Zürcher Nachrichten - Près de New York, les derniers Amérindiens sous la menace du réchauffement climatique

EUR -
AED 4.214492
AFN 74.592697
ALL 91.870147
AMD 418.911055
ANG 2.054589
AOA 1052.332084
ARS 1736.006119
AUD 1.612938
AWG 2.065646
AZN 1.95741
BAM 1.957721
BBD 2.326082
BDT 142.199533
BGN 1.931885
BHD 0.435427
BIF 3454.28951
BMD 1.147581
BND 1.470643
BOB 12.69846
BRL 5.908782
BSD 1.154933
BTN 110.824746
BWP 15.664371
BYN 3.507241
BYR 22492.588775
BZD 2.322779
CAD 1.605294
CDF 2650.91195
CHF 0.947334
CLF 0.027724
CLP 1094.700512
CNY 7.696138
CNH 7.697928
COP 3596.737082
CRC 516.606919
CUC 1.147581
CUP 30.410898
CVE 110.373303
CZK 24.340251
DJF 205.661805
DKK 7.475263
DOP 68.176898
DZD 153.813769
EGP 59.717932
ERN 17.213716
ETB 188.645708
FJD 2.571442
FKP 0.85343
GBP 0.856721
GEL 2.989432
GGP 0.85343
GHS 13.264015
GIP 0.85343
GMD 84.921154
GNF 10154.964524
GTQ 8.816651
GYD 241.627096
HKD 9.00283
HNL 30.997416
HRK 7.535589
HTG 150.948117
HUF 364.064927
IDR 20361.530747
ILS 3.483654
IMP 0.85343
INR 110.077004
IQD 1512.984611
IRR 1577436.23563
ISK 139.821058
JEP 0.85343
JMD 182.258841
JOD 0.813608
JPY 178.743207
KES 148.724678
KGS 100.355851
KHR 4676.588887
KMF 491.164471
KPW 1032.823319
KRW 1588.716971
KWD 0.354281
KYD 0.962444
KZT 513.543913
LAK 25852.227288
LBP 103413.51329
LKR 382.763899
LRD 200.376619
LSL 18.801192
LTL 3.388509
LVL 0.69416
LYD 7.335198
MAD 10.890787
MDL 20.13409
MGA 4993.900247
MKD 61.58543
MMK 2409.535573
MNT 4127.678313
MOP 9.332057
MRU 46.242375
MUR 54.693338
MVR 17.684531
MWK 2002.665108
MXN 19.752506
MYR 4.70451
MZN 73.33285
NAD 18.80275
NGN 1527.315101
NIO 42.501705
NOK 10.809646
NPR 177.319995
NZD 2.00075
OMR 0.441242
PAB 1.154933
PEN 3.874702
PGK 5.222124
PHP 72.011284
PKR 320.111709
PLN 4.363195
PYG 6833.70555
QAR 4.19852
RON 5.259707
RSD 117.350522
RUB 97.024167
RWF 1704.072115
SAR 4.247627
SBD 9.181236
SCR 15.837292
SDG 690.274392
SEK 11.267696
SGD 1.46417
SHP 0.857203
SLE 28.276687
SLL 24064.191719
SOS 660.047669
SRD 43.324054
STD 23752.610984
STN 24.524064
SVC 10.105916
SYP 14920.849233
SZL 18.800448
THB 38.268959
TJS 10.654054
TMT 4.016534
TND 3.381218
TOP 2.7631
TRY 55.858829
TTD 7.830684
TWD 36.611164
TZS 3049.327147
UAH 51.505239
UGX 4521.436644
USD 1.147581
UYU 46.465392
UZS 13616.361007
VES 970.228088
VND 29848.583369
VUV 135.766967
WST 3.147715
XAF 655.957
XAG 0.017937
XAU 0.000266
XCD 3.101395
XCG 2.081442
XDR 0.811399
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.574995
ZAR 18.697837
ZMK 10329.609215
ZMW 22.66524
ZWL 369.520633
SSP 6493.215316
MXV 2.239524
  • AEX

    3.2900

    1099.42

    +0.3%

  • BEL20

    28.6700

    5762.25

    +0.5%

  • PX1

    21.1600

    8161.5

    +0.26%

  • ISEQ

    15.7700

    14356.64

    +0.11%

  • OSEBX

    10.1900

    2133.53

    +0.48%

  • PSI20

    43.8900

    9584.28

    +0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -60.8900

    4552.19

    -1.32%

  • N150

    21.3700

    4295.78

    +0.5%

Près de New York, les derniers Amérindiens sous la menace du réchauffement climatique
Près de New York, les derniers Amérindiens sous la menace du réchauffement climatique / Photo: KENA BETANCUR - AFP

Près de New York, les derniers Amérindiens sous la menace du réchauffement climatique

Décimés par de premiers colons européens en Amérique, les derniers Amérindiens Shinnecock de la région paradisiaque des Hamptons, au nord de New York, sont aujourd'hui menacés par un autre fléau: le réchauffement climatique et la montée des eaux.

Taille du texte:

La tribu des Shinnecock vit sur l'île new-yorkaise de Long Island depuis 13.000 ans.

Repoussés et expulsés de leurs terres à partir du XVIIe siècle avec l'arrivée d'Européens, puis au XIXe siècle par les autorités américaines, ils ne sont plus que 1.600, dont la moitié seulement est installée sur une réserve autonome de 320 hectares à l'est de la péninsule, à Southampton.

Aujourd'hui, leurs modestes villages et logements construits au bord de l'Atlantique sont directement menacés par la montée du niveau de l'océan, l'érosion et les multiples tempêtes qui balaient la région dès la fin de l'été.

- "Terrible réalité" -

"Tout un peuple qui vit ici depuis toujours fait face à une terrible réalité: l'obligation de déménager", résume pour l'AFP Tela Troge, une avocate de la tribu shinnecock.

Les Shinnecock sont, comme nombre de tribus amérindiennes et autochtones aux Etats-Unis, reconnus officiellement par le gouvernement fédéral américain.

Leur réserve de Southampton est à un jet de pierre de manoirs et de bâtisses aux surfaces démesurées, évalués à des dizaines de millions de dollars, pour multimillionnaires américains et étrangers: c'est le richissime joyau des Hamptons à la réputation mondiale.

Là, on déambule devant des grilles et portails électrifiés, à travers le hameau de Shinnecock Hills, qui abrite un golf ultra couru construit sur un terrain que la tribu estime volé depuis 1859.

Et le peu de territoire qui reste aux mains des Shinnecock est maintenant menacé par le réchauffement, la montée des eaux et le grignotage de la côte.

- "On voit l'érosion" -

A 78 ans, Ed Terry fabrique toujours des bijoux traditionnels avec des coquillages ramassés sur le sable: il se rappelle très bien qu'enfant la plage était bien plus large et l'océan plus éloigné.

"On voit l'érosion. Ce qui était la terre est aujourd'hui l'eau. C'est comme si la mer nous arrivait dessus", souffle le vieil homme en sculptant une coquille pour en faire une boucle d'oreille.

D'après des études environnementales citées par une responsable gouvernementale de la nation shinnecock, Shavonne Smith, la côte à Southampton a reculé de 45 mètres en quelques décennies.

D'après elle, 57 maisons doivent être déplacées et même certaines tombes du cimetière ancestral de la tribu sont menacées.

Dans une interview à l'AFP, Mme Smith s'alarme aussi de l'impact "gigantesque et stressant" sur une population "si dépendante de l'eau" d'un déménagement forcé à l'intérieur des terres.

Les Shinnecock pensent que le niveau de l'océan va s'élever de 1,3 mètre d'ici à la fin de ce siècle, avec son lot de tempêtes et d'inondations toujours plus fréquentes et plus destructrices.

A l'image de l'ouragan Sandy en octobre 2012 (44 morts et 19 milliards de dollars de coûts selon la ville de New York) et d'Ida en septembre dernier (au moins 91 morts dans le nord-est des Etats-Unis).

Des experts new-yorkais du changement climatique sont aussi très pessimistes.

- Les Shinnecock engloutis -

"Des études montrent que d'ici 2040, il y a 100% de probabilité que toute la nation shinnecock soit engloutie après une tempête", affirme à l'AFP le professeur Scott Mandia de l'université Suffolk County Community College, sur Long Island.

Et ceux "qui sont les moins responsables" du changement climatique sont "ceux qui en souffrent le plus", s'insurge le spécialiste.

Pour autant, les Shinnecock, qui vivent traditionnellement de la pêche et de l'agriculture, sont déterminés à ne pas disparaître.

Pour tenter de lutter contre les éléments, un récif en coquilles d'huîtres a été bâti sur la plage, de gros rochers et des clôtures y ont été posés et du gazon a été planté pour empêcher le sable d'avancer.

"Nous sommes un peuple fort, nous survivrons", veut croire Ed Terry, le fabricant de bijoux.

Des efforts admirables, reconnaît le professeur Mandia, mais les Shinnecock "ne font que gagner du temps" avant que leurs terres ne soient complètement inhabitables.

W.Vogt--NZN