1.630858
AWG 2.066139
AZN 1.945141
BAM 1.955979
BBD 2.326279
BDT 141.692979
BGN 1.962039
BHD 0.433553
BIF 3424.584958
BMD 1.147855
BND 1.474824
BOB 7.980635
BRL 6.038896
BSD 1.155037
BTN 107.10294
BWP 15.663573
BYN 3.520513
BYR 22497.960723
BZD 2.322978
CAD 1.576946
CDF 2605.631197
CHF 0.911885
CLF 0.02664
CLP 1051.929343
CNY 7.889266
CNH 7.920711
COP 4256.327205
CRC 539.455155
CUC 1.147855
CUP 30.418161
CVE 110.287592
CZK 24.507399
DJF 205.680052
DKK 7.471418
DOP 69.830084
DZD 151.950765
EGP 59.967169
ERN 17.217827
ETB 180.34737
FJD 2.546861
FKP 0.861664
GBP 0.862998
GEL 3.116388
GGP 0.861664
GHS 12.590579
GIP 0.861664
GMD 84.940928
GNF 10122.911489
GTQ 8.846812
GYD 241.629498
HKD 8.990386
HNL 30.569792
HRK 7.539054
HTG 151.373537
HUF 392.265145
IDR 19474.510287
ILS 3.585463
IMP 0.861664
INR 107.020733
IQD 1512.909921
IRR 1509429.508194
ISK 143.4018
JEP 0.861664
JMD 181.352159
JOD 0.81381
JPY 182.55142
KES 148.475308
KGS 100.377518
KHR 4625.330309
KMF 491.281897
KPW 1033.055826
KRW 1721.811368
KWD 0.352093
KYD 0.962447
KZT 557.17297
LAK 24783.804292
LBP 103445.652394
LKR 359.638737
LRD 211.353296
LSL 19.279293
LTL 3.389317
LVL 0.694327
LYD 7.370152
MAD 10.808114
MDL 20.13788
MGA 4810.404492
MKD 61.670198
MMK 2410.196717
MNT 4116.027501
MOP 9.32411
MRU 46.099259
MUR 53.386504
MVR 17.745724
MWK 2002.784752
MXN 20.448655
MYR 4.521977
MZN 73.357263
NAD 19.279293
NGN 1564.446099
NIO 42.502224
NOK 10.991514
NPR 171.379291
NZD 1.974781
OMR 0.441344
PAB 1.154937
PEN 3.944161
PGK 4.983433
PHP 69.075658
PKR 322.652705
PLN 4.280128
PYG 7465.179606
QAR 4.19976
RON 5.097049
RSD 117.451962
RUB 98.721522
RWF 1685.984912
SAR 4.309636
SBD 9.23477
SCR 15.640114
SDG 689.861145
SEK 10.788909
SGD 1.472715
SHP 0.861189
SLE 28.295101
SLL 24069.960762
SOS 660.089851
SRD 42.901089
STD 23758.283866
STN 24.507049
SVC 10.105422
SYP 126.87101
SZL 19.284631
THB 37.748358
TJS 11.046763
TMT 4.017493
TND 3.398596
TOP 2.763759
TRY 50.873187
TTD 7.829149
TWD 36.694288
TZS 2981.553918
UAH 50.79373
UGX 4344.890054
USD 1.147855
UYU 46.769581
UZS 14083.885094
VES 517.617056
VND 30177.111603
VUV 137.063567
WST 3.136193
XAF 656.145717
XAG 0.016464
XAU 0.000248
XCD 3.102136
XCG 2.081445
XDR 0.816077
XOF 656.148576
XPF 119.331742
YER 273.84957
ZAR 19.355157
ZMK 10332.070799
ZMW 22.586595
ZWL 369.608886
  • AEX

    -26.0000

    974

    -2.6%

  • BEL20

    -121.0400

    5007.8

    -2.36%

  • PX1

    -188.0900

    7781.95

    -2.36%

  • ISEQ

    -385.9300

    11983.69

    -3.12%

  • OSEBX

    8.5400

    1994.63

    +0.43%

  • PSI20

    -197.3000

    8937.09

    -2.16%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.6400

    3699.3

    -2.34%

  • N150

    -81.8700

    3816.9

    -2.1%

Brésil: vivre à Recife dans la peur d'être enseveli sous la boue
Brésil: vivre à Recife dans la peur d'être enseveli sous la boue / Photo: SERGIO MARANHAO - AFP

Brésil: vivre à Recife dans la peur d'être enseveli sous la boue

"Nous restons réveillés jusqu'au petit matin, avec la peur que la colline nous tombe dessus": Claudia do Rosario, comme d'autres habitants de Recife (nord-est du Brésil), craint tous les jours pour sa vie, alors que les glissements de terrain dus à des pluies torrentielles ont déjà fait plus d'une centaine de morts.

Taille du texte:

Dans le quartier pauvre de Vila dos Milagres, à quelques rues de sa bicoque au toit de tôle et aux murs roses suintant d'humidité, les fortes précipitations du week-end dernier ont provoqué des coulées qui ont tout emporté sur leur passage, ensevelissant de nombreuses habitations.

Mercredi après-midi, les autorités locales ont estimé à 120 le nombre de morts. Celui des personnes sans abri s'est elevé de son côté à 7.312.

Les voisins sinistrés "ont appelé les gens de la Défense civile plusieurs fois et personne n'est venu. Ce n'est que lorsqu'il y a eu des morts qu'ils sont venus. Ils attendent qu'il se passe la même chose ici pour venir?", lance cette femme de 43 ans sans emploi.

Même angoisse du côté de Maria Lucia da Silva. "A chaque fois qu'il pleut, la colline cède un peu... Nous sommes pleins d'appréhension ici. Nous appelons les autorités mais jusqu'à présent elles ne nous ont donné aucune solution, elles disent que la priorité, c'est la partie du quartier qui a été le plus touchée", avance la commerçante de 37 ans.

Là-bas, où se sont produits les glissements de terrain, les pompiers, les agents d'entretien et d'autres fonctionnaires s'activent ce mercredi à la recherche de personnes portées disparues, comme le constate un vidéaste de l'AFP.

- Zones exposées -

La mairie de Recife, la capitale de l'Etat du Pernambouc, a affirmé qu'elle avait ouvert des numéros de téléphone et de messagerie WhatsApp pour que les habitants fassent état des incidents. Selon elle, plus de 200 fonctionnaires se trouvaient mercredi dans ce quartier, oeuvrant dans "le nettoyage, l'assistance sociale, la défense civile et la santé".

Un refuge a été monté à Vila dos Milagres pour fournir assistance médicale, vêtements et articles de première nécessité aux sinistrés.

Entre vendredi soir et samedi matin, il a plu l'équivalent de 70% de ce qui est normalement attendu pour l'ensemble du mois de mai dans certaines zones de la capitale régionale.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a survolé les zones inondées lundi et le gouvernement a débloqué un crédit de 1 milliard de réais (environ 198 millions d'euros) pour venir en aide aux sinistrés.

Le chef de l'Etat d'extrême droite avait été critiqué pour avoir dit que ce type de catastrophe, ce sont "des choses qui arrivent", après notamment une tragédie similaire qui a fait 233 à Petropolis, près de Rio de Janeiro (sud-est), en février.

D'autres inondations meurtrières avaient eu lieu à la fin de l'année dernière dans l'Etat de Bahia (nord-est), puis en janvier dans le sud-est, dans les Etats de Sao Paulo et Minas Gerais

Les experts expliquent ces épisodes par une combinaison de fortes pluies, exacerbées par le changement climatique, et l'implantation de quartiers entiers faits de logements précaires dans des zones escarpées à risque.

Le Centre national de surveillance et d'alerte des catastrophes naturelles du Brésil (Cemaden) estime que 9,5 millions de personnes au Brésil vivent dans des zones exposées aux glissements de terrain ou aux inondations, dont beaucoup dans des favelas - des bidonvilles - dépourvues de structures sanitaires de base.

F.Schneider--NZN