Zürcher Nachrichten - COP29: le Brésil accélère, les Etats-Unis poussent le nucléaire, d'autres freinent

EUR -
AED 4.208691
AFN 74.49053
ALL 91.373465
AMD 416.155059
ANG 2.051759
AOA 1052.027942
ARS 1730.468757
AUD 1.609539
AWG 2.065665
AZN 1.961226
BAM 1.954104
BBD 2.308896
BDT 140.777785
BGN 1.929224
BHD 0.432125
BIF 3446.667946
BMD 1.146
BND 1.464915
BOB 11.263516
BRL 5.879673
BSD 1.146425
BTN 109.846679
BWP 15.546978
BYN 3.467789
BYR 22461.602088
BZD 2.305659
CAD 1.606176
CDF 2648.405741
CHF 0.946178
CLF 0.027899
CLP 1101.604309
CNY 7.686853
CNH 7.676705
COP 3635.593658
CRC 512.863711
CUC 1.146
CUP 30.369003
CVE 110.172719
CZK 24.338693
DJF 204.149004
DKK 7.475536
DOP 67.66244
DZD 153.420998
EGP 59.744083
ERN 17.190002
ETB 187.257535
FJD 2.541713
FKP 0.858702
GBP 0.85881
GEL 2.967453
GGP 0.858702
GHS 13.20688
GIP 0.858702
GMD 84.229457
GNF 10078.558166
GTQ 8.748558
GYD 239.849102
HKD 8.990314
HNL 30.775088
HRK 7.532671
HTG 149.832539
HUF 364.287648
IDR 20419.429898
ILS 3.481153
IMP 0.858702
INR 109.939744
IQD 1501.822411
IRR 1575291.746358
ISK 139.399218
JEP 0.858702
JMD 181.022846
JOD 0.812527
JPY 180.872625
KES 148.418158
KGS 100.217734
KHR 4646.108404
KMF 490.488325
KPW 1031.40046
KRW 1590.556037
KWD 0.353427
KYD 0.9554
KZT 512.535046
LAK 25689.370415
LBP 102660.962927
LKR 379.460507
LRD 198.333875
LSL 18.638045
LTL 3.38384
LVL 0.693204
LYD 7.281901
MAD 10.862002
MDL 20.148124
MGA 4969.815583
MKD 61.478237
MMK 2406.248034
MNT 4124.868785
MOP 9.26336
MRU 46.119766
MUR 54.515126
MVR 17.705329
MWK 1987.934899
MXN 19.686666
MYR 4.679004
MZN 73.241042
NAD 18.638207
NGN 1526.895582
NIO 42.183379
NOK 10.80928
NPR 175.759483
NZD 2.006993
OMR 0.440634
PAB 1.146435
PEN 3.868542
PGK 5.102726
PHP 71.989464
PKR 317.75616
PLN 4.363539
PYG 6796.277763
QAR 4.190372
RON 5.265186
RSD 117.403102
RUB 96.436364
RWF 1684.089401
SAR 4.2707
SBD 9.168588
SCR 15.800933
SDG 689.314835
SEK 11.289585
SGD 1.46528
SHP 0.856662
SLE 28.249158
SLL 24031.039929
SOS 655.142675
SRD 43.257492
STD 23719.88844
STN 24.479176
SVC 10.031598
SYP 14900.293676
SZL 18.63215
THB 38.226557
TJS 10.575642
TMT 4.02246
TND 3.372272
TOP 2.759293
TRY 55.907733
TTD 7.78238
TWD 36.492315
TZS 3038.743037
UAH 51.220198
UGX 4522.074187
USD 1.146
UYU 46.101385
UZS 13573.453168
VES 971.218013
VND 29821.214771
VUV 135.56206
WST 3.157026
XAF 655.957
XAG 0.017187
XAU 0.000262
XCD 3.097123
XCG 2.066106
XDR 0.810282
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.085969
ZAR 18.645227
ZMK 10315.379406
ZMW 22.533028
ZWL 369.011567
SSP 6490.970489
MXV 2.231917
  • AEX

    -7.6000

    1093.19

    -0.69%

  • BEL20

    -57.7700

    5719.42

    -1%

  • PX1

    -119.5300

    8067.77

    -1.46%

  • ISEQ

    -151.8600

    14174.17

    -1.06%

  • OSEBX

    -22.2200

    2114.23

    -1.04%

  • PSI20

    -100.5800

    9570.97

    -1.04%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    111.0800

    4663.37

    +2.44%

  • N150

    -48.1500

    4250.68

    -1.12%

COP29: le Brésil accélère, les Etats-Unis poussent le nucléaire, d'autres freinent
COP29: le Brésil accélère, les Etats-Unis poussent le nucléaire, d'autres freinent / Photo: Alexander NEMENOV - AFP

COP29: le Brésil accélère, les Etats-Unis poussent le nucléaire, d'autres freinent

Le Brésil a présenté mercredi à la COP29 en Azerbaïdjan son nouveau plan climatique, l'un des pays à s'engager davantage dans une diplomatie climatique menacée de panne face au retour de Donald Trump et à l'austérité en Europe.

Taille du texte:

Très symboliquement, la ministre brésilienne de l'Environnement a déposé mercredi à Bakou auprès du chef de l'ONU Climat la nouvelle feuille de route de son pays à l'horizon 2035, document obligatoire dans le cadre de l'accord de Paris. Il engage le pays à avoir réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 59-67% par rapport à 2005.

Le haut de la fourchette "mettrait le Brésil sur la trajectoire de la neutralité carbone d'ici 2050", décrypte Karen Silverwood-Cope, de l'ONG WRI. Mais pas le bas de la fourchette, prévient-elle.

Les Etats-Unis de Joe Biden, présents à la conférence de l'ONU, ont de leur côté annoncé un triplement du nucléaire d'ici 2050, un projet censé résister à présidence de Donald Trump.

Le nucléaire est soutenu par les républicains et les démocrates américains, a rappelé le conseiller sur le climat de Joe Biden, Ali Zaidi, mercredi à Bakou.

Ces déclarations, ainsi que celles d'Européens ambitieux, contrastent avec celles de plusieurs dirigeants occidentaux traumatisés par l'inflation, les déficits publics et les mouvements sociaux des dernières années, et qui ont ouvertement déclarer vouloir appuyer sur le frein plutôt que sur l'accélérateur.

La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a assuré qu'il n'existait "aucune alternative unique" aux énergies fossiles, qu'il fallait avoir une vision "réaliste" et se méfier de toute "approche trop idéologique".

"On ne peut pas se précipiter dans les oubliettes industrielles au nom de la neutralité carbone", a déclaré le Premier ministre conservateur grec Kyriakos Mitsotakis, expliquant que la "transition ne se fera pas sans douleur".

- Que faisons-nous là? -

Ces débats économiques et climatiques se tiennent dans l'année qui sera vraisemblablement la plus chaude jamais mesurée, et battra encore un record d'émissions de CO2, générées par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, selon une nouvelle estimation des scientifiques du Global Carbon Project.

Cette étude ajoute que le monde doit viser zéro émission nette de CO2 d'ici à la fin des années 2030 pour espérer contenir le réchauffement mondial à 1,5°C, par rapport à la fin du XIXe siècle. Soit beaucoup plus tôt que 2050, l'horizon actuellement envisagé par une centaine de pays.

"C'est ce que la présidence promeut depuis le début de l'année: la fenêtre temporelle se rétrécit et nous devons agir de toute urgence", a réagi auprès de l'AFP Ialtchine Rafiev, le négociateur principal de l'Azerbaïdjan pour la COP29.

Pour lui, "il est encore possible de maintenir 1,5°C à portée de main" et un accord sur le financement climatique d'ici le 22 novembre "ouvrira sans aucun doute la voie".

Mais en seulement quatre minutes, le Premier ministre d'un petit pays habituellement discret dans cette enceinte, l'Albanie, a résumé les doutes ambiants.

"La vie continue avec ses vieilles habitudes et nos discours pleins de bonnes intentions sur la lutte contre le changement climatique ne changent rien", a regretté Edi Rama.

"Que diable faisons-nous dans cette assemblée, si encore et encore, il n'y a pas de volonté politique commune de s'unir et de passer des paroles aux actes ?" a-t-il lancé.

- 1.300 milliards -

Les Occidentaux apparaissent peu enclins à débourser davantage en période d'austérité, appelant à la mobilisation du secteur privé - un "voeu pieux" pour les ONG.

Pour les convaincre, le patron de l'ONU Climat et les pays vulnérables arguent qu'un climat trop extrême provoquera inflation et dommages économiques partout, y compris dans le Nord.

"Les incendies qui dévorent vos forêts, les ouragans qui ont frappé nos maisons ne sont pas des malheurs lointains mais des tragédies partagées", a expliqué Philip Davis, Premier ministre des Bahamas.

Sur le fond, les négociateurs ont rendu public un nouveau projet d'accord sur le financement, qui comprend une série d'options mais laisse en suspens les points de friction.

La plupart des pays en développement sont favorables à un engagement annuel des pays riches d'au moins 1.300 milliards de dollars (contre une centaine aujourd'hui), et réclament davantage de subventions plutôt que des prêts.

B.Brunner--NZN