Zürcher Nachrichten - Macron hué au Salon de l'agriculture, les heurts continuent

EUR -
AED 4.246607
AFN 72.836971
ALL 95.988209
AMD 436.44581
ANG 2.069579
AOA 1060.176801
ARS 1608.790603
AUD 1.643499
AWG 2.083934
AZN 1.97002
BAM 1.953554
BBD 2.327913
BDT 141.823246
BGN 1.976193
BHD 0.436496
BIF 3433.722833
BMD 1.156136
BND 1.478219
BOB 7.98692
BRL 6.124098
BSD 1.155866
BTN 108.057219
BWP 15.761082
BYN 3.506783
BYR 22660.258427
BZD 2.324617
CAD 1.584894
CDF 2630.208986
CHF 0.911336
CLF 0.027173
CLP 1072.952133
CNY 7.961617
CNH 7.983279
COP 4295.63351
CRC 539.876895
CUC 1.156136
CUP 30.637594
CVE 110.816056
CZK 24.52284
DJF 205.46888
DKK 7.471717
DOP 68.212417
DZD 152.647385
EGP 60.388322
ERN 17.342035
ETB 181.687168
FJD 2.560205
FKP 0.866013
GBP 0.866414
GEL 3.138955
GGP 0.866013
GHS 12.607705
GIP 0.866013
GMD 84.980421
GNF 10147.984977
GTQ 8.853781
GYD 241.825078
HKD 9.057144
HNL 30.707411
HRK 7.532575
HTG 151.633679
HUF 393.293647
IDR 19618.465574
ILS 3.59457
IMP 0.866013
INR 108.402288
IQD 1514.537681
IRR 1521040.943935
ISK 143.812158
JEP 0.866013
JMD 181.590416
JOD 0.819746
JPY 184.071249
KES 149.839573
KGS 101.101638
KHR 4636.104298
KMF 493.670321
KPW 1040.465241
KRW 1737.72393
KWD 0.35446
KYD 0.963205
KZT 555.688646
LAK 24839.574501
LBP 103531.946431
LKR 360.563851
LRD 212.006417
LSL 19.666308
LTL 3.413768
LVL 0.699335
LYD 7.376585
MAD 10.822012
MDL 20.129116
MGA 4821.085995
MKD 61.715229
MMK 2427.622447
MNT 4127.028255
MOP 9.329732
MRU 46.396161
MUR 53.764632
MVR 17.874294
MWK 2008.207995
MXN 20.710673
MYR 4.554063
MZN 73.881379
NAD 19.458199
NGN 1567.986267
NIO 42.453736
NOK 11.059224
NPR 172.891204
NZD 1.980241
OMR 0.44452
PAB 1.155886
PEN 4.02224
PGK 4.984968
PHP 69.346754
PKR 322.797348
PLN 4.277841
PYG 7549.286912
QAR 4.213541
RON 5.094285
RSD 117.472674
RUB 96.105493
RWF 1686.80189
SAR 4.341061
SBD 9.308811
SCR 17.325632
SDG 694.837908
SEK 10.812736
SGD 1.481265
SHP 0.867401
SLE 28.412077
SLL 24243.598694
SOS 660.735749
SRD 43.340639
STD 23929.673396
STN 24.874258
SVC 10.113371
SYP 128.059734
SZL 19.458189
THB 37.961757
TJS 11.101879
TMT 4.058036
TND 3.363242
TOP 2.783697
TRY 51.227912
TTD 7.841949
TWD 36.970332
TZS 2990.534467
UAH 50.634759
UGX 4368.957522
USD 1.156136
UYU 46.576445
UZS 14099.074443
VES 525.68404
VND 30420.240803
VUV 137.62215
WST 3.172627
XAF 655.212115
XAG 0.016652
XAU 0.000253
XCD 3.124515
XCG 2.083096
XDR 0.816065
XOF 659.579533
XPF 119.331742
YER 275.858111
ZAR 19.718414
ZMK 10406.612213
ZMW 22.568343
ZWL 372.275202
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Macron hué au Salon de l'agriculture, les heurts continuent
Macron hué au Salon de l'agriculture, les heurts continuent / Photo: Ludovic MARIN - POOL/AFP

Macron hué au Salon de l'agriculture, les heurts continuent

Le président Emmanuel Macron a finalement débattu avec des agriculteurs en petit comité samedi avant d'inaugurer le Salon de l'agriculture dans le vacarme des sifflets et des insultes de centaines d'agriculteurs, à la fois ulcérés par sa présence et demandeurs d'actes concrets pour améliorer leurs conditions de travail.

Taille du texte:

Avec quatre heures et demie de retard sur le programme initial, complètement bouleversé par une pagaille inédite, le président est descendu près de l'enclos de la vache égérie du salon et a coupé le ruban inaugural et goûté du fromage, tout sourire.

Mais il est protégé par des dizaines de CRS équipés de boucliers qui, dans des heurts violents, repoussent régulièrement les manifestants à une cinquantaine de mètres de lui. De nombreux l'ont traité de "fumier" ou "menteur", crié "barre-toi" ou appelé à sa démission.

Le président a commencé la journée par une rencontre avec des responsables syndicaux, puis a improvisé deux heures de débat avec d'autres représentants des trois principaux syndicats agricoles, la FNSEA, les Jeunes agriculteurs et la Coordination rurale.

Accoudé sur une table mange-debout, le président a recueilli leurs doléances sur les revenus, les contrôles ou les aides financières. Un format loin du grand débat avec des ONG et des représentants des paysans bio un temps imaginé par l'Elysée.

"Je préfère toujours le dialogue à la confrontation", a asséné le chef de l’État. "Je suis en train de vous dire que le boulot est fait sur le terrain, on a repris les copies, on est en train de faire toute la simplification", a-t-il défendu.

"Tant que ce n'est pas concrétisé dans les cours de ferme, on sera sur votre dos", lui a répondu un agriculteur.

- Bagarres -

Les heurts les plus violents se sont produits au pavillon 1 du Salon, celui où vaches, cochons et chèvres sont exposés. Des centaines de manifestants ont forcé des grilles et y sont entrés vers 08H00, s'opposant au service d'ordre et aux policiers, avec plusieurs coups échangés, et provoquant un retard d'une heure et demie de l'ouverture du salon au grand public.

Et pas mal de déception: "Il y avait des CRS partout. Ambiance de forteresse assiégée", dit Sophie Sucurovski, 28 ans, venue des Ardennes avec son fils de deux ans.

- Prix et loi -

Emmanuel Macron a donné rendez-vous aux représentants syndicaux dans trois semaines, après le Salon, qui durera jusqu'au 3 mars.

Il leur a répété que le gouvernement avait déjà pris 62 engagements en réponse au mouvement qui a explosé le 18 janvier, et a fait plusieurs annonces, dont la création d'un "prix plancher" pour mieux rémunérer les agriculteurs, un recensement des exploitations nécessitant des aides de trésorerie d'urgence, et l'inscription dans la loi que l'agriculture et l'alimentation était "un intérêt général majeur de la nation française".

"Poser le mot sur le concept de prix plancher est déjà une petite révolution", a salué auprès de l'AFP la porte-parole de la Confédération paysanne, syndicat opposé à l'agriculture intensive, Laurence Marandola. "Après, ce prix plancher va être construit par filière, du coup ça va être tiraillé entre producteurs et l'aval. On fera attention."

Le Premier ministre Gabriel Attal avait aussi dit que la prochaine loi agricole consacrerait l'agriculture "au rang des intérêts fondamentaux de la nation".

"Le fait qu’il n’y ait pas eu un mot sur le plan élevage est très préoccupant. On reste sur notre faim", a en revanche dit à l'AFP ensuite Patrick Bénézit, président de la fédération nationale bovine.

"La ferme France reste forte, c'est faux de dire qu'elle est en train de se casser la gueule", a aussi martelé Emmanuel Macron dans son questions-réponses improvisé avec les agriculteurs.

Et il s'est emporté contre l'idée que le commerce international nuise forcément à l'agriculture française: "Moi, je veux bien qu'on ferme les frontières françaises, mais bon courage, on n'exportera plus rien".

Alors que le mouvement de colère agricole se calmait depuis des annonces de Gabriel Attal il y a trois semaines, il est reparti après que l’Élysée a cité le collectif radical des Soulèvements de la Terre parmi les possibles participants à un grand débat ici, finalement annulé devant la bronca.

Emmanuel Macron a affirmé samedi n'avoir "jamais songé initier" une invitation au collectif écologiste radical, qui s'était illustré en mars 2023 lors d'une journée d'affrontements autour d'un chantier de réservoir artificiel d'eau à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) et que le gouvernement a échoué à dissoudre.

jum-sm-ni-myl/ico/jmt/gvy

B.Brunner--NZN