Zürcher Nachrichten - En Indonésie, capturer les gaz de climatisation pour limiter le réchauffement climatique

EUR -
AED 4.215948
AFN 74.619015
ALL 91.711012
AMD 416.750041
ANG 2.0553
AOA 1052.695881
ARS 1733.468927
AUD 1.614369
AWG 2.06923
AZN 1.954453
BAM 1.956035
BBD 2.312178
BDT 140.976928
BGN 1.932553
BHD 0.432752
BIF 3453.383756
BMD 1.147978
BND 1.464636
BOB 11.680403
BRL 5.889015
BSD 1.147938
BTN 110.072217
BWP 15.567869
BYN 3.489819
BYR 22500.365711
BZD 2.308877
CAD 1.606193
CDF 2652.976898
CHF 0.94668
CLF 0.027871
CLP 1100.497208
CNY 7.700119
CNH 7.695926
COP 3641.867867
CRC 513.561665
CUC 1.147978
CUP 30.421413
CVE 110.783279
CZK 24.310266
DJF 204.424546
DKK 7.476204
DOP 67.673173
DZD 153.388418
EGP 59.847071
ERN 17.219668
ETB 187.515316
FJD 2.544379
FKP 0.853725
GBP 0.859468
GEL 2.990464
GGP 0.853725
GHS 13.213587
GIP 0.853725
GMD 84.950254
GNF 10092.211813
GTQ 8.759052
GYD 240.138834
HKD 9.006688
HNL 30.8117
HRK 7.535898
HTG 150.023639
HUF 362.988186
IDR 20386.938503
ILS 3.482833
IMP 0.853725
INR 110.131828
IQD 1503.880577
IRR 1577981.642811
ISK 139.410174
JEP 0.853725
JMD 181.161753
JOD 0.813907
JPY 179.065028
KES 148.766919
KGS 100.390935
KHR 4675.113388
KMF 491.33421
KPW 1033.180423
KRW 1585.115944
KWD 0.354128
KYD 0.956715
KZT 511.371402
LAK 25712.087355
LBP 102802.343898
LKR 380.755719
LRD 199.173916
LSL 18.701146
LTL 3.38968
LVL 0.6944
LYD 7.291876
MAD 10.934813
MDL 20.15342
MGA 4985.598641
MKD 61.532388
MMK 2410.368684
MNT 4129.105481
MOP 9.276814
MRU 45.988522
MUR 54.712705
MVR 17.736693
MWK 1990.639024
MXN 19.702169
MYR 4.704754
MZN 73.353136
NAD 18.701146
NGN 1527.442219
NIO 42.245073
NOK 10.803706
NPR 176.115147
NZD 2.00205
OMR 0.441303
PAB 1.147938
PEN 3.875565
PGK 5.107613
PHP 72.001193
PKR 318.193507
PLN 4.357006
PYG 6790.815401
QAR 4.184602
RON 5.263022
RSD 117.439255
RUB 97.005713
RWF 1693.903394
SAR 4.262789
SBD 9.184411
SCR 16.224464
SDG 690.512323
SEK 11.275961
SGD 1.464474
SHP 0.8575
SLE 28.286119
SLL 24072.512046
SOS 656.078778
SRD 43.332145
STD 23760.823579
STN 24.502942
SVC 10.045206
SYP 14926.008199
SZL 18.694245
THB 38.215928
TJS 10.590172
TMT 4.017922
TND 3.377005
TOP 2.764055
TRY 55.954848
TTD 7.793936
TWD 36.588918
TZS 3044.866606
UAH 51.29956
UGX 4511.541719
USD 1.147978
UYU 46.155542
UZS 13517.623116
VES 970.563549
VND 29861.199636
VUV 135.81391
WST 3.148804
XAF 655.957
XAG 0.0176
XAU 0.000264
XCD 3.102468
XCG 2.068948
XDR 0.81168
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.668526
ZAR 18.681411
ZMK 10333.179708
ZMW 22.529705
ZWL 369.648397
SSP 6495.460381
MXV 2.233816
  • AEX

    4.7100

    1100.8

    +0.43%

  • BEL20

    43.5800

    5777.27

    +0.76%

  • PX1

    46.4000

    8186.93

    +0.57%

  • ISEQ

    -14.3400

    14326.14

    -0.1%

  • OSEBX

    13.1600

    2136.55

    +0.62%

  • PSI20

    130.7000

    9671.11

    +1.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    111.0800

    4663.37

    +2.44%

  • N150

    24.3700

    4298.99

    +0.57%

En Indonésie, capturer les gaz de climatisation pour limiter le réchauffement climatique
En Indonésie, capturer les gaz de climatisation pour limiter le réchauffement climatique / Photo: Jack Moore - AFP

En Indonésie, capturer les gaz de climatisation pour limiter le réchauffement climatique

Au sous-sol d'un complexe résidentiel de Jakarta, entouré des tuyaux du système de climatisation, Ari Sobaruddin mène un travail peu glamour mais inspirant: capturer les gaz de refroidissement afin de lutter contre le changement climatique.

Taille du texte:

Avec ses collègues, le technicien de 30 ans récupère le gaz réfrigérant des climatiseurs pour empêcher ce "superpolluant" climatique, des milliers de fois plus puissant que le dioxyde de carbone, de s'échapper dans l'atmosphère.

"J'adore ça parce qu'il s'agit de préserver la nature, de la sauver", confie à l'AFP cet employé de la société Recoolit, lancée en Indonésie en 2021 pour traiter les fluides réfrigérants, présents dans les climatiseurs, les réfrigérateurs ou les voitures.

Des recherches menées dans les années 1970 ont montré que les réfrigérants alors courants, appelés chlorofluorocarbures (CFC), détruisent la couche d'ozone.

Un accord international visant à les éliminer progressivement est entré en vigueur en 1989.

Mais si leurs substituts, notamment les hydrofluorocarbures (HFC), sont moins nocifs pour la couche d'ozone, ils présentent d'importantes propriétés de réchauffement climatique.

"Et ceux-ci se trouvent dans des unités de climatisation (...) partout dans les pays en développement", explique Yosaka Eka Putranta, responsable des opérations de Recoolit.

- "Problème croissant" -

Des accords internationaux ont été signés, visant à réduire progressivement les HFC, mais ces produits seront utilisés pendant encore plusieurs décennies.

Et la demande pour ces produits ne fait qu'augmenter en raison du changement climatique et parce que les classes moyennes en pleine expansion recherchent des solutions de climatisation.

"C'est un problème croissant car nous avons besoin que nos environnements intérieurs soient plus résilients au changement climatique", estime Robyn Schofield, professeure de chimie atmosphérique à l'Université de Melbourne.

Selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), les HFC devraient représenter entre 7 et 19% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.

Le risque de dispersion survient lors de l'entretien ou de l'élimination, lorsque des réfrigérants comme le HFC connu sous le nom de "R-134a" peuvent être libérés accidentellement ou volontairement.

En Indonésie, comme dans la plupart des pays, cette dispersion est illégale, mais l'application de cette interdiction est limitée.

"C'est inodore, impossible à repérer. La capture (du gaz) nécessite énormément de ressources: la machine, les hommes. Donc certains le laissent s'échapper", déplore Erik Cahyanta, directeur du développement commercial de Recoolit.

Un technicien reçoit 50.000 roupies (2,60 euros) par kilogramme de réfrigérant récupéré. Le réfrigérant récupéré est ensuite détruit à haute température dans un four ou un incinérateur.

- Crédits carbone -

Pour se financer, l'entreprise lève des fonds en vendant des crédits carbone pour les émissions évitées.

Le prix d'une tonne d'équivalent dioxyde de carbone est fixé à 75 dollars (64 euros), un prix plus élevé que de nombreux crédits vidant à empêcher la déforestation, mais inférieur à celui de l'élimination du carbone par d'autres technologies de pointe.

Alors que de nombreux crédits carbone sont vendus sur des bourses avec vérification par un tiers, Recoolit vend directement aux acheteurs, grâce à une méthodologie développée par le Carbon Containment Lab, une organisation à but non lucratif issue de l'Université américaine de Yale.

Les crédits carbone ont été l'objet de critiques ces dernières années. Pour Benja Faecks, analyste pour l'ONG Carbon Market Watch, "la compensation" peut donner l'impression "que les émissions peuvent simplement être effacées par des transactions financières".

Cela permet aux "pollueurs de revendiquer la +neutralité carbone+ ou de +nier les émissions en cours+ sans réellement réduire leurs propres émissions", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Recoolit répond que ses crédits carbone sont robustes car ils détruisent de manière mesurable un gaz à effet de serre. Les bidons sont échantillonnés et l'analyse est ensuite effectuée par le seul laboratoire qualifié de la région, en Malaisie, pour confirmer que le contenu est constitué de réfrigérants, explique M. Putranta.

De plus, l'entreprise paie les fluides frigorigènes moins cher que le marché, évitant ainsi de créer un marché pour de nouveaux fluides frigorigènes.

La destruction des réfrigérants reste une part relativement faible du marché du carbone, même si certains acteurs clés y participent, notamment la société américaine Tradewater.

Recoolit a de son côté attiré l'attention de l'un des plus grands acteurs du marché, le géant américain du numérique Google, qui a annoncé récemment un partenariat avec Recoolit et avec une deuxième entreprise pour éviter des émissions équivalentes à un million de tonnes de dioxyde de carbone.

Contactée par l'AFP, Google n'a pas répondu dans l'immédiat mais a indiqué vouloir aider Recoolit à multiplier ses opérations par 10 et à s'étendre en dehors de l'Indonésie.

R.Bernasconi--NZN