Zürcher Nachrichten - Flou sur les vendanges 2026, bousculées par les canicules et la sécheresse

EUR -
AED 4.135003
AFN 74.312152
ALL 91.998807
AMD 407.29472
ANG 2.015836
AOA 1032.483179
ARS 1713.371989
AUD 1.624961
AWG 2.029499
AZN 1.91856
BAM 1.955775
BBD 2.262771
BDT 138.128209
BGN 1.895446
BHD 0.423495
BIF 3389.456062
BMD 1.125935
BND 1.437881
BOB 13.498825
BRL 5.867029
BSD 1.123485
BTN 108.843589
BWP 15.531799
BYN 3.383956
BYR 22068.333923
BZD 2.259471
CAD 1.604402
CDF 2600.911191
CHF 0.932682
CLF 0.028256
CLP 1115.712356
CNY 7.548891
CNH 7.557396
COP 3725.451706
CRC 514.793327
CUC 1.125935
CUP 26.96265
CVE 110.263571
CZK 24.454533
DJF 200.057407
DKK 7.479143
DOP 67.07913
DZD 150.570048
EGP 58.776238
ERN 16.889031
ETB 183.500221
FJD 2.530259
FKP 0.851099
GBP 0.850212
GEL 2.933107
GGP 0.851099
GHS 13.194829
GIP 0.851099
GMD 82.760588
GNF 9882.871886
GTQ 8.585889
GYD 235.006954
HKD 8.83567
HNL 30.162609
HRK 7.540056
HTG 147.118093
HUF 368.676725
IDR 20141.295479
ILS 3.436727
IMP 0.851099
INR 108.456295
IQD 1471.780921
IRR 1966490.662268
ISK 137.285738
JEP 0.851099
JMD 177.857694
JOD 0.798333
JPY 177.718077
KES 145.82811
KGS 98.463484
KHR 4556.940927
KMF 493.160101
KPW 1013.342222
KRW 1512.705907
KWD 0.347723
KYD 0.936188
KZT 504.773457
LAK 25235.672864
LBP 100605.895823
LKR 371.535184
LRD 192.10751
LSL 18.784656
LTL 3.324595
LVL 0.681068
LYD 7.194907
MAD 11.161855
MDL 20.07674
MGA 4963.935651
MKD 61.574202
MMK 2363.962729
MNT 4050.351228
MOP 9.080782
MRU 44.894418
MUR 54.214216
MVR 17.407387
MWK 1948.074747
MXN 20.447892
MYR 4.599338
MZN 71.951471
NAD 18.784656
NGN 1498.384001
NIO 41.339464
NOK 10.829927
NPR 174.149742
NZD 2.004693
OMR 0.432034
PAB 1.123485
PEN 3.89325
PGK 5.087934
PHP 70.464983
PKR 311.170466
PLN 4.386363
PYG 6572.914794
QAR 4.095147
RON 5.339077
RSD 117.478477
RUB 94.165779
RWF 1663.878431
SAR 4.214702
SBD 9.095387
SCR 15.468899
SDG 677.254284
SEK 11.304508
SGD 1.439625
SHP 0.850115
SLE 27.702139
SLL 23610.293318
SOS 642.091676
SRD 42.573311
STD 23304.589613
STN 24.499682
SVC 9.829873
SYP 14639.412412
SZL 18.780757
THB 37.722942
TJS 10.341466
TMT 3.940774
TND 3.347757
TOP 2.710982
TRY 55.314396
TTD 7.617901
TWD 35.829296
TZS 2960.361624
UAH 50.551445
UGX 4482.941887
USD 1.125935
UYU 45.279413
UZS 13250.828227
VES 974.472491
VND 29257.994447
VUV 134.924899
WST 3.139874
XAF 655.957
XAG 0.018651
XAU 0.000271910232
XCD 3.042897
XCG 2.024774
XDR 0.796095
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 266.062577
ZAR 18.752511
ZMK 10134.773796
ZMW 22.075714
ZWL 362.550741
SSP 6432.009114
MXV 2.313642
  • AEX

    14.1100

    1116.71

    +1.28%

  • BEL20

    -2.7500

    5505.65

    -0.05%

  • PX1

    61.9000

    7897.19

    +0.79%

  • ISEQ

    216.2500

    14258.63

    +1.54%

  • OSEBX

    5.5500

    2062.77

    +0.27%

  • PSI20

    -59.7000

    9416.78

    -0.63%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -122.8500

    4328.13

    -2.76%

  • N150

    16.1700

    4163.16

    +0.39%

Flou sur les vendanges 2026, bousculées par les canicules et la sécheresse
Flou sur les vendanges 2026, bousculées par les canicules et la sécheresse / Photo: Lionel BONAVENTURE - AFP/Archives

Flou sur les vendanges 2026, bousculées par les canicules et la sécheresse

Canicules à répétition et sécheresse mettent les vignes à mal, entraînant blocages de maturité ou récoltes précoces selon les régions et jetant le flou sur le cru 2026, au point que le ministère de l'Agriculture a renoncé à ses traditionnelles prévisions de début août.

Taille du texte:

"Cette année, les remontées des services régionaux soulignent assez unanimement la forte (voire très forte) incertitude entourant ces prévisions dans de très nombreux bassins d'importance, en raison des conditions climatiques exceptionnelles observées depuis la fin juin (canicules, sécheresse) et des autres aléas survenus localement (orages, grêle, incendies...) sur la période, avec des impacts sur le développement de la vigne et de son potentiel particulièrement difficiles à apprécier", a indiqué mardi le ministère à l'AFP.

Habituellement publiées autour du 7 août, les premières estimations sont reportées au 8 septembre quand les services de l'Etat auront "plus de recul sur l'état du potentiel de récolte" grâce aux "observations issues des premières vendanges", qui dépendront aussi de la pluviométrie des prochaines semaines.

La filière viticole a "demandé au ministère" de ne pas publier ses prévisions, renchérit auprès de l'AFP Jérôme Despey, viticulteur, président du conseil spécialisé vin et cidre de FranceAgriMer mais aussi vice-président de la FNSEA.

"En raison de la canicule, de la sécheresse, des orages ou des feux de forêt, il y a une très forte imprécision des prévisions de récoltes, qui sont des relevés d'observations et d'analyses effectués début juillet", ajoute-t-il, relevant des marges d'erreur trop importantes.

"On pensait avoir une très grande précocité, ce qui n'est pas tout à fait le cas parce qu'il y a eu des blocages de maturité liés aux fortes chaleurs. Les vendanges ont commencé la semaine dernière dans le Languedoc-Roussillon".

Pour sa part, ce viticulteur de l'Hérault prévoit de commencer de nouveau mi-août, les vignobles du Sud étant désormais habitués à des récoltes avancées de quelques semaines comparé au calendrier habituel.

- Millésime prometteur -

Tous les vignobles sont concernés par l'incertitude mais elle n'est pas la même partout : vendanges précoces à la mi-août dans l'Est, la Bourgogne, le Beaujolais, mais aussi le Centre-Val de Loire ; raisins brûlés par la sécheresse localement ; maturité des raisins retardée ailleurs ou poids des baies inférieur à la moyenne.

Les évolutions météo ne sont "pas très prometteuses en pluviométrie" pour les prochaines semaines, alors qu'à ce stade, la vigne a besoin "de ne pas avoir de stress ou de variation trop forte des températures entre le jour et la nuit, et d'avoir des épisodes de pluie réguliers", ajoute M. Despey.

Les violents orages estivaux sont aussi craints par les viticulteurs, vu les dégâts qu'ils peuvent occasionner dans les derniers jours avant les vendanges.

Pour Jérôme Despey, la différence se voit surtout entre les vignes irriguées, qui représentent à peine 15% de la superficie du vignoble français, et celles exposées au manque d'eau qui subissent un "défeuillement".

La situation n'est pas nouvelle pour les viticulteurs qui ont "perdu des potentiels de production" depuis des années en raison des impacts du changement climatique (gel, grêle, sécheresse, chaleurs).

Mais la "perte de potentiel de production" à la clé cette année s'inscrit dans un contexte de consommation en berne et de difficultés économiques pour les viticulteurs. Ces derniers ont parfois été contraints d'arracher leurs vignes dans le cadre d'un plan d'aides du gouvernement pour adapter le volume aux évolutions du marché.

"Les viticulteurs espéraient une récolte normale car leurs charges ont fortement augmenté avec la guerre en Ukraine, puis au Moyen-Orient, avec des intrants de plus en plus chers et des coûts de production plus importants et des trésoreries à sec", poursuit Jérôme Despey.

Seule lueur d'espoir : la situation sanitaire et qualitative est "plutôt optimale" et "prometteuse" car il y a eu peu de maladies.

Les grands crus bordelais ont eux écarté tout impact du mégafeu en Gironde sur le goût des raisins et prévoient un "millésime 2026 prometteur".

J.Hasler--NZN