Zürcher Nachrichten - Climat: la baisse des émissions de gaz à effet de serre ralentit encore en France

EUR -
AED 4.210756
AFN 72.800658
ALL 94.467521
AMD 422.045782
ANG 2.052509
AOA 1052.391031
ARS 1679.98434
AUD 1.636445
AWG 2.066377
AZN 1.953423
BAM 1.955416
BBD 2.308247
BDT 140.672391
BGN 1.938417
BHD 0.432214
BIF 3421.989075
BMD 1.146395
BND 1.47961
BOB 7.91948
BRL 5.906576
BSD 1.146075
BTN 108.035969
BWP 15.574536
BYN 3.184375
BYR 22469.342
BZD 2.304858
CAD 1.62568
CDF 2613.781015
CHF 0.926052
CLF 0.026287
CLP 1034.576085
CNY 7.76064
CNH 7.765553
COP 3958.135089
CRC 519.897961
CUC 1.146395
CUP 30.379468
CVE 110.516942
CZK 24.178736
DJF 203.73777
DKK 7.470488
DOP 66.95392
DZD 152.866088
EGP 57.304262
ERN 17.195925
ETB 181.560354
FJD 2.562771
FKP 0.866343
GBP 0.867056
GEL 3.038394
GGP 0.866343
GHS 12.86833
GIP 0.866343
GMD 84.264447
GNF 10059.616532
GTQ 8.742284
GYD 239.733994
HKD 8.985937
HNL 30.591596
HRK 7.531472
HTG 149.700619
HUF 351.737358
IDR 20435.981189
ILS 3.39126
IMP 0.866343
INR 108.140018
IQD 1501.77745
IRR 1576293.125404
ISK 143.907407
JEP 0.866343
JMD 181.084459
JOD 0.812839
JPY 184.919291
KES 148.347871
KGS 100.252683
KHR 4597.044352
KMF 492.381002
KPW 1031.755901
KRW 1751.290761
KWD 0.35301
KYD 0.954988
KZT 559.275597
LAK 25283.742125
LBP 102659.67265
LKR 382.484931
LRD 208.816287
LSL 18.806655
LTL 3.385007
LVL 0.693443
LYD 7.308313
MAD 10.575539
MDL 20.238498
MGA 4814.859397
MKD 61.599058
MMK 2406.833222
MNT 4104.578262
MOP 9.252484
MRU 45.925018
MUR 54.855435
MVR 17.712236
MWK 1991.28851
MXN 19.875348
MYR 4.743672
MZN 73.266537
NAD 18.80515
NGN 1559.602046
NIO 41.969953
NOK 11.119286
NPR 172.862073
NZD 2.00055
OMR 0.441342
PAB 1.14608
PEN 3.879445
PGK 5.030095
PHP 69.605097
PKR 319.070432
PLN 4.257425
PYG 7037.680122
QAR 4.173455
RON 5.236851
RSD 117.127605
RUB 83.805197
RWF 1678.32228
SAR 4.296964
SBD 9.241576
SCR 15.686423
SDG 688.414411
SEK 10.994736
SGD 1.481605
SHP 0.8559
SLE 28.373701
SLL 24039.334153
SOS 655.168941
SRD 42.878043
STD 23728.061938
STN 24.532853
SVC 10.028032
SYP 126.713444
SZL 18.805061
THB 37.705354
TJS 10.62946
TMT 4.012383
TND 3.338016
TOP 2.760244
TRY 53.260073
TTD 7.771509
TWD 36.357961
TZS 3016.148092
UAH 51.484295
UGX 4171.181333
USD 1.146395
UYU 45.821007
UZS 13762.472358
VES 695.440649
VND 30161.65245
VUV 135.427002
WST 3.154644
XAF 655.828282
XAG 0.017379
XAU 0.000274
XCD 3.09819
XCG 2.065395
XDR 0.806715
XOF 647.713555
XPF 119.331742
YER 273.533961
ZAR 18.834198
ZMK 10318.934862
ZMW 20.543058
ZWL 369.138722
  • AEX

    -3.2400

    1078.16

    -0.3%

  • BEL20

    -1.1300

    5647.65

    -0.02%

  • PX1

    -46.5700

    8421.14

    -0.55%

  • ISEQ

    0.0000

    13785.73

    0%

  • OSEBX

    23.1300

    1950.43

    +1.2%

  • PSI20

    62.3800

    9102.6

    +0.69%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.0100

    4242.69

    +1%

  • N150

    3.3900

    4235.78

    +0.08%

Climat: la baisse des émissions de gaz à effet de serre ralentit encore en France
Climat: la baisse des émissions de gaz à effet de serre ralentit encore en France / Photo: Christophe SIMON - AFP/Archives

Climat: la baisse des émissions de gaz à effet de serre ralentit encore en France

Après avoir déjà marqué sérieusement le pas en 2024, la baisse des émissions de gaz à effet de serre de la France devrait à nouveau ralentir en 2025, avec une baisse estimée à seulement 0,8% sur l'ensemble de l'année, a annoncé vendredi le Citepa.

Taille du texte:

Sur 2025, les émissions brutes françaises (hors puits de carbone) devraient atteindre 366 millions de tonnes en équivalent CO2 (MtCO2e), soit une baisse de "seulement 3 MtCO2e" par rapport à 2024, note l'organisme mandaté pour dresser le bilan carbone national, qui fait pour la première fois un "bilan prévisionnel" pour l'année en cours.

Cette faible diminution des émissions "confirmerait le ralentissement de la dynamique observée ces dernières années", souligne-t-il. En 2024, la baisse des émissions françaises était de 1,8%, après -6,8% en 2023.

"Ces chiffres sont très mauvais et appellent à un sursaut collectif", a réagi vendredi la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher dans un communiqué reprenant les termes du Haut Conseil pour le climat (HCC) qui jeudi appelait à "relancer l'action climatique" en France après plusieurs "reculs" sur l'artificialisation des sols (ZAN), la restriction des véhicules les plus polluants dans les grandes villes (ZFE), la remise en cause des aides de l'Etat pour la rénovation énergétique des logements (MaPrimeRénov').

"Je refuse de laisser place au doute et à l'essoufflement. Continuer à baisser nos émissions de gaz à effet de serre est non seulement indispensable, mais possible", a jugé la ministre.

"La confusion du discours politique, les reculades, les propos irresponsables et populistes de certains sur la transition écologique expliquent aussi ce que nous observons. (...) Ce message de +stop and go+ est desastreux", a-t-elle jugé dans Le Monde.

La France, longtemps présentée comme un des bons élèves de la décarbonation, semble ainsi perdre son élan, à l'image de l'Allemagne (-3% en 2024 après -10% en 2023) ou du Royaume-Uni (-3,6% après 5,1%), à l'heure où on rentre dans le dur des efforts à réaliser.

"Il est ahurissant que l'année des 10 ans de l'Accord de Paris, et alors que les impacts du changement climatique s'aggravent, la France, par les reculs incessants de son gouvernement sur la transition écologique, soit en train de stopper la baisse de ses émissions (...) Ce n'est pas une fatalité, mais un choix politique qui va à l'encontre de la volonté des Françaises et Français", a réagi Anne Bringault, directrice des Programmes chez Réseau Action Climat (RAC).

- énergie et bâtiments à la peine -

Pour le premier trimestre, le Citepa note que les émissions sont reparties légèrement à la hausse (+0,2%) sous l'effet notamment de la fin des baisses records en matière de production d'énergie et d'émissions particulièrement élevées pour les bâtiments résidentiels et tertiaire (+5,2%) en raison d'une forte consommation de gaz et de chauffage liée à un hiver plus frais.

Pour l'année, l'organisme anticipe que le deuxième trimestre devrait voir ses émissions baisser de 1,8%, avant -0,9% et -0,8% pour les troisième et quatrième trimestres. Les secteurs qui seront en plus forte baisse seront l'industrie manufacturière et de construction(-2,4%) et l'agriculture et la sylviculture (-1,3%).

Les transports resteront stables, tandis que les baisses notables des dernières années sur le secteur de la production d'énergie (-7% en 2023 et -4% en 2024) devraient fortement ralentir en 2025 (-0,9%).

Le secteur industriel devrait voir ses émissions baisser de 2,4% mais, selon l'Insee, cela sera "essentiellement" lié au recul de la production industrielle plutôt qu'à la décarbonation.

- encore beaucoup d'efforts -

Ce ralentissement intervient alors que les pays développés doivent maintenant s'attaquer aux secteurs difficiles ou coûteux à décarboner. Et les ambitions doivent être revues à la hausse pour espérer limiter les effets désastreux (canicules, inondations, sécheresse, incendies ...) du réchauffement climatique.

Les émissions de l'UE ont diminué de 8,3% en 2023, et sont désormais inférieures de 37% aux niveaux de 1990, selon la Commission européenne.

Mais la marche est encore très haute pour respecter les objectifs climatiques: mercredi, la Commission a proposé de réduire de 90% d'ici 2040 les émissions nettes par rapport à 1990.

D'autres pays comme les Etats-Unis, premiers émetteurs historiques, stagnent dans la réduction de leurs émissions (-0,2% en 2024), dans un contexte de remise en cause des politiques climatiques.

L'objectif français actuel à l'horizon 2030 est de réduire d'au moins 40% les émissions brutes par rapport à 1990. La troisième stratégie nationale bas carbone, en cours d'élaboration, rehaussera cet objectif à -50%, ce qui suppose une réduction de l'ordre de 5% par an entre 2022 et 2030. Selon l'Insee, depuis 1900, les émissions françaises ont été réduites de 31%.

U.Ammann--NZN