Zürcher Nachrichten - Quatre mois après Chido, Mayotte attend toujours sa reconstruction

EUR -
AED 4.228976
AFN 73.119834
ALL 94.021967
AMD 424.002895
ANG 2.061694
AOA 1056.527737
ARS 1654.438924
AUD 1.637643
AWG 2.072745
AZN 1.956608
BAM 1.940524
BBD 2.320433
BDT 141.427884
BGN 1.947091
BHD 0.434244
BIF 3444.211275
BMD 1.151525
BND 1.475981
BOB 7.990101
BRL 5.862184
BSD 1.15213
BTN 108.888809
BWP 15.437474
BYN 3.18969
BYR 22569.89
BZD 2.317159
CAD 1.624272
CDF 2671.538139
CHF 0.920005
CLF 0.025916
CLP 1019.974636
CNY 7.781373
CNH 7.790504
COP 3955.488375
CRC 524.76893
CUC 1.151525
CUP 30.515413
CVE 109.797998
CZK 23.95408
DJF 204.648869
DKK 7.411376
DOP 67.4793
DZD 153.01346
EGP 57.470537
ERN 17.272875
ETB 182.372797
FJD 2.572162
FKP 0.85688
GBP 0.865181
GEL 3.045783
GGP 0.85688
GHS 13.009584
GIP 0.85688
GMD 84.060962
GNF 10107.509554
GTQ 8.781943
GYD 241.002785
HKD 9.024242
HNL 30.74249
HRK 7.534541
HTG 150.46551
HUF 346.205579
IDR 20437.956615
ILS 3.384545
IMP 0.85688
INR 108.599745
IQD 1508.49775
IRR 1583346.874934
ISK 143.169139
JEP 0.85688
JMD 182.215568
JOD 0.816453
JPY 184.54685
KES 149.145723
KGS 100.700587
KHR 4620.486077
KMF 489.397908
KPW 1036.372903
KRW 1740.950341
KWD 0.354783
KYD 0.960142
KZT 561.852126
LAK 25368.095524
LBP 103119.063813
LKR 385.974892
LRD 209.750083
LSL 18.648784
LTL 3.400154
LVL 0.696546
LYD 7.340995
MAD 10.645869
MDL 20.104732
MGA 4836.404941
MKD 61.13059
MMK 2417.565662
MNT 4119.380119
MOP 9.295623
MRU 46.153174
MUR 54.27165
MVR 17.802858
MWK 1999.047696
MXN 19.897811
MYR 4.680724
MZN 73.584871
NAD 18.656912
NGN 1565.060256
NIO 42.157445
NOK 11.057916
NPR 174.22099
NZD 1.988954
OMR 0.442759
PAB 1.15213
PEN 3.929591
PGK 5.052604
PHP 69.521029
PKR 320.467319
PLN 4.200383
PYG 7030.653504
QAR 4.19213
RON 5.189965
RSD 116.385846
RUB 84.02856
RWF 1713.4692
SAR 4.3204
SBD 9.282931
SCR 16.253917
SDG 691.489983
SEK 10.927914
SGD 1.476289
SHP 0.85973
SLE 28.500579
SLL 24146.907707
SOS 658.105205
SRD 42.988761
STD 23834.24258
STN 24.642635
SVC 10.08073
SYP 127.280474
SZL 18.651112
THB 37.464291
TJS 10.680124
TMT 4.041853
TND 3.352953
TOP 2.772596
TRY 53.484876
TTD 7.826389
TWD 36.340404
TZS 3022.756545
UAH 51.598556
UGX 4262.445308
USD 1.151525
UYU 46.514236
UZS 13824.057461
VES 686.350812
VND 30315.04715
VUV 137.32261
WST 3.15485
XAF 650.833528
XAG 0.016533
XAU 0.000266
XCD 3.112054
XCG 2.076436
XDR 0.810325
XOF 650.611831
XPF 119.331742
YER 274.782682
ZAR 18.81274
ZMK 10365.107498
ZMW 20.363694
ZWL 370.79058
  • AEX

    12.6300

    1082.7

    +1.18%

  • BEL20

    39.0900

    5703.72

    +0.69%

  • PX1

    -16.9000

    8430.79

    -0.2%

  • ISEQ

    54.7400

    13738.61

    +0.4%

  • OSEBX

    0.5900

    1951.81

    +0.03%

  • PSI20

    68.5700

    9090.72

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    122.0900

    4288.88

    +2.93%

  • N150

    8.1100

    4276.51

    +0.19%

Quatre mois après Chido, Mayotte attend toujours sa reconstruction
Quatre mois après Chido, Mayotte attend toujours sa reconstruction / Photo: Marine GACHET - AFP/Archives

Quatre mois après Chido, Mayotte attend toujours sa reconstruction

Quatre mois après le passage du cyclone Chido, qui a dévasté l'archipel le 14 décembre, les habitants de Mayotte peinent à entrevoir une véritable relance, malgré les promesses de l'État et l'adoption d'une loi d'urgence en février.

Taille du texte:

Les réseaux d'eau, d'électricité et de télécommunications ont été rétablis en urgence. Mais les Mahorais attendent toujours le début des grands chantiers. Entre manque de financements, coordination laborieuse et pénurie de matériaux, le processus patine, estiment nombre d'habitants.

"Tout prend énormément de temps", souffle Hamidat Soilihi, cadre de santé dont les deux appartements à Labattoir, en Petite-Terre, ont été soufflés par le cyclone et qui vit depuis chez sa mère, avec ses trois enfants.

Le toit emporté, les murs en bois effondrés, l'eau infiltrée à l'étage inférieur... Malgré une assurance habitation (un cas rare à Mayotte, où seuls 6% des logements sont couverts selon la Caisse centrale de réassurance), elle n'a reçu qu'une aide minimale pour "bâcher et éviter les infiltrations".

A Tsingoni (ouest), Johann Andrade campe lui aussi dans l'attente. Le toit de sa maison a disparu. "Le propriétaire a voulu refaire la toiture et l'isolation mais il n'a pas trouvé assez de matériel", raconte l'enseignant qui a trouvé refuge chez une amie, comme beaucoup de sinistrés privés de logement.

- "Attente" -

Chez les professionnels, le constat est partagé. "Aucun grand chantier n'a démarré", confirme Yves-Michel Daunar, directeur de l'Établissement public foncier et d'aménagement de Mayotte (Epfam).

Un nouvel établissement public foncier, piloté par un général et censé absorber l'Epfam, doit coordonner la reconstruction dans l'archipel. Mais selon lui, "la coordination aurait pu se faire par des structures locales en attendant".

Résultat: "La mise en chantier traîne", tout comme "les financements", dit-il, concédant que "le temps de reconstruction est toujours un temps long".

Même les chantiers en cours avant Chido sont à l'arrêt. "Les premières semaines, il y a eu pénurie de matériaux, puis il a fallu attendre les experts. Et maintenant, nous attendons les financements", résume Julian Champiat, le président de la Fédération mahoraise du BTP.

"Tout va très lentement" et "tout le monde est en attente", poursuit-il. A la tête d'une société d'étanchéité, il envisage de placer ses salariés en chômage partiel alors que "les besoins sont énormes sur le territoire".

Selon l'Iedom, la banque centrale des territoires ultramarins, 100% des entreprises locales ont été impactées par le cyclone, 67% ne prévoient pas de retour à une activité normale avant au moins six mois et 30% disent craindre une défaillance.

- Un président très attendu -

Dans ce contexte, la visite d'Emmanuel Macron, attendu lundi dans le cadre d'une tournée dans l'océan Indien, suscite espoirs et crispations. A Mayotte, le chef de l'Etat rencontrera élus, habitants et agriculteurs. L'occasion, selon l'Élysée, de faire "le point sur la reconstruction".

Mais les Mahorais veulent surtout des actes. "On en a tous marre", lâche Alexandre Grau, père d'un nourrisson, qui a perdu son toit à Tsingoni et constate que "rien n'a changé" quatre mois après Chido, qui a fait au moins 40 morts. "Tout le monde est obligé d'être en colocation, il n'y a plus assez de logements", dénonce-t-il.

Même impatience du côté des élus. "On voit encore des montagnes de déchets, des fils électriques par terre, des toits à l'air libre", déplore le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla.

Et de rappeler: "On nous a annoncé 100 millions d'euros de fonds d'amorçage, mais on n'a toujours rien vu".

Le gouvernement assure pourtant être à la manœuvre. "Nous n'avons pas abandonné Mayotte", a assuré dans une vidéo diffusée jeudi soir le ministre des Outre-mer Manuel Valls, qui accompagnera le chef de l'Etat.

Tout en reconnaissant que "pour beaucoup de nos compatriotes mahorais, la vie quotidienne reste très difficile", il a rappelé que l'Etat a "déployé une mobilisation sans précédent (...) pour répondre aux besoins quotidiens" de la population, mettant en avant les travaux d'urgence pour rétablir l'eau, l'électricité ou les télécommunications.

Très attendue, une future loi de "refondation" de Mayotte, en préparation depuis plusieurs mois, sera présentée prochainement en Conseil des ministres.

Mais sur le terrain, l'impatience domine. Pour Julian Champiat, comme pour de nombreux Mahorais, l'heure n'est plus aux promesses. "On ne peut pas avoir connu une telle catastrophe et continuer à attendre."

F.Carpenteri--NZN