Zürcher Nachrichten - Gironde: "la fin du feu, mais le début de la crise", redoutent les habitants

EUR -
AED 4.224084
AFN 74.762268
ALL 93.498128
AMD 421.201327
AOA 1055.876671
ARS 1713.140858
AUD 1.638124
AWG 2.071783
AZN 1.958828
BAM 1.956807
BBD 2.317793
BDT 142.072251
BHD 0.433918
BIF 3414.942983
BMD 1.150192
BND 1.476954
BOB 13.664321
BRL 5.860119
BSD 1.150542
BTN 109.70504
BWP 15.691077
BYN 3.347609
BYR 22543.764309
BZD 2.314371
CAD 1.613352
CDF 2616.686726
CHF 0.930689
CLF 0.027093
CLP 1066.285338
CNY 7.769834
CNH 7.76685
COP 3616.962953
CRC 522.666768
CUC 1.150192
CUP 30.480089
CVE 110.320828
CZK 24.18825
DJF 204.924593
DKK 7.474776
DOP 66.764076
DZD 152.967465
EGP 58.833702
ERN 17.252881
ETB 183.887363
FJD 2.549282
FKP 0.854513
GBP 0.854535
GEL 3.007747
GGP 0.854513
GHS 13.452223
GIP 0.854513
GMD 85.11427
GNF 10102.200065
GTQ 8.780482
GYD 240.722865
HKD 9.019495
HNL 30.834604
HRK 7.536402
HTG 150.466798
HUF 364.390619
IDR 20758.666237
ILS 3.522981
IMP 0.854513
INR 109.784049
IQD 1507.569462
IRR 1581514.077744
ISK 142.198595
JEP 0.854513
JMD 182.183778
JOD 0.815533
JPY 183.149106
KES 148.627553
KGS 100.584301
KHR 4656.396861
KMF 495.158156
KRW 1653.998968
KWD 0.355939
KYD 0.958994
KZT 545.293576
LAK 26060.054877
LBP 103050.969382
LKR 386.318856
LRD 207.715115
LSL 19.034415
LTL 3.396219
LVL 0.69574
LYD 7.36279
MAD 10.750234
MDL 20.110352
MGA 4921.276487
MKD 61.561421
MMK 2415.162804
MNT 4136.115049
MOP 9.296605
MRU 46.249606
MUR 54.05866
MVR 17.781397
MWK 1995.401102
MXN 19.947062
MYR 4.698878
MZN 73.508516
NAD 19.034332
NGN 1570.000162
NIO 42.342592
NOK 10.91664
NPR 175.52959
NZD 1.958058
OMR 0.442273
PAB 1.150732
PEN 3.89916
PGK 5.152607
PHP 70.34694
PKR 319.600313
PLN 4.30598
PYG 6861.472259
QAR 4.206765
RON 5.245972
RSD 117.399001
RUB 91.156666
RWF 1689.369596
SAR 4.291525
SBD 9.294823
SCR 15.508106
SDG 690.114934
SEK 10.97749
SGD 1.476484
SLE 28.412545
SOS 657.635656
SRD 43.455983
STD 23806.653342
STN 24.507288
SVC 10.069183
SZL 19.031714
THB 38.4728
TJS 10.621621
TMT 4.037174
TND 3.383041
TRY 54.662648
TTD 7.813988
TWD 37.152928
TZS 3039.544097
UAH 51.362392
UGX 4321.205538
USD 1.150192
UYU 46.303432
UZS 13775.030758
VES 857.694073
VND 30250.626184
VUV 138.06003
WST 3.160761
XAF 656.294825
XAG 0.01999
XAU 0.000284
XCD 3.108452
XCG 2.073959
XDR 0.81458
XOF 656.289116
XPF 119.331742
YER 274.095263
ZAR 19.032516
ZMK 10353.108244
ZMW 21.615999
ZWL 370.361373
  • AEX

    -5.5200

    1099.18

    -0.5%

  • BEL20

    31.6600

    5685.82

    +0.56%

  • PX1

    24.6100

    8509.64

    +0.29%

  • ISEQ

    -118.7900

    13535.33

    -0.87%

  • OSEBX

    3.6300

    2018.08

    +0.18%

  • PSI20

    -30.1800

    9116.04

    -0.33%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.6300

    4276.33

    -0.48%

  • N150

    -1.7100

    4262.41

    -0.04%

Gironde: "la fin du feu, mais le début de la crise", redoutent les habitants
Gironde: "la fin du feu, mais le début de la crise", redoutent les habitants / Photo: Olivier MORIN - AFP

Gironde: "la fin du feu, mais le début de la crise", redoutent les habitants

Les flammes se stabilisent enfin jeudi dans les forêts meurtries de Gironde, mais derrière le soulagement amer des habitants et des bénévoles épuisés, l'angoisse d'une crise durable commence à poindre pour la région.

Taille du texte:

"C'est le début de la fin du feu, mais aussi le début de la crise" pour les habitants, résume Nina Rosazza.

Avec son mari, cette patronne d'une métallerie à Andernos est venue, comme tous les jours depuis presque une semaine, mettre une citerne à disposition des pompiers, affairés sur les dernières fumerolles d'un secteur ravagé de Lanton.

Cette artisane redoute des lendemains difficiles pour ce territoire très dépendant du tourisme. "Pour les hébergements, les commerçants, les restaurateurs, la saison est cramée", souffle-t-elle, consternée.

"La forêt finira par repousser quand les arbres morts se coucheront. Mais touristiquement, écologiquement et visuellement, c'est une catastrophe à long terme", poursuit-elle.

À mesure que les feux reculent, dans les sous-bois noircis de Marcheprime, où les pompiers tentent d'empêcher des foyers résiduels de se raviver, d'autres acteurs entrent déjà en scène.

Malgré la relative trêve accordée par les flammes, pas question de souffler. "Pour nous, ça ne fait que commencer, c'est l'étape de la reconstruction qui démarre", prévient-il.

- "On pleurera plus tard" -

Sur une aire de covoiturage transformée en camp de base logistique, Florian Gazeau, 32 ans, a monté une cantine improvisée avec d'autres bénévoles du coin pour ravitailler inlassablement les secours en eau fraîche et en crêpes préparées par sa mère et sa sœur.

Gérant d'une agence de communication, le jeune homme a mis sa propre vie professionnelle sur pause. De toute façon, les entreprises locales sont à l'arrêt.

"On vit tellement au jour le jour qu'on ne pense pas encore à l'après", confie-t-il. "On pleurera plus tard."

Derrière lui, Souad Dubos, assistante maternelle dans le civil, distribue des plats de pâtes et de la ratatouille.

Si une stabilisation se dessine sur le front des incendies, l'épuisement, lui, s'accumule pour ces locaux volontaires.

"Les bénévoles sont crevés, j'ai hâte que ça se termine, d'autant que ma famille a été éparpillée dans toute la région après les évacuations. Je ne les ai pas vus depuis une semaine", ajoute la mère de famille.

L'entreprise de son fils, qu'elle aide à gérer, est actuellement à l'arrêt. La quinquagénaire refuse toutefois de paniquer.

"L'argent, ça finira par revenir. Pour l'instant, c'est la vie des gens et celle des pompiers qui compte", tranche-t-elle. Son autre fils est justement sapeur-pompier, déployé sur les incendies.

- "L'effort de toute une vie" -

Pour ceux qui risquaient de tout perdre, l'accalmie permet enfin de relâcher la pression.

Jean-Pierre Glenadel, 82 ans, a refusé de déserter sa maison de Lanton malgré les consignes des autorités.

Cet ancien militaire et pompier à la retraite avait pourtant préparé papiers et valises avec son épouse et son fils lorsque l'ordre d'évacuation est tombé, un soir.

Mais sur le bord de la route, voyant le trafic complètement bloqué, la famille a finalement fait demi-tour.

Confiné chez lui, l'octogénaire a tenu bon aux côtés de son fils. "J'ai mis trop de temps pour avoir ce que j'ai eu", avance-t-il en arrosant son jardin, autant par précaution face aux feux que pour passer le temps, qui se fait long.

Le huis clos imposé par la fumée et les cendres "pèse", avoue-t-il. Mais alors que l'horizon s'éclaircit lentement, Jean-Pierre nourrit l'espoir que Lanton, comme les autres villages au cœur des incendies, puisse rouvrir ses accès ce week-end, avant d'entamer une longue convalescence.

R.Schmid--NZN