Zürcher Nachrichten - Face à Moscou, Kiev appelle l'Occident à soutenir le "bouclier" ukrainien

EUR -
AED 4.189623
AFN 75.859613
ALL 93.725503
AMD 416.913444
AOA 1046.691244
ARS 1685.85222
AUD 1.631279
AWG 2.053459
AZN 1.936001
BAM 1.956332
BBD 2.297425
BDT 140.788309
BHD 0.430217
BIF 3406.626956
BMD 1.14081
BND 1.473101
BOB 12.404375
BRL 5.79543
BSD 1.14071
BTN 110.21499
BWP 15.54423
BYN 3.288095
BYR 22359.884211
BZD 2.294124
CAD 1.607077
CDF 2576.521248
CHF 0.926795
CLF 0.027113
CLP 1066.997498
CNY 7.71878
CNH 7.728209
COP 3685.000183
CRC 517.540825
CUC 1.14081
CUP 30.231476
CVE 110.295012
CZK 24.169152
DJF 203.125271
DKK 7.475469
DOP 66.398067
DZD 151.876399
EGP 58.571458
ERN 17.112156
ETB 184.110697
FJD 2.534655
FKP 0.853108
GBP 0.853431
GEL 2.989404
GGP 0.853108
GHS 13.248605
GIP 0.853108
GMD 83.279142
GNF 10008.723412
GTQ 8.701368
GYD 238.644936
HKD 8.944387
HNL 30.547312
HRK 7.53539
HTG 149.140582
HUF 363.867758
IDR 20431.914603
ILS 3.495477
IMP 0.853108
INR 110.090088
IQD 1494.306607
IRR 1568813.967359
ISK 143.000918
JEP 0.853108
JMD 181.039261
JOD 0.808803
JPY 186.03823
KES 147.643818
KGS 99.764004
KHR 4608.253924
KMF 492.829823
KRW 1688.793022
KWD 0.353697
KYD 0.950559
KZT 533.295112
LAK 25803.021102
LBP 102147.294674
LKR 383.634388
LRD 206.46618
LSL 18.798915
LTL 3.368516
LVL 0.690065
LYD 7.319992
MAD 10.708914
MDL 20.058458
MGA 4867.324418
MKD 61.596761
MMK 2394.958199
MNT 4094.381569
MOP 9.212007
MRU 45.5694
MUR 53.949034
MVR 17.625327
MWK 1977.938205
MXN 19.874669
MYR 4.662503
MZN 72.896132
NAD 18.798915
NGN 1567.233817
NIO 41.981423
NOK 10.947696
NPR 176.343984
NZD 1.960711
OMR 0.438631
PAB 1.14071
PEN 3.880556
PGK 5.103389
PHP 70.484396
PKR 316.907432
PLN 4.32998
PYG 6913.881294
QAR 4.158532
RON 5.237686
RSD 117.397347
RUB 89.407847
RWF 1678.456715
SAR 4.292409
SBD 9.211661
SCR 15.256069
SDG 685.056025
SEK 11.077908
SGD 1.473049
SLE 27.778915
SOS 651.877378
SRD 43.022812
STD 23612.472385
STN 24.506668
SVC 9.980716
SZL 18.78111
THB 38.566811
TJS 10.551271
TMT 3.992836
TND 3.376719
TRY 53.865873
TTD 7.740106
TWD 37.018192
TZS 3011.737267
UAH 51.080299
UGX 4266.160839
USD 1.14081
UYU 45.772455
UZS 13746.740541
VES 839.990689
VND 30018.714958
VUV 136.278057
WST 3.128069
XAF 656.135537
XAG 0.019234
XAU 0.000277
XCD 3.083097
XCG 2.055759
XDR 0.815986
XOF 656.135537
XPF 119.331742
YER 272.140239
ZAR 18.792336
ZMK 10268.662676
ZMW 20.959703
ZWL 367.340489
  • AEX

    3.4000

    1100.18

    +0.31%

  • BEL20

    59.9200

    5712.32

    +1.06%

  • PX1

    76.9400

    8440.42

    +0.92%

  • ISEQ

    -43.8100

    13647.33

    -0.32%

  • OSEBX

    31.1400

    2002.16

    +1.58%

  • PSI20

    147.6600

    9319.01

    +1.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    38.0100

    4406.87

    +0.87%

  • N150

    46.8200

    4264.41

    +1.11%

Face à Moscou, Kiev appelle l'Occident à soutenir le "bouclier" ukrainien
Face à Moscou, Kiev appelle l'Occident à soutenir le "bouclier" ukrainien

Face à Moscou, Kiev appelle l'Occident à soutenir le "bouclier" ukrainien

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a présenté samedi son pays comme le "bouclier de l'Europe" face à la menace d'une invasion russe, au moment où Moscou a procédé à une nouvelle démonstration de force en effectuant des tirs d'essai de missiles hypersoniques, en pleine crise russo-occidentale.

Taille du texte:

"Depuis huit ans, l'Ukraine a été un bouclier. Depuis huit ans, l'Ukraine retient l'une des plus grandes armées au monde qui est massée à nos frontière et pas à celles" de l'UE, a lancé le dirigeant ukrainien depuis la Conférence sur la sécurité de Munich en Allemagne.

S'adressant à ses alliés occidentaux, ils les a également appelés à cesser toute politique "d'apaisement" avec Moscou, accusé par Washington et Kiev d'avoir massé 150.000 soldats aux frontières orientales ukrainiennes.

Les tensions, qui allaient crescendo depuis deux mois, sont désormais à leur comble. Washington se dit convaincu d'une invasion imminente de l'Ukraine par Moscou, et les incidents armés se multiplient entre Kiev et les séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine.

Les séparatistes, qui accusent Kiev de vouloir les attaquer, ont annoncé samedi une "mobilisation générale" des hommes en état de combattre, après avoir ordonné la veille l'évacuation de civils vers la Russie voisine.

S'ajoutant à cela, le président Vladimir Poutine a supervisé personnellement samedi des exercices "stratégiques" avec des tirs de missiles "hypersoniques", de nouvelles armes que le chef du Kremlin a précédemment qualifiées "d'invincibles" et pouvant porter des charges nucléaires.

Vladimir Poutine est apparu au côté de son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko lors d'une réunion par visioconférence avec ses généraux coordonnant les tirs. Selon le Kremlin, ces derniers se sont déroulés avec succès et ont impliqué des bombardiers Tu-95 et des sous-marins.

- Appel à l'unité -

Vendredi soir, le président américain Joe Biden s'est déclaré "convaincu" que Vladimir Poutine avait décidé d'envahir l'Ukraine, et que la multiplication des heurts visait à créer une "fausse justification" pour lancer une offensive dans "la semaine", voire les jours à venir.

Mais il a laissé la porte ouverte au dialogue. Tant qu'une invasion ne s'est pas produite, "la diplomatie est toujours une possibilité", a-t-il estimé.

Dans ce sens, une rencontre entre le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken et son homologue russe Sergueï Lavrov est prévue pour le 24 février.

Le Kremlin continue de nier toute intention d'attaquer l'Ukraine voisine, pays pro-occidental que le Kremlin veut faire revenir dans sa sphère d'influence.

Mais Moscou conditionne la désescalade à des "garanties" pour sa sécurité, comme le retrait d'Europe de l'Est de l'infrastructure militaire de l'Otan et l'assurance que l'Ukraine n'adhèrera jamais à l'Alliance atlantique, des demandes inacceptables pour les Occidentaux.

Depuis Munich, Volodymyr Zelensky a réaffirmé son souhait que Kiev entre dans l'Otan, réclamant un calendrier "clair et réalisable" d'une adhésion.

Il a également proposé une rencontre à Vladimir Poutine, proposition qu'il lui avait déjà faite en 2021 mais qui était resté lettre morte.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a lui appelé "à l'unité" des alliés occidentaux, tandis que la vice-présidente américaine Kamala Harris a évoqué la menace d'un renforcement de l'Otan dans l'Est de l'Europe en cas d'attaque russe et celle de sanctions "sévères et efficaces".

Signe d'inquiétudes croissantes, Berlin et Paris ont appelé samedi leurs ressortissants à quitter l'Ukraine, tandis que la compagnie aérienne allemande Lufthansa a annoncé la suspension de ses vols vers les villes ukrainiennes de Kiev et Odessa à partir de lundi et jusqu'à la fin du mois.

- Echanges de tirs -

Sur le front dans l'est de l'Ukraine, les forces armées ukrainiennes et les séparatistes pro-russes se sont mutuellement accusés samedi de nouvelles graves violations du cessez-le-feu. Kiev a annoncé la mort de deux de ses soldats lors de ces affrontements.

Des obus de mortiers sont aussi tombés non loin du ministre de l'Intérieur ukrainien, Denys Monastyrsky, en visite sur le front, sans faire de victimes, selon des correspondants de l'AFP.

Les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont affirmé samedi avoir constaté une "augmentation spectaculaire" des violations du cessez-le-feu, au plus haut depuis juillet 2020.

Séparatistes pro-russes et forces ukrainiennes s'affrontent depuis 2014 dans un conflit qui a fait plus de 14.000 morts.

Moscou a soutenu samedi qu'un tir ukrainien était tombé en territoire russe, près de la frontière ukrainienne, sans faire de victimes. Des informations démenties par Kiev.

La région russe de Rostov, frontalière de l'Ukraine, a déclaré l'état d'urgence pour faire face à un possible afflux de réfugiés en provenance des zones séparatistes. Près de 20.000 personnes ont déjà quitté ces régions, selon les responsables locaux pro-russes.

"On a décidé d'aller chez la grand-mère (en Russie) où c'est calme, on a eu notre dose en 2014, on ne veut pas attendre jusqu'au dernier moment", a déclaré à l'AFP Elena Sokela, une habitante de la "république" séparatiste de Donetsk arrivée samedi matin côté russe avec son fils.

Washington et Kiev affirment que Moscou dispose d'environ 150.000 soldats aux frontières de l'Ukraine, en Russie et au Bélarus, un chiffre qui monte jusqu'à 190.000 hommes en comptant les séparatistes de l'est de l'Ukraine.

Pour sa part, la Russie n'a jamais divulgué le nombre de ses soldats déployés dans la zone ou participant aux manoeuvres en cours au Bélarus voisin.

burs-rco/mj

A.Ferraro--NZN